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01/07/2015

Enquête Séries françaises

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Enquête

Séries : les scénaristes français voudraient se lâcher, mais...

 

Dans l'univers impitoyable des scénaristes, peu d'élus. Parmi les valeurs montantes ou confirmées : Audrey Fouché, Benjamin Dupas, Frederic Krivine, Anne Landois, Fanny Herrero.

 

© Iannis Giakoumopoulos pour Télérama

Portée par l'élan des meilleures séries d'outre-Atlantique, une nouvelle génération d'auteurs rêve de bousculer la fiction télévisée hexagonale. Comment vaincront-ils la frilosité des chaînes grand public ?

Evidemment, aucun d'eux ne cite Navarro. Lorsque, en novembre dernier, les dix étudiants de la première ­promo « création de séries TV » de la Femis résument, lors d'une cérémonie publique, le scénario original qu'ils ­viennent d'écrire, ils le comparent à Buffy contre les vampires, Breaking Bad ou Shameless. Cette nouvelle génération a le mérite de voir grand. Ces jeunes ont boulotté Game of thrones, House of Cards, True Detective, ont assisté aux master class du gourou du scénario John Truby et ­rêvent d'incarner une nouvelle vague française, rompue aux méthodes américaines, capable de pondre du divertissement de pointe – et pourquoi pas, un jour, un chef-d'œuvre comme Les Soprano...

Ils sont heureusement plus de dix dans le pays. Fondé il y a vingt ans, le Conservatoire européen d'écriture audiovisuelle (CEEA) a formé plus de 200 scénaristes aguerris. Auxquels se greffe une meute d'autodidactes sérivores. Ecrire pour la télévision n'a jamais fait autant fantasmer : Canal+ croule sous les propositions et TF1 reçoit plus de 600 projets par an.

 

“Cela fait dix ans que je travaille dans le secteur et il n'y a pas une seule série à laquelle j'aie participé dont je sois fier.”

 

 

Côté téléspectateurs, pourtant, on peine à s'extasier. Certaines séries de Canal+, comme Les Revenantsou Engrenages – les seules comparables en termes d'exigence aux standards des chaînes câblées américaines –, restent des exceptions. Manifestement, le rêve américain a ses limites. Un diplômé de la première promo de la Femis a été recruté à Plus belle la vie (France 3), un autre écrit pour Profilage (TF1). Et la majorité des auteurs rongent leur frein en participant à l'écriture des dialogues de Camping Paradis, Nos chers voisins ou Candice Renoir...

 

« Je suis complètement déprimé, confie l'un des scénaristes parmi la vingtaine que nous avons sondés. Cela fait dix ans que je travaille dans le secteur et il n'y a pas une seule série à laquelle j'aie participé dont je sois fier. » De fait, les débouchés offerts par Canal+ et Arte restent marginaux dans la fiction télé. Les trois quarts des investissements viennent de TF1, France 2 et France 3. Seulement douze à quinze nouvelles séries originales sont lancées chaque année, toutes chaînes confondues. Et pour y accéder, mieux vaut s'être déjà fait un nom. « En France, on ne verra jamais un diffuseur prendre un scénario écrit par un total inconnu, comme HBO l'a fait avec True Detective», explique Frédéric Chancel, scénariste pour TF1. « Pour réussir, un jeune auteur a plutôt intérêt à aller se bourrer la gueule dans un festival près d'un scénariste renommé pour essayer de l'embarquer dans son projet. » Sans compter que les chaînes ont tendance à multiplier les coproductions internationales ou les collaborations avec les showrunners – ces super auteurs garants de la ligne et de la cohérence d'une série, de l'écriture au montage – étrangers : sur les quatre nouvelles séries de Canal+ en 2015, une seule est écrite par un Français — Le Bureau des légendes, d'Eric Rochant.

 

200 projets soutenus par le CNC, 2 diffusés

 

Celui qui rêvait, tout juste diplômé, d'offrir le Mad Men français ou de devenir le prochain Nic Pizzolatto (True Detective) est prié de rentrer gentiment chez lui. La preuve en un chiffre : sur les 200 projets de séries télé dont l'écriture et le développement ont été soutenus par le Fonds d'aide à l'innovation du CNC en dix ans – avec des représentants des chaînes dans le jury –, seules deux ont été diffusées à l'antenne, le ­format court Vestiaires et la série Tiger Lily, avec Lio, sur France 2. Le reste n'a jamais trouvé preneur. Jugé trop fantaisiste, ou déconnecté du marché. Des centaines de projets assez avancés croupissent ainsi dans les tiroirs. De quoi fantasmer sur de possibles pépites oubliées sous des couches de poussière...

« Vous surestimez ce qu'on reçoit, se défend Marie Guillaumond, directrice de la fiction à TF1. Les bons projets ne tombent pas du ciel. En France, on a beaucoup de talents, mais le génie est rare. Si vous imaginez qu'on m'envoie chaque semaine par courrier un scénario incroyable tout prêt dans une enveloppe, vous vivez dans le monde de Oui-Oui. »

Pas de violence, pas de sexe, pas de drogue, pas de politique...

Bien entendu, les scénaristes, eux, font entendre un son de cloche différent : « Les diffuseurs tiennent un double discours qui me rend dingue », peste un auteur qui, comme tant d'autres, préfère témoigner anonymement. « On nous dit : “Lâchez-vous”, et puis on se fait raboter tout ce qui dépasse. » Comme elles financent 80 % de la production, les grandes chaînes ne se privent pas d'imposer leurs règles. Si Canal+ et Arte offrent une certaine souplesse, le jeune scénariste fan de Weeds ou de Breaking bad déchante rapidement en découvrant la liste des sujets qui fâchent sur TF1 ou sur le service public : pas de violence, de sexe, de drogue... Et prière d'y aller mollo sur les questions politiques, bioéthiques, etc.

Diffusée début 2013, Tiger Lily a été expurgée de ses aspects les plus « rock » – jugés trop clivants par France 2. Conçue au départ comme l'histoire d'une bande d'ex-pop­stars un brin déglinguées, la série a viré au remake pâlot de Desperate Housewives. Un autre projet a capoté : France 3 ­refusait d'intégrer un personnage de psychanalyste. Motif : « C'est trop élitiste, notre public ne va pas chez le psy ! »

 

Et le casting impose... Anthony Delon

 

Gommer les aspérités ou les différences est devenu un réflexe : à l'origine, le héros chirurgien de la série Interventions, diffusée en novembre sur TF1, devait être un jeune médecin, élevé à la Ddass, qui transcendait ses origines d'enfant d'immigré. Sauf qu'au dernier moment, le casting a imposé... Anthony Delon, obligeant les scénaristes à réécrire les épisodes dans l'urgence (et sabordant tout l'enjeu de la série).

Le formatage se joue à tous les niveaux. « Dans toutes les histoires, on nous demande de rajouter un peu de thriller, du suspense », déplorent la majorité des auteurs rencontrés. Une chronique sociale se voit subitement flanquée d'un tueur en série, avant que la chaîne juge l'ensemble « trop sombre » et la métamorphose en comédie. Autres exemples entendus : un héros de 55 ans transformé en héroïne de 20 ans, une relation crypto-gay entre deux hommes qui se mue en entraide fraternelle à la Joséphine, ange gardien, etc.

“N'oubliez pas qu'on écrit pour des vieux !”

Les chaînes le reconnaissent : « Diffuser un drame intimiste comme Six Feet under serait compliqué sur notre antenne, concède Thierry Sorel, patron de la fiction de France 2. Notre vocation est de rassembler quatre millions de téléspectateurs en prime time. » Mais, pour lui, les choses évoluent : « Les séries françaises ne sont plus aussi timorées qu'avant », affirme-t-il, mettant en avant « le héros alcoolique de Boulevard du Palais » (sic), quand TF1 se flatte d'« évoquer le djihad dans un épisode d'Alice Nevers » (re-sic). « Notre boulot, c'est d'accompagner la créativité des auteurs sans les censurer », explique Marie Guillaumond, de TF1.

Les jeunes scénaristes ne captent pas le même message. « Tu te crois sur HBO ? » s'est vu rétorquer un auteur travaillant pour France 2 à propos d'une scène pourtant anodine. A la direction de France 3, on rappelle à l'envi : « N'oubliez pas qu'on écrit pour des vieux ! » Résultat, certains ont intégré la consigne. « En dix ans, mes mécanismes d'autocensure ont été multipliés par 200 », explique un ancien scénariste de Plus belle la vie.

 

“Les diffuseurs réfléchissent deux ans pour savoir s'il faut y aller ou pas. Et attendent en général des choses qu'ils ont déjà vues”

 

 

Partout, le même constat : les chaînes « ont peur de leur ombre » et les conseillers de programmes tremblent pour leur job. « Aux Etats-Unis, la concurrence est si féroce que vous êtes obligé d'innover. Alors qu'ici, c'est l'inverse : vous restez à votre poste si vous ne faites pas trop de vagues », se marre le scénariste Duong Dang-thai (Le Bureau des légendes). Cette frilosité engendre des délais de développement interminables. « Les diffuseurs réfléchissent deux ans pour savoir s'il faut y aller ou pas. Et attendent en général des choses qu'ils ont déjà vues », raconte un jeune auteur de Canal+.

 

A force de faire la navette entre les chaînes et la production, les cerveaux s'épuisent : « Notre boulot, c'est d'être payés des clopinettes pour réécrire 25 fois le scénario, selon les caprices d'un chargé de programmes », déplore une plume d'Arte. Quand ils ne se font pas éjecter en plein milieu de la vingt-quatrième version... Même une pointure comme Emmanuel Carrère (embauché sur Les Revenants) a fini par ­jeter l'éponge, ainsi qu'il le raconte dans les premières pages de son roman Le Royaume : « Je supportais moins bien [...] de passer constamment des examens devant des petits jeunes gens à barbe de trois jours qui avaient l'âge de mes fils et faisaient des moues blasées devant ce que nous écrivions. »

Des textes plus subtils

Sous-financé, fastidieux, interminable, ce processus de développement se révèle foncièrement contre-productif : « On en arrive à des aberrations, constate Guilhem Cottet, ­délégué général de la Guilde des scénaristes. C'est surréaliste que le remake américain des Revenants soit diffusé sur Netflix avant même que la saison 2 française n'arrive sur Canal+ ! »

 

Heureusement, la situation n'est pas figée. De-ci de-là, des auteurs parviennent à imposer des textes plus subtils, des registres plus sophistiqués : le soap à suspense dans les cuisines d'un restaurant (Chefs, France 2) ou le thriller familial à la Broadchurch (Disparue, France 2). Les scénaristes se professionnalisent, leur savoir-faire s'affine. En 2004, Plus belle la vie a ouvert la voie aux ateliers d'écriture, avec une organisation très hiérarchisée et un rythme de production industriel, à l'américaine. Techniques employées depuis dans Un village français ou Le Bureau des légendes, sous la supervision d'un showrunner (Frédéric Krivine, Eric Rochant).

 

Les jeunes s'organisent en collectifs

De leur côté, les plus jeunes ont compris l'intérêt de s'organiser en collectifs (le SAS, la Mafia Princesse, la Squadra...) pour « forger un langage commun », « échanger », « se sentir moins seul », « rationaliser les questions d'organisation ». Et tenter d'améliorer le statut de l'auteur, qui reste extrêmement précaire : pas d'intermittence, pas de chômage, et des « pitchs » (l'argument de la série) payés souvent au rabais. « C'est le combat de notre génération », dit Fanny Herrero, 40 ans, cofondatrice du SAS. Valeur montante du scénario français, comme Benjamin Dupas (son coauteur dans Un village français et Kaboul Kitchen) ou Audrey Fouché (Borgia), elle fait partie d'une jeune garde optimiste et tout-­terrain, rodée aux techniques collectives, qui, en dépit des obstacles, commence à faire entendre sa voix.

 

Dans les ­petits groupes qui se forment aujourd'hui, on sait qu'il faut être capable d'exécuter de la commande, de faire ses armes sur des séries grand public, comme l'a fait l'Américain Matthew Weiner, passé par la sitcom bas de gamme Une fille à scandales, avant d'écrire pour Les Soprano, puis de développer plus tard son génial Mad Men. « Il ne peut pas y avoir une génération spontanée de showrunners », explique Emmanuel Daucé, producteur d'Un village français. « On n'est pas au casino. Une chaîne ne va pas confier 50 millions d'euros comme ça à un débutant. Les scénaristes ont besoin de se faire la main, un peu comme les compagnons : il faut faire son tour de France avant de réaliser un chef-d'œuvre. »

 

Enquête

 

Séries : les scénaristes français voudraient se lâcher, mais...

 

28/06/2015

"La vraie crise est devant nous"

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Intéressant, allez voir ce documentaire (Arte) La dette, une spirale infernale alors que Alexis Tsipras a décidé de lancer un référendum sur la dette Les limites des espoirs du peuple Grec dans le choix de changer le système par des élections sous le signe de la démocratie participative. Le peuple avait élu Siriza (l’équivalent de notre front de Gauche) afin de les faire sortir de la précarisation galopante a laquelle les avait mis les coupes budgétaires imposées par la Troïka, le FMI et les grandes instituions européenne. Jacques RicauKarinne Popin'sKarinne LindignéeIndigné De FranceIndignez-vous Montpellier

 

 

 
La nature de la crise
C"omment interpréter cet « aveuglement au désastre »], cette obstination ou ce cynisme, c'est selon ? On a
affaire à une crise du capitalisme qui est, d'une part, une crise de suraccumulation classique (parfaitement analysée par Marx au XIXe siècle) faite de surproduction et de baisse du taux de profit et, d'autre part, une impasse productiviste car la barrière des ressources naturelles rend impossible une accumulation infinie. C'est-à-dire une crise inédite qui, par son ampleur et sa multidimensionnalité, met au grand jour la difficulté de faire produire toujours davantage de valeur au travail, que l'on ne peut exploiter au-delà d'une certaine
limite, et à la condition qu'il y ait une base matérielle suffisante. Face à cette crise, le néolibéralisme – cette idéologie et cette pratique de gestion de la société au bénéfice exclusif de la haute bourgeoisie mondiale – est en train de d'évoluer. Dans les milieux alternatifs, notamment l'altermondialisme, on a trop souvent commis une double erreur : viser le libéralisme au lieu du capitalisme et confondre les différentes facettes du néolibéralisme."
 
 

La Grèce a une énorme part de responsabilité dans l'échec retentissant qui se profile déjà. La vie à crédit, l'évitement de l'impôt par les élites comme sport national et cette triste affaire de manipulation des chiffres pour rejoindre la Zone euro -- un montage financier mené de main de maître par Goldman Sachs et Mario Draghi, l'actuel président de la BCE

 

Photo de Julien Salingue.

 

 

 

La Grèce paie le prix fort, avec un endettement qui dépasse les 175% du PIB contre, il n'est pas inutile de le rappeler, 113% en 2009, un chômage dépassant les 27% (et plus de 50% chez les jeunes) et un des taux de pauvreté (26% !!!) les plus forts de l'UE (16% en moyenne). Voilà le bilan économique et social de l'aide de la Troïka.

 

  Les limites des espoirs du peuple Grec dans le choix de changer le système par des élections sous le signe de la démocratie participative. Le peuple avait élu Siriza (l’équivalent de notre front de Gauche) afin de les faire sortir de la précarisation galopante a laquelle les avait mis les coupes budgétaires imposées par la Troïka, le FMI et les grandes instituions européenne.

 

 

 

Grèce... tout d’abord a  dit, non ? Athènes et le Groupe de Bruxelles ne sont toujours pas d'accord et il semblerait que le FMI soit au cœur du blocage actuel. Pourquoi tant d'intransigeance ?:

« Le Fonds est sur les dents sur cette affaire, peut-être parce qu'il a le plus à perdre en cas de défaut grec. La plupart des dettes du pays sont aujourd'hui détenues par le FMI, la BCE et les banques centrales des pays de la zone euro.

Ces deux derniers peuvent faire passer les dettes grecques dans la catégorie "pertes" sans que cela ne crée vraiment un problème – à part peut-être en Allemagne. Les dirigeants européens s'acharnent depuis plusieurs jours à souligner les catastrophiques effets politiques et symboliques d'un Grexit pour préparer l'opinion publique à payer pour la Grèce.

Mais du côté du FMI, c'est un peu plus compliqué, le Fonds n'ayant statutairement pas le droit de prêter à un pays insolvable. Or quand, en 2010, le FMI, alors dirigé par Dominique Strauss-Kahn, est pour la première fois venu en aide à Athènes, certains ont souligné que le pays aurait énormément de mal à rembourser. Le FMI a très clairement contourné ses propres règles pour voler au secours d'Athènes.

A sa décharge, cette aide était ardemment souhaitée non seulement à Athènes mais aussi du côté des Européens, peu habitués à ces situations de crise et dont le mécanisme de solidarité n'était qu'embryonnaire. Le FMI, fort de son expérience en matière de pays en détresse, a donc pris les choses en main et fixé la plupart des conditions de l'aide.

Aujourd'hui, Christine Lagarde doit assumer cet héritage et ne souhaite en aucun cas faire de la Grèce un précédent sur la règle de l'insolvabilité ».

 

Cependant, une fois élu, le gouvernement s’est retrouvé a devoir appliquer « la réal politique », c'est-à-dire équilibriste entre satisfaire les électeurs en essayant de tenir ces promesses électorales et les institutions européenne et financière pour éviter le chantage à la banqueroute exigé par ces créanciers

 

La Troïka s'est réuni dans un climat d’urgence est a mi clos. La perspective de la sortie de l'euro de la Grèce ou un défaut de paiement n'a jamais été aussi concrète. Un référendum le 5 juillet en Grèce, alors que les conditions exigés par les créanciers pour l'obtention des 5 milliards ont coup de théâtre été refusé .... En cause le référendum exigé par le gouvernement grec

 

Mais Athènes s'obstine a laisser la parole au grecs

 

Yannis Varoufakis, ministre des finances : " Depuis que nous avons été élu, nous avons toujours dit que nous voulions un terrain d'entente entre l'accord déjà existant et les priorités de notre gouvernement ".

 

Ce soir, les ministres des finances ont poursuivis leur réunion, un plan B est à l'étude pour éviter la fuite des capitaux

 

Si l'accord n'est pas prolongé, cela signifie une cessation de paiement a partir du premier juillet. En se moment l’Eurogroupe planche sur un plan B qui comprend un contrôle des capitaux. Comment les grecs réagissent :

 

Adéa Guillot, correspondante ARTE : " Et bien je n'observe pas de panique, je n'ai pas vu les grecs se précipités aux supermarchés pour faire des stocks. Et c'est vrai que c'est là première fois depuis 5 ans que j'observe, et bien les grecs font la queue devant leurs distributeurs de banque. Ils retirent 200, 300, 600 euros : de quoi tenir la semaine prochaine. En tout cas jusqu'au référendum du 5 juillet. Alors comment réagit le gouvernement d'Alexis Tsipras, et bien : il appel au calme, il demande aux grecs de garder leur sang froid et il vient même demander que les banques continueraient a fonctionner normalement jusqu'au référendum. ici, tout le monde attend la décision de la banque centrale  Centrale Européenne ( BCE) qui vient de décider si oui ou nom, elle continue et bien d'alimenter en liquidité en urgence le secteur bancaire grecque qui tient a coup de liquidité d'urgence depuis déjà plusieurs mois.

 

Accepter ou nom, le plan d'urgence est la question à laquelle les grecs devront répondre le 5 juillet prochain. dans un discours solennelle, le président grec Alexis Tsipras a annoncé la tenu d'un référendum. Le parlement grec doit donner sa réponse lors du référendum pour les demandes exigés par les créanciers : hausse de la TVA et réduction des retraites notamment. Des propositions qui selon lui sape les relances

 

À ce stade, pour le Prix Nobel d’Économie se demande ce qui pourrait se produire si d’aventure la Grèce était poussée hors de la zone euro. Ce serait certainement une situation pas très belle à voir, du moins au début.

Mais la vraie bonne question qu’il faut se poser, poursuit Krugman (ci-contre) est la suivante : que se passera-t-il un an ou deux après la sortie de la Grèce de l’euro, quand le véritable danger pour l’euro ne sera plus une faillite de la Grèce, mais au contraire qu’elle s’en sorte. « Imaginez qu’une nouvelle drachme fortement dévaluée amène soudain de nouvelles hordes de touristes britanniques, grands buveurs de bière, sur les côtes Ioniennes, et que la Grèce commence à redresser la barre. Cela constituerait un encouragement significatif pour tous ceux, quel que soit le pays, qui s’opposent à l’austérité et à la dévaluation interne, » souligne Krugma

 

Le blog Indigné Révolté a mis des extraits de Yannis Youlountas ( (en grec : Γιάννης Γιουλούντας, né le 21 septembre1970 à Martigues) est un philosophe, poète, écrivain et réalisateur franco-grec contemporain. Formateur et intervenant auprès de publics frappés d'exclusion sociale (classes relais, détenus, migrants, sdf, handicapés), créateur de dispositifs d'éducation à l'image et de philosophie pour les enfants, il est également chroniqueur dans Siné Mensuel, Le Monde libertaire et Les Zindigné(e) Il  est l'auteurs de deux long métrage .Ne vivons plus comme des esclaves (89 min), 2013.Je lutte donc je suis (en préparation) relate les événements et les sentiments des Grecs. .

Extrait 1 de JE LUTTE DONC JE SUIS, le prochain film de Yannis Youlountas 

BA longue du nouveau film JE LUTTE DONC JE SUIS de Yannis Youlountas

  NE VIVONS PLUS COMME DES ESCLAVES en 2013

 

La Grèce connaît une situation similaire a celle de l’Argentine, il y a prêt de 10 ans. Il est important d’anticiper les changements qui seront douloureux en s’organisant en collectif solidaire et autogéré pour palier aux lacunes de l’Etat qui ne manqueront pas d’arriver ou aux volontés de contrôler mouvements et individus.  Le documentaire "Desde Abajo" va à la rencontre en Argentine de militant-e-s de collectifs de piqueteros de la FOB (Fédération d’organisations de base). Education populaire, organisation en coopérative, radios communautaires, autant de pratiques auto-organisées dans les quartiers. Ce sera l’occasion de parler de quelques expériences de collectifs de piqueteros aujourd’hui dans la banlieue de Buenos Aires.

 

Café des CAFards

Rendez-vous le 1er vendredi de chaque mois, de 16h30 à 19h30.
Nous sommes des centaines de milliers, rien qu’en Ile-de-France, à dépendre des institutions sociales, pour nos revenus, pour le logement, bref pour vivre. Et nous sommes des centaines de milliers à être considérés par la CAF, Pôle-Emploi, ou la Sécu, comme des fraudeurs en puissance, des mauvais pauvres à rééduquer, et à ce titre, contraints de nous soumettre à des contrôles, des humiliations, à l’arbitraire, pour conserver nos maigres allocations. Au chômage comme dans l’emploi, la culpabilisation, la peur de se faire radier ou virer tend à neutraliser par avance toute forme de défense collective. C’est pour s’opposer à cette politique que les CAFards, collectif de chômeuses et précaires [http://cafard93.wordpress.com/  ], proposent un rendez-vous ouvert à tous une fois par mois pour échanger nos expériences, débrouiller ensemble des dossiers litigieux, s’organiser pour partager les moyens de se défendre sur les lieux de gestion de la précarité. Pour affirmer d’autres valeurs que celles du travail et du mérite, d’autres désirs que ceux que cette société voudrait nous faire intérioriser. Là où ils voudraient nous enfermer dans la peur et l’isolement, il nous faut inventer de nouvelles formes de lutte et de solidarité !

 

solidarité totale
et vive la lutte!

 

 

 

 

 

 

Les faits se sont déroulés, jeudi 18 juin, à Châteauroux" (36
 




Chaque 3e mercredi du mois.
Quand on participe à des luttes ou à des mouvements sociaux (sans-papiers, mal logés, chômeurs, travailleurs...) on est souvent confronté à la répression. Face à elle, on ne se retrouve pas tous dans la même situation. La justice fonctionne comme le reste de la société :
dans un rapport de classe. La caisse d’autodéfense juridique collective est un outil pour élaborer ensemble un discours public permettant de continuer à défendre les raisons de la lutte, se réapproprier les stratégies de défense et ne pas les laisser exclusivement aux
spécialistes du droit, mutualiser les moyens de défense (contacts avocats, argent pour les premières dépenses), partager nos expériences et débattre sur la justice, le droit et la manière de réagir face à la répression.
Contact : cadecol@riseup.net

> Mercredi 24 juin de 16h30 à 19h
>> Rendez-vous du collectif "Prenons la ville"

Chaque 4e mercredi du mois.
Des projets de transformation du Bas-Montreuil et du quartier des Coutures à Bagnolet sont en cours. Des centaines de personnes seront obligées de quitter leur logement. Le collectif "Prenons la ville"
propose un moment de rencontres, d’échanges et d’organisation le 4e mercredi de chaque mois. Cette réunion permettra de faire ensemble le point sur l’avancée du projet et des problèmes qu’il entraîne ; de
lutter contre la hausse du coût de la vie, des loyers, contre le départ forcé des quartiers où nous habitons...
Contact : degage-onamenage@riseup.net

 

Lien :

 Le site d’Alternative Libertaire
Retrouvez le dossier sur la crise financière "La vraie crise est devant nous"
Alternative Libertaire : tous les mercredis dans les maisons de la presse, et en Ile de France, dans les Relay des gares SNCF

 

Programmation musicale :

 Jacques Higelin : Crocodile

 

Agenda :

 Procès-spectacle
du 06 novembre au 07 décembre
Ce ne sont pourtant pas les procès contre des militants associatifs, politiques ou syndicaux ou des citoyens indociles qui manquent. Mais ces poursuites ne sont pas coordonnées, pas optimisées... et finissent par encombrer les tribunaux.


La Compagnie Jolie Môme soucieuse de désengorger la justice prend le problème à bras le corps et vous offre durant 1 mois, 4 jours par semaine : LE PROCES DU MILITANTISME !
 Le site de la Compagnie Jolie Môme


infos pratiques : Théatre de la Belle Etoile
jeudi, vendredi et samedi à 20h30, dimanche à 16h
résa : 01 49 98 39 20

 

Livre :

 Frédéric Lordon : Jusqu’à quand ? Pour en finir avec les crises financières
éditeur : Raisons d’agir (2008)

 

Mondialisation libérale

Jusqu’à quand ? Pour en finir avec les crises financières

Le vendredi 7 novembre 2008

 

 Le Rémouleur

106, rue Victor Hugo
93170 Bagnolet
(M° Robespierre ou M° Gallieni)

https://infokiosques.net/le_remouleur
Mail : leremouleur@riseup.net
S’inscrire à la lettre d’info du local :
https://lists.riseup.net/www/subscribe/leremouleur/

Horaires des permanences (avec accès à l’infokiosque, à la bibliothèque et aux archives):
le mercredi de 16h30 à 19h30
et le samedi de 14h à 18h.

Entrée libre et gratuite

 

“Tellement gay”

 

Tellement gay !

La Cour Suprême a décidé vendredi, par cinq voix contre quatre, que la Constitution devait accorder aux couples du même sexe le droit de se marier. Une décision historique outre-Atlantique. États-Unis: le mariage homosexuel autorisé dans tout le pays

 

 

La communauté gay américaine a célébré la nouvelle sur Twitter via le hastag #LoveWins («l'amour gagne»). Le président américain Barack Obama a salué la décision et déclaré: «aujourd'hui marque une grande étape dans notre marche vers l'égalité». En parallèle, les comptes Twitter et Facebook de la Maison Blanche arboraient pour l'occasion les couleurs arc-en-ciel.

 

Dans certains endroits de la planète, on vient de le voir le droit des homosexuels progressent, dans d'autres, ils reculent de manière dramatique, en Inde, cela fait un an que l'homosexualité est redevenu un crime passible de dix ans de prison. Dans la plus " grande démocratie du monde", docteur et homme politique traite l'homosexualité comme une maladie grave

 

Dans un quartier commerçant de Delhi, des centaines des centaines de pancartes proposent des services variés : des professeurs particuliers, des plombiers, des pharmaciens mais aussi des médecins qui prétendent soigner l'homosexualité. En caméra caché, des journalistes d'ARTE sont allés voir le médecin Jiji Abbot, un des plus connu. Sexologue depuis 40 ans, c'est une " référence" dans cette discipline lucrative : il facture 500 à 4000 euros le traitement

 

«  Je viens vous parler de mon cousin, il est homosexuel »

" « Ne t'inquiète pas, cela va changer, on va lui donner des médicaments et lui faire des massages. Ce traitement sert a modérer ses pulsions sexuelles car ces gens là ont  un problème d'hormones, ils se masturbent trop »"

 

Certains médecins vont encore plus loin en administrant des séances d'électrochocs à leurs patients . Ces témoignages a été recueilli par la presse indienne  "I received 21 electric shocks in three months"

 

Picture for representational purpose only

 

Extraits : " J'ai enduré 21 séances d'électrochocs en trois mois. Il mélectrocutaient après m'avoir montré la photo d'un homme nu pour créer du dégout. je suis toujours homosexuel et je le serais toujours, mais aux yeux de ma famille, je suis redevenu maintenant normal"

 

 

Homosexualité, un tabou qui légitime ces pratiques proche de la tortures aux yeux des plus conservateurs. Des personnalités religieuses et politiques qui n'hésite pas à les encourager

 

Shankaracharya Omkarananda  Saraswati ( photo) , gourou : " L'homosexualité nuit a la culture indienne, c'est contre la nature. Si nous devons venir à bout de se problème grâce aux thérapies"

 

Chandra Praskash Kaushik, président Akhil Barat Mahasabha ( wikipedia , en anglais )  ( parti Nationaliste Hindou _ site internet) : " L'homosexualité est comme une maladie, nous devons la soigné comme le sida ou le cancers

 

La fondationNaz Fondation  est l'une des rares associations d'homosexuels du pays. Dans un local discret, ces membres planchent aujourd'hui sur des solutions juridiques pour les victimes de ces traitements

 

Anjali Gopolan, Naz Fondation " Ces cas sont très rarement dénoncés par les victimes car ce sont leurs familles qui forcent leurs enfants. Nous avons écrit au ministre de la santé pour lui demander d'agir et de changer de méthode et de retirer la licence de ces médecins"

 

Devant l'immobilisme de la classe politique, la société civile s'organise. Dans ce quartier branché, un restaurant organise deux fois par mois des soirées ou les homosexuels peuvent s'assumer ouvertement

 

Punit Jasuja, designer et activiste : " Dans les deux ou trois prochaines années, les changements dans la communautés gai vont être très important. Aujourd'hui nous sommes tous connectés. Des hommes, des femmes vont faire leurs comming out et faire bouger les choses. On est en Inde ici. Si tu veux que cela change, tu dois être le changement. "

 

 

La prochaine Gay Pride aura lieu en septembre. L'année dernière a Delhi, le rassemblement n'avait rassemblait que quelques centaines d'indiens 

 

Maxime Donzel explique comment la culture homosexuelle est sortie du placard. Et démontre qu'elle est même devenue un patrimoine commun.

On ne peut pas l'inventer, sa première émission s'appelait Pédérama : « un programme sur les folles diffusé sur Radio libertaire ». C'était confidentiel et communautaire, tout ce que Maxime Donzel essaie aujourd'hui de dépasser. Ex-chroniqueur pour le site Yagg, ce Franco-Canadien bricole depuis 2012 de fausses critiques ciné délirantes (le « Tutotal ») dans le magazine Personne ne bouge, sur Arte, et vient de réaliser un documentaire ambitieux sur la culture gay, qu'il ne situe plus en marge de la culture commune mais, au contraire — et c'est ce qui fait le sel de son film —, au fondement même de notre imaginaire collectif.

Construit en deux volets (la seconde partie sera diffusée samedi prochain), Tellement gay ! explore d'abord les œuvres masquées (pour cause de censure) et cette incroyable « culture du sous-texte » qui affleure dans des films aussi connus que Ben-Hur, Diamants sur canapé ou Les Prédateurs (de Tony Scott). C'est l'époque du « crypto-gay », où tout ne fonctionne que par allusions, pour un public homo qui apprend vite à lire entre les lignes. Maxime Donzel y reprend plusieurs exemples tirés de Celluloid Closet, ce livre de Vito Russo sur la représentation de l'homosexualité à l'écran. Le second volet, lui, part des émeutes de Stonewall, en 1969, point de bascule où la communauté gay sort du placard, où le discours n'est plus déguisé mais frontal et militant, où la culture homo semble enfin mieux acceptée par le grand public — jusqu'à être parfois récupérée par des artistes (de David Bowie à Katy Perry).

 

 

“On a trop souvent parlé des homos en disant ‘eux’. Or, les homos, c'est ‘nous’.” (Maxime Donzel)

 

 

Maxime Donzel insiste sur la notion de pop culture, laquelle distingue la France — où la parole homo a été davantage portée par des intellectuels — et les Etats-Unis — où la télévision s'est chargée d'éveiller le grand public à ces questions, notamment par des fictions comme The L Word ou Orange is the new black. « C'est ce qui est en train de se passer avec les trans. La société commence à saisir leur quotidien grâce à des figures populaires comme Caitlyn Jenner ou à des séries comme Hit and Miss ou Transparent. »

 

 

Entre les archives de films et les interviews (la réalisatrice Céline Sciamma, le journaliste Didier Lestrade, l'actrice Lea DeLaria…), Maxime Donzel raconte l'histoire de la visibilité croissante des homos et des lesbiennes à l'écran. Précision : il a tenu à ne pas lire lui-même le commentaire du film, mais à le confier à une voix off récurrente d'Arte. « Je voulais que ce soit la voix de la télévision française. Une voix reconnue, institutionnelle, qui parle à la première personne. On a trop souvent parlé des homos en disant “eux”. Or, les homos, c'est “nous”. Nous sommes une seule et même société, unie par une culture commune. » 

 

Bande-annonce du documentaire de Maxime Donzel

Tellement Gay ! Homosexualité & pop culture - ARTE 
Télévision , arteCéline SciammahomosexualitéOrange Is the New BlackPop culturetransgenreTransparent
 
Documentaire
Tellement gay”, de l'homo cryptus à l'homo publicus, sur Arte

 

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