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03/05/2015

Breve histoire des guerres monétaires

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▪ Les guerres monétaires sont l'une des dynamiques les plus importantes du système financier mondial actuel. Explications. 

La «guerre des monnaies», ça veut dire quoi ? Une guerre monétaire est un combat, mais un combat principalement économique. Il n’y a pas de sang dans cette guerre là, si tant est qu’on peut l’appeler «guerre». La «guerre des monnaies», ou «guerre DES DEVISES», ou «guerre des changes» est la bataille que se livrent les pays du monde entier pour être le plus compétitif possible, via des politiques économiques - notamment monétaires - qui leur permet de baisser le niveau de leur monnaie nationale par rapport aux autres monnaies. En réalité, il s’agit de pratiquer ce que l’on appelle une dévaluation compétitive. Il s'agit donc d’une politique économique

. Pourquoi est-ce si avantageux d’avoir une monnaie faible?. L'idée de base est que les pays souhaitent rendre leur monnaie moins chère. Parce qu’une monnaie faible par rapport aux autres favorise les exportations d’un pays . D’un autre côté, les importations deviennent plus chères, ce qui poussent les ménages à consommer «maison», mais plus cher (la dévaluation est une forme de protectionnisme). Au final, l’industrie domestique est dopée, enclenchant un cercle vertueux de croissance économique, de consommation, d’emploi et in fine de recettes publique sAfin que leur monnaie soit moins chère pour promouvoir l'exportation. Faire en sorte, peut-être, qu'un Boeing soit plus concurrentiel qu'un Airbus au niveau international..

Pourquoi dévaluer est source de conflit international? Si tout le monde dévalue ainsi (à ce moment là, on peut parler de «guerre»), primo, cela annule les effets positifs de la dévaluation, et in fine, ne resteront plus que les inconvénients d’une telle manœuvre, à savoir de la création monétaire massive qui entraîne une hausse mondiale des prix. Or, l’inflation non maîtrisable est devenue une phobie pour la planète économie: l’histoire a prouvé que l’hyper-inflation pousse à la révolte sociale (davantage encore que le chômage), et parfois conduit à la -vraie- guerre

En tout cas, ce conflit international dure depuis des siècles: l’arme de la dévaluation compétitive est facile à utiliser, a priori très bénéfique pour celui qui l’enclenche, mais c’est aussi une attaque pour l’économie de tous les autres pays. Le pire des risques serait que tous les autres pays ripostent à une dévaluation par une dévaluation. Le commerce mondial perdrait son peu d’équilibre, et les sirènes d’alarme de l’hyper-inflation rugiraient. Une situation qu’aucun des pays du monde, développés, émergents ou en développement ne saurait (ré) expérimenter.

Cela fait aussi augmenter le prix des choses que nous achetons (qu'il s'agisse de produits manufacturés, de textiles ou d'électronique etc.) et cette inflation a ensuite un impact sur la chaîne d'approvisionnement américaine. Ainsi, les guerres monétaires sont en fait un moyen de créer des assouplissements monétaires et d'importer de l'inflation.

Le problème est que si un pays tente de faire baisser le prix de ses devises, un autre pays tentera de faire de même et ainsi de suite, ce qui provoque une course à qui chutera le plus bas.

▪ Les guerres monétaires du siècle passé
Il y a eu trois guerres monétaires au cours des cent dernières années. La première a couvert la période de 1921 à 1936. Elle a commencé avec l'hyperinflation sous la République de Weimar et a marqué une période de dévaluations successives.

En 1921, l'Allemagne a détruit sa monnaie. En 1925 la France, la Belgique et d'autres ont fait de même. Que s'est-il passé à cette époque, avant la Première Guerre mondiale en 1914 ?

Pendant une longue période avant cette date, le monde s'en était tenu à ce qu'on appelle l'étalon-or classique. Si votre balance des paiements était déficitaire, vous deviez payer la différence en or.

Si votre balance des paiements était excédentaire, vous obteniez de l'or. L'or permettait de réguler l'expansion ou la contraction des différentes économies. favorable pour obtenir de l'or -- ou pour, du moins, éviter de perdre l'or dont vous disposiez déjà. C'était un système très stable, qui permit de soutenir une immense croissance et un faible niveau d'inflation.

Ce système a été démoli en 1914 : les pays durent alors imprimer de l'argent pour financer les combats de la Première Guerre mondiale. En 1922, ce problème fut traité lors d'une conférence organisée à Gêne, en Italie.

▪ Quand tout change...
Jusqu'à la Première Guerre mondiale, le monde opérait selon une logique de parité. Il y avait une certaine quantité d'or et une certaine quantité de monnaie-papier adossée à cet or. La quantité de monnaie-papier a ensuite été doublée, ce qui ne laissait que deux choix aux pays qui souhaitaient revenir à l'étalon or.

Ils pouvaient faire doubler le prix de l'or -- diminuer de moitié la valeur de leur monnaie -- ou diviser par deux la quantité de monnaie papier en circulation. Ces deux solutions étaient possibles, mais les pays devaient faire en sorte que la parité soit atteinte, à un nouveau seuil ou au niveau passé. Les Français dirent "pas compliqué : nous allons diviser par deux la valeur de notre monnaie". Ce qu'ils firent.

Le Royaume-Uni dut prendre la même décision, mais procéda différemment : au lieu de doubler le prix de l'or, ils diminuèrent par deux la quantité de monnaie en circulation. Ils revinrent à la parité d'avant-guerre.

Cette décision fut prise par Winston Churchill   eut des conséquences extrêmement déflationnistes. Il divisa par deux la quantité de monnaie en circulation, ce qui fit entrer le Royaume-Uni en crise trois ans avant le reste du monde. Les autres pays sombrèrent dans la dépression en 1929, le Royaume-Uni entama cette période en 1926. Je vous parle de cette histoire parce que revenir à l'étalon-or à un prix en livres sterling nettement plus élevé aurait été le bon choix. Le prix inapproprié qui fut fixé contribua à la Grande Dépression.

LIRE AUSSI:

» MON FIGARO - Politique monétaire: l’illusion d’un conflit

» G20: la Chine arrondit les angles

 

» La guerre des monnaies expliquée sur un air de rap

02/05/2015

une espèce animale sur six menacée

 

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 Les  4 milliards de dollars pour le Fonds vert sont insuffisant pour inverser la courbe des effets du réchauffement climatique : 

Une vingtaine de pays ont converti leurs promesses de dons au Fonds vert pour le climat en contributions, soit 4 milliards de dollars, un montant trop faible pour commencer à financer des projets, a indiqué aujourd'hui la direction du Fonds vert. "Le Fonds a SIGNÉ des accords avec 21 pays pour l'équivalent de 4 milliards de dollars", a dit Héla Cheikrouhou, sa directrice, lors d'une conférence de presse téléphonique depuis Séoul, où le siège du Fonds vert est basé.



"Cela représente 42% du montant initial promis" lors de la 1ère conférence des donateurs qui s'est déroulée en novembre à Berlin et à laquelle une trentaine de pays avaient PARTICIPÉ, a souligné Héla Cheikrouhou. "Beaucoup de progrès ont été faits mais ce n'est pas suffisant", a commenté la directrice en rappelant qu'il avait été décidé que les premiers financements de projets seraient débloqués lorsque 50% des engagements initiaux (9,4 milliards de dollars) auraient été transformés en contributions.



Le Fonds vert, créé à Cancun (Mexique) en 2010, doit être l'un des principaux mécanismes de financement de la lutte contre le changement climatique dans les pays en voie de développement


 La « restructuration écologique » ne peut qu’aggraver la crise du SYSTÈME. Il est impossible d’éviter une catastrophe climatique sans rompre radicalement avec les méthodes et la logique économique qui y mènent depuis cent cinquante ans. Si on prolonge la tendance actuelle, le PIB mondial sera multiplié par un facteur trois ou quatre d’ici à l’an 2050. Or selon le rapport du Conseil sur le climat de l’ONU, les émissions de CO2 devront diminuer de 85 % jusqu’à cette date pour limiter le réchauffement climatique à 2°C au maximum.Les conséquences directes des bouleversements climatiques, au-delà de 2°C  sont une disparition de masse des espèces et une augmentation du stress hydrique venant d'augmenter ainsi le niveaux de vie d'un nombre considérable de personne déjà victimes des conflits, la corruptions, la pauvreté et l’accès à l'eau potable et à la nourriture sans compter que c'est une grave crise écologique Taux record de CO2 dans l'atmosphère en avril - L'indigné révolté


 

Le scénario de Nicolas Stern est entrain de se réaliser citoyen actif : Rapport Nicholas  stern ,  la dette écologique : l'Homme vit au-dessus de ses moyens     , mais cela est aussi un point inquiétant. Mais cela y ressemble beaucoup a une course dans le mur


Malgré les intention d'attention de Barack Obama, ce que j'en conclus s''est pas encore le chemin des Etats Unis : Lors d’une grande convention sur le gaz de schiste, en particulier celui de Bakken et de Niobrara dans l'ouest des Etats-Unis. Toute "la crème" était présente – y compris Hess, Whiting Petroleum, Oasis Petroleum et Synergy Resources. Et  en coulisses au sujet de la chute des prix du pétrole –  .


En faisant des recherches pour cet article , je suis tombée sur des estimati+ons du Crédit Suisse datant de 2008 ( « En contrepoint de l’exercice de prospective visant à identifier les Nouveaux 13, ces 13 meilleurs potentiels de croissance, nous mettons en avant les contraintes sérieuses qu’ils devront surmonter, afin de réaliser leur développement. Bien entendu, ces facteurs potentiels sont interdépendants et il est rare de pouvoir en incriminer un seul. Trois dominent toutefois : les tensions politiques, l’accès à l’électricité, l’accés a l'eau» ) 


La question de la disponibilité et de l’accès à l'eau douce, l'organisation alimentaire qui en découle et la population : La croissance des pays émergeant ces dernières décennies ne doit pas nous faire oublier que sur les 9 milliards que comptera la population, 8 milliards seront issus des pays en Développement ( PED) 


 


répartition de l'eau


Source: Université du Nebraska

98% de l'eau sur Terre est salée.


Parmi les 2% restants, 87%, soit la quasi-totalité, est piégée dans des glaciers et, elle aussi, inaccessible. Grâce à ma fidèle calculatrice, je peux vous dire que cela signifie que seul 0,25% de l'eau sur la planète est douce (les réserves sont situées sous terre, dans les rivières ou dans les lacs).

 

Il semble étrange qu'une planète couverte à 70% d'eau n'en ait pas suffisamment... Le PROBLÈME, c'est que seule une petite proportion de ces 70% est DISPONIBLE pour la consommation humaine.


Qu'est ce que le stress hydrique?

 

 Pour les experts, un pays qui dispose de moins de 500m3 par habitant et par an est généralement en situation de stress hydrique. Cette quantité minimum d'eau est en effet jugée nécessaire pour permettre d'atteindre, en théorie, un minimum de sécurité alimentaire. Vingt et un pays sont ainsi confrontés, principalement en Afrique du Nord et Moyen Orient. .Plus généralement, il est question de stress hydrique lorsque la consommation en eau dépasse les ressources DISPONIBLES. Un chiffre illustre bien s’est perte : 60% de l’irrigation avec des techniques agricole traditionnelle  en eau est perdue lors des transports. 

 

 Selon lesquelles deux tiers de la population mondiale seront confrontés à des situations de stress hydrique d'ici 2025. Cela représente beaucoup de monde et 2025 n'est plus très loin. 

 L'un des défi auquel le monde doit faire face en matière d'approvisionnement en eau est vraiment un problème mondial. .

Alors que nos besoins en eau ne cessent d'augmenter, il faut aujourd'hui trouver des solutions pour transporter, NETTOYER, dépolluer cet élément aussi indispensable à la vie qu'à toutes nos activités humaines..


L'Amérique du nord traverse aujourd'hui une crise de l'eau – évidente notamment en Californie, où des rationnements sans précédent ont été décidés récemment. Mais la majorité de nos populations ont la chance de disposer d'une quantité relativement importante d'eau douce par personne.Le reste du monde n'a généralement pas la même chance.

 

L 'investissement dans le domaine de l'eau est devenue une nécessité pour les Etats pour s'adapter et répondre a la demande croissante alors que l'accés à cette eau, déjà rare, devient plus tendu. Dans e domaine, les grandes banques d'investissement et les acteurs disposant de capitaux privés peuvent se positionner dans l'eau en investissant des milliards dans des projets d'infrastructure. La famille Bush et T. Boone Pickens peuvent se positionner en achetant des centaines de milliers d'acres de terrain au-dessus d'un aquifère.

  

 Ensuite une espèce animale sur six risque de disparaître sous les effets dur échauffement climatique si les émissions de dioxyde de carbone (CO2) se poursuivent au rythme actuel, met en garde une recherche américaine qui juge urgent d'agir


. "Les résultats de cette étude suggèrent que les risques d'extinction vont s'accélérer avec la hausse des températures du globe, pour menacer jusqu'à 16% des espèces animales s'il n'y a pas de changement des politiques actuelles", souligne Mark Urban, un chercheur du département d'écologie et de biologie de l'Université du Connecticut, le principal auteur de ces travaux publiés jeudi dans la revue Science.

Ce scientifique a ANALYSÉ 131 études portant sur l'impact du changement climatique sur la faune et la flore, menées dans plusieurs régions du monde et selon différentes méthodes. Il a constaté que la perte de biodiversité s'accélérait pour chaque degrés Celsius d'accroissement de la température sur le globe. Selon l'hypothèse d'une augmentation de seulement 2°C des températures mondiales d'ici la fin du siècle par rapport à l'ère pré-industrielle, qui selon la plupart des climatologues est sous-estimée, cette dernière recherche a calculé que 5,2% des espèces seraient menacées extinction, contre 2,8% actuellement.


Avec une hausse de 3°C sur la même période, ce sont 8,5% des espèces qui pourraient disparaître. Si le mercure grimpe de 4,3°C d'ici 2100, ce serait alors 16% des espèces animales qui seraient menacées.

L'auteur de cette étude a également conclu que le danger d'extinction variait selon les régions du monde, selon qu'elles sont plus ou moins affectées par le réchauffement. Dans certains pays de l'hémisphère austral, où des habitats se réduisent sans possibilité pour des animaux, comme des reptiles et des amphibiens, de se déplacer suffisamment vite, les risques de disparition sont les plus élevés: jusqu'à 23% des espèces en Amérique du Sud et 14% en Australie et en Nouvelle-Zélande seraient menacés.

Stratégies de conservation

L'Amérique du Nord et l'Europe sont les régions où le risque est le plus faible, avec 5 et 6% respectivement des espèces en danger.


"Nous avons un besoin urgent d'adopter des stratégies qui limitent le changement climatique si nous voulons éviter une accélration des extinctions animales sur la planète", plaide Mark Urban. "Nous devons aussi mieux comprendre les effets du réchauffement sur l'extinction des espèces pour permettre d'éclairer les décisions en matière de politique à suivre au international sur les coûts biologiques d'un échec à lutter contre le changement climatique et de mettre en oeuvre des stratégies de conservation pour protéger les espèces animales les plus menacées", poursuit-il.

Selon lui, 7,9% des espèces vont de toute manière disparaître à cause du réchauffement de la planète. Par ailleurs, une recherche internationale également publiée dans la revue américaine Science jeudi s'est appuyée sur une ANALYSE de fossiles d'organismes marins couvrant 23 millions d'années pour prédire les animaux et écosystèmes des océans les plus à risque d'extinction. "Le changement climatique et les activités humaines ont un impact sur des groupes d'animaux qui sont depuis longtemps sur la planète et l'étude de leur histoire peut nous aider à mieux comprendre comment ils pourraient répondre aujourd'hui à ces nouvelles menaces", explique Seth Finnegan, professeur adjoint de biologie à l'Université de Californie à Berkeley, le principal auteur.

Grâce aux fossiles, ces chercheurs ont ainsi évalué les risques d'extinction de nombreux animaux marins, dont les requins, les baleines et les dauphins, mais aussi d'organismes plus sédentaires comme les coquillages et les coraux. Ils ont également établi une CARTE des zones où ces espèces sont les plus affectées par le réchauffement et autres activités humaines, concluant qu'elles se situaient pour la plupart sous les tropiques. Dans la perspective de la conférence internationale sur le climat de Paris en décembre, le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a prévenu mercredi qu'il y a "très peu de temps pour éviter de graves conséquences pour la planète". "Les données scientifiques sont claires, le climat est déjà en train de changer et l'activité humaine est la principale cause de cette évolution", a-t-il dit.

  

Climat: une espèce animale sur six menacée

 

 !] Votre meilleur investissement ? L'eau
Jody Chudley 

30/04/2015

Le capital au XXIème siècle

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S'il n'y avait pas eu le séisme au Népal, un violent tremblement de terre a détruit nombre de bâtiments à Katmandou, capitale du Népal, faisant plus de 1 000 morts s Le tremblement de magnitude 7,9 sur l'échelle de Richter est le plus grave depuis celui de 1934 qui avait fait 8500 Certains responsables n'excluent pas qu'au total, la catastrophe ait fait plus de 10.000 morts ,  les médias économiques américains auraient tourné en boucle tout le week-end dernier sur les nouveaux records absolus de clôture inscrits par le S&P 500 et le Nasdaq Composite.

 

Comme l’expliquait l’an dernier en détail un article de Cosmos, le Népal est fréquemment sujet aux tremblements de terre. L’Inde y pénètre sous l’Asie à la vitesse de 4 centimètres par an, exerçant une pression qui se manifeste régulièrement par des tremblements de terre. Chaque année, on dénombre une dizaine de secousses entre 4 et 5 degrés de magnitude. L’Himalaya est le résultat de ce phénomène. La plaque indienne pénétrant sous la plaque asiaitique (Capture d’écran de Cosmos)

Tous les 600 ans environ : « Un temps de retour, c’est une fourchette »

La ville de Patan après le tremblement de terre de 1924 (Consulat du N&eacute ; pal) Car la situation géographique et géologique de la vallée de Katmandou (seule superficie de terre molle de la région) rend la ville particulièrement sensible aux secousses. D’autant que ces dernières décennies, sous le coup d’un exode rural conséquent, la ville a grandi sans grande précaution.

 

Le Monde :  « Des hameaux et des villages ont été rayés de la carte en quelques minutes. A Barpak, il ne resterait que 4 maisons debout sur 200, et à Dhiska et Muchhok, toutes les maisons, soit environ une quarantaine, auraient été détruites. Le bétail aurait été décimé. Les survivants n’ont pas encore reçu de tentes ou de couvertures, encore moins de la nourriture. « Tous les jeunes du village ont émigré au Moyen-Orient pour travailler sur les chantiers de construction. Il ne reste ici que des personnes âgées, vulnérables, qui peuvent à peine se déplacer », moigne Purushu Ram, un paysan dont la grand-mère est morte sous les décombres. Le séisme a aussi transformé la topographie des lieux. « On ne sait plus qui est propriétaire de quelles terres, car elles ont changé de taille et de relief », poursuit Purushu Ram ».

Lire : En cartes, le séisme et ses cinquante répliques

Et encore : le sinistre décompte des milliers morts ensevelis à Katmandou et dans sa région a été en partie éclipsé par le décès de Dan Fredinburg, un ingénieur américain -- montagnard chevronné -- responsable de programmes de premier plan chez Google... décédé des suites d'une avalanche au pied de l'Everest.


Le télescopage des Unes du week-end ne s'arrête pas à la mise en équivalence de la mort d'un Occidental  ( click sur le lien)   (et de quelques autres moins "prestigieux") et de milliers de Népalais anonymes. L'actualité des affaires -- qui se confond également avec l'actualité internationale -- était largement dominée par le lancement de l'Apple Watch dans une dizaine de grands pays développés.


L'occasion de rappeler que le modèle "boîtier inoxydable" commercialisé en France coûte 649 euros, (environ 700 $)... soit le salaire moyen d'un Népalais en 2015.


 

La ville de Baltimore est sous haute tension depuis la mort d´un jeune détenu noir dans une prison, blessé lors de son arrestation. Une affaire de plus qui rappelle que les tensions et inégalités persistent entre Blancs et Noirs aux Etats-Unis. lire la suite 

 

Je ne sais pas s'il existe meilleure illustration de l'échelle des inégalités -- pas seulement entre l'Occident et l'Asie mais également au sein de l'Asie elle-même, puisque les habitants des grandes métropoles chinoises s'arrachent déjà l'Apple Watch... ou l'une de ses concurrentes moins chères, et parfois plus performantes, produites à Shenzhen.


Selon les échos Jamie Dimon pourrait toucher un bonus en stock-options estimé à 37 millions de dollars En savoir plus sur La rémunération du PDG est un sujet sensible. Certes, JP Morgan est devenu le plus grand organisme de crédit des Etats-Unis après le rachat de Bear Stearns et de Washington Mutual au plus fort de la crise

 


C'est le creusement des inégalités par le haut de l'échelle sociale qui a inspiré à Thomas Piketty Le capital au XXIème siècle. - extrait .. Un ouvrage  qui a au moins le mérite d'ouvrir le débat concernant l'enrichissement sans cause des plus riches et des ultra-riches (d'après une enquête du Sunday Times, la fortune des 1 000 étrangers les plus riches installés à Londres a tout simplement doublé depuis 2009 pour atteindre 765 milliards d'euros).


Un creusement abyssal, économiquement a. ,La question qui est importante, et pas seulement pour des raisons historiques. Depuis les années 1970, les inégalités se sont fortement repartis à la hausse dans les pays riches, notamment aux Etats-Unis. Certes la très forte  croissance des pays émergents et notamment de la Chine, est potentiellement une puissance forte des inégalités au niveau mondial, de même que la croissance dans les pays développer pendant les 30 glorieuses. Cependant les profonds déséquilibres observés sur les marchés financiers, pétroliers et immobiliers peuvent naturellement susciter  quand au caractère inéducable de la croissance. Cependant . le Fonds monétaire international prévient que la croissance ne reviendra pas car la population vieillit et les INVESTISSEMENTS productifs diminuent.

 



Le Monde de 2050 sera-t-il détenu par les super trader, « les super-cadres » et détenteurs de patrimoine important ou bien par les pays pétroliers, la banque de Chine, à moins que cela ne soit dans les paradis fiscaux abritant l’ensemble de ces acteurs 

 

 

 Les politiques de la Fed (comme il y a deux ans) ou la BCE (depuis mi-janvier). amplifient, qui va s'investir dans des actifs n'existant qu'à l'état de traces numériques et qui s'inflatent comme les pseudos-bénéfices d'un gigantesque schéma de Ponzi.les actifs immatériels (actions, obligations, ETF...) vont continuer de grimper inexorablement.sous  l'effet des QE   

 

En effet les achats de T-Bonds ou d'Eurobonds permettent juste d'éviter une faillite des Etats et d'un système bancaire gorgé de bons du Trésor émis par des emprunteurs insolvables.

 

e la BCE va porter la taille de son QE à 100 milliards d'euros par mois et que la Bundesbank approuve la création de masses d'argent fictif à seule fin de permettre aux fonds de retraite -- et surtout aux hedge funds qui prennent des leviers de folie à la hausse -- de spéculer en bourse ( extrait effet levier) sur des titres ou des paniers de valeur (ETF) dont la valorisation bat déjà des records historiques.. L’expansion du crédit à COMMENCÉ avec Eisenhower Elle se poursuit aujourd’hui, à un niveau plus de 50 fois supérieur à ce qu’elle était à l’époque ( effet levier) . Et désormais, la finance et l’industrie — sans parler des prix des actifs — y sont totalement accro. Supprimez le crédit et toute l’économie sombre dans la morosité


Le japon représente bien les " égarements"  Tokyo Freeters - le Japon ) des dirigeants politique dans la mise en place de politique néolibérale : ▪ ( un état des lieux de l'inflation au Japon : )...



La date-clé dans la chronologie financière du Japon, c'est 1989. Cette année-là, lors du dernier jour de TRADING de l'année, le Nikkei -- principal indice boursier du Japon -- a presque atteint 39 000. Après cela, rien n'a plus jamais été comme avant... La bulle a éclaté en 1990 et les marchés japonais ne se sont plus jamais approchés de ce plus haut (actuellement, le Nikkei se situe autour de 19 000.) Le refroidissement déflationniste s'est INSTALLÉ.

 

 

Ce fut une bulle épique -- et un éclatement épique, qui déclencha les tendances déflationnistes qui s'ensuivirent. Et même s'il y a beaucoup de différences avec les Etats-Unis, ces événements soulèvent pas mal de QUESTIONS :


 

L ’ampleur des montants échangés sous forme de dérivés reflète le niveau important de risque que les acteurs du marché sont prêts à prendre, s’éloignant toujours plus de leur rôle de sécurisation des échanges et de maîtrise du risque. Même en cette seconde moitié de 2011, où la crise des marchés financiers a accru l’aversion au risque, le montant des positions ouvertes est encore très élevé et pourrait très bien être la source de quelques nouvelles crises… encore plus effrayantes que les précédentes


Les dérivés représente 708 milliards d'eurosQuand on compare le montant nominal des produits dérivés OTC (over-the-counter) de 708 000 milliards de dollars (583 000 milliards en juin 2007) avec le PIB mondial d’environ 62 000 milliards, on comprend très vite l’énorme risque que représente ce secteur pour les marchés financiers et l'économie réelle.


En dépit de la crise financière de 2007 - 2008, ce secteur de la finance continue de croître de façon exponentielle par rapport à l’économie réelle. Le plus grand problème posé par les produits dérivés est le manque de liquidité de la plupart d’entre eux. On peut maintenant se poser la question de savoir quand sera atteint le million de milliards ?

Graphique des montants global du marché des dérivés

L’ampleur des montants échangés sous forme de dérivés reflète le niveau important de risque que les acteurs du marché sont prêts à prendre.  Malgré la crise des marchés financiers, au second semestre 2011, qui a accru l’aversion au risque, le montant des positions ouvertes reste encore très élevé et pourrait très bien être la source de quelques nouvelles crises, encore plus mauvaises que les précédentes

Christine Lagarde avertir que "le shadow banking représente un risque de catastrophe pouvant influencer l'environnement économique". Quant à Jamie Dimon, de JP Morgan, il redoute désormais une crise plus sévère que 2007/2008, de type "hyper-systémique".


Ils n'accordent aucune attention aux propos de la Banque mondiale qui évoque "l'imminence d'une prochaine crise du fait des risques d'instabilité portés par les marchés". Bill Gross, de PIMCO, évoque le "short du siècle" s'agissant du Bund allemand -- pourtant l'actif le plus solide en terme de notation et de solvabilité de l'emprunteur.


Ils ne voient pas de quoi la BRI se mêle en avertissant régulièrement la communauté financière des risques de renversement brutal de la tendance sur les marchés mondiaux (elle est la seule à connaître l'ampleur exacte des encours de dérivés qui tournent au-dessus de nos têtes et qui tendent vers le million de milliards de dollars... ce qui signifie qu'il n'existe aucune contrepartie pour des montants de cet ordre).

 

  Et il y a dans le monde 200 000 milliards de dollars de dettes, en réalité beaucoup plus de dettes que d'ÉPARGNE . Une partie de cette dette est garantie par l'argent, l'épargne. L'autre partie de cette dette est garantie par des contribuables, .. Cette dette est garantie par les contribuables, c'est ce que signifie l'expression 'figurer au bilan des Banques centrales'



“La Fed sait que le crédit doit se développer, sans quoi nous avons une dépression. Or aujourd’hui, les niveaux de dette sont si élevés qu’une dépression serait catastrophique. Le désastre serait mondial, il ne se limiterait pas aux Etats-Unis. . Parce qu’une dépression aux Etats-Unis signifierait que des dizaines de millions… voire des centaines de millions… de personnes en Chine et en Asie du sud-est perdraient leur EMPLOI. .Voilà pourquoi la Fed ne permettra pas une véritable contraction du crédit”.


Séisme à Katmandou : une vieille et terrible histoire NÉPAL  -25/04/2015 Xavier de La Porte | Rédacteur en chef 

 
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