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14.01.2012

Le paysan et les lobbies

·                                 Article passionnant ! Prenez le temps de le lire ! Le paysan et les lobbies - médiapart 

Fin novembre le Parlement a adopté une loi régissant l’utilisation des semences de fermes. Entre taxe et interdiction ce texte remet en cause la liberté de produire et de replanter les semences par les paysans. Le monde agricole devient ainsi, aussi fou que l’industrie sur fond de rentabilité financière. On marche sur la tête en oubliant la terre. ( cf  pour comprendre enjeux/rapports de force : Industriels Contre Verts : La Bataille Du Lobbying,Le Monde selon Mosanto"(diffuser ce soir sur ARTE : " Le Monde selon Mosanto"( durée 1h51 min), L'Europe des lobbies, ARTE : Lobbies en Europe | Les lobbies en Europe | fr - ARTE , ÉCONOMIE • Ces 147 sociétés qui dominent le monde, Une mine d'information -... )

Des extraits :

Article publié dans la Nouvelle Vie Ouvrière du 13 janvier 2012

« Le monde ouvrier s’apparente au monde paysan. Dans les deux cas, le travail est source de vie et soumis aux mêmes turpitudes et surtout aux mêmes diktats imposés par la rentabilité financière immédiate ».

« Le Parlement vient ainsi de voter fin novembre une loi qui remet en cause une pratique ancestrale, basée sur des centaines d’années de fonctionnement agricole mais aussi sur la simple logique de la nature permettant à un végétal de transmettre sa propre semence que le paysan pourra à nouveau planter pour produire ainsi l’année d’après »

 

Redevance-racket

« La loi adoptée dans la nuit du 28 au 29 novembre 2011 imposera ainsi une taxe, véritable redevance à payer par les agriculteurs aux semenciers industriels tel que Villemorin, Desprez ou pourquoi pas Monsanto ou RAGT pour les semences dites de fermes »’

 

« Les lobbies fonctionnent à plein régime et les députés se retrouvent en situation de corruption intellectuelle et finissent par voter ce genre d’imbécillité »

 

Le profit jusqu’à l’absurdité


« La loi propose également de restreindre le droit à ressemer, ne l’autorisant que sous forme dérogatoire, par décret et que pour certaines espèces. Les droits des agriculteurs se retrouvent ainsi bafoués et encore limités, alors que du côté de la recherche c’est là aussi la course au profit jusqu’à l’absurdité. Ainsi, la dernière chaire sur l’étude des sols à purement et simplement disparu de l’université de la Sorbonne à Paris. Une aberration supplémentaire qui est à mettre en lien avec les puissants lobbies là encore des industriels du secteur de l’engrais agricole… »

 

« Le risque à terme sera de se retrouver avec une standardisation des cultures avec une réduction de la diversité génétique des plantes, véritable garant de la sécurité alimentaire face au risque de climatique ou pire en cas d’épidémie »

 

« Comme dans le monde industriel cette loi a été adoptée sans consultation des organisations syndicales. La Coordination rurale, la Confédération paysanne  et d’autres organisations ont eu beau protester, rien y fait. On interdit, ou on taxe !

Les producteurs de lait ou de viande ont ainsi  l’interdiction d’abattre leurs propres bêtes, pour leurs besoins personnels sans passer par toute la chaîne industrielle de l’abattage et engraisser au passage les intermédiaires
 »

 

« Partout dans les campagnes, la loi surveille, impose des règles absurdes toujours au profit des plus riches. Il n’y pas que dans les usines que le capital est devenu fou. Face à cela il y a des réponses comme la création  du Lams »

 

L’alternative de Lydia et Claude Bourguignon
« Comme le révélait le magazine Interdépendance  dans son Numéro 83 du dernier trimestre 2011,  ce laboratoire d’analyse microbiologique des sols est né de l’initiative d’un couple d’anciens chercheurs de l’institut national de recherche agronomique (Inra), opposés aux pratiques industrielles. Lydia et Claude Bourguignon parcourent ainsi le monde pour proposer des solutions au retour d’une terre naturelle, véritable matière vivante dont il faut tenir compte pour cultiver »

 

L'ensemble des photographies accompagnant cet article, publié sur 6 pages dans la NVO est consultable sur Olivier Pierriaz.com :

EN SAVOIR PLUS
A consulter, le site de Lydia et Claude Bourguignon
http://www.lams-21.com/

12.01.2012

Compte-rendu « Ferme du bonheur »

Présentation :

 

Site internet : http://lafermedubonheur.over-blog.net/

 

La ferme du bonheur est une association qui se définit comme « une cellule de recherche et de réflexion sur l’Homme et la Terre qui utilise la culture sous toutes ses formes (théâtre, musique, danse, arts plastiques, cinéma…) mais aussi l’action sociale et la pédagogie…ou encore l’urbanisme, l’architecture, l’environnement, l’agriculture, l’écologie… ». Elle se situe à Nanterre. Roger des Prés (le directeur artistique) et son équipe, accompagnés de nombreux volontaires, ont investi une parcelle abandonnée en friche sur le grand axe Paris-Nanterre, officiellement destinée à recevoir un projet immobilier qui n’a jamais vu le jour. Ils l’ont transformé en un lieu où sont cultivés arbres fruitiers, légumes, plantes de collection, céréales… C’est un coin de nature au milieu de la jungle urbaine, entre conservation d’espèces devenus rares (et qui poussent naturellement là-bas) et expérimentation de techniques de cultures adaptées aux contraintes urbaines et respectueuses de l’environnement.

 

L’association organise de nombreux projets culturels et artistiques qui rassemblent des personnes de tous horizons. Et tous les dimanches, elle organise un rendez-vous à ce « champ de la garde sur le PRE » où chacun peut venir aider à cultiver la terre.

 

 

Objectifs :

 

Considérant que pour résister à ce système et pour créer une alternative meilleure et viable il faut parvenir à l’autosuffisance, et que le premier pas vers cette autarcie est l’autosuffisance alimentaire, nous devons apprendre à cultiver la terre de façon durable et autonome. Voilà pourquoi, en groupe de travail écologie, nous avons fait le choix de travailler avec des personnes/associations/organisations qui expérimentent déjà cela.

 

La ferme du bonheur accueille de nombreux volontaire pour travailler au champ. D’une part, ces volontaires apportent un potentiel humain qui permet d’aider l’association à cultiver la terre. D’autre part, ces volontaires, en travaillant avec les habitués du champ, apprennent à cultiver la terre.

 

Cette convergence des initiatives et du travail que nous faisons dans le but de se rendre indépendant du système actuel permet de toucher ce dernier à un point stratégique : l’économie. En réapprenant à produire nous-mêmes ce dont nous avons besoin, nous n’aurons plus besoin de passer par l’intermédiaire des magasins et autres lieux de surconsommation. Ils ont le pouvoir de gouverner, nous avons le pouvoir-faire, le pouvoir de produire ce qu’il nous faut pour vivre.

 

 

Vendredi 30 Novembre 2012 :

 

Première rencontre avec la ferme du bonheur, nous étions deux personnes du groupe de travail écologie : Léa et Laura. Nous avons été très bien accueillies. Roger des Prés nous a raconté l’histoire de la ferme du bonheur, que vous pouvez retrouver dans son livre La ferme du bonheur chez Acte Sud. Puis nous sommes allés découvrir le champ. Première rencontre coup-de-cœur avec cette parcelle urbaine, au-dessus de l’autoroute, reconquise par la nature et explorée par ces agro-poètes de la ferme du bonheur.

 

 

Dimanche 8 Janvier 2012 :

 

Première journée de travail au champ du PRE, quatre personnes du groupe de travail écologie étaient présents (Léa, Ludo, Bérangère et Laura). Nous avons notamment planté des boutures de kiwi, replanté des salades pour leur donner plus d’espace, fait un tour des arbres du champ pour vérifier leur état de santé, nourri la terre avec du fumier… En somme, nous avons retrouvé un lien avec la nature oublié de la vie en ville et commencé l’apprentissage de ce qui est plus qu’un métier et permet tout simplement aux hommes de vivre. « Vivre simplement, pour que d’autres puissent simplement vivre » Gandhi.

 

 

Conclusion :

 

Rendez-vous tous les dimanches à 14h à la ferme du bonheur (informations sur le site internet de l’association) !

 

Et pour ceux que ça intéresse, Roger prépare un projet plus grand pour cet été, avec possibilité de logement sur place !

 

A voir QUI SOMMES NOUS ? | Tant qu'il y aura de l'argent ... , Voir La fabrique de l'homme endetté, essai sur la condition néolibérale , La route des indignés d'Europe,

03.01.2012

Les pauvres n’ont pas de sacs pour 2012

 

Coluche 1.jpgL'année 2011 ne s'est pas achevée sur une note positive. La crise institutionnalisée a détruit de nombreux emploisPrès de 100.000 emplois supprimés en Europe  Le renchérissement des matières première risque d’ajouter au problème sociale et économique, le retour de la faim (émeutes) dans le monde.

L'indice PMI des directeurs d'achat pour la Chine en décembre, publié vendredi dernier par la banque HSBC, est resté en dessous des 50 points. Ce maintien en dessous de ce seuil est synonyme de contraction de l'activité.

Une note d'optimisme aurait pourtant été appréciée, alors que le pessimisme domine dans les prévisions sur 2012.), « Le rêve d'un découplage des émergents est mort », Les sujets d'inquiétude qui perdurent en zone euro – expansion, Les dirigeants européens s’attendent à une année 2012 difficile – euractiv. 5 scénarios catastrophe...

Lorsque l'on s'aperçoit que l'ensemble des analystes prévoyaient une croissance du CAC 40 de 15% en 2011, on comprend qu'il ne faut pas se fier a un marché absurde. Le cas notamment pour les matières premières. Car nous sommes encore dans l'attente de grands changements politiques pour 2012. Seules des réformes en profondeur permettront d'installer les économies sur des rails.

Première certitude pour 2012 donc : la politique fait son grand retour. (L'année boursière 2012 sera très dépendante de l'agenda politique : ( tableau avec date)  « « Tout l'enjeu va être de redonner confiance aux investisseurs pour qu'ils achètent les dettes des pays les plus fragiles et ainsi éviter un cercle vicieux encore plus négatif », souligne François Duhen, chez CM-CIC Securities » « L'Europe a été "sauvée" plusieurs fois en 2011, sourit Christian Parisot, chez Aurel. Mais il reste beaucoup à faire. La situation est si délicate qu'il y aura forcément des décisions et nouvelles mesures phares des autorités européennes et de la Banque centrale européenne » « L'institution pourrait lancer dès le deuxième trimestre un programme comme l'ont déjà fait la Fed et la Banque d'Angleterre, estime Alain Bokobza. Les politiques d'austérité menées dans plusieurs pays risquent d'aggraver la récession, si la politique monétaire n'est pas plus expansionniste ». )

« Désormais, il faudra compter en permanence avec les annonces politiques pour analyser le marché des matières premières. L'harmonisation fiscale dans la zone euro, aux Etats-Unis, ou un assouplissement monétaire en Chine auront un impact majeur sur leur cours ».

Seules les céréales s'envolent, soutenues par de mauvaises conditions météorologiques en Amérique du Sud.

Les métaux de base restent en territoire neutre
Le renchérissement du dollar en milieu de semaine a fini de peser sur les métaux de base. Le passage de l'euro en dessous des 1,30 dollar a inquiété les investisseurs. Les métaux de base concluent ainsi cette année sur une note négative, reflétant fidèlement l'incertitude du secteur sur la deuxième moitié de 2011.

Ce fut le cas pour le cuivre. Le métal rouge a connu sa première baisse depuis trois ans, avec une chute de 21,11% sur l'année. Pourtant le cuivre reste pour l'instant au milieu du gué.

Loin des 9 000 $ du printemps dernier, le métal rouge est cependant resté au-dessus des 7 200 $. Ce niveau reste un important support. A 7 500 $, le métal a même profité de la bonne orientation des ventes de logements aux Etats-Unis. Le métal a gagné 2,28% sur les deux semaines.

L'aluminium ou le plomb finissent quant à eux une année franchement noire, avec des replis de 20% chacun. Le nickel et le zinc ont vu également leurs cours fondre d'environ 25%.

Le salut des métaux passera donc en 2012 par une reprise de l'activité, notamment en Chine. Les prochaines annonces du gouvernement et surtout de la Banque centrale chinoise seront décisives.

Les céréales sauvent l'année 2011
Si le maïs est loin de ses +50% fin 2010, le boisseau conclut cependant cette année sur une performance positive, à +2,8%.

Pour ce début d'année, la hausse ne semble pas devoir s'arrêter. Vendredi dernier, de nouvelles inquiétudes se sont fait entendre sur les mauvaises conditions climatiques en Amérique du Sud. Le phénomène météorologique La Niña perturbe les prévisions des récoltes.

Un temps trop sec en Argentine et dans le sud du Brésil, et trop humide au centre du Brésil, devraient permettre au boisseau de maïs de rester durablement au-dessus des 6 $.

Le soja devrait également progresser dans les semaines à venir, affecté également par La Niña. Le boisseau de soja a déjà pris plus de 10% sur les deux dernières semaines de l'année. Cependant, la céréale finit cette année sur une baisse de 14%.

Enfin, le blé est également orienté à la hausse. Si cette céréale n'a pas été concernée par les perturbations en Amérique latine, les perturbations sur le marché du maïs se répercutent indirectement sur ce marché. Ainsi, le blé est en hausse de 11% sur les deux semaines.

Le pétrole revient à son point d'équilibre
Le baril de pétrole à New York est revenu au contact des 100 $, sur fond de nouvelles tensions autour du dossier iranien.

En dehors de ce facteur de hausse, les analystes restent prudents sur les perspectives pour l'année à venir. Le ralentissement en cours de la Chine pourrait être compensé par la bonne résistance actuelle de l'économie américaine. Un QE3 aurait également un effet positif sur le prix du baril.

A moyen terme, il ne faut toutefois pas exclure un retour des inquiétudes autour de la dette américaine. Le blocage politique sanctionné par Standard & Poor's en juillet est toujours présent. Le marché du pétrole flancherait alors.

Les métaux précieux reculent encore
L'or continue à glisser. Après être passé sous les 1 600 $ en décembre, le métal jaune a encore perdu 2% sur les deux semaines. L'argent a même chuté de plus de 6%.

Le métal jaune reste cependant attractif, alors qu'aucune solution structurelle n'a encore été apportée à la crise de la dette. Avec l'entrée en campagne des Etats-Unis et de plusieurs pays européens, il est peu probable de voir une solution globale s'imposer avant la fin de l'année.

Le cours des métaux précieux pourraient rapidement se raffermir. »

Plus la situation se dégrade, plus une minorité peut s’enrichir, alors que la majorité souffre. L'Europe des lobbies

 

23.12.2011

Le géant Monsanto assigné en justice par un agriculteur charentais...

Devant le tribunal de grande instance de Lyon, c'est un peu le combat de David contre Goliath qui est en train de se dérouler. Un céréalier de Charentes tente de faire reconnaître la responsabilité de la multinationale Monsanto ( Le Monde selon... Mosanto, le film " Le Monde selon Mosanto) dans son intoxication en 2004 par un puissant herbicide, le Lasso. Le produit est interdit en France depuis 2007

Après avoir respiré des vapeurs du désherbant, Paul François avait été pris de nausées, puis de bégaiement, de vertiges, de violents maux de tête, de troubles musculaires

Paul François n'est pas un cas isolé. D'autres victimes des produits phytosanitaires ont créé l'association Phyto-victimes pour dénoncer les effets sur la santé de ces produits chimiques et venir en aide aux agriculteurs qui subiraient les symptômes d'une intoxication

Face à ces risques liés aux usages des pesticides ou herbicides, les arguments défendant l'agriculture biologique ne peuvent qu'être entendus. Il suffit d'observer les équipements de sécurité que nos agriculteurs doivent revêtir avant de traiter leurs champs. Comment alors ne pas se poser de questions, en tant que consommateur, sur la dangerosité des fruits et légumes ainsi traités que nous consommons

Dans l'affaire qui oppose Monsato à Paul François, le jugement a été mis en délibéré au 13 février 2012. D'ici là, on croise les doigts

Alimentation/Bio | Un café avec Jean-Paul Jaud, Plus d'infos | Nos enfants nous accuseront

Agriculture | Manger peut-il nuire à la santé ? Rencontre avec le réalisateur Eric Guéret

Agriculture | C'est quoi l'agriculture biologique ? , Plus d'infos | La ferme de Sainte-Marthe

Alimentation/Bio | Agriculture biologique : le coup de gueule d'Anny Poursinoff, Plus d'infos | Oui au bio dans ma cantine

03.08.2011

Edition spéciale Afrique : La question de la faim dans la corne de l'afrique?

Article mis sur ma page Facebook

D'un côté, l'obésité touche les pays développés ( page FB)

De l'autre, la famine s'abat sur le Soudan et dans la Corne de l'Afrique ( Article paru ICI : France Inter, Écouter jusqu’au 20/04/2014) . 

En première ligne de mire, les enfants. L'Afrique, berceau de l'humanité, va-t-elle devenir de plus en plus invivable

Notamment à cause du réchauffement climatique et de la sécheresse qui s'abat sur un grand nombre de ses pays

Pouvons-nous encore être optimistes ? Pour Terre TV, c’est encore possible

Sachez que des hommes et des femmes travaillent dans l'ombre, loin de toute reconnaissance

Des ONG réussissent à changer la vie de populations entières, en leurs offrant formations et soutiens pour les rendre plus efficaces et indépendants.  En leur faisant redécouvrir leurs richesses oubliées, que ce soit des techniques d'architectures, comme la voûte nubienne au Sahel, ou des ressources naturelles, comme la spiruline au Burkina Faso.  L'idée de coopérative est également nouvelle chez les agriculteurs, qui arrivent à être plus  rentables et à nourrir plus de bouches

La preuve, sur TerreTv

Dans le premier reportage diffusé sur le site : La Voûte nubienne pour servir l'architecture des plus modeste (Conso | Consommation et Production durable : la voie vers un monde plus vert), dans le deuxième La spiruline, un gramme d'espoir pour l'Afrique ? Solidarité/HumanitaireLa spiruline, un gramme d'espoir pour l'Afrique ?, Le Plumpy'nut : sauver les enfants de la famine Plus de vidéos sur www.canal.ird.fr, Solidarité/HumanitaireLe Plumpy'nut : sauver les enfants de la famine

Est-ce suffisant face a un système qui a eu pour objectif de convertir des peuples a la société de consommation, du productivisme, a une forme d’exploitation quand cela l’arranger ou quand les intérêts privés passé avant l’intérêt général ?

Un bon exemple de cet état imposé : Terre, pétrole : le Sud-Soudan, pays neuf à vendre– Rue 89 extrait « :" C'est l'ONG Norwegian People's Aid qui s'alarme. Dans un récent rapport. Il est très difficile de vérifier ce genre d'information, en raison du caractère secret des transactions », affirme Philippe Hugon, directeur de recherches à l'Institut des relations internationales et stratégiques (Iris), en charge de l'Afrique. Un hectare au Sud-Soudan ? 3 centimes Une entreprise texane aurait ainsi acquis 600 000 hectares sud-soudanais pour la modique somme de 25 000 dollars (17 500 euros). Le prix de l'hectare revient donc à… 3 centimes d'euro. Une entreprise texane aurait ainsi acquis 600 000 hectares sud-soudanais pour la modique somme de 25 000 dollars (17 500 euros). Le prix de l'hectare revient donc à… 3 centimes d'euro

Les fonds de pension se ruent vers les terres africaines, sur Grain.org, Le jeune Sud-Soudan brade déjà ses terres agricoles, sur le site de La Tribune de Genève

 

Aller voir sur (L'Histoire des Choses ( a story of stuff :  Texte : Deux documentaires programmés sur ARTE, sur le sujet :Prêt a jeté - Obsolescence Programmée et Détruire pour consommer toujours plus (durée de 43 min 39),  (L'Europe des lobbies), Confessions d’un assassin financier : le contrôle des pays par la dette

25.06.2011

Le néocolonialisme - impérialisme alimentaire ( Chine, Inde….)

L'impérialisme américain avec la CIA ( cf voir Confession d'un assassin  Les Assassins Economiques 1/2 VOSTFR- John Perkins) ou la France avec la Francafrique au profit d'un nouvelle impérialisme que sont surtout la Chine, mais aussi l'inde, le Brésil, la Russie. Les pays dits émergeants.La semaine dernière, un titre a accroché mon regard, au-delà de toute l'encre versée sur les malheurs de la dette européenne. On lisait : "la Chine affamée fait ses courses en Argentine" ( voir aussi source mondialisme, Google) Gouvernance mondiale en mutation : et l'agriculture dans tout ça ? La Chine achète déjà la quasi-totalité des exportations de soja d'Argentine. A présent, la plus grande entreprise agricole chinoise essaie de mettre la main sur des superficies pour acquérir encore plus de soja. Elle a également dévoilé un plan pour cultiver du blé, du maïs, des légumes, des fruits et même du vin -- tout cela destiné à l'exportation vers la Chine. Ce n'est donc plus le seul fait des Etats Unis, mais aussi des pays dits émergents ou BRIC ( Brésil, Russie, Inde, Chine). Pour mieux comprendre ces enjeux Documentary | L'Histoire des Choses, Extract a story of stuff :  Texte

 

Un bon exemple de cet état imposé : Terre, pétrole : le Sud-Soudan, pays neuf à vendre – Rue 89 extrait : " C'est l'ONG Norwegian People's Aid qui s'alarme. Dans un récent rapport.  Il est très difficile de vérifier ce genre d'information, en raison du caractère secret des transactions », affirme Philippe Hugon, directeur de recherches à l'Institut des relations internationales et stratégiques (Iris), en charge de l'Afrique. Un hectare au Sud-Soudan ? 3 centimes Une entreprise texane aurait ainsi acquis 600 000 hectares sud-soudanais pour la modique somme de 25 000 dollars (17 500 euros). Le prix de l'hectare revient donc à… 3 centimes d'euroAilleurs sur le Web

·         Les fonds de pension se ruent vers les terres africaines, sur Grain.org

Le jeune Sud-Soudan brade déjà ses terres agricoles, sur le site de La Tribune de Genève

 

 

Ces événements en Argentine reflètent les efforts des Chinois pour s'assurer des réserves de nourriture dans diverses parties du monde. La raison est simple : la Chine rencontre de plus en plus de difficultés à produire la nourriture dont elle a besoin pour sa consommation intérieure. Le plus grand défi est sans doute de trouver des sources d'eau. Pendant des mois, le sud et le centre de la Chine ont souffert de sécheresse. Au printemps, Pékin a envoyé des équipes de forage de puits de tout le pays vers ces provinces desséchées. Les aquifères sur lesquels se reposaient ces régions étaient secs. Ils devaient creuser plus profond. Cela nécessitait un équipement plus spécialisé. D'où l'ordre de Pékin.

Malheureusement pour eux, creuser des puits plus profonds ne résout les choses qu'à court terme. Les aquifères profonds sous terre peuvent prendre des centaines d'années à se remplir à nouveau. Utiliser ces puits revient à une sorte d'avance sur l'avenir, qu'il faudra rembourser plus tard lorsque l'eau ne pourra plus être utilisée.

C'est également l'idée qui sous-tend "les bulles alimentaires basées sur l'eau". On utilise une provision d'eau non renouvelable qui donne les moyens de cultiver de la nourriture. Mais, comme pour une bulle financière, elle éclatera obligatoirement. Alors, la production de nourriture s'effondrera. Les sécheresses vont et viennent mais elles ont été plus sévères en Chine ces dernières années. Le Shandong a souffert de sa pire sécheresse depuis 200 ans. Elle a persisté dans la province du Sichuan il y a quelques années, la plus grave en un siècle. Et l'année dernière, les cultures de maïs dans le nord de la Chine en ont été affectées (c'est à ce moment-là que pour la première fois la Chine devint un acheteur net de maïs à l'étranger). La sécheresse a également frappé des régions que l'on n'associe normalement pas à ce phénomène. Ainsi, Askia News Network ( Wall Street Journal Asia | Home - [ Traduire cette page ] a rapporté qu'en mai, les précipitations à Taiwan ont chuté de 35% comparé à la moyenne des 30 dernières années. Dans la partie occidentale de l'île, la pluviosité a dégringolé de 90% en avril et en mai. Taiwan est en temps normal une île relativement humide et son climat est favorable aux cultures. Avant de devenir un mini-Japon, Taiwan était un grand exportateur d'oranges, de bananes, d'asperges et de champignons. La base de son économie était l'agriculture.Les provinces du sud et du centre de la Chine sont normalement plus humides. Hubei, au centre du pays, est appelée "la province aux mille lacs" -- dont des centaines sont aujourd'hui "morts", c'est-à-dire qu'on ne peut plus y puiser de l'eau. En fait, la sécheresse a réduit le plus grand lac d'eau douce de Chine, à Jiangxi, de 80%.

▪ L'ironie de tout cela est que plus tôt ce mois-ci, le ciel a déversé des trombes d'eau sur la Chine. A présent, le pays a trop de pluie. Comme le rapporte le Wall Street Journal : "les inondations, provoquées par des pluies torrentielles qui ont commencé au début du mois, ont causé beaucoup de dégâts dans plus d'une douzaine de provinces et de régions. Les informations d'Etat les ont qualifiés de pire depuis des décennies dans certaines zones. En plus des 175 morts dénombrés, 86 personnes sont portées disparues et quelques 1,6 million de personnes ont été déplacées par les inondations. Le bilan établi lundi annonçait plus de cinq milliards de dollars de dégâts"...cf voir China News, Headlines, Top Stories, Current ... - Wall Street Journal - [ Traduire cette page ] Ces inondations ont aussi provoqué de lourdes pertes pour les récoltes. La production de céréales, de fruits et de légumes a chuté de plus de 20%. Les prix alimentaires montent en flèche. Des centaines de milliers d'hectares de cultures ont été détruits.

Je peux  toujours essayer d'avancer des hypothèses pour expliquer pourquoi la météo en Chine s'est montrée plus capricieuse ces dernières années. Mais une chose est indéniable, et elle nous ramène à l'histoire par laquelle j'ai abordé avec d’autres posts  : des bouleversements climatiques plus intense, un système capitalistes en fort déclin, une économie chinoise basée sur le capitalisme dans ce qu'il a de plus libérale - inégalitaire - destructeur couplet a un système autoritaire - despotique hérité du communisme. Lla Chine aura besoin d'acheter plus de nourriture à l'étranger. En important de la nourriture, elle augmente également ses besoins d'eau, la pollution, le réchauffement climatiques

De toutes les choses dont la Chine a besoin, la nourriture et l'eau semblent être parmi les éléments les plus importants et les plus résistants. Selon moi, une récession en Chine frapperait la demande de nourriture. Les gens ne mangeraient pas aussi bien. Ils consommeraient moins de viande. Moins de viande signifie moins de céréales pour le bétail. Par conséquent, le prix des céréales est lui aussi vulnérable aux récessions, tout comme le pétrole et le cuivre.

Mais les volumes sont assez stables dans le temps Plus récemment, si l'on observe la production, on remarque une hausse inexorable dans le temps. On voit également des pénuries persistantes par rapport à la consommation. C'est en partie la raison pour laquelle les niveaux des stocks ont été faibles et les prix sont restés élevés. voir Moraliser le capitalisme, comme le marché financier – système capitaliste ?, Les confessions d'un agent d'influence américain, Albert Camus et le "choc des civilisations" Peut-on quantifier les limites de la croissance ? Conférence ...,

13.06.2011

La potasse assurera la survie de l'humanité ?

La nouvelle opportunité trouvée par le système pour continuer et persévéré dans ces erreurs malgré les preuves qui s’amoncèlent. Après l’agrocarburant, le capitalisme vert, le charity business. L’alimentation, l’eau sont devenus des armes plus puissantes pour contrôler les états – peuples que les guerres. Cf voir Agriculture high-tech sur le site plusconcient.net et L'Histoire des Choses ( a story of stuff :  Texte

L'humanité a déjà vécu sans pétrole ni téléphone portable, mais jamais sans nourriture. Or cette année, les hommes ont eu du mal à répondre à leurs besoins. Une météo particulièrement lunatique est venue perturber un secteur déjà structurellement sous pression. Résultat : les valeurs de l'industrie de l'agroalimentaire sont parties en flèche. Et en particulier, les valeurs liées aux engrais. Un déficit abyssal de l'offre alimentaire,  nouvelle opportunité pour les multinationales, mais une nouvelle pression pour les peuples déjà sous tension.
Pour répondre aux besoins alimentaires, le monde a besoin d'une croissance de 5% de la production de céréales. Or historiquement, la production augmente de 2% par an en moyenne. La question de la croissance ( besoin) a l’infinie se pose dans un fini – limité.

Et la situation n'est pas prête de s'améliorer. Pour la saison 2010/2011, la production mondiale de céréales devrait même reculer de 4%. La raison est simple, 2010 aura été une année exceptionnelle... en terme de catastrophes :

1.      La météo a fait baisser les rendements agricoles en Chine et aux Etats-Unis.

2.      Le phénomène La Niña a asséché d'importantes zones de production en Argentine, ce qui a pénalisé les rendements de maïs et de soja.

3.      Les semis américains sont en retard, ce qui pourrait affecter la production du pays.

4.      Enfin, l'embargo russe sur les exportations de blé va continuer de peser sur l'offre de céréales en 2011.

+83% pour la consommation des émergents
Cette situation serait gérable s'il n'y avait pas en parallèle la montée en puissance des pays émergents. Historiquement, la consommation en Chine, en Inde et en Amérique du Sud a progressé de 83% au cours des 20 dernières années. La raison est simple, ces pays changent leur alimentation. Le riz et les céréales sont servis de plus ne plus avec de la viande. Ainsi, la demande de bœuf, de porc et de volaille devrait augmenter de 2,4% en 2011, entraînant l'augmentation des besoins en céréales. Les engrais vont donc devenir de plus en plus essentiels. La Chine est déjà le premier consommateur de potasse au monde, avec 29% de la consommation mondiale. Voir Nous avons des besoins illimités (crée) et des ressources limitées?     Energies : il est temps de changer ! - on Dailymotion 

Bientôt 10 milliards d'êtres humains. Combien de tonnes de potasse ?
Si les besoins alimentaires augmentent en qualité, ils vont augmenter également en quantité.Notre planète accueille actuellement près de sept milliards de bouches à nourrir. D'ici 2050, la population mondiale devrait atteindre 10 milliards d'individus. En parallèle, les surfaces de terres arables reculent et les fermes ferment.Nous serons donc obligés mécaniquement d'améliorer le rendement de nos terres.

Les engrais, la seul solution proposait par les multinationales. La vraie solution : le composte
Les engrais vont être essentiels pour résoudre la quadrature du cercle : stagnation des rendements et hausse de la demande. Plus particulièrement, la solution pour augmenter la productivité agricole se résume à trois éléments : azote, phosphore et potassium. Le mélange de ces trois éléments permet d'augmenter les rendements agricoles de 60%, pour l'ensemble des produits cultivés, mais baisse très rapidement les années suivantes avec l'aridification des sols. La consommation de potasse proche du pic de production La production de potasse est déjà partie en flèche. En 2010, les volumes de potasse transportés autour de la planète ont progressé de près de 80%, à 52 millions de tonnes.

L'année 2011 devrait continuer sur la même voie. Les besoins de potasse devraient atteindre 55 à 60 millions de tonnes cette année.Or la capacité de production totale de potasse est estimée à 61 millions de tonnes. Il faut donc se préparer à la conséquence habituelle de ce genre de configuration : une augmentation des prix.Des prix soutenus par la demande... et par les producteurs Les prix de la potasse ont progressé de près de 50 dollars en 2010. Ils ont dépassé les 360 dollars la tonne. Mais la robustesse des prix a aussi été assurée par le contrôle qu'exercent les principaux producteurs.Les cinq plus grands producteurs représentent plus de 65% de la production mondiale. Cette domination leur permet d'adapter l'offre à la demande, et de maintenir ainsi les prix et les marges de la potasse.

La bataille des géants fait déjà rage
Cette configuration particulièrement attractive du marché a poussé les géants miniers à rentrer dans la bataille de la postasse.On retrouve ainsi les géants miniers bien connus. BHP Billiton est impliqué sur ce secteur grâce à sa joint venture avec Anglo Potash Ltd. Il a également acquis Athabasca Potash début 2010.Le brésilien Vale a de son côté racheté les gisements de Rio Tinto (au Canada dans la région de Regina) en 2009.

Première capitalisation canadienne : un producteur de potasse
Il faut bien reconnaître que produire de la potasse est particulièrement lucratif. La demande est virtuellement illimitée, et il n'existe aucun substitut viable. Ce schéma est tellement positif que les pure player de la potasse sont désormais en tête des capitalisations mondiales. C'est le cas de Potash Corporation of Saskatchewan. La société est la plus grande entreprise cotée à la Bourse de Toronto, le Toronto Stock Exchange (TSE), avec une capitalisation boursière à 67 milliards de dollars.

La chasse à la potasse a commencé
L'attractivité de la potasse donne actuellement des opportunités très intéressantes. Surtout, si la potasse n'est pas rare, ses gisements sont très localisés. Seulement une douzaine de pays en produisent. Mieux, seulement quatre grandes zones de dépôts existent :

1.       Le Saskatchewan, au Canadan

2.       Le bassin du fleuve Kana, en Russie

3.       Danakil, dans le nord-est de l'Ethiopie

Le producteur qui réussira à bien se positionner sur une de ces quatre zones touchera le gros lot. Des personnes comme Marc Mayor se sont penchés  plus en avant sur ce secteur, afin de conseiller les spéculateurs et de participait ainsi a la spéculation globale.  Vidéo : Croissance or not croissance, is that the question ? ,  Pour une éthique de l'existence post-capitaliste : crise existentielle du capitalisme,  Face a la dérive du capitalisme, une solution : La sobriété heureuse , Pourquoi l’insurrection des consciences ?, Les raisons de la colère, Hervé Kempf - l'oligarchie, ça suffit !,

30.04.2011

Autre livre visionnaire : film Soleil Vert sorti en 1973, qui décrit le monde en 2022, détenu par la multinationale « Soylent »

Raconte-moi un visionnaire, Thierry Gaudin

Thierry GAUDIN, prospectiviste,  nous parle d'un visionnaire qui aurait profondément changé notre manière de penser.
Philosophe, médecin et juriste vivant au 12eme siècle, AVERROES transmettra son ouverture d'esprit à l'Occident avec cette phrase : « Si le Coran dit une chose et que tes yeux voient autre chose, il faut croire tes yeux », reprise par Pierre Abélard et les fondateurs des universités.

Raconte-moi un visionnaire | Raconte-moi un visionnaire, Thierry Gaudin...

Voir les discutions sur FB sur le sujet A voir ce soir !!! Planète à vendre : mardi 19 avril 2011 à 20h40 sur Arte, Société réalisé en 2010 par Alexis Marant, Conclusion Jean Ziegler - on Dailymotion, L'agriculture massacrée ( site plusconcient.net), L'Histoire des Choses, Keny Arkana : « Un autre monde est possible , nouvel article "Aliments irradiés: jusqu'où accepterons-nous d'aller?". Projection] "Main basse sur le riz" le 27 avril à 20h à La Clef - Paris 5e

13.04.2011

Communiqué de presse, le mercredi 13 avril 2011,

Communiqué de presse, le mercredi 13 avril 2011,

 

Les collectifs contre les explorations de gaz et d'huile de schiste annoncent trois jours de mobilisations contre les prospections

 

La Coordination nationale des collectifs contre la prospection et l’exploitation du gaz et de l’huile de schiste a décrété les journées du 15, 16 et 17 avril 2011 journées de mobilisation sur tous les territoires

concernés par les permis de prospection accordés par le Ministère de l’Ecologie en mars 2010, mais aussi dans les régions visées par d’autres permis à l’étude actuellement.

 

Le gouvernement français a été contraint de reculer face à la mobilisation de la grande majorité des habitants et des élus de ces territoires : il a suggéré aux industriels une pause pour tenter de calmer le jeu, a confié une mission chargée d’« expertiser » l’impact de cette nouvelle fuite en avant industrielle au Conseil général de l’industrie, de l’énergie et des technologies (CGIET) et du Conseil général de l’environnement et du développement durable (CGEDD) et enfin, il a annoncé en fin de semaine dernière l'examen en urgence d'un projet de loi. 

 

Si la coordination nationale se félicite des déclarations du gouvernement, elle attend avec impatience l'abrogation de la totalité des permis signés (Région Parisienne et sud de la France) et l'abandon de tous les permis en attente de signature.

 

Le weekend des 15, 16 et 17 avril sera l’occasion de maintenir notre mobilisation et de manifester notre refus de l’exploration de gaz et huile de schiste. 

 

Les dates et lieux des mobilisations en France : 

 

Le vendredi 15 avril : 

  • Avignon (Vaucluse): rassemblement devant la sous-préfecture à16H, 
  • Brignolles (Var): rassemblement devant la sous-préfecture à 15H
  • Aix-en-Provence (Bouches du Rhône) : rassemblement devant la sous préfecture à 12h30.

 

Le samedi 16 avril : 

  • Meaux (Ile-de-France) : Rassemblement place de l'Europe devant la sous-préfecture puis cortège
  • Rousson (Gard) : Festival multiculturel (Conférences, ateliers, animations musicales)
  • Donzère (Drôme)  à partir de 12h pique nique et ateliers d'info (aire de repos de Combelonge - carrefour RN7 / D541) puis marche et rassemblement à la mairie de M. Besson (Ministre de l'énergie et maire de Donzère)
  • Lyon (Rhône) : On en parle dans la rue: Information sur les marchés
  • Marseille (Bouche-du-Rhône) : Rassemblement à 10h devant la préfecture

 

Le dimanche 17 avril : 

  • Cahors (Lot) : rassemblement et cortège à partir de 15H
  • Nant (Aveyron) : pique nique puis cortège au fil de l'eau, à partir de 12H sur la place du village
  • Blyes (Ain) : Caravane Stop gaz de schiste dans l'Ain et ailleurs, départ 9h30 de Meximieux (centre commercial) convergence à Blyes dès 12H face Mairie

 

Le lien vers la carte des mobilisations en France http://maps.google.fr/maps/ms?hl=fr&ie=UTF8&msa=0&msid=216166472106132866573.0004a032870d38d4c670e&ll=46.589069,3.647461&spn=6.809697,14.128418&source=embed

 

La Coordination nationale des collectifs contre l'exploration de gaz et d'huile de schiste

Contact presse

09.04.2011

Irradiation des aliments : exigeons l’interdiction en application du principe de précaution !

Paris,  8 avril 2010

Collectif français contre l’irradiation des aliments

Le Collectif français contre l’irradiation des aliments met en garde contre les décisions de l’Union européenne que pourrait impliquer l’avis que vient de publier l’AESA/EFSA sur l’irradiation des aliments.

En l’absence de recherches sérieuses et indépendantes, le collectif exige l’application du principe de précaution et l’interdiction de cette technologie pour le traitement de notre alimentation.

En plein désastre nucléaire au Japon et malgré les récents scandales de conflits d’intérêts la concernant[1], l’Autorité européenne de sécurité des aliments (AESA/EFSA) a publié, le 6 avril 2011, en anglais, un avis concernant l’irradiation des aliments[2], qui nous interpelle et nous inquiète à plus d’un titre.

 

Certes, il mentionne des problèmes récents sur des chats ayant consommé des aliments irradiés et l’incertitude concernant les causes et le mécanisme ayant conduit à ces problèmes neurologiques (leucoencéphalomyelopathie) ainsi que l’éventuelle pertinence de tels effets sur l’être humain[3]. Toutefois, les experts de l’AESA ont conclu qu’aucun risque microbiologique n’est associé à l’usage de cette technologie.

 

L’AESA indique que l’irradiation devrait être considérée comme l’un des traitements sanitaires possibles pour les aliments, parmi d’autres,  et notamment qu’elle devrait ne représenter que l’un des éléments d’un programme de gestion du risque intégré (bonnes pratiques de production agricole, de transformation et d’hygiène)[4]. Malgré l’absence de données récentes et fiables sur les contrôles effectués, elle signale par ailleurs que les volumes actuellement commercialisés sont très limités

Elle recommande que les décisions concernant l’autorisation de produits et de doses pour le traitement par irradiation ne portent pas seulement sur des catégories de produits mais aussi sur des facteurs comme : les bactéries visées,  le niveau de réduction bactériologique visé, si l’aliment est frais, congelé/surgelé, sec/séché ou sa teneur en graisses ou en protéines. Elle considère en outre que la liste de produits autorisés devrait également prendre en compte la diversité de produits alimentaires aujourd’hui commercialisés, tels que les aliments prêts-à-consommer.

 

Il faut noter par ailleurs que le dernier rapport disponible sur les contrôles dans les Etats membres de l’Union européenne porte sur l’année 2007[5]. Nous sommes donc dans une complète incertitude sur la situation des contrôles et des éventuelles fraudes sur les volumes irradiés et commercialisés à l’intérieur de l’Union européenne, depuis plusieurs années. Nous savons en outre que ces contrôles sont disparates, sans règle commune, peu fiables et ne permettent en aucune façon d’informer les citoyens-consommateurs.

Ceci rend d’autant plus dérisoire la mention dans l’avis du fait que l’irradiation ne concerne que de petites quantités d’aliments, ce qui mériterait d’être sérieusement démontré. Il faudrait en outre pouvoir garantir que les volumes n’augmenteraient pas si la réglementation actuelle devait être assouplie, ce que semble préfigurer cet avis. Ce dernier ne précise pas comment la liberté de choix du consommateur pourrait être efficacement assurée, notamment si l’obligation d’étiquetage devrait être maintenue, accompagnée de contrôles cohérents et suffisamment nombreux sur tout le territoire de l’UE, et de sanctions dissuasives en cas de fraudes.

 

Nous considérons que cet avis confirme nos craintes – largement documentées dans nos précédentes analyses. En effet, il ouvre un boulevard à la révision des conditions théoriquement imposées par l’Union européenne à ses Etats membres., Une telle révision pourrait aboutir à la banalisation de l’usage de cette technologie[6], dans le seul but de ne pas entraver le commerce international de produits alimentaires et pour se conformer aux recommandations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et du Codex alimentarius, véritable gendarme de l’OMC.

 

Nous alertons nos représentants politiques et les citoyens en France et dans l’Union européenne sur le danger que représente cet avis de l’AESA à la fois pour la sécurité sanitaire de notre alimentation mais aussi pour l’environnement et l’équilibre socio-économique dans les territoires de production, de transformation et de consommation.

 

Depuis de nombreuses années, nous appelons nos représentants à engager ou permettre des recherches indépendantes sur les effets à long terme de la consommation d’aliments irradiés.

 

Aujourd’hui plus que jamais, compte tenu des incertitudes sanitaires et des risques environnementaux et socio-économiques liés à cette technologie, nous exigeons la conduite de recherches, sérieuses et indépendantes d’intérêts économiques et idéologiques, sur les effets à long terme de la consommation d’aliments irradiés.

 

En l’absence de telles recherches, nous exigeons l’application du principe de précaution et l’interdiction de cette technologie.

 

Collectif français contre l’irradiation des aliments*

www.irradiation-aliments.org

c/o Action Consommation – 21 rue Alexandre Dumas 75011 Paris

 

Contacts presse : info@irradiation-aliments.org  

Véronique Gallais (Action Consommation) :

vgallais@actionconsommation.org  – 06 8689 7889

Roland Desbordes (CRIIRAD) : roland.desbordes@criirad.org  – 06 8618 0187

 

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