26.09.2009
Thon rouge : mobilisez pour sa protection
Cher internaute,
Sans mesures radicales, les eaux autour de l'Europe, mais ailleurs aussi, ressembleront de plus en plus à un désert, à un aquarium vide. Les pêcheurs oublient souvent qu'ils ne font que récolter, sans semer. Depuis des décennies déjà, la quantité de poisson consommée dépasse le renouvellement des populations.
Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture estime qu'au moins 70 % des stocks de poissons de la planète souffrent actuellement de surpêche ( voir ici : campagne greenpeace en Mer du nord : Mercredi 13 août 2008. Greenpeace a entamé hier une opération en Mer du Nord afin de protéger les fonds marins, notamment contre la pêche au chalut de fond et le site seashepherd.
Le thon rouge reste plus que jamais menacé. Aucun accord n'a pu être trouvé le lundi 21 septembre 2009 lors du Conseil des Ministres européens. L'interdiction mondiale du commerce du thon rouge que proposait notamment la Commission européenne et de nombreux pays n'a pas été adoptée !
Greenpeace condamne fermement l'attitude de la France et celle de son Président, qui a poussé cette solution avant de revenir en arrière, compromettant ainsi toutes les chances d'adoption.
Ecrivez à Nicolas Sarkozy afin que celui-ci ne revienne pas une fois de plus sur ses engagements. Le thon rouge ne doit pas être sacrifié sur l'autel des intérêts commerciaux à court terme. La France ne doit pas se ranger aux côtés de Malte ou de l'Espagne, les pays les plus hostiles à la protection de cette espèce emblématique !
Pour en savoir plus pour agir (pétition anonyme, vidéo de M. Sarkozy et forum)
20:47 Publié dans Mobilisations | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : mobilisation, biodiversité, thon rouge











Commentaires
je vois pas ce que vient faire la seashepherd dans la catégorie à combattre
Écrit par : dagsit-bleu | 29.09.2009
forcément, c'est plus vendeur et ça fait joli de dire "stop à la pêche, écoutez-moi, je suis responsable blablabla". C'est vraiment la solution de facilité, qui ignore les réalités économiques, refuse de voir l'existence même de l'homme et préconise des solutions absurdes et irréalistes car simplistes (arrêter de pêcher, arrêter de respirer, arrêter de manger, arrêter d'exister?), et refuse de reconnaître le travail que font les organisations régionales de pêche (telle l'iccat dont les progrès ne sont jamais reconnus, même si, il est vrai, ils sont encore trop faibles).
concernant le thon rouge, le document iccat est plus complet que celui de la cites et les scientifiques ne disent pas "arrêtez de pêcher" mais "pêchez moins". Le vrai défi, c'est d'imposer des quotas à la hauteur de ce que recommandent les scientifiques, et de les faire respecter. Et cela, c'est l'iccat qui s'efforce de le faire. c'est sûr, c'est moins vendeur politiquement d'expliquer quels sont les documents de suivi, quels sont les moyens de contrôle qui sont mis en place, mais c'est plus efficace et c'est cela la pêche durable.
C'est facile et pas cher de dire "arrêtez tout", mais absolument pas rentable sur le long terme: il est bien évident que si l'homme n'existait plus, la Nature serait maîtresse, le vrai défi, c'est de trouver la coexistence. Mais, c'est sûr, au plan politique c'est plus long à expliquer...
juste une remarque: savez-vous que la fameuse campagne menée par Greenpeace, dans le Nord, a conduit non pas à diminuer la pêche de cabillaud, mais à en limiter la vente locale, avec, en remplacement, une importation massive de produits d'élevage venus d'Asie? c'est durable, ça? mettre en danger les pêcheurs européens pour accroître les émissions de gaz à effet de serre? et ce sans aucune effet sur les stocks? il faudrait réfléchir global, au delà du "coup de pub" immédiat...
Écrit par : Lancelot | 29.09.2009
C'est vrai, le but de la campagne de Greenpeace de faire "un coup de pub" afin de montrer les problèmes existants tels que la surpèche.
On sait très bien qu'il faut négocier. Mais en faisant cette mobilisation, cela lui a permis de se mettre en « position de force » et de rappeler ainsi les engagements aux dirigeans de l’Allemagne, des Pays-Bas, le Danemark et la Grande-Bretagne .
C'est pour le bien, sur le long terme de l’activité de la pisciculture.
Plus de poisson, c'est une manière radicale de mettre a l'arrêt cette activité.
Je ne savais pas que la campagne avait déplacé le problème. Mais cela pose la question d’une législation au niveau international et cela, ce n’est pas du domaine des ONG, mais des politiques. D'ou l'idée de la création d'une gouvernance mondiale, même si cela sera difficile.
Le rôle des ONG est d’alerter, mais elles ne peuvent se subtiliser aux politiques.
Le site seashepherd est un aperçue de l’actualité sur le thème.
Écrit par : citoyenactif | 29.09.2009
dans ce cas, très bien de mentionner la seashepherd, car elle fait un bon boulot pour la sauvegarde des océans
Écrit par : dagsit-bleu | 30.09.2009
PS: moi non plus je ne vois pas bien le rapport avec le site sea shepherd, mais en tous cas merci pour ce lien intéressant que je ne connaissais pas...
Écrit par : Lancelot | 30.09.2009
en effet, il faut une réglementation internationale, c'est pour cela que la CICTA (Commission internationale pour la conservation des thonidés de l'Atlantique) existe. Elle est en charge de la régulation de la pêcherie de thon rouge et a mis en place des documents de suivi autrement plus performants que ceux que la CITES. Souci: la CITES comme les militants qui se prononcent en faveur de solutions radicales telles l'interdiction, ne savent pas ce qu'il y a dans ces documents et ne sont pas au courant des mesures en cours: c'est trop compliqué, il est plus facile et plus vendeur de proposer de simples interdictions: là, rien à expliquer et puis ça heurte l'opinion, ça "fait bien".
Problème qu'il faut aussi souligner, au sein de la CICTA cette fois: les quotas sont encore trop élevés, c'est pour cela que le contrepoids des ONG est utile: leur rôle est en effet bien là, un rôle d'alerte. mais pourquoi les ONG ont-elles le droit de dire des mensonges, d'aller très loin dans leurs affirmations, sans jamais avoir de devoir de démenti quand le mal est fait? pourquoi ne reconnaissent-elles pas les progrès? pourquoi ne peuvent-elles pas travailler AVEC les gestionnaires? vous ne m'enlèverez pas de l'idée qu'il y a autre chose sous ces affirmations à l'emporte pièce...
Écrit par : Lancelot | 30.09.2009
En réponse a Lancelot :
Heurté l’opinion, peut être une façon efficace de prendre le problème a bras le corps, même si je reconnais quelques facilité dans le discours. J’ai pris un ton alarmiste (je le reconnais) afin d’alerter sur ce problème de diversité aquatique.
Mais le problème est complexe et doit donc mobiliser le maximum de personne, même si elles peuvent être en désaccord avec l’ONG Greenpeace. Le fais d’amener a des réactions est en soi une bonne chose.
Le rôle des organismes comme CICTA, l'ADEME sont appréciables grâce a ses rapports, publications, ces avis scientifiques.
Néanmoins il est de notre (et / ou du leur) rôle (Greenpeace, et autres organisation (humanitaires, écologiques ou des droits de l’homme) à l’origine de la mobilisation de « Copenhague 2009, ultimatum climatique » et de continuer à réagir, de dénoncer et de s'indigner face a des décisions politiques juger trop molle, inefficace ou en désaccord avec l’intérêt commun.
Malgré les critiques que l’on peut formuler a l’ONG Greenpeace, elle revendique ouvertement son indépendance face aux pouvoirs politiques. Cela entraîne donc des frictions ou des désaccords face aux décisions gouvernementales. Mais on reprocherait sûrement le contraire si elle était trop proche d’eux.
La même critique pourrait a ce moment là être fait aux syndicats, agences humanitaires….
Écrit par : citoyenactif | 04.10.2009
Thon rouge : rien ne bouge
Dans un communiqué de Greenpeace sur le thon rouge (voir la mobilisation) : Organisée du 17 au 24 novembre à Marrakech, la 16 session de la commission internationale pour la gestion des thonicidés atlantiques (Iccat) s’est soldée par un échec scandaleux. Alors qu’un possible effondrement à court terme du stock est pointé par de nombreux scientifiques, l’union européenne a fait adopter son option : 22 000 tonnes de captures autorisées en 2009, soit 7000 tonnes de plus que les préconisation scientifiques les plus élevés… « Une fois de plus les lobbying « tuna business »ont fait triompher la bêtise sur l’élémentaire rationalité : ils se sont livrés a un vaste marchandisage pour sauver leurs intérêts et se partager les derniers thons ! s’indigne François Chartier, de Greenpeace France. Cette espèce est emblématique est plus que jamais en danger. Il est temps de se tourner vers des conventions comme la Cities (Convention Internationale pour le commerce des espèces menacées) pour imposer des mesures de restriction du commerce mondiale ».
http://www.msc.org/fr
« Le MSC mène un programme ambitieux et passionnant, en collaboration avec les partenaires de la filière pèche, pour promouvoir les pratiques de pêche durables. »
Écrit par : citoyenactif | 25.10.2009
Désolé j'ai pas tout lu, donc je ne sais pas si qqun en a parlé, mais concernant Greenpeace et la surpêche, ce qu'ils demandent depuis toujours c'est 40% de reserves marines pour laisser les éspèces se reproduirent et éviter leur extinction...
Perso ça me semble être une très bonne idée !
Écrit par : nico | 25.11.2009
Stoppez le : cliquez ICI http://www.greenpeace.fr/thon-rouge/ et et voyez ici, les résultats du sondage auprès des français, concernant le thon rouge : http://www.greenpeace.org/raw/content/france/presse/dossiers-documents/sondage-les-fran-ais-et-la-c.pdf
Vous pouvez aussi partager sur Facebook. Greenpeace relance la campagne face a l'urgence
Écrit par : citoyenactif | 26.01.2010
Le commerce du thon rouge continue, le Japon se délecte
La conférence de la CITES a refusé de placer le thon rouge sous sa protection, et renvoyé la gestion des ressources aux pêcheurs. "Bien" selon Tokyo, un "revers" pour Washington, une "menace de disparition" pour Bruxelles. Revue des réactions internationales. [Lire]
Écrit par : citoyenactif | 21.03.2010
Bonjour
Alors qu'à mi-saison de pêche, aucun thon rouge n'a été encore repéré, les 2 bateaux ( de Greenpeace) sont en mer, prêts à défendre cette espèce.
Le samedi 5 juin dans 21 villes de France, venez à la rencontre des militants des groupes locaux, afin de mieux connaître, en image et en texte la réalité de la pêche au thon rouge telle que nous la dénonçons.
Vous pourrez exprimer votre soutien à nos activistes en mer, en participant à une photo. Nous vous attendons nombreux pour défendre cette espèce en voie d'extinction, emblématique de la Méditerranée !
Merci pour votre soutien !
Cécile Zieglé, coordinatrice des groupes locaux
Pour diffuser notre mobilisation en ligne rejoignez la campagne THON ROUGE !
Pour diffuser notre mobilisation en ligne rejoignez la campagne THON ROUGE ! http://www.facebook.com/pages/Cyberaction-pour-la-sauvegarde-du-thon-rouge-/266933986754
Écrit par : greenpeace | 02.06.2010
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