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31/10/2009

Sur la route de Copenhague : Une histoire de gros sous ?

Deux mois de la conférence, le spectre de l'aide financière mondiale plane sur le bon déroulement des négociations. Et s'il ne fallait qu'une main tendue des pays développés aux pays en développement pour parvenir à un accord ?

 

 

 

Copenhague est dans 54 jours, voir le décompte sur le site officiel.

A Copenhague, y aura-t-il "Assez d'argent pour tout le monde?". C'est la question que pose Volodia OPRITCHNIK, rédacteur en chef de L'Usine à Ges, dans l'édito de sa lettre mensuelle (à télécharger gratuitement sur le site).

Et si tout ça n’était qu’une histoire de pognon ? Non que le changement climatique soit directement imputable à la crise financière. Mais une grande partie des différents climatiques opposants le Nord au Sud peut être apla- nis à coups de billet vert. Car, à bien regarder, de quoi parle-t-on dans les négociations en cours? De baisse des émissions des nations industrialisées ? Normal, elles sont responsables de la situation actuelle.
Et les unes après les autres (Canada, Norvège, Suisse, UE, Japon, France) annoncent qu’une baisse de 20 à 30% de leur empreinte carbone est envisageable pour 2020. La Chine leur demande un effort plus important encore (-40%). Elle joue son rôle d’aiguillon. De même, les sénateurs américains font savoir qu’ils ne ratifieront aucun texte ne prévoyant pas de contraintes carbone pour les pays en développement. L’Inde et la Chine ont répliqué en présentant des plans ambitieux de développement des énergies renouvelables et d’amélioration de l’efficacité énergétique. La Corée du Sud s’est fixé un objectif unilatéral à 2020. Le Mexique veut réduire de moitié son empreinte carbone d’ici à 2050. Dont acte. Mais rien ne verra pas le jour sans argent. Or, crise ou pas crise, la manne est toujours aux mains du Nord. Et les (énormes) besoins sont au Sud.
Pour le financement de l’adaptation, le devis fluctue entre 9 et 67 milliards de dollars par an à l’horizon 2020. En incluant les efforts d’atténuation, le montant annuel de la facture pourrait s’élever à 340 milliards de dollars par an ! Qui va payer ? L’Europe ?
Selon certaines sources, elle pourrait consacrer entre 2 et 15 milliards d’euros par an à l’aide climatique aux pays pauvres. Insuffisant. Pour fluidifier le débat, la Norvège propose de mettre aux enchères 2% des permis nationaux. La Suisse croit aux chances de sa taxe carbone universelle (0,5 dollar par litre d’essence). Les Philippines et la Colombie préconisent de taxer les transactions relatives à la MOC. Des propositions qui ont peu de chance de voir le jour. Tel n’est pas le cas, en revanche, des crédits forestiers (REDD). En vitesse de croisière, ce système de compensation de la protection de la forêt pourrait rapporter une douzaine de milliards de dollars par an aux pays tropicaux. Les Etats-Unis prévoient aussi d’acheter, chaque année, entre 1,5 et 2 milliards de crédits carbone internationaux. De quoi assurer des recettes au moins égales à celles des REDD. Sans oublier les entreprises. À partir de 2012, le marché carbone européen les incitera massivement à investir dans la MOC et le MDP.
À quelques milliards près, le succès de Copenhague n’est, peut-être, pas si loin…

Changer d'Hommes politiques pour sauver le climat?

Depuis dimanche soir, une vingtaine de militants de Greenpeace UK ont pris d'assault le toit du Palais de Westminster (parlement anglais), pour mettre la pression sur des députés fraîchement revenus de leur trêve estivale. Malgré de nombreuses arrestations (ils étaient une cinquantaine pendant la nuit), l'ONG, qui n'a pas froid aux yeux, revient sur le devant de la scène avec un manifeste en 12 points, points qui, selon elle, doivent être impérativement ratifiés à Copenhague pour atteindre les objectifs de réductions d'émissions de C02 pour 2030. Car les militants sont aujourd'hui très inquiets de l'issue de la conférence mondiale sur le climat du mois de décembre : si les pays riches n'aident pas financièrement les pays pauvres, il y aurait, selon eux, très peu de chance pour que des accords mondiaux (concrets) sur les réductions de GES voient le jour. “Il ne reste que quelques semaines avant le sommet sur le climat à Copenhague, et les négociations sont au point mort parce que les pays riches, comme la Grande-Bretagne, ne sont simplement pas allés assez loin pour montrer aux pays pauvres à quel point ils sont sérieux sur le sujet. Il faut changer les hommes politiques si nous voulons sauver le climat. Nous avons besoin de politiciens qui pensent aux générations futures et qui ne sont pas seulement obsédés par la prochaine élection” a déclaré à Euronews l'un des porte-parole de Greenpeace.

 

Source la chaîne verte de l’expansion

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