03.12.2009
SEPTEMBRE 2009 : Deuxième plus chaud depuis 1880
La National oceanic and atmospheric administration (et annonce la NOAA) vient de publier l'image ci contre. Elle représente l'écart de température moyenne mesuré en septembre 2009 relativement à la moyenne climatologique.
Cette situation est surtout due aux températures des continents, au deuxième rang derrière septembre 2005. La température des océans est au cinquième rang. Cette information confirme celle donnée pour l'été 2009 par la NOAA, avec un record en aout pour les océans et un troisième rang pour les températures globales des trois mois d'été (boréal). Nul doute que les débats entre climatologues sur l'évolution à moyen terme - les 10 à 20 prochaines années - vont... évoluer avec ces nouvelles données.
Cette situation est d'autant plus remarquable que le Soleil est toujours dans une phase exceptionnellement calme de son cycle. Quant à l'océan Pacifique, il se trouve juste au dessus de la barre "El Niño", si ce phénomène se poursuit cet hiver et au début de 2010, il devrait conduire à des températures océaniques plutôt plus élevées que la moyenne durant plusieurs mois, puis, logiquement, un reflux ensuite. cet El Niño est toutefois d'un genre spécial, baptisé Modoki (similaire mais différent en japonais). Au lieu d'avoir un franc basculement des eaux chaudes de surface de l'Ouest vers l'Est du Pacifique on a plutôt un faible réchauffement à l'Est et à l'Ouest, ce qui perturbe la mousson indienne et provoque une sécheresse en Australie. Un nouveau mode pour ce phénomène qui semble plus fréquent dans les simulations numériques d'un climat réchauffé.
Il est bien entendu stupide de vouloir tirer des enseignements climatologiques de périodes aussi courtes en les isolant de leur contexte temporel plus large. En revanche, elles sont intéressantes dès lors qu'on les resitue dans ce contexte. Ainsi, l'année 2008 restera simultanément la plus froide depuis sept ans et que l'année 1998... et l'une des dix années les plus chaudes depuis... 100 ans. Si 2009 s'avère plus chaude que 2008 - ce qui sera probablement le cas - elle ne dira pas à elle seule l'avenir du climat, pas plus que 2008 ne le faisait... comme le prétendaient de curieux militants comme Claude Allègre et Vincent Courtillot (l'actuel directeur de l'IPGP). En revanche, elle va encore alourdir la statistique climatologique qui nous dit, affirment les spécialistes, que l'évolution actuelle du climat (dans toutes ses dimensions, pas seulement la température de surface de la planète) ne peut s'expliquer sans le réchauffement produit par les émissions massives de gaz à effet de serre qui se poursuivent et l'augmentation de la teneur en GES de l'atmosphère qui en découle.
Si l'image ci dessus montre un "trou" d'enregistrement pour l'arctique - une petite zone à l'échelle de la planète - il est utile de savoir que la reconstitution de la banquise est exceptionnellement lente en cette fin d'automne.
Il écrit ainsi page 201 à propos de l'utilisation exagérée ou erronée des aléas du climat actuels (tempêtes, inondations...) pour faire comprendre les risques du changement climatiques : «cette vision très orientée de ce qu'est une catastrophe modifie en profondeur la perception des dangers qui nous guettent. Nous savons qu'une grande partie des changements à venir se jouera sur un autre tempo : lente asphyxie économique de certaines zones semi-arides, pression progressive sur les régions côtières, recul inéluctable des glaciers de montagnes et des réserves en eau associées. C'est la prise en compte par le grand public des représentations les plus justes des dérèglements à venir qui permettra à un véritable débat démocratique d'avoir lieu autour des problèmes environnementaux. (...) Les grandes catastrophes font oublier les misères quotidiennes et un désir d'apocalypse accompagne souvent les périodes de crise. Vouloir le flatter est infondé scientifiquement et dangereux politiquement.»
Voir l’article et les graphique sur le blog un journaliste du Monde CLIQUEZ ICI :
Ce constat contredit tout les dénégations des négateurs du climat et montre que nous allons dans le mur si nous n’agissons pas NOW !!!
08:20 Publié dans Quels risques climatiques majeurs ? | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : risques, climatiques, mois, plus, chaud, 1980











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