25.01.2010
La dictature de l'immédiateté
Dans un monde saturé de stimuli où la publicité, la consommation, la télévision, des technologies toujours plus nombreuses et invasives... nous invitent à vivre en mode "présent", comment penser l'avenir ? Comment cette urgence normalisée s'est imposée ? Quelle conséquence a-t-elle sur notre façon de vivre et d'être ensemble, sur notre environnement, sur notre planète ?
Ce livre décrit un monde -notre monde- dans lequel se côtoient des millions d'électrons libres soumis à des milliers d'accélérateurs de particules. Chaque individu est ainsi contraint d'accélérer le pas et se conformer à ce rythme surhumain ou disparaître.
Présentialisme : Idéologie qui s’impose grâce à la négation de toute durée, privilégiant l’amnésie et l’immédiateté à toute construction politique, sociale et culturelle durable. Globalisation et présentialisme débouchent sur un individu incapable de s’enraciner dans le temps et dans l’espace, inapte à contester le monde mirifique de la consommation, de la technologie et de la télévision.
Présentialiste : Individu par excès alternant surtension et dépression; aspire à n’être que son propre reflet déformé par et pour le regard des autres, renonçant à être pour avoir, repu de trop plein et reclus dans un « trop seul ». Une humanité en solde au milieu d’une vie.com… L’homme du présent ne se plonge plus dans un passé riche d’avenir et a la prétention de se passer d’avenir.
Sarkozysme : Partie émergée de l’iceberg présentialiste. Illustre jusqu’à la caricature ce culte du présent. Partout, tout le temps, ici, maintenant, le locataire de l’Elysée est présent… il est LE Présent. Cet hyper-président est avant tout l’omni-présent. Il est le principal ordonnateur d’un nouvel Etat… d’urgence.
L'AUTEUR : Stephen Kerckhove est délégué général de l’association Agir pour l’Environnement. Activiste et militant écologiste, il mène des campagnes de mobilisation citoyenne ciblant les responsables politiques et décideurs économiques, alliant happening et lobbying plus institutionnel
Nous devons revenir dans un monde plus sein ou la solidarité, le respect de l'individu et de l'écosystème soit enfin pris en compte. Et si l'avenir était alternatif ! Des pensées aux pratiques, des modes de vie aux modes de consommations, on voit naître aujourd’hui un mouvement de fond qui mène chacun à tout reconsidérer « autrement ».
Proposer pour soi-même et les autres des chemins plus étroits mais plus sûrs pour l’environnement et la biodiversité. Cela suppose de décrypter les informations qu’on nous livre et de partager nos expertises.
Comment réinventer la solidarité dans notre société? Une conférence a lieu le 4 Février 2010 de 18 00 à 21 00 : Emplacement : au Grand Rex Rue : 1, bd Poissonnière à Paris voir ICI . Pour vous inscrire et bénéficier des 50 places réservées à Colibris, merci de remplir ce formulaire, en indiquant le code invitation COLIBRIS.
Si vous avez des idées ou mettre votre compte rendu de la conférence, n’hésitez pas. Par exemple, pensez vous que la sociocratie ( gouvernance par consentement) et l'écosophie ( wikipédia, Ekopédia, vidéo et entretien )puissent être la solution.
16:44 Publié dans La simplicité volontaire (ou sobriété heureuse | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : dictature, l'immédiateté, la, société, conférence, réinventer, progrés











Commentaires
Un des résultat de cet hyper-président est avant tout l’omni-présent. Est il efficace
Les patrons de l'industrie IT de plus en plus critiques face à la "méthode Sarkozy" Entre l'exécutif et les patrons de l'économie numérique, la lune de miel est bel et bien terminée. Place à la défiance. Syntec Informatique, la chambre patronale des SSII et éditeurs, dénonce l'empilement des rapports, la multiplication des commissions et autres réflexions, débouchant sur des pistes intéressantes... rarement explorées sur le terrain.
Écrit par : aude | 07.04.2010
Les patrons de l'industrie IT, représente un mécontentement générale qui dépasse le seul cadre associatif, vert et syndicaliste, de plus en plus critiques face à la "méthode Sarkozy". Ils se voulaient le président de la rupture, il n'a été que celui de la continuité.
A vouloir trop controler les médias et a vouloir gérer tout les problèmes en même temps, il s'est retrouver bloquer et a déplu a tout le monde. A cela s'ajoute les dérives racistes des memebres de son gouvernement dont il n'a pas su gérér et le modèle autoritaire.
Écrit par : syam | 07.04.2010
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