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28.02.2010

Les paysans de la Confédération paysanne interpellent les politiques

Les paysans de la Confédération paysanne organisent une action devant l'entrée du salon de l’agriculture pour interpeller sur leurs problèmes de survie face aux logiques libérales et demander la réorientation massive de l’agriculture vers une agriculture paysanne et durable, favorable à l’environnement et à la santé des citoyens.
Ce sera l'occasion de rencontrer des paysans soucieux de nous nourrir avec une agriculture paysanne de qualité et de comprendre leurs revendications pour un revenu décent, de leur apporter notre soutien. Une distribution de lait aura lieu devant l’entrée à partir de 9H le mercredi 3 mars sur le terre plein à l’entrée principale du salon (place de la porte de Versailles où sera stationné un camion).
Communiqué

 

 

Face à l'érosion de la biodiversité, la France tâtonne

27.02.2010

Chômage : alerte rouge

Contrairement aux espoirs du gouvernement, l'emploi s'est dégradé en janvier. Pour éviter une catastrophe sociale, il devient urgent d'aider les chômeurs en fin de droits, plutôt que se lancer dans une politique de rigueur. C'est le nombre de chômeurs qui vont épuiser leurs droits à l'assurance chômage en 2010. 400 000 d'entre eux ne toucheront aucune allocation

Le nombre de demandeurs d'emploi a progressé de 19.500 en janvier. Après des corrections statistiques, les chiffres 2009 ont été revus à la hausse. Bercy estime que le marché du travail entre dans une période « moins défavorable ».

Contrairement à ce qui avait été annoncé il y a un mois, Pôle emploi a révisé ses chiffres du mois de décembre, révélant une hausse du nombre de demandeurs d'emploi et non une baisse. En janvier, le nombre de chômeurs a progressé de 19.500.

 

Comme à son habitude depuis le début de la crise, Bercy se veut à la fois prudent à court terme et optimiste à moyen terme. Dans un communiqué, la ministre de l'Economie, Christine Lagarde, « prend note de cette hausse qui confirme que les effets de la crise sur l'emploi n'ont pas disparu », mais « considère cependant que le marché du travail est entré dans une période moins défavorable qu'en 2009 ». Elle pointe ainsi que la hausse de janvier «  est près de deux fois plus faible que la hausse moyenne mensuelle observée en 2009 ». Le Parti socialiste, lui, dénonce une « dégradation inquiétante » de la situation de l'emploi. « La réalité de la France aujourd'hui, c'est 1 million de chômeurs en fin de droits en 2010 et un président de la République qui refuse de leur donner toute aide supplémentaire. »

 

Le chef de l'État, qui a voulu faire un coup politique compréhensible à l'approche des élections régionales et doper la confiance des Français, n'aura finalement eu raison qu'un seul petit mois. Avant d'être doublement contredit

 


Le lobbying du secteur du nucléaire : une bonne année pour l'industrie nucléaire ( dans le monde)

Est ce que l'ère du "Non au Nucléaire" a été remplacé par l'ère du "Oui au Nucléaire"... et l'uranium  surfe sur la tendance.

Le lobbying du secteur du nucléaire -- des minières aux fabricants de réacteurs en passant par ceux qui sont en contact avec le gouvernement et ceux qui signent les chèques. Tout ce que j'ai entendu me pousse à croire que 2010 sera -- enfin -- une bonne année pour l'industrie nucléaire.

Que ce soit aux Etats-Unis ou dans le reste du monde, le nucléaire se porte bien... et même de mieux en mieux.
Après avoir été boudée pendant 30 ans à la suite [faux] d'un grave accident à la Centrale de Three Mile Island en Pennsylvanie (est) en 1979, le coeur d'un réacteur ayant en partie fondu, cette source d'énergie pourrait connaître un renouveau. L'énergie nucléaire est principalement utilisée pour générer de l'électricité. Commençons par jeter un oeil à la façon dont le monde génère son électricité.
__________________

Il existe 436 réacteurs en activité dans 30 pays à travers le monde, dont 104 sont aux Etats-Unis. Ces réacteurs ne produisent que 15% de l'électricité mondiale. La mauvaise nouvelle, c'est que 50 réacteurs sont actuellement en construction. Il y en a 137 de plus de prévus, ainsi que 295 propositions de construction en attente d'autorisation.

Et qu'en est-il de la Chine et de ses ambitions nucléaires ? Selon un article dans le New York Times du 16 décembre 2009, "au cours des dix prochaines années, la Chine se prépare à construire trois fois plus de centrales nucléaires que tous les autres pays du monde réunis".

Selon le Times, "l'industrie civile de l'énergie nucléaire" de la Chine (et soyez sûr qu'il existe aussi une industrie militaire du nucléaire en Chine) possède 11 réacteurs en activité, et 10 réacteurs de plus sont prévus par an pour les 15 années à venir. Cela représente 150 nouveaux réacteurs rien que pour
la Chine.

Alors où le secteur nucléaire mondial va-t-il trouver l'uranium nécessaire pour faire tourner ces nouveaux réacteurs ? C'est une excellente question. Rien qu'aux Etats-Unis, l'utilisation annuelle d'uranium pour le nucléaire est de près de 25 millions de kilos. Les Etats-Unis produisent moins de 1,8 million de kilos de ce carburant -- près de 7% -- et importent le reste.

Mais malgré la grande demande des Etats-Unis en matière d'uranium importé, l'industrie mondiale de l'extraction d'uranium n'a pas la capacité nécessaire pour répondre à cette demande. Une grande quantité du carburant nucléaire importé aux Etats-Unis vient des ogives nucléaires russes retirées de la circulation. Ces ogives datent de l'Union soviétique.

Si vous pensiez que les Etats-Unis avaient un problème avec le pétrole importé, vous savez maintenant que le pays a également un problème avec l'uranium.  C'est un problème de sécurité nationale, et c’est dramatique

Déclaration du président français Nicolas Sarkozy à Rome

« Si l'Europe veut respecter ses engagements à l'aune de 2020, elle doit développer massivement les énergies renouvelables et développer le nucléaire. »24/02/2009 par France 24

24.02.2010

Une politique qui aggrave la crise du logement?

Notes - Thierry Debrand - 16 Décembre 2009


La crise du logement, aujourd'hui amplifiée par la situation économique et financière, est en réalité triple : crise structurelle, crise du pouvoir d'achat et crise du "vivre ensemble". Selon Thierry Debrand, économiste et responsable associatif, le budget "logement" pour 2010 est symptomatique d'un désengagement de l'Etat de la politique du logement, alors que l'urgence sociale se fait sentir.

 

Fin novembre s’est organisée la deuxième nuit solidaire pour le logement dans de nombreuses villes de France. Un constat : la crise du logement se durcit. Ce n’est pas une nouveauté. Depuis deux décennies, elle s’aggrave de manière continue. Elle est aujourd’hui amplifiée par la situation économique et financière.

 

Les difficultés que nous connaissons peuvent se résumer en trois crises : une crise structurelle, qui a pour origine le décalage depuis de nombreuses années entre la construction de logements et les besoins des français ; une crise du pouvoir d’achat qui résulte de l’inadéquation entre les loyers proposés et les possibilités financières des plus modestes ; mais aussi une crise du « vivre ensemble » qui génère une forte ségrégation territoriale, et souligne les efforts nécessaires pour faciliter l’acceptation des différences. Ces trois crises mettent en évidence la nécessité de l’intervention des pouvoirs publics dans la politique du logement. Le budget « logement » est en baisse de près de 20 % sur la période 2008-2011.

 

Face à ces trois crises, le gouvernement a décidé non pas de renforcer la politique du logement, mais au contraire de l’affaiblir. L’analyse des choix effectués lors du budget 2010 est sans appel : diminution des aides à la construction de logements sociaux, stagnation pour les ménages des aides au logement. L’aide à la construction de logements sociaux s’effondre de  800 M€ en 2008 à 480 M€ en 2010. La subvention par logement social baisse de 60%, pour atteindre 1000€, soit 3 % du plan de financement d’un logement social. Par ailleurs, les aides au logement pour les ménages stagnent alors que l’urgence sociale se fait sentir. En bref, c’est à un véritable désengagement de l’Etat que l’on assiste. Mais plus que d’une analyse sur les restrictions budgétaires, c’est d’un réel débat sain et éclairé que la société française a besoin concernant sa politique du logement. L’enjeu dépasse la simple construction de maisons ou d’immeubles, il s’agit de construire le vivre ensemble dans des villes apaisées accessibles à tous pour les prochaines décennies

 

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23.02.2010

«On bosse ici! On vit ici! On reste ici!»

le film passé hier soir devant la cinémathèque française à bercy. aussi http://resf.info/on-bosse-ici (  Pétition ) :

 «On bosse ici! On vit ici! On reste ici!»

C’est un film de trois minutes et trente secondes, diffusé depuis lundi soir sur les sites communautaires et bientôt dans les salles Art et Essais. A l’écran, des gens debout devant un chantier, une tour cossue de la Défense, dans le froid d’un piquet de grève. Ils racontent l’injustice quotidienne d’une citoyenneté de seconde classe. Ce sont des «sans papiers» qui travaillent pour des sociétés connues de tous ou des institutions de la République.

Ce court métrage s’intitule «On bosse ici! On vit ici! On reste ici !» Il est signé du Collectif des cinéastes pour les sans-papiers, regroupant plus de deux cents professionnels du cinéma qui apportent leur soutien aux milliers de personnes dans cette situation. Parmi les signataires, Laurent Cantet, cinéaste et palme d’or à Cannes avec Entre les murs. Dans les jours qui viennent, le collectif tentera de convaincre les grandes salles de diffuser le film avant les élections régionales.

DOCUMENT VIdéO

A regarder sur «Libération.fr», le court métrage du Collectif des cinéastes pour les sans-papiers... Cela est une absurdité de plus d'une société qui va dans le mur. Les déclarations xénophobes de la part de la droite et de la gauche (Ali Soumaré attise les tensions) ,. Les sanctions contre les frêchistes divisent le PS
Ils ont fait une apparition concernant le problème aborder dans la Réunion-débat organisée par Les Verts : «
La Souffrance au travail, une fatalité ?» et ICI . Mais face a une détérioration des conditions de travail et de vie, c’est l’ensemble du travail et de la citoyenneté. Le travail et la citoyenneté ne sont vu que dans une vision matérialiste, consumériste et xénophobes.

21.02.2010

La crise de l'école

 Actualité : les violences se multiplient ces derniers jours dans des établissements scolaires et que le gouvernement se contente d'annoncer, une fois de plus, des Etats généraux,

Si l'école est en crise, comme l'illustrent actuellement les grèves des professeurs, cela résulte en grande partie d'un simple choix budgétaire, qui se traduit par une baisse de la part des dépenses d'éducation dans le PIB. Citation « Ce n’est pas surprenant : en 2004 l’Education nationale employait encore 50 000 personnes pour assurer la « surveillance » sous différents statuts. Aujourd’hui ils ne sont plus que 28 000, quasiment moitié moins… Mais ce qui se passe sur ce plan ne fait qu’illustrer un désinvestissement plus général

Les conséquences des coupes budgétaires d’où l’urgence pour investir pour l’avenir

Retrouvez la chronique de Guillaume Duval sur France Inter ici

Ce que dise les autres sites sur la question : Orientation et livret de compétences dans Les Echos. Cela a des répercutions sur l'avenir de la société, puisque 3 % des Français souffre de l’illettrisme Une étude de l'Insee, rapportée par Le Figaro. A voir : Le Grand Paris universitaire se dessine ( source Le Monde)

 Europe Ecologie prend l'initiative du débat et vous propose de réfléchir ensemble sur les réponses aux violences en milieu scolaire.

Seront présents Cécile Duflot, Philippe Meirieu (pédagogue, tête de liste Rhône-Alpes), Jacques Perreux (Conseiller général et candidat Europe Ecologie), ainsi que des acteurs du monde éducatif (professeurs, parents et élèves). La rencontre aura lieu à la salle Robespierre de Vitry-sur-Seine vendredi 19 à 18h30.

Accédez à la salle au 3 Allée du Puit Farouche ou par l'escalier par l'avenue du Général Leclerc.

Plan d’accès :  Retrouvez le communiqué de presse des candidats Europe Ecologie IDF sur le site de la campagne. N'oubliez pas de consulter le kit militant sur le site de la campagne d'Europe Ecologie en Ile-de-France, afin de vous tenir constamment informés des actions de terrain.

 

20.02.2010

La bataille de l'eau s'engage en Ile-de-France

Il y a un an, la coordination EAU Ile-de-France et une dizaine d’usagers ont déposé un recours au tribunal administratif  de Paris contre la décision du Syndicat des eaux d’Ile-de-France (SEDIF) du 11 décembre 2008 de reconduire la régie intéressée comme futur mode de gestion du SEDIF. L’instruction de ce recours sera close le 12 février et la Coordination attend  avec confiance les conclusions des magistrats : la décision mais aussi ses attendus présenteront un grand intérêt pour la suite de notre combat.
 
Depuis un an, les faits sont accablants : que faut-il de plus pour interrompre la mascarade SEDIF- Veolia ? La guerre de l’eau est déclarée ( source bastamag)
 
Le choix du délégataire se déroule loin des yeux des citoyens et de leurs élus. Les représentants au comité syndical ont pu consulter le cahier des charges de l’appel d’offres au siège du SEDIF pendant la semaine du 1er avril ! L’allotissement, un temps envisagé par M. Santini, a été enterré. La concurrence se réduit, une fois de plus, au duopole  Veolia – Suez.
 
La rente des barons de l’eau continue de plus belle sur le dos des usagers. L’association UFC-Que Choisir avait évalué en 2008 la « surfacturation » de l’eau francilienne de 80 à 90 millions d’euros par an. Des audits commandés par le SEDIF lui-même ont conclu à des économies possibles de 40 à 45 millions d’euros par an. Royal, M. Santini consent à baisser en 2010 le tarif de l’eau (HT) de 1,76 € / m3 à  1,73 € / m3 soit 3 centimes d’euros ! De qui se moque-t-on ?
 
Les vases communicants fonctionnent bien entre des usagers ponctionnés de leur liquide et des actionnaires tout gonflés... La rente ne paiera pas le double salaire que M. Proglio a été contraint de lâcher. Mais peut-être sa retraite pour laquelle Veolia aurait d’ores et déjà provisionné 13,1 millions d’euros. Et certainement les dividendes des actionnaires : pour quel risque ? Pas la rupture des canalisations dont l’état est plus dégradé dans le privé que dans le public ; mais c’est la faute des collectivités, déclarent en chœur Veolia et Suez !
 
Veolia dans le collimateur de la justice avec la perquisition des locaux d’une de ses filiales, la SADE en décembre dernier. Ces investigations font suite à la saisine en septembre 2007 du Conseil de la Concurrence par l’UFC-Que Choisir. L’association de consommateurs s’étonnait des tarifs particulièrement élevés facturés au SEDIF pour le renouvellement des branchements en plomb. Le SEDIF se targue d’être au même niveau de prix  que les autres maîtres d’ouvrage depuis 2006. Mais c’est entre 2001 et 2005 que 20 000 branchements ont été facturés au prix fort (1000 euros au-dessus du prix plafond fixé par l’agence de l’eau) à la collectivité, soit la bagatelle de 20 millions d’euros supplémentaires soldés par les usagers. Quelle gabegie !
 
La pression monte du côté des usagers et des élus. Le 4 décembre dernier, un collectif citoyen a occupé le siège du SEDIF, du jamais vu ! Les élus de l’Appel pour une gestion publique de l’eau ont été reçu à leur demande par la Haute autorité de la concurrence. A sa création, la communauté d’agglomération « Est ensemble » annonce ne pas ré-adhérer au SEDIF (dont ses 9 communes étaient membres à titre individuel auparavant) : cela représente 400 000 habitants, soit environ 10% des usagers du SEDIF ! C’est une claque pour M. Santini : sa gestion autocratique finit par menacer l’existence même du SEDIF.
 
Devant le fiasco de la gestion actuelle confiée par le SEDIF à Veolia, l’urgence est de revenir à une gestion publique et transparente de l’eau en Ile-de-France.

Le 4 février 2010
Coordination EAU Île-de-France - www.eauidf.blogspot.com   - nous écrire eauidf@hotmail.fr

LE PEUPLE INVISIBLE

de Richard Desjardins & Robert Monderie,
Coul.93’, 2007.
En présence du réalisateur (sous réserve).

Il y a à peine deux siècles, les Algonquins occupaient un territoire qui s’étendait de Laval à Val d’Or, jusqu’au lac Huron. A l’image de leur mode de vie ancestral, cet espace est maintenant réduit en miettes. Le territoire qu’occupe aujourd’hui ce peuple d’environ 9 000 individus se résume à une dizaine de communautés au Québec, qui constituent leurs derniers refuges. Les Algonquins sont forcés à la sédentarité, souvent réduits à la misère, coupés de leurs traditions.

Richard Desjardins et Robert Monderie ont décidé de tirer la sonnette d’alarme et de faire la lumière sur les grandeurs et les misères de ce Peuple invisible, surtout aux yeux des Blancs qui continuent de cultiver certains préjugés, non seulement envers les Algonquins, mais envers tous les Amérindiens.

Tous les autres rendez-vous sont sur notre site internet ( survival) Voir Dirty Paradise : Avant-première à la Maison de l'Amérique latine :

19.02.2010

Jeudi-Noir / Place des Vosges - Journée portes ouvertes le 20 février

Les militants Jeudi-Noir qui se sont installés au 1 bis place des Vosges, pour alerter sur la question du logement, ont perdu leur procès. Ce bâtiment est abandonné depuis 44 ans. Pourtant, on leur réclame plus de 10.000 euros d’indemnités pour leur occupation jusqu’au 25 janvier et 25.000 euros de plus chaque mois, à partir de cette même date .

Les habitants ont décidé de faire appel et de solliciter une médiation.

En attendant, ce bâtiment devient un riche lieu culturel. Ainsi, les murs de la marquise accueillent des projections, des répétitions, des réunions, des séminaires, des ateliers...

Depuis Novembre, chaque lundi les habitants vous offrent des projections filmiques sur différentes thématiques.

La prochaine porte ouverte se tiendra donc ce samedi 20 février, de 14h à 20h

Entrée par le 11 bis rue Birague.

Au programme :

- Expositions : photos, peintures, sculptures... avec le soutien des artistes du 59 rue de Rivoli,

- Concerts, avec notamment, la troupe Jolie môme,

- Visites guidées du bâtiment avec tout son historique.

- Dédicaces de Stéphane Oiry, l’auteur des Pieds Nickelés, dont le dernier album "Pas si mal logés"

- Jeux de plateaux avec la MAD

- Possibilité de restauration et vin chaud à prix libre
Editeur : Jeudi-Noir
http://www.facebook.com/l/43321;www.jeudi-noir.org

 

Ou en est le besoin de logement. Comment s’informer :

17.02.2010

Productivité, alimentation saine : Est ce compatibilité ?

Dans le cadre du festival de films documentaires "FESTIVALEURE" qui se déroulera au Havre du 28 au 30 avril, consacré cette année à l'alimentation, Atanka est invitée à participer à une table ronde sur le thème "Productivité, alimentation saine : compatibilité ? »

 

Fidèles à leur esprit coopératif, il souhaite préparer avec vous cette intervention, en vous soumettant quelques idées fortes auxquelles nous vous proposons de réagir. Vous pouvez leur adresser vos réactions, contributions ou documents par mail à contact@atanka.com, ou sur notre page Facebook

 

1ère idée forte : OUI, c'est possible

 

La "bio" n'est qu'une étape, mais déjà la FAO affirme qu'elle pourrait nourrir la planète (rapport à la conférence internationale de Rome, mai 2007). Pour aller plus loin, la voie à suivre est l'agriculture naturelle (ou permaculture).

 

Ouverte par le Japonais Masanobu Fukuoka, cette voie est aujourd'hui tracée par des paysans-agronomes tels que Pierre Rabhi, ou des spécialistes du sol tels que Claude Bourguignon. Ils ont montré qu'elle permettait d'obtenir des rendements équivalents à l'agriculture industrielle, avec une bien meilleure productivité grâce à des coûts inférieurs 

-        coûts directs (pas d'intrants dérivés du pétrole, etc

-        coûts indirects (santé publique, préservation des sols et de la biodiversité, etc)

 

Pour passer à la vitesse supérieure, il faut soutenir les agriculteurs qui s'avancent dans cette voie (c'est ce que nous essayons de faire avec la Coopérative Atanka), et la rendre plus compétitive en corrigeant les distorsions de concurrence que représentent les subventions, qui profitent aujourd'hui à l'agro-business :

-        subventions directes aux exploitations (PAC, etc.),

-         subventions indirectes par le financement de la recherche (aujourd'hui quasi exclusivement dédiée à l'agro-business

 

2ème idée forte : c'est une lutte

 

Si l'humanité à tout à y gagner, les industriels de la pétrochimie et de l'agro-business ont beaucoup à perdre. L'enjeu pour eux est aujourd'hui de cacher leur échec et leur inefficacité. Pour nous, il est de briser ce mythe de la meilleure productivité de l'agriculture industrielle, qui constitue une scandaleuse imposture

 

Il ne s'agit pas seulement de discussions de salon, mais de luttes extrêmement dures et concrètes (dont les OGM ne sont que l'exemple le plus médiatisé). Les agriculteurs mènent ce combat en notre nom, en première ligne, en prenant des risques importants pour eux-mêmes et leur exploitation

 

C'est notamment le cas en ce moment avec l'obligation de vaccination contre la FCO : les agriculteurs qui s'y opposent sont menacés de poursuites et de lourdes amendes..

un nouveau modèle de développement économique fondé sur l'équilibre et la coopération, qui ne pourra que remettre en cause l'essence même du capitalisme

 

4ème idée forte : chacun peut agir !

 

L'une des principales forces de "ceux d'en face", c'est leur capacité à instrumentaliser le monde politique et les médias pour nous convaincre qu'il n'y a pas d'alternative, que tout ça nous dépasse et que l'on ne peut rien faire. C'est faux 

 

Aucun système, aucune civilisation n'est éternel. L'Histoire ne s'est pas arrêtée. Des initiatives se multiplient pour se réapproprier "par en bas" la production et l'organisation des échanges, c'est-à-dire l'économie... et donc la politique. Des paysans produisent autrement, des coopératives se constituent, des médias alternatifs se développent pour relayer ces initiatives

 

Aucun système, aucune civilisation n'est éternel. L'Histoire ne s'est pas arrêtée. Des initiatives se multiplient pour se réapproprier "par en bas" la production et l'organisation des échanges, c'est-à-dire l'économie... et donc la politique. Des paysans produisent autrement, des coopératives se constituent, des médias alternatifs se développent pour relayer ces initiatives

 

 

La création de la Coopérative Atanka s'inscrit dans cette perspective : elle distribue des produits bio & paysans, sélectionnés pour leur goût, leur originalité et leurs qualités, proposés par des producteurs passionnés qui expérimentent et réinventent une autre agriculture, respectueuse des sols, de la nature et de l'Homme. Elle organise des commandes groupées à partir de son site www.atanka.com, sur lequel sont présentés tous les producteurs participants et leurs produits

 

Quotidiennement, à travers son mode de vie et de consommation, chacun d'entre nous peut faire le choix de soutenir et relayer ces initiatives à la mesure de ses possibilités

 

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