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06/03/2010

Culture et Ecologie politique

Quelle Culture défendra une société régie par les principes de l’écologie politique ?

La question de l’écosophie, telle que posée par Guattari est, elle aussi, urgente.

 

La culture, sa diffusion, son usage n’est jamais neutre politiquement.

 

Les politiques présentent perfidement la question culturelle comme secondaire

(entretenant savamment la confusion avec le loisir) réduisant ainsi l’être humain à l’hommo économicus et ludens contemporain.

 

Le défi écologique majeur auquel nous sommes confrontés occulte dans le discours politique

la dimension culturelle qui en est indissociable. Au de-la d’une prise de conscience des risques économiques, sociaux, voir physiques encourus, c’est une révolution des mentalités, donc culturelle qui doit voir le jour. 

 

L’écologie politique est seule à battre en brèche l’impasse post-modern en proposant un métarécit ouvert.

 

L’écologie politique doit, pour parvenir à ses fin, se doubler d’une stratégie de politique culturelle qui offre a l’individu la possibilité de se créer une nouvelle subjectivité échappant aux standards du capitalisme mondial intégré. La mondialisation économico-financière nous atteint au sein même de notre inconscient individuel : débarrassons nous du spectre de l’envie au profit du désir.

 

 

Il faut sortir du cycle infernale d’auto-castration mentale dans lequel le consummérisme maintient l’imaginaire contemporain.

 

Il s’agit de transformer un destin global menaçant en conscience individuelle solidaire et créative.

 

 

S’attacher ainsi à modifier nos postures mentales est bien un acte culturel majeur.

 

L’histoire de la Culture est intimement liée à celle du pouvoir. Le groupe dominant impose sa langue, ses rites, ses valeurs. Une subjectivité particulière s’imposant comme norme objective.

Elle est souvent un auxilliaire du pouvoir jouant un rôle subliminal plus ou moins affiché de régulation et de contrôle social.

 

Indice de niveau de vie, repère de classe, la culture est un mode subtil de ségrégation social.   

 

Le savoir comme la culture sont dépendants de la bienveillance et de l’intérêt du Prince.

 

Fondement de l’identité du groupe, et de l’intégration de l’individu dans celui-ci, la culture est un instrument dont toute forme de pouvoir politique joue. Outil idéologique subtil, la culture formate la vision du monde du citoyen, des normes subjectives de valeurs investissant son imaginaire, au lieu de favoriser son autonomie.

 

 

Le sens, la valeur attribuée au mot varient suivant les impératifs historiques.

 

En France, l’apparition du concept moderne de Culture coïncide avec la création de son ministère.

Néanmoins il faut noter que c’est pendant le front populaire en 1936 que Léo Lagrange est nommé sous-secrétaire d’état aux sports et à l’organisation des loisirs. Même si l’accent est mis sur le sport et la jeunesse c’est la première manifestation étatique d’un vrai soucis de prise en charge démocratique du temps libre dans une perspective d’éducation populaire, bien loin des chantiers de jeunesse de Pétain initié dés juillet 1940.

(Cette préoccupation débouchera sur la seule organisation d’éducation populaire vivante qui perdure à ce jour sous le nom de Fédération Léo Lagrange.)

 

 

 

Malraux, en 1945, est Ministre de l’Information sous De Gaulle.

En 1947, il devient délégué de la Propagande du RPF (Rassemblement du Peuple Français) créé par ce même général.

1959, Il devient Ministre chargé des Affaires Culturelles, jusqu’en 1969.

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