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30/03/2010

Comment Sarkozy a rendu possible la dérive raciste à droite

27 Mars 2010 Par Carine Fouteau (Mediapart)

l’ump,récidive,la récidivePas sûr que la nomination, par Nicolas Sarkozy, de la juriste Jeannette Bougrab, fille de harkis, à la tête de la Haute autorité de lutte contre les discriminations (Halde), mardi 23 mars, suffise à effacer la succession de propos à tonalité raciste ou xénophobe, ou véhiculant des stéréotypes sur les immigrés, tenus principalement par des responsables de la majorité présidentielle ces derniers mois. Mises bout à bout, ces déclarations, qui avaient globalement disparu de l'espace public, constituent un ensemble cohérent aux limites de la légalité (la chronologie est sous l'onglet Prolonger). Plutôt qu'une succession de dérapages, elles témoignent d'une rupture à droite, pour reprendre le terme cher à Nicolas Sarkozy, rendue possible par l'affirmation d'une pensée opposant les Français aux étrangers mais aussi les supposés «vrais Français» à ceux qui ne le seraient pas tout à fait, en raison, en priorité, de la couleur de leur peau ou de leur religion. 


Le chef de file des sénateurs UMP,
Gérard Longuet l'a formulé explicitement en déclarant, le 10 mars 2010, qu'il valait mieux nommer à la tête de la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité (Halde) quelqu'un du «corps français traditionnel» plutôt que Malek Boutih, un temps pressenti pour remplacer Louis Schweitzer, érigé en représentant de la «vieille bourgeoisie protestante». Qualifiant ce propos de «normal», Jean-Marie Le Pen a jugé utile de préciser que «M. Malek Boutih est un homme d'origine immigrée, on le sait». Lorsque, le 30 novembre 2009, Dominique Paillé, porte-parole adjoint de l'UMP, affirme qu'il n'est «pas sûr» qu'il faille des minarets «au-dessus des salles de prière», même s'«il y a évidemment des clochers sur les églises, mais c'est un héritage historique», il appuie son raisonnement sur la distinction fantaisiste entre les «religions qui étaient là avant l'avènement de la République» et «celles qui sont arrivées après».


Fondé sur la croyance en l'existence de différents groupes humains, appelés «races», ainsi qu'en la supériorité de certains d'entre eux par rapport à d'autres, le racisme, qui repose, aujourd'hui, sur la définition imaginaire d'une supériorité sociale sur une base physique, se nourrit de ce type de clivages arbitraires. «L'opposition entre le “eux” et le “nous” constitue la matrice de ces déclarations. On commence par distinguer les Français des immigrés, on finit par tracer des frontières entre les Français», note le sociologue
Éric Fassin, dont les recherches portent sur l'actualité des questions sexuelles et raciales. «Il y aurait d'un côté les Français français, autrement dit les Français blancs, et de l'autre les Français “dubitables”, ceux qui n'ont pas l'air de l'être, qui ne sont pas comme il faut et auxquels il faudrait demander des comptes», renchérit l'historien Pap Ndiaye, auteur de La Condition noire, essai sur une minorité française (Calmann-Lévy, 2008).  

 

·         «Il est catholique, il mange du cochon et il boit de la bière»

 

La stigmatisation de telle ou telle catégorie de Français, considérée le plus souvent avec mépris ou méfiance, a servi de canevas aux responsables de la majorité incriminés. À propos d'Ali Soumaré, tête de liste PS aux élections régionales dans le Val-d'Oise, le maire UMP de Franconville a déclaré, le 29 janvier: «Au début, j'ai cru que c'était un joueur de l'équipe réserve du PSG. Mais en réalité, il est premier secrétaire de la section de Villiers-le-Bel. Ça change tout!» Alimentant les stéréotypes, il l'a qualifié, moins d'un mois plus tard, de «délinquant multirécidiviste chevronné». Les Noirs, mais aussi les musulmans, et parfois les étrangers en général, sont dans le collimateur: le 22 janvier, l'ancien garde des Sceaux Pascal Clément affirme, selon des propos rapportés par la secrétaire d'État aux aînés, Nora Berra, que «le jour où il y aura autant de minarets que de cathédrales en France, ce ne sera plus la France», tandis que, le 15 janvier, Jean-Claude Gaudin, le maire UMP de Marseille, dénonce le «déferlement des musulmans» sur la Canebière et que, le 1er décembre, André Valentin, le maire UMP de Gussainville (Meuse), invité par le préfet au débat local sur l'identité nationale, déclare qu'«il est temps qu'on réagisse, parce qu'on va se faire bouffer».


«À ces propos qui pointent du doigt une partie de la société, il faut ajouter ceux qui portent en eux l'exigence d'une sur-conformité, comme pour compenser un handicap», indique Pap Ndiaye.
Nadine Morano, secrétaire d'État chargée de la famille et de la solidarité, ne fait pas autre chose quand, le 14 décembre, elle dit attendre du «jeune musulman (...) qu'il ne parle pas le verlan et qu'il ne mette pas sa casquette à l'envers». Aux côtés de Brice Hortefeux, ministre de l'intérieur, qui déclare à Seignosse (Landes), le 5 septembre, que «quand il y en a un ça va. C'est quand il y en a beaucoup qu'il y a des problèmes», une responsable locale de l'UMP délivre un certificat d'intégration à Amine Benalia-Brouch, «notre petit Arabe», en déclarant qu'«il est catholique, il mange du cochon et il boit de la bière».


Inédite dans l'histoire de France récente, cette salve de déclarations aux formes multiples coïncide avec le «débat» étatique lancé par Éric Besson sur une hypothétique «identité nationale». Sous le feu des critiques, le ministre se targue de ne jamais avoir «dérapé». «Je défie qui que ce soit de trouver un écrit de ce que j'ai pu dire depuis deux mois qui vise à stigmatiser l'étranger ou à stigmatiser une religion», a-t-il lancé à plusieurs reprises ces dernières semaines.
Interrogé le 22 mars sur France Inter, il a fini par admettre qu'il aurait «aimé que (les débats) se passent autrement», tout en renversant l'accusation de racisme en l'adressant à l'humoriste Stéphane Guillon.


À ses détracteurs lui reprochant de dresser les uns contre les autres, il ne cesse d'opposer les valeurs démocratiques comme caution de son initiative. Adressée aux préfets, la
circulaire du 2 novembre 2009 est censée témoigner de cet attachement. Parmi les «valeurs de l'identité nationale», sont listés, au choix, les droits de l'homme, la laïcité ou encore l'égalité homme-femme – le débat ayant été conçu comme une réponse à «l'affaire de la burqa», selon le ministre. Mais, citant, entre autres, «notre vin», «notre art de vivre», «nos paysages», «nos églises et nos cathédrales» comme éléments supposés symboliser l'identité nationale, il n'évoque ni «nos synagogues» ni «nos mosquées».

 

·         «Cette séquence politique constitue un tournant»

 

Le «débat», néanmoins, n'explique pas tout. Il n'est que la partie émergée d'un schéma politique théorisé par Nicolas Sarkozy lors de la campagne présidentielle de 2007 et mis en place après son élection avec, notamment, la création du ministère de l'immigration et de l'identité nationale. Sur la forme, le chef de l'État a «libéré la parole», selon l'expression du chef de file des députés UMP Jean-François Copé, en écho à son «casse-toi pauvre con» lors du Salon de l'agriculture en 2008.


«Cette séquence politique constitue un tournant. Il s'est passé quelque chose de plus grave qu'un simple dérapage. Je préfère parler de glissement de terrain: le paysage politique que nous connaissions est bouleversé. En outre, un dérapage est d'ordinaire involontaire. Or, il n'y a rien aujourd'hui d'accidentel: c'est une politique réfléchie, délibérée. C'est bien pourquoi ceux qui la mettent en place, du président au ministre de l'immigration, ne “dérapent” pas. En revanche, ils imposent une logique», indique Éric Fassin. «Les termes du débat, poursuit-il, ont été posés par Nicolas Sarkozy. En créant un ministère de l'immigration et de l'identité nationale, il a inscrit dans les institutions françaises la distinction entre “eux” et “nous”. Ce faisant, il a produit des catégories autorisant les dérives racistes. Ainsi, dans sa tribune au
Monde du 8 décembre, il parle de l'islam comme d'une religion étrangère à la France. Son discours du 12 novembre devant le mur des fusillés de La Chapelle-en-Vercors est tout aussi symptomatique de ce double jeu. “Pas un libre-penseur, pas un franc-maçon, pas un athée qui ne se sente au fond de lui l'héritier de la chrétienté”, déclare-t-il, omettant de citer les juifs et les musulmans, au nom de la laïcité. Par ailleurs, tout en se servant de la Résistance comme caution de l'identité nationale, il s'autorise un clin d'œil à Vichy lorsqu'il affirme: “J'ai supprimé les droits de succession parce que je crois au travail et parce que je crois à la famille.” De même, on se souvient que c'est à Vichy que Brice Hortefeux avait choisi d'organiser un sommet européen sur les questions d'intégration.»
Pap Ndiaye aussi récuse le terme de «dérapage»: «Cet ensemble de propos constitue une pensée politique qui fait système. Le “débat” sur l'identité nationale a singulièrement élargi la sphère de ce qu'il est possible de dire en laissant la place à des propos considérés comme inadmissibles il y a quelques années. Une partie de la droite tient ainsi le langage qui était jusqu'ici réservé à l'extrême droite. Dans la période post-coloniale, c'est la première fois que le discours d'État trace aussi nettement des frontières entre “eux” et “nous”. Dans une histoire plus ample, cette distinction remonte à la période coloniale qui opposait les citoyens aux sujets de l'empire. En créant un ministère de l'immigration et de l'identité nationale, Nicolas Sarkozy a durci la dimension identitaire et nationaliste de la droite française. En cela, il rompt avec le chiraco-villepinisme des années précédentes. Sa politique n'est pas contradictoire avec la promotion de figures de la diversité, comme Rama Yade, Fadela Amara ou Rachida Dati. Au contraire, la logique du “eux” et du “nous” admet volontiers des “transfuges”, récompensés pour leur mérite, leur fidélité, leur obéissance.» La nomination, par Nicolas Sarkozy, de Jeannette Bougrab, maître de requêtes au conseil d'État, à la tête de la Halde, mardi 23 mars, pourrait s'inscrire dans ce cadre.

 

·         Des préjugés fabriqués par les élites tout au long du XXe siècle

 

De Brice Hortefeux à Gérard Longuet, l'une des spécificités de ces déclarations est qu'elles ont été prononcées par des «experts» de l'espace public, supposés en maîtriser les règles et les pratiques. Elles ne sont d'ailleurs ni l'apanage de la droite, comme l'ont montré les propos de Georges Frêche, le président de gauche de la région Languedoc-Roussillon, sur la «tronche pas catholique» de Laurent Fabius, ni des hommes politiques, comme certains éditorialistes, tel Eric Zemmour, en ont récemment fait la démonstration.


Au cours des derniers mois, les élites ont ainsi largement participé à légitimer des préjugés qu'elles estimaient réservés aux classes populaires. Préjugés, comme le rappelle l'historien Gérard Noiriel, qu'elles ont contribué à fabriquer tout au long du XXe siècle. Dans son ouvrage, Racisme: la responsabilité des élites (Textuel, 2007), il raconte comment les pôles politique, médiatique et savant ont tour à tour construit des stéréotypes sur l'immigration, puisque, comme il l'écrit, «c'est là que s'élaborent les principaux contenus de pensée qui nourriront des convictions ou des comportements “racistes”». S'il se dit «convaincu que le discours actuel sur l'“identité nationale” n'est plus le même que celui que les politiciens tenaient dans les années 1930 ou 1950», il estime néanmoins que «Nicolas Sarkozy a porté au paroxysme la rhétorique inventée par Jean-Marie Le Pen», consistant «à légitimer des raisonnements qui étaient autrefois considérés comme indignes de la démocratie au nom des évidences du sens commun»


«L'association des termes “immigration” et “identité nationale”, rappelle-t-il, a été mise en circulation au début des années 1980 par le Front national. Nicolas Sarkozy l'a réactivée pendant la campagne de la présidentielle pour récupérer les voix de ce parti.» Or, poursuit-il, depuis la fin du XIXe siècle «les propos sur l'“identité nationale” ont toujours accompagné les discours négatifs sur les immigrés». En cela, la création du ministère de l'immigration et de l'identité nationale a constitué, selon lui, une «rupture par rapport au consensus républicain antérieur».


Au regard des événements récents, la démission, en mai 2007, de huit historiens des instances officielles de la Cité nationale de l'histoire de l'immigration (CNHI) apparaît prémonitoire. Rappelons leur
argumentaire: «Les mots sont pour le politique des symboles et des armes. Or il n'est pas dans le rôle d'un État démocratique de définir l'identité. Associer “immigration” et “identité nationale” dans un ministère n'a jamais eu de précédent dans notre République (...).Ce rapprochement s'inscrit dans la trame d'un discours stigmatisant l'immigration et dans la tradition d'un nationalisme fondé sur la méfiance et l'hostilité aux étrangers, dans les moments de crise.»  


Tout se passe comme si, trois ans plus tard, l'habillage républicain de cette politique (au nom de la laïcité, de l'égalité homme-femme, de la lutte contre le communautarisme, etc.) ne trompait plus personne, y compris dans la majorité. Pourtant, les chercheurs exigeant la
suppression du ministère controversé n'ont toujours pas obtenu gain de cause. 

Lire Aussi

o    Défoulement raciste: ça continue, chez Eric Besson et à l'UMP

o    Brice Hortefeux franchit la ligne jaune

 

Chronologie des propos à tonalité raciste ou véhiculant des stéréotypes sur les immigrés (pour accéder aux vidéos, aux sources audio ou aux textes, cliquez sur les liens):


- Le chef de file des sénateurs UMP, Gérard Longuet, estime, le 10 mars 2010, qu'il vaut mieux nommer quelqu'un du «corps français traditionnel» plutôt que le socialiste Malek Boutih, dont le nom est évoqué pour remplacer Louis Schweitzer à la présidence de la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité (Halde). Invité de l'émission Questions d'Info LCP/France Info/AFP, il affirme que Malek Boutih est «un homme de grande qualité mais ce n'est pas le bon personnage» pour cette instance. «La Halde, cela veut dire que c'est la France qui s'ouvre aux populations nouvelles. Schweitzer, c'est parfait! Un vieux protestant, parfait! La vieille bourgeoisie protestante, parfait!», poursuit-il. «Si vous mettez quelqu'un de symbolique, extérieur, vous risquez de rater l'opération», insiste Gérard Longuet. En réponse à la polémique suscitée par ses propos, le sénateur publie un communiqué dans lequel il ne retire rien mais se dit «désolé d'avoir choqué (son) compatriote Harlem Désir, tout comme» il est «désolé d'avoir sans doute choqué Malek Boutih dont (il) a reconnu volontiers les qualités personnelles». Le député PS du Gers Philippe Martin annonce, le 11 mars, avoir saisi la Halde.


- Ancien député et actuel maire (UMP) de Franconville (Val-d'Oise), Francis Delattre, le 28 janvier 2010, déclare à propos d'Ali Soumaré, tête de liste PS aux élections régionales dans ce département: «Au début, j'ai cru que c'était un joueur de l'équipe réserve du PSG. Mais en réalité, il est premier secrétaire de la section de Villiers-le-Bel. Ça change tout!» Ces propos sont tenus lors d'un meeting auquel assistent les ministres Valérie Pécresse, Rama Yade, candidate dans les Hauts-de-Seine, et le numéro un de l'UMP Xavier Bertrand. Le 19 février, Francis Delattre récidive. Il accuse Ali Soumaré d'être un «délinquant multirécidiviste chevronné». Dans un communiqué, l'élu détaille les condamnations dont aurait écopé le candidat socialiste. Il s'avère que l'une de ces accusations était prescrite et qu'une autre visait en réalité un homonyme. Ayant pris connaissance de ces «inexactitudes», Valérie Pécresse, la chef de file UMP pour les régionales en Ile-de-France, condamne les propos de Francis Delattre.


- Jean-Claude Gaudin, maire UMP de Marseille et vice-président de l'UMP, dénonce, le 15 janvier 2010, le «déferlement des musulmans» sur la Canebière, lors d'une rencontre avec les militants UMP au stade Vélodrome à propos de la victoire de l'équipe d'Algérie contre l'Egypte. «Nous nous réjouissons que les musulmans soient heureux du match, déclare-t-il, sauf que, quand après ils déferlent à 15.000 ou à 20.000 sur la Canebière, il n'y a que le drapeau algérien et il n'y a pas le drapeau français, cela ne nous plaît pas.»


- L'ancien garde des Sceaux, Pascal Clément aurait déclaré, selon la secrétaire d'État aux aînés, Nora Berra, lors d'une réunion des députés de la majorité à l'Assemblée, le 22 décembre 2009, que «le jour où il y aura autant de minarets que de cathédrales en France, ce ne sera plus la France».


- Nadine Morano, secrétaire d'État chargée de la Famille et de la solidarité, déclare, le 14 décembre 2009, lors d'un débat sur l'identité nationale dans la ville de Charmes (Vosges): «On ne fait pas le procès d'un jeune musulman. Sa situation, moi je la respecte. Ce que je veux, c'est qu'il se sente français lorsqu'il est français. Ce que je veux, c'est qu'il aime la France quand il vit dans ce pays, c'est qu'il trouve un travail, et qu'il ne parle pas le verlan, dit-elle, selon un enregistrement de France Bleu. C'est qu'il ne mette pas sa casquette à l'envers. C'est qu'il essaie de trouver un boulot, et qu'on l'accompagne dans sa formation. C'est tout ça. Et je crois que si on veut être porteur de paix, on doit accepter l'autre dès lors qu'il respecte les lois.»
- Le maire UMP de Gussainville (Meuse), André Valentin, invité par le préfet au débat local sur l'identité nationale, déclare le 1er décembre 2009 devant les caméras de France 2 qu'il «(était) temps qu'on réagisse, parce qu'on va se faire bouffer. Par qui? Par quoi?... Il y en a déjà dix millions, alors il faut bien réfléchir. Dix millions qu'on paie à rien foutre».


- Le vote suisse, le 29 novembre, donne lieu, dans les rangs de l'UMP, à une série de déclarations en faveur de l'interdiction des minarets en France. «Est-ce qu'on a forcément besoin de minarets pour le faire? Ça, je n'en suis pas persuadé!», explique Xavier Bertrand, le patron de l'UMP, au sujet de la pratique de l'islam, dans le Grand jury RTL, le 29 novembre au soir. Le 30 novembre, Dominique Paillé, le porte-parole adjoint du mouvement, lui emboîte le pas, en disant n'être «pas sûr» de la nécessité de construire des minarets en France. «Les salles de prières sont tout à fait indispensables mais pour autant faut-il des minarets au-dessus de ces salles de prière? Moi je n'en suis pas sûr», explique-t-il au micro de France Info. «Il y a évidemment des clochers sur les églises mais c'est un héritage historique», souligne-t-il, en opérant une distinction entre les «religions qui étaient là avant l'avènement de la République» et «celles qui sont arrivées après». Sur son blog, le député UMP des Alpes-Maritimes, Lionnel Luca, écrit que «jusqu'à preuve du contraire, les Suisses acceptent le principe de lieux de culte - ce qui n'est pas toujours le cas en France - mais ils refusent une ostentation considérée comme une provocation. C'est parfaitement leur droit. Et ce qui est vrai pour la Suisse, l'est aussi pour la France». Sur le blog de la fédération UMP du Finistère, on trouve un billet intitulé «Les minarets en Suisse... c'est non... et chez nous ...à Barbès...?». Son auteur, Jean-René Le Léanec, délégué UMP de la 2e circonscription du Finistère, se plaint des «musulmans qui confisquent les trottoirs (lors de leur prière) chaque vendredi» à Barbès (à Paris), vidéo à l'appui. «Ils forcent les piétons à marcher sur la chaussée et (...) bloquent l'entrée de la rue des Poissonniers avec une barrière, empêchant ainsi tout véhicule de l'emprunter, écrit ce responsable local. Cela dure depuis des mois, sans aucune intervention des forces de l'ordre pour faire cesser cette manifestation religieuse illégale [loi de 1905] et ce trouble à l'ordre public.»
Raoult Marie Ndiaye
Le préfet sur les Noirs

 

La droite menacée d’un 'siphonnage' au profit de l'extrême droite " Dominique Reynié, directeur général de la Fondation pour l'innovation politique et professeur à Sciences Po, estime que la dégradation du climat politique renforce la menace qui pèse sur la droite. Réaction inefficace et dangereuse de la droite A 20 mois de la présidentielle, Sarkozy met le paquet sur la sécurité ICI Démanteler les camps roms illégaux, faciliter la déchéance de nationalité, mettre en prison les parents de mineurs délinquants... Le chef de l'Etat et sa majorité multiplie les annonces.

 

Et que dire pour nous pauvres peuples français de toutes part entre la répression policière, la montée dangereuse de l’extrême droite et la politique discriminatoire et ultra libérale. « Extrait : Depuis dix ans, le Parti socialiste tire ainsi un profit régulier, sans efforts ni doctrine, simplement parce qu'il est dans l'opposition. A moyen terme, ce n'est pas une bonne nouvelle pour lui, puisque ce ne sont pas ses propres forces qui fournissent la raison de ces victoires. A court terme, cependant, c'est pour la droite que les perspectives paraissent les plus sombres. « Bref, nous avons une gauche qui gagne sans mettre de véritable politique a gauche, de réelle politique alternative (solution locale pour désordre globale)

 

osté sur le Blog CAC69


l’ump,récidive,la récidiveAprès le meurtre de la joggeuse de Milly-la-Forêt, Brice Hortefeux à vivement critiqué les juges d'application des peines qui ont permis la libération du meurtrier présumé, ce que les syndicats de magistrats ont trouvé "Scandaleux".

Ce Jeudi, le ministre de l'intérieur (non il n'a pas encore été viré...) à déclaré :


"Il est parfaitement inacceptable que ce criminel sexuel ait été remis en liberté. C'est dans ces conditions qu'il a, hélas, récidivé. Une vie aurait pu être épargnée si l'application de la loi avait été faite dans l'intérêt des victimes. Cela pose une question d'application de la loi et, peut-être, une question d'adaptation de la loi".

Suite à ces déclarations, Christophe Régnard, président de l'Union syndicale des magistrats à répondu:


"Il est scandaleux de s'en prendre ainsi à des magistrats qui ont appliqué la loi. La Garde des Sceaux précédente, Rachida Dati, n'a cessé de dire qu'il fallait aménager les peines au maximum pour vider les prisons, et assurer le suivi des personnes à l'extérieur".

Il à également ajouté que le débat sur la récidive était classique, et que les juges étaient trop souvent pointés du doigt :
"A chaque fois on vote une loi, et à chaque fois on tombe sur le juge qui est un bouc émissaire idéal, que le gouvernement s'occupe déjà de donner les moyens à la justice de fonctionner normalement".

Le porte-parole de l'UMP, Frédéric Lefebvre, en à rajouté une couche sur cette affaire en se faisant le porte parole de la castration chimique (j'ai une blague qui me démange mais ça serait vraiment de mauvais gout) :
"Ne doit-on pas enfin décider la mise en œuvre de la castration chimique pour ce type d'individu ? Il faut tirer les conséquences immédiates en termes de responsabilité et de modification de la loi".

La vraie question qu'il faut se poser, c'est doit-on confondre médias et justice ? Peut-on pondre des lois mal travaillées à chaque drame de ce type ?
J'ai peur que si on continue dans cette voie l'UMP relance bientôt le débat sur la peine de mort...

Source : Nouvelobs.com, Le dérapage d’Hortefeux , (Enquête La Droite populaire, beaucoup de bruit pour pas grand-chose (Comment Sarkozy a rendu possible la dérive raciste à droite, « ce qui n’atteint pas les résultat attendue comme le révèle le site Rue 89 )par leur discours racistes, anti islam et immigration avec toujours plus de lois libérale et limitant les droits » (La liste des métiers ouverts aux étrangers réduite de moitié - LeMonde

Déchéance de nationalité française: "C'est contraire à la Constitution" Politiquement incorrects : la nouvelle droite radicale en Europe /

Venez écouter face à cette ambiance délétère et intolérante, venez écouter Jeanne Moreau - Lettres des innombrables :

28/03/2010

Politiquement incorrects : la nouvelle droite radicale en Europe

Après les scores très important du Front National en France, souvent instrumentalisé ou surfant sur ces idées afin de prendre des électeurs, tour d'horizon des autres pays.

Les partis politiques dits d'"extrême-droite" gagnent du terrain aux élections : Geert Wilders en Hollande, Le Pen en France, la Ligue du Nord en Italie. Mais autour de ces locomotives, toute une nébuleuse de groupuscules bâtissent un nouveau discours populiste en Europe, basé sur la phobie de l'Islam, le refus de la mondialisation et un retour aux identités de terroir. Ce sont les Identitaires en France, les "fascistes de gauche" du Casa Pound en Italie, les militants du Jobbik en Hongrie. Leurs points fort ? La communication sur Internet, un discours moins virulent... En apparence. Tour d'horizon des groupes populistes et néo-fascistes européens du XXIè siècle.

Notre dossier

L’extrême-droite et la pensée « völkisch » en Hongrie : « un terrible potentiel de violence » par Katharina Kloss

Et si votre voisin était nazi ? par Inga Godhusen

Le Bloc Identitaire : la nouvelle droite populiste française par céline Vigouroux

Casa Pound Italia : la nouvelle vague fasciste ? par Roberto Lapia

Droite populiste à l’occidentale: identitaire, antisystème et islamophobe par Roberto Lapia

L'extrême droite s'offre une seconde jeunesse sur le web par Cléo Schweyer

25/03/2010

L'intégralité de la lettre de Zemmour

Le trublion Eric Zemmour s’excuse de sa maladresse vis à vis des arabes et des noirs (L'intégralité de la lettre de Zemmour est lisible sur marianne2.fr.. Il a adressé une courrier à la Licra pour s’excuser. Est-ce bien sérieux ? C’est propos traduise des tensions qui vire au replis identitaire, choux gras de l’extrême droite.

En voici deux autres extraits:

"Je connais trop la souffrance réelle de mes compatriotes 'Arabes et noirs', honnêtes travailleurs, parents intègres, qui se sentent 'salis' par les exactions des bandes de jeunes gens qui ont la même origine qu'eux."

"On a volontairement oublié que ma désormais fameuse phrase n'était qu'une réponse aux arguments développés par les autres intervenants selon laquelle 'la police n'arrête que les Arabes et noirs'. Cette double 'stigmatisation' -et de la police républicaine- et des 'Arabes et noirs' ne choque personne. Les 'Arabes et noirs' peuvent être distingués du reste 'de la communauté nationale' s'ils sont héros (le livre de Thuram exaltant les héros noirs) ou victimes."

Les problèmes sociaux et l’immigration sont les engrais de cette tumeur ( dérive de l'extrême droite et sa banalité dans la société française).

Le racisme est malheureusement bien implanté en France et dans le reste de l’Europe. Il faut voir le vote contre les minarets en suisse, les débats sur l’identité nationale, les scores élevés au régional de l’extrême droite. L’amplification des médiats face à des fait mineurs et isolés ( Minarets en suisse, 3 burka en France...), pour masquer et éviter de répondre aux vrai problème : LA CRISE 2 , une forteresse en Europe, une immigration faible….

(Sources: marianne2.fr, leparisien.fr), Guillon: Bedos "navré" par les excuses de Radio France AFP

 
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