31.08.2010
Colloque "Une autre agriculture pour la biodiversité"
Jeudi 23 septembre 2010 de 9 h 30 à 17 h 30
Palais-Bourbon – Salle 6217
126, rue de l’Université – Paris 7ème
> Inscription obligatoire > colloque2@agirpourlenvironnement.org
> Téléchargez le programme
À l'invitation d'Yves Cochet, député de Paris
À l’initiative de l’association Agir pour l’Environnement
Avec la collaboration du Réseau Semences Paysannes
En cette « Année mondiale de la biodiversité », il convient d’aborder le rôle majeur de l’agriculture sur la biodiversité. En occupant 54 % du territoire hexagonal, l’agriculture est un « milieu de vie » à part entière et les choix agricoles ont un impact indirect essentiel sur la biodiversité sauvage. Elle est également un support direct de biodiversité cultivée et élevée, laquelle est fortement mise en danger par des lois et des normes conçues avant tout pour soutenir l’agro-industrie.
Ce colloque, organisé par l’association Agir Pour l’Environnement avec le soutien du Réseau Semences Paysannes, permettra d’associer des acteurs de l’environnement et de l’agriculture sur cette thématique transversale.
À travers trois tables-rondes successives, nous évoquerons les dangers que le « modèle » agricole actuel fait peser sur la biodiversité, et nous nous interrogerons sur les alternatives possibles (agriculture biologique, produits naturels, semences paysannes…) et les moyens de leur développement.
Le colloque fera l’objet de la publication d’actes (au prix de 10 euros), que vous pouvez commander en ligne sur la boutique d’Agir Pour l’Environnement en précisant si vous choisissez une version imprimée ou un CD.
9 h 30 > Accueil des participants
10 h > Ouverture du colloque par Yves Cochet, député de Paris, ancien ministre de l’aménagement du territoire et de l’environnement
et Anny Poursinoff, députée des Yvelines, présidente de Natureparif
10 h 15 > TABLE-RONDE N°1
Pesticides, semences standards : la biodiversité en danger
L'uniformisation des pratiques agricoles autour d'un «modèle» basé sur des semences commerciales standardisées, le recours systématique aux engrais et pesticides de synthèse et la mécanisation maximale, conduit à une forte perte de biodiversité cultivée mais aussi sauvage. Le constat est alarmant, il doit être réalisé sans complaisance.
Avec:
• Allain Bougrain-Dubourg (sous réserve), président de la LPO – Ligue pour la Protection des Oiseaux,
• Isabelle Goldringer, chercheuse à l’INRA – Institut National de la Recherche Agronomique,
• François Veillerette, porte-parole du MDRGF – Mouvement pour les Droits et le Respect des Générations Futures,
• Marie-Monique Robin (sous réserve), journaliste, réalisatrice et écrivaine, auteure du documentaire et du livre «Le monde selon Monsanto».
Débat avec la salle
12 h > Pause repas
Attention : aucun repas collectif n’est possible, les participant-e-s devront déjeuner par leurs propres moyens. Merci d’être ponctuel-le-s pour la reprise, et de prendre en compte le délai d’accueil à l’entrée de l’Assemblée nationale.
13 h 30 > TABLE-RONDE N°2
Concilier production alimentaire et protection de l'environnement, c'est possible !
Le modèle agricole standardisé et industrialisé n'est pas une fatalité. Des alternatives existent, tant à l'échelle des pratiques ponctuelles (traitement par des produits naturels, utilisation de variétés adaptées au milieu) que des systèmes de production (agriculture biologique ou agro-écologie). Non seulement ces alternatives permettent de considérer la biodiversité comme un atout et pas une contrainte, mais de plus elles ouvrent des perspectives optimistes en matière d’adaptation aux changements climatiques et de sécurité alimentaire mondiale.
Avec:
• Marc Dufumier (sous réserve), professeur d'agronomie comparée à AgroParisTech,
• Pierre Rabhi (sous réserve), formateur en agro-écologie, fondateur du mouvement Colibris et de Terre et Humanisme,
• Bertrand Lassaigne, paysan-sélectionneur en Aquitaine,
• Noun Dufour, administratrice d’Aspro-PNPP – Association pour la promotion des «produits naturels peu préoccupants».
Débat avec la salle
15 h 15 > Pause
15 h 30 > TABLE-RONDE N°3
Les droits de propriété intellectuelle contre la biodiversité ?
La limitation des échanges de semences par les catalogues et la certification, les méthodes d'évaluation des pesticides, la difficulté à homologuer les produits naturels, le «paquet sanitaire» européen sont autant d'entraves à la mise en œuvre des agricultures favorables à la biodiversité. La protection de la propriété intellectuelle (brevets et Certificats d’Obtention Végétale) renforce l'emprise des multinationales et de leur modèle uniformisé. Tour d'horizon et perspectives politiques.
Avec:
• José Bové, député européen,
• Marie-Christine Blandin, sénatrice du Nord, membre de l’Office Parlementaire d’Évaluation des Choix Scientifiques et Technologiques,
• Guy Kastler, délégué général du Réseau Semences Paysannes,
• Josie Riffaud, syndicaliste paysanne, membre du bureau de Via Campesina internationale.
Débat avec la salle
> 17 h 15 > Conclusion de la journée, par Jacques Caplat, Agir Pour l'Environnement
IMPORTANT // Les mesures de sécurité propres à l’Assemblée nationale imposent une inscription préalable et la présentation d’une pièce d’identité à l’arrivée.
La participation au colloque est gratuite. Toutefois, la capacité de la salle étant de 150 places, ne pourront être inscrites que les personnes ayant répondu le plus rapidement.
> Inscription obligatoire > colloque2@agirpourlenvironnement.org
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- Lancement de la campagne « La biodiversité, ça se cultive aussi ! »
> Commandez les documents de la campagne sur la boutique d'Agir pour l'Environnement
> Commandez les cartes postales de la campagne
> Téléchargez le document de campagne au format .pdf
Deux semaines après le dépôt auprès de l’Assemblée Nationale d’une proposition de loi sur l’obtention végétale visant à renforcer l’inféodation des paysans aux firmes semencières industrielles, l’association Agir Pour l’Environnement et le Réseau Semences Paysannes lancent avec 21 partenaires du monde environnemental et agricole* une campagne pour la valorisation, la protection et la reconnaissance de la biodiversité cultivée.
En obligeant les paysans à racheter chaque année des semences « standard » offrant une très faible diversité, la règlementation française impose une uniformisation des cultures et des écosystèmes agricoles. La diversité des semences et plants agricoles a non seulement un impact direct sur la biodiversité cultivée nécessaire à une alimentation saine et diversifiée, et à sa reproduction dans des climats de plus en plus changeants, mais également un impact indirect important sur la biodiversité sauvage, car l’agriculture occupe 54 % de notre territoire.
L’objectif de la campagne « La biodiversité, ça se cultive aussi ! » est d’obtenir la reconnaissance du principe selon lequel les droits collectifs des agriculteurs d’user de leurs semences doivent primer sur les droits de propriété industrielle des « obtenteurs » (semenciers). Les 23 acteurs de la campagne demandent en particulier la mise en œuvre dans le droit français du Traité International sur les Ressources Phytogénétiques pour l’Alimentation et l’Agriculture, concernant le droit de ressemer et d’échanger les semences produites à la ferme, le partage équitable des avantages, la protection des savoirs traditionnels et la participation des paysans aux décisions sur la biodiversité.
Par ailleurs, la préservation et la valorisation de la biodiversité cultivée et agricole implique :
• d’adapter les règles d’évaluation des pesticides de façon à faciliter l’homologation des préparations naturelles peu préoccupantes (PNPP, comme le purin d’ortie ou les huiles essentielles),
• d’interdire les pesticides les plus rémanents et les traitements chimiques des semences avec des néonicotinoïdes (Cruiser, Proteus…), particulièrement nocifs aux abeilles et autres pollinisateurs,
• de soutenir le développement d’une agriculture biologique locale et de saison : un euro investi dans l’achat de produits bio doit donner lieu à un euro consacré à l’installation, la sensibilisation et l’accompagnement des agriculteurs vers les pratiques bio, adaptées au milieu et destinées d’abord au marché local.
Un colloque sera organisé le 23 septembre 2010 à l’Assemblée Nationale par les 23 organisations pour démontrer qu’une autre agriculture, respectueuse de la biodiversité, est possible.
En cette année mondiale de la biodiversité, n’oublions pas le rôle essentiel des paysans et des jardiniers amateurs dans la conservation et le renouvellement de la biodiversité des espaces cultivés et naturels.
* Agir pour l'Environnement, Réseau Semences Paysannes, les Amis de la Terre, Fédération Nationale d’Agriculture Biologique (FNAB), Confédération Paysanne, Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO), Mouvement Inter-Régional des AMAP, Mouvement pour les Droits et le Respect des Générations Futures (MDRGF), Union Nationale des Apiculteurs de France (UNAF), Slow Food, Noé Conservation, Fédération Nationale des CIVAM, Action Consommation, Bioconsom’acteurs, CIELE, Nature & Progrès, Biocoop, Réseau Agriculture Durable, Ligue de l’Enseignement, Cohérence, GAB IdF, Aspro-PNPP, Croqueurs de carottes.
17:25 Publié dans conférences | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : conférences, débats, colloques, autre agriculture, environnement, biodiversité
Les voyageurs de la conscience collective
Pour moi tout est connecté : Politique, économie, social, écologie, culture, les médias : Ce qui est important : c'est ce que l'on en fait et comment ils sont utilisés
Comment nous pouvons donner un sens a sa vie en se forgeant une conscience politique... Une conscience ( face aux grand problème de notre temps
Ils vont parti de ces nombreux aventurier ayant pris conscience des grands problèmes de notre temps (perte de la biodiversité, mer plastique, bouleversements climatique, augmentation des injustices... mais aussi conteur de beau espaces et ...encore d'endroit préservé Ils ont rencontré de nombreux aventuriers, globe-trotters ou explorateurs. Tous ont parcouru le monde à leur manière. En paddleboard pour les uns, en vélo pour les autres, et même à bord d'une navette spatiale ! De ces expériences, ils ont ...rapporté de magnifiques images, mais également des témoignages sur la fragilité de notre planète. Mais le voyage est aussi intérieur, pour puiser en soi la force et la volonté nécessaire pour continuer le périple, quand l'effort physique devient trop important, ou que les conditions météos décourageraient les plus téméraires ! Retrouvez ces hommes et ces femmes hors du commun sur TERRE TV, MSN Vert… Blog de charles Hedrich, aventurier et membre de " respectons la terre" : Interview et blog " Adieu Banquise" :
pollution galopante difficile à contrôler. Transport | Bicycl'air Paris-Pékin Plus d'infos | Le site de Bicycl'air
Un hublot sur la planète Un spationaute français, Philippe Perrin, les étoiles !Espace | Un hublot sur la planète Plus d'infos | CNES
Elles ont traversé l'Atlantique à la force des bras Elles sont trois filles, Stéphanie, Alexandra et Flora, et elles ont traversé l'atlantique Nord à la force des bras. Nous avons eu l'occasion de rencontrer les trois sportives et aventurières des flots à Paris, pour une petite démonstration de Paddleboard. Elles sont revenues avec nous sur leur traversée épique. Sport | Elles ont traversé l'Atlantique Nord à la force des bras ! Plus d'infos | Cap sur l'Odyssée voir Pourquoi l’insurrection des consciences ?
13:13 Publié dans Blogs | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : les voyageurs, la conscience collective
30.08.2010
Qui sont les milliardaires derrière les Tea Parties?
je viens de lire Qui sont les milliardaires derrière les Tea Parties? - Great America. Une captivante enquête
Les liens entre les Etats-Unis et la Turquie et Israël sont très fort et de fort lobby existent. Une relation avec un pays musulman est très intéressante, en retour la Turquie, Israël et les néo conservateurs sont gagnants (comme tout les intermédiaires Il y a un climat de suspicion au Etats-Unis pour ceux qui veulent révéler les dossiers sensibles (Trafic d’héroïne ; blanchiment d’argent) extrait de mon blog Une émission très intéressante sur ICI et maintenant : Les agents d’influences américains et ceux qui ont lutter. et voir Les Tea Party, au grand bazar de la droite extrême américaine | Ils faut relier cela à un mouvement globale entre le lien historique entre la droite, l’extrême droite et des parti politiques ou groupuscule qui ont de tout temps eu pour objectif commun de contrôler les syndicats et les risques ( pour eux d’un réveil de l’insurrection des conscience synonymes d’autonomie, contraire a leur intérêt) A ces groupes, ont peu aussi associé les climato septiques ( voir les attaques au sommet de Copenhague contre le GIEC) qui ont des intérêts assez obscure ( comment une telle attaque a telle pu avoir lieu sans une importante logistique financière et informatique que seul des groupes privés ont). Voir La théorie du complot essaye de contre attaquer face à la mobilisation citoyenne et à l’approche de Copenhague.
Encore beaucoup de lecture en vue, mais en prenant du recul et en les liant entre elles, cela montre la force de pression Ces d’autant plus d’actualité, qu’ils reviennent en force : Les ultraconservateurs déferlent sur Washington Des dizaines de milliers de sympathisants du mouvement du «tea party» ont assisté à une manifestation visant à «rétablir l'honneur» des Etats-Unis, là même Martin Luther King a prononcé, il y a 47 ans, son discours «I have a dream. Si les manifestations du «tea party» sont généralement marquées par des préoccupations fiscales, le rassemblement de samedi a frappé par sa tonalité spirituelle ( source Les ultraconservateurs déferlent sur Washington - figaro )
14:00 Publié dans Enquete | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : les milliardaires, derrière, les tea parties, lobby, extrême droite, néoconservateur
OGM, viande clonée et farines animales, le retour ?
OGM, viande clonée et farines animales, le retour ? Source: C dans l'air - Steack cloné et frites OGM, 16 août 2010, avec Jean de Kervasdoué, Gilles-Eric Séralini, Louis-Marie Houdebine et Périco Légasse (vidéo disponible pour une durée limitée)
Mosanto n’est pas de joyeux robin des bois … C’est gens là se trompent, attaque les recherches et ne servent pas le discours qu’ils veulent communiquait. Ce qu’il faut, besoin s’est revenir a une agriculture raisonnée ( il n’y a plus de petits agriculteurs).
« La crise des agriculteurs français
Confrontés à une grave crise, les agriculteurs français ne cessent de manifester leur colère depuis plusieurs semaines. Nombre d’entre-deux sont contraints de vendre leurs exploitations. La manifestation des producteurs laitiers, réaction a un système inadaptée, absurde et en direction des lobby (trusts) agricole http://www.facebook.com/nilsk27#!/note.php?note_id=4356283897
La manifestation des producteurs laitiers, réaction a un système inadaptée, absurde et en direction des lobby (trusts) agricole La vache qui se beurre sur le dos des producteurs». C’est c…e que l’on peut lire à l’entrée du siège du fromager Bel, qui fabrique, entre autres, «la Vache qui rit». Radio Ici et maintenant. Christian Jacques. Les petits producteurs ont perdu 54 % de leurs revenus en 2009. Fédération nationale des producteurs de lait (FNPL) Ce sont des couples, mais n’ayant qu’un salaire ; L’argent qu’il gagne, c’est le producteur qu’il leur donne. Pour survivre, ils sont obligés d’additionnés des heures impossibles. C’est le slogan de travailler plus de gagner plus ».
Voir sur cette thématique pour mieux comprendre : Le film le monde selon Mosanto, le Film Le temps des grâce et Coline Serreau » Solution Locale face au désordre globale
11:45 Publié dans OGM | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ogm, viande clonée, et farines animales, le retour ?
29.08.2010
Mobilisation contre la destruction d'une banque de semences unique en Europe (source Fadia CHEHAMI
Bonjour à tous,
Un appel à mobilisation contre la destruction d'un centre (russe) de stockage de semences unique en Europe et dans le monde, l'Institut Vavilov, situé à Pavlovsk, en banlieue de Saint-Pétersbourg.
Cela peut vous paraître lointain et superflu, mais je vous assure que c'est important. J'ai eu l'occasion de rencontrer des membres de cet institut il y a quelques années et j'ai pu apprécier le sérieux et l'importance de leurs travaux.
L'appel à l'aide a pris la forme d'une pétition portée par une fondation américaine, la Global Crop Diversity Trust, dont vous trouverez ci-joint le lien en anglais http://www.croptrust.org/main/index.php?itemid=754
L'appel a été relayé en France par le journal de l'environnement, qui renvoie vers la fondation américaine
http://www.journaldelenvironnement.net/article/moscou-veut-detruire-une-banque-de-semences-unique,18540?token=bce977e18ca38348127beac77a227612&xtor=EPR-9
et par le site web Cyberacteurs, qui propose une pétition en français.
http://www.cyberacteurs.org/actions/presentation.php?id=153
Nous vous invitons à signer cette pétition si vous vous sentez concernés. Si vous avez la possibilité de relayer cet appel dans des réseaux associatifs, politiques ou syndicaux, n'hésitez pas à le faire, car cette mobilisation mériterait d'être portée par des organisations françaises de premier plan, ce qui ne semble pas encore être le cas à aujourd'hui.
Bien cordialement,
Veuillez porter une attention particulière à ce qui suit :
Moscou veut détruire une banque de semences unique Le 10 août 2010 par Valéry Laramée de Tannenberg
> Sites & Sols, Faune et flore, Sites et sols naturels, Biodiversité Ils étaient douze. Douze botanistes et généticiens russes à s’être laissé mourir de faim pour sauver leur bien le plus précieux : la banque
de semences de Pavlovsk. C’était en 1942, la région de Leningrad (redevenue Saint-Pétersbourg) était alors cernée par l’armée allemande.
Mais aucun des gardiens de Pavlovsk ne voulut manger leur trésor. Ce trésor, ce sont les collections de graines et de semences de l’ancien Institut pansoviétique de culture des plantes.
Créé en 1926 par le généticien russe Nicolaï Vavilov, il abrite aujourd’hui les graines et semences de 322.000 espèces végétales, dont 43.000 légumes et 5.000 baies. Selon les bons connaisseurs, 90 % des collections de cette « banque » ne se trouvent dans aucun autre établissement comparable.
Hélas, l’institut Vavilov de recherche agronomique a le grave inconvénient d’être installé à Pavlovsk. Situé à quelques kilomètres de Saint-Pétersbourg, ce village où Pierre Ier s’est fait construire un merveilleux palais, est devenu une banlieue chic, où il fait bon avoir sa maison ou sa datcha.
Le 25 décembre dernier, le ministère russe du développement économique a ordonné la destruction de l’institut pour laisser la place à des lotissements. Magnanime, le gouvernement a laissé trois mois à l’institution pour trouver un asile pour ses collections. Trois mois, alors que trois ans ne suffiraient pas à organiser pareil déménagement.
Alors que la justice de Saint-Pétersbourg doit définitivement statuer, cette semaine, sur le sort de l’institut Vavilov, quelques associations se mobilisent.
Le Global Crop Diversity Trust américain a lancé une pétition pour sensibiliser le Premier ministre russe au sort d’une institution unique au monde. Une institution dont les collections pourront se révéler bien utiles en cas de changement climatique ou de grave attaque de ravageurs. L’homme, ce fléau planétaire (et ça ne date pas d’hier)
20:53 Publié dans agriculture et envronnement | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : mobilisation contre la destruction d'une banque, semences unique, en europe
27.08.2010
Un diner avec Julya et/ou une conférence avec Kempf ?
Bonjour amis soutiens,
Entre les manifs du 4 et du 7, la rentrée pro et/ou scolaire vous ne saviez pas quoi faire en Septembre ?
Ca tombe bien ! Préparez l'agenda et venez les soutenir !
- Samedi 28 aout 16h-20h : Portes ouvertes avec visite du bâtiment et buvette improvisée
- Mardi 31 18h - 20h50 : concert électro-Shaman pendant le point distribution de l'AMAP
- Mardi 31 21h : cinéclub avec un excellent flim
- Samedi 4 Septembre : Le collectif Julya, les marquisards (et bien d'autres) vous convient à un diner sur le thème "salon des autonomies festives, culturelles et sociales" (voir flyer numérique en pièce jointe).
- Jeudi 9 : conférence de Hervé Kempf autour de l'écologie et du capitalisme (plus d'info la semaine prochaine)
- Jeudi 16 à 14h : audience du procès en appel de l'occupation de la marquise, venez NOMBREUX ! (pareil on en reparle dans une semaine)
Et des actions Jeudi noir en pagaille dans la joie et la festivité !
Vous ne savez pas où trouver chaque semaine des légumes bio et locaux ?
Abonnez-vous à l'AMAP (Asso pour le Maintien d'une Agriculture Paysanne) de la Marquise et recevez tout les mardis un cageot de légumes bio en provenance des terres Picardes. L'AMAP continue en Septembre ! Venez vous renseigner mardi prochain (18h-20h) sur les modalités ou envoyez-nous un mail : lesmarquisards@gmail.com .
C'est la galère pour trouver une salle pour faire des répet' ou une AG ?
Faites comme les nombreuses artistes/militants qui viennent et reviennent chez nous : des troupes de théatres, des groupes de musique, des associations peuvent se réunir à la marquise pour répéter, filmer, photographier et/ou discuter. Venez nous voir pendant les portes ouvertes pour visiter les espaces, caler des dates, les horaires et discuter des modalités. Vous pouvez aussi nous envoyer un mail (toujours au lesmarquisards@gmail.com) pour des demandes spécifiques ou des visites en dehors des portes-ouvertes.
Et en bonus un petit communiqué de presse ?
c'est cadeau, c'est bonheur (et bon week end) :
Aides au logement des étudiants :
Nicolas Sarkozy a manqué une occasion de servir à quelque chose
Le collectif Jeudi Noir se réjouit que le gouvernement soit revenu sur sa proposition de réforme des aides au logement des étudiants. Interdire le cumul des aides à la personne des étudiants et de la demi-part fiscale de leurs parents aurait en effet coûté cher aux jeunes des classes moyennes, à l’heure où les loyers n’ont jamais été aussi exorbitants.
Pour autant, l’immobilisme du gouvernement est une lâcheté, car le dispositif actuel est injuste et inefficace. Encore une fois, le gouvernement est passé à côté d’une occasion de le remettre à plat.
Le collectif Jeudi Noir dénonce depuis sa création en 2006 ces deux systèmes d’aides. Les APL tout d’abord jouent un rôle inflationniste : dans la mesure où elles ne sont pas assorties d'un plafonnement des loyers, elles autorisent les bailleurs à augmenter les loyers en anticipant cette aide qui se transforme alors en véritable subventions aux propriétaires (voir l’étude de l’économiste Gabrielle Fack, de l’INSEE). La demi-part fiscale, ensuite, accordée aux parents d'enfants majeurs, accorde une réduction d’impôt proportionnelle à la richesse des parents ! Une politique de subvention des familles les plus aisées, au détriment de l’autonomie des étudiants peu fortunés… (voir ce graphique très explicite)
Dans un contexte de faible croissance où les ressources de l'État sont limitées, il est de première urgence de supprimer cette niche fiscale pour en réorienter les fonds en une aide directe aux jeunes en difficulté financière. Là aurait été le vrai progrès et la véritable efficacité. A l’amorce de cette rentrée universitaire, Jeudi Noir refuse tout misérabilisme sur la condition étudiante. Les solutions existent, elles sont réalistes et à portée de main d’un gouvernement courageux, qui accepterait de se fâcher avec les lobbies des bailleurs et des associations familiales !
Nous demandons :
· La suppression de la demi-part fiscale et son remplacement par une aide directe aux étudiants.
· Des aides à la personne conditionnées à des loyers raisonnables.
· Le rattrapage des objectifs du Plan Anciaux de construction et réhabilitation des logements étudiants (en commençant par revenir sur la scandaleuse destruction de la cité universitaire Jean Zay d’Antony dans les Hauts-de-Seine).
Jeudi Noir, tout au long du mois de septembre, depuis son QG de la Place des Vosges, se battra pour ouvrir le débat.
Contacts : Jean-Marc : 06 84 55 34 45 / Manuel 06 22 29 95 07 Julien 06 20 21 10 53 - infos@jeudi-noir.org - http://www.jeudi-noir.org
17:17 Publié dans conférences | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : concert, conférences, soutien, jeudi noir, logements
26.08.2010
La Chine invente l’embouteillage permanent
Record battu ! Un embouteillage monstre paralyse une « Voie Rapide » chinoise sur plus de 100 kilomètres depuis maintenant 10 jours. Les voitures avancent à la vitesse moyenne de 1 kilomètre par jour ! Selon les autorités chinoises, l’embouteillage devrait durer encore un mois…
Les Chinois sont en train de réaliser la métaphore cinématographique de Luigi Comencini qui imaginait en 1979 « Le Grand Embouteillage » comme le syndrome de la paralysie de notre société.
L’embouteillage chinois a commencé il y a dix jours sur la – on ne rit pas – Voie Rapide Nationale 100, aussi connue sous le nom de G110, principale voie de communication routière entre la capitale Pékin et la ville de Zhangjiakou (plus de 4 millions d’habitants), nous a informé Slate depuis hier.
Apparemment, la cause première de l’embouteillage serait des travaux sur l’axe en question, travaux qui ne devraient pas être terminés avant la mi-septembre… On souhaite bon courage aux automobilistes coincés dans le bouchon ! Mais il faut dire que l’axe en question connaît un volume de trafic en augmentation de 40% par an, ce qui n’aide pas vraiment à maintenir une bonne fluidité…
En outre, de nombreux véhicules tombent en panne, ce qui n’arrange rien. D’après les autorités chinoises, cet embouteillage cessera à la mi-septembre.
Certains automobilistes et chauffeurs de camions sont désormais bloqués depuis plus de 5 jours. Alors la vie s’organise comme elle peut. Les conducteurs jouent aux échecs ou aux cartes.
Mais le plus dur, c’est l’approvisionnement en eau et en nourriture. Heureusement, les villageois des alentours passent à vélo pour ravitailler les automobilistes. C’est quand même bien pratique le vélo…
Comme il n’y a pas de petits profits, les cyclistes ravitailleurs vendent la nourriture 3 à 4 fois plus cher que le prix normal et l’eau jusqu’à dix fois plus cher que le prix normal ! Pauvres automobilistes…
Et dans le reste de la Chine, ce n’est guère mieux, tout particulièrement à Pékin où les problèmes de trafic sont récurrents et où la municipalité essaye de gérer au mieux cet embouteillage monstre dont les conséquences s’étendent jusqu’à la capitale chinoise.
Selon Chine Nouvelle, le nombre de véhicules en circulation à Pékin augmente de 1900 unités par jour, soit près de 700.000 par an! Et si le rythme actuel se poursuit, le nombre total de véhicules à Pékin devrait atteindre 7 millions en 2015.
Concernant le taux de motorisation (nombre de voitures pour 1000 habitants), il explose à l’échelle chinoise. Il y avait seulement 5 voitures pour 1000 habitants en 1990, 15 voitures pour 1000 habitants en 2003 et environ 30 voitures pour 1000 habitants en 2010. On remarque que le taux de motorisation a doublé en à peine 7 ans…
Certes, on est loin du taux d’équipement français (600 voitures pour 1000 habitants) ou américain (plus de 800 pour 1000 habitants), mais à l’échelle d’un pays peuplé d’1,4 milliard d’habitants, cela représente quand même environ 40 millions de voitures en circulation, soit plus que le parc automobile français.
Pour la seule année 2009, 13,6 millions de voitures neuves ont été vendues en Chine, soit une progression de 46% par rapport à 2008.
Si le taux de motorisation double encore d’ici 2020 (hypothèse très modérée), le parc automobile chinois sera composé alors de 80 millions de voitures.
L’embouteillage chinois de cet été sera alors considéré comme un simple ralentissement. Il semblerait bien que la Chine a troqué la « révolution permanente » contre « l’embouteillage permanent »… Quand l’automobile détruit la planète… V
Sur le même sujet :
· Nouvelles d’un monde sans voitures – Juillet 2009
· Une récession temporaire… ou la fin de la croissance ?
· World Carfree Network – Février 2009
· World Carfree Network – Mars 2009
Cet article a été publié par , le 25 août 2010 à 13:10, classé dansActualité, Destruction de la planète, Fin de l'automobile, Fin des autoroutes et taggé automobiliste, camions, chine, circulation, congestion, massification,monde, motorisation, nourriture, parc automobile, planète, prix, profits, société,trafic, Vélo, ville, vitesse. Récupérer le lien permanent. Suivez tous les commentaires ici via le flux RSS des commentaires. Poster un commentaire ou faites un rétrolien: URL du Rétrolien.voir Nicholas Georgescu-Roegen, économiste de génie
23:41 Publié dans pollutions | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : la chine, inventer, l’embouteillage permanent
Déchiffrer l'économie par Denis Clerc
Pas assez didactique pour être un manuel, trop soucieux de ne pas délaisser les problématiques actuelles ou les faits d’histoire économique pour être un précis, de même que sans prétention à cette objectivité, à cette neutralité théorique surfaite et hypocrite qui caractérise trop souvent les travaux universitaires, l’ouvrage de Denis Clerc offre une démarche parfaitement adaptée, depuis le début des mouvements altermondialistes, à une demande croissante de vulgarisation scientifique dans le domaine de l’économie. Il est vrai que l’auteur collabore avec le mensuel Alternative économique, dont ces mouvements sont, à bien des égards, fort proches.
L’ouvrage est structuré en deux parties, l’une consacrée au fonctionnement de l’économie (les acteurs, les institutions, la monnaie, le crédit, le travail, la balance commerciale, etc.), l’autre à ce que Denis Clerc appelle «l’envers du décor» (crises, chômage, inégalités, rapports nord/sud, etc.), c’est-à-dire les phénomènes «vécus». La première chose à remarquer est que l’auteur ne manque pas d’une certaine honnêteté intellectuelle puisqu’il refuse de considérer l’économie comme une discipline qu’il serait possible de constituer - et d’utiliser - à part des autres sciences humaines (sciences politiques, sociologie, droit, etc.) et de leurs considérations propres. Il refuse aussi de réduire l’économie à la gestion ou à l’économétrie. D’où, d’ailleurs, le jeu de mot du titre «dé-chiffrer», qui annonce que les mots seront préférés aux chiffres, la syntaxe aux fonctions et les réalités vécues aux mécanismes abstraits. Enfin, il a le mérite de ne pas se contenter des perspectives libérales, monétaristes, keynésiennes ou néo-keynésiennes, en particulier dans sa petite étude des rapports Nord/Sud ; il mentionne, même si c’est pour les ranger au rayon des curiosités, les travaux originaux sur la décroissance de Nicholas Georgescu-Roegen ou la critique lucide du «développementalisme» opérée par François Partant, Ivan Illich ou encore Serge Latouche.
Que l’on ne s’y trompe pas, pourtant. La perspective de Denis Clerc est tout sauf révolutionnaire ou, comme on dit aujourd’hui, «alternative ». Son rejet de la dogmatique économique n’est que superficiel, d’abord parce que, évacuant toutes les économies du don ou les économies domestiques qui sont encore, jusqu’à nouvel ordre, majoritaires sur notre planète, il réduit l’économie à ce qu’elle est en Occident, ou selon la pensée occidentale : un calcul d’accroissement et une relation capital/travail ; ensuite parce que, non content de s’enfermer dans cette dogmatique, il choisit un point de vue critique plus fonctionnel que périlleux. Pour ne prendre qu’un exemple, ménageant la chèvre et le chou, il défend d’une manière assez classique une organisation comme l’OMC tout en lui reconnaissant les quelques défauts que lui concèdent les gens d’ATTAC : l’OMC serait, malgré ses défauts, nécessaires à la régulation des échanges. Il passe ainsi largement à côté de la triple critique fondamentale : (1) de la nécessité absolue de l’échange commercial, qui n’est pourtant pas une évidence, (2) des théories du libre-échange, dont on sait à quels points elles sont pour certaines fausses et pour d’autres réductrices, et (3) d’un organisme comme l’ORD (Organisme de Règlement des Différends) qui est au cœur de l’OMC. Cet organisme, qui, selon une procédure très complexe, à la fois diplomatique et juridique, permet à un pays de prendre des mesures de rétorsions commerciales vis-à-vis d’un partenaire qui l’aurait injustement spolié, n’est que la loi du plus fort légitimée par le droit (ce qui n’est, du reste, pas nouveau) – tout simplement parce que nul n’est égal devant l’échange : un vaste pays comme les Etats-Unis peut se permettre des accrocs à une règle, et donc ses conséquences en terme de rétorsions, alors qu’un petit pays pauvre ne le peut. De même, les rétorsions du Malawi sur l’Union européenne ont peu de chance de faire infléchir cette dernière. Puisque, à juste titre, Monsieur Clerc utilise les analyses institutionnelles, il aurait franchement gagné à s’intéresser à la procédure d’accession à l’OMC, que l’on néglige trop souvent lorsque l’on considère cette organisation.
Cela étant dit, sa bibliographie fouillée et commentée, son absence de liturgie universitaire pontifiante, sa structure claire, son travail de synthèse abouti, ses références historiques, ses graphiques et ses tableaux choisis à propos rendent cet ouvrage à la fois instructif et praticable.
Propos de Frédéric Dufoing
08:48 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : livres, déchiffrer, l'économie, denis clerc, décroissance, omc
25.08.2010
Imaginer un style de gouvernance
21:06 Publié dans Economie, poitique, sciété | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : imaginer, un style, gouvernance, politique, intérieure, internationale
Je conseil vivement film Cleveland contre Wall Street
film Cleveland contre Wall Street Ce qu’en dit Le monde) .
L’économie actuelle est restée dans les mêmes erreurs qu’il y a 2 ans, dix ans (bulles Internet) voir sur plus de 30 ans
D'autant que je viens d'apprendre : L'appétit des spéculateurs aura des conséquences sociales désastreuses
Après les phénomènes climatiques mondiaux de l'été, un collectif emmené par José Bové s'alarme de la "forte dérégulation des marchés" ...et la "spéculation effrénée sur les matières premières agricoles". voir système en faillite : chute ou pas du capitalisme?
11:50 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : conseiller, film, cleveland contre wall street, améliorer, comprendre, rouage, circuit financier










