11.12.2010
Révolution virtuelle et révolution réelle

Je ne suis pas comme ces révolutionnaires professionnels persuadés de détenir la vérité ni comme le romantisme révolutionnaire en mal d'aventures héroïques. C'est la froide raison qui me persuade de la nécessité de révolutions périodiques pour remettre les pendules à l'heure, annuler les dettes (comme pour le Jubilé Juif), changer des institutions devenues obsolètes, laisser place à de nouvelles générations et refonder la solidarité collective. Les guerres ont aussi cette fonction de reconfiguration sociale. Mieux vaut une révolution, il n'y a pas de doutes. Ce n'est pas dire que cela puisse être une partie de plaisir. On a tout à craindre d'une révolution avec ses petits chefs, ses arbitraires, ses mouvements de foule même s'il y a, sur l'autre face, l'exaltation d'une solidarité retrouvée. Plus la révolution se voudra extrémiste et violente, plus le pouvoir sera confisqué par des idéologues plus ou moins totalitaires. Plus la révolution apparaîtra comme raisonnable et plus elle donnera la parole à tous avec la force du nombre. Une période on ne peut plus révolutionnaire où l'intervention des peuples est devenue absolument nécessaire mais il ne faudrait pas se tromper de révolution ni se monter la tête
Construire un autre système de production., Du bon usage des révolutions en régime démocratique,
La contestation se répand en Europe : nous ne paierons pas leur crise !, Les vrais maîtres du monde ???
13:14 Publié dans Mouvements des indignés pour une démocratie réelle | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : révolution, virtuelle, réelle, bonne usage, démocratie











Commentaires
No light, but rather darkness visible.
Milton
Nous agençons une nouvelle chape de plomb par le retournement du même en son contraire, sous la croyance au règne de l'anti-normativité. [...]
On comprend difficilement l'effondrement de la réflexion critique, à moins de considérer que la nouvelle Modernité post-hitlérienne, fonctionnant comme une sorte d'envers historique, ait instauré conformisme et peur de penser dignes des totalitarismes révolus.
Pierre Legendre,
La société comme Texte, p236
Cette thématique est reprise dans le livre Globalia de Jean Christophe Ruffin ( Les vrais maîtres du monde ??? )
Écrit par : citoyenactif | 11.12.2010
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