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16/07/2011

Interview Les agences de notation en quête de crédibilité ?

ajustement structurelle.gif

Cette sitation pour décrire le cercle vicieux de ce système capitalisme mondiale « Si vous placez une grenouille dans l'eau bouillante (s'il-vous-plaît, ne le faites pas…), elle cherchera immédiatement à s'en échapper ; mais si vous la mettez dans une eau froide que vous chauffez progressivement, le batracien ne bougera pas jusqu à finir ébouillanté vidéo explicative, La zone euro dans l'impasse, les bourses en chute libre - expansion

Afin de bien comprendreles enjeux, la gravités et les dérives du capitalisme, l'Etat de la crise de la dette aux Etats Unis ( bien supérieur en milliards et en chiffre que les crises grecque, Italie, Portugal...) Cela laisse le risque de danger. Dans une deuxième parti, un interview d'un financier sur les agences de Notation, bras armé du système capitalisme financier. Le système capitalisme is dead

La Grèce a déjà subi un ajustement très sévère
Evolution des salaires réels entre 2008 et 2011, en %
L'ajustement qu'a subi - et accepté - la Grèce depuis trois ans est déjà colossal. Depuis 2008, les salaires réels ont perdu 8,9 % de pouvoir d'achat en moyenne, alors que le gain correspondant est de 3 % en France. Bref, les Grecs ont déjà accepté depuis trois ans une purge très sévère. Aussi, il n'est pas surprenant qu'ils rechignent à avaler une nouvelle dose d'huile de foie de morue… > Lire la suite (Alternative économique).  Face aux délitements des pays Européen : Une lettre des indignés grec.

 "J'aimerais vraiment voir la taille de la bulle américaine, "et où elle se trouverait sur le graphique dette/PIB. "
« C'est vrai que c'est une grosse bulle. En fait, elle  dépasse les marges du graphique d'hier. Nous lui avons rajouté un cercle jaune représentant les Etats-Unis »  - source agora finance (
L photo)

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l'empire des dettes.gifLa dette nationale américaine est 5,5 fois supérieure à celle de l'Italie -- la plus importante de la Zone euro et la cause de toute la consternation boursière de ces derniers jours.

Mais la vraie question se trouve au centre du cercle jaune sur ce graphique.

« Le  ratio dette/PIB de chaque pays : avec 14 300 milliards de dollars de dette nationale et une économie à 14 700 milliards de dollars, le ratio dette/PIB des Etats-Unis frôle le 100% -- proche du territoire Portugal/Italie, mais pas aussi épouvantable que la Grèce ».

"Ensuite, il y a l'axe des ordonnées, à gauche : les credit default swaps (CDS) -- les "polices d'assurance" versées par les acheteurs de dette de ces gouvernements pour se couvrir en cas de défaut de paiement. La somme totale de CDS américains en cours est basse par rapport à de nombreux pays européens. Mais à 4,58 milliards de dollars, c'est quasiment la même somme que celle de Lehman Bros. en 2008. Vous vous rappellerez qu'environ 4,5 milliards de CDS ont suffi à miner AIG, qui était à l'époque la plus grande compagnie d'assurance au monde... avec un historique d'une solidité sans faille.Peut-être que ces souvenirs pèsent sur les investisseurs en CDS. Plus le coût d'un CDS est cher, plus le risque implicite est élevé. Le coût d'une assurance sur la dette gouvernementale américaine, même s'il est encore bas, a connu une croissance significative depuis la mi-mai. Mardi, il était de cinq points de base -- un demi pourcent". ( photo 2)

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Selon ces données, l'Oncle Sam est pire que l'Allemagne en ce moment.

L'augmentation du prix des CDS américains coïncide avec le drame qui se déroule à Washington au sujet de l'augmentation du plafond de la dette, le 2 août.

 Ce qui signifie que les Etats-Unis devraient immédiatement équilibrer leurs comptes. Ce n'est pas tout... Près de 507,4 milliards de dollars de titre du Trésor US actuellement en cours arriveront à échéance entre le 3 et le 31 août prochain. Pour renouveler cette dette, le Trésor doit, une fois encore, émettre de nouveaux titres.

Et si l'impensable se produisait, et que le gouvernement américain était incapable de prolonger cette dette ?

"100 milliards de dollars arrivent à maturité le 4 août. 100 milliards supplémentaires arrivent à maturité une semaine plus tard, le 11 août. Cela "avale" l'intégralité des 174,2 milliards de revenus attendus pour le mois... avant même que le gouvernement dépense un seul sou pour quoi que ce soit. A moins que le département du Trésor soit assis sur une cagnotte dont nous ignorons tout, la partie serait terminée. Les Etats-Unis feraient défaut... déclenchant ces credit default swaps".

capitalisme is dead.jpg"Imaginons", disait un article de Newsweek signé Daniel Gross au printemps dernier, "un monde dans lequel les Etats-Unis, n'ayant pas la volonté d'augmenter les impôts ou de réduire leurs dépenses, ne p uissent pas réunir assez de liquidités pour assurer leurs paiements d'intérêt et se retrouvent incapables de renouveler leur dette lorsqu'elle arrive à maturité". Conséquence immédiate court terme : "Cela provoquerait un gigantesque déclin de la valeur des bons du Trésor US et des titres adossés aux créances immobilières. Le bilan de toutes les institutions financières américaines -- J.P. Morgan, Goldman, Citi, la Réserve fédérale, les fonds de marché monétaire -- serait décimé. On ne trouverait pas une seule banque, compagnie d'assurance ou entreprise solvable dans tous les Etats-Unis".

"Les grandes banques multinationales, qui ont de nombreuses filiales aux Etats-Unis et une bonne quantité de ces titres dans leurs comptes, seraient elles aussi laminées. Sans oublier les détenteurs de dette US à l'étranger... pour qui les carottes seraient cuites aussi".

"Dans une telle dystopie, qui, précisément, pourrait assurer l'assurance vendue sur la dette gouvernementale américaine ? La dernière fois que nous avons assisté à une série d'événements censés déclencher un paiement à grande échelle de credit default swaps, le système s'est quasi arrêté. Les investisseurs ayant acheté de l'assurance sur les instruments financiers d'AIG ont été payés seulement parce que le gouvernement américain a renfloué l'entreprise".

"Qui viendrait renflouer le département du Trésor US et la Réserve fédérale ?" Oui, qui ?

Conscient que la crise de la dette américaine risque de compromettre sa réélection - France soir , Barack Obama exhorte vivement les dirigeants des grands groupes parlementaires à trouver un accord. Vendredi, le président américain n’a pas hésité à évoquer la « fin du monde » si aucune solution ne venait à être trouver d’ici au 2 août. Conscient des risques encourus par le pays, il s’est même déclaré ouvert à une proposition « sérieuse » de la part des républicains

A lire sur le sujet, de nombreux liens montrant l’aggravation : Dette Américaine : Le Trésor joue sa dernière carte – France soir, Les risques du gonflement de la dette américaine - LExpansion.com, Le "plafond de la dette américaine", c'est quoi en fait ? | Rue89, Réserves de change : la dette américaine devient un risque politique, , mais pas tous encore d’accord La dette américaine atteint le plafond autorisé par les ... le monde Amérique

Les agences de notation en quête de crédibilité ?

"J'aimerais vraiment voir la taille de la bulle américaine, "et où elle se trouverait sur le graphique dette/PIB.
« C'est vrai que c'est une grosse bulle. En fait, elle  dépasse les marges du graphique d'hier. Nous lui avons rajouté un cercle jaune représentant les Etats-Unis »  - source agora finance (
L photo) La dette nationale américaine est 5,5 fois supérieure à celle de l'Italie -- la plus importante de la Zone euro et la cause de toute la consternation boursière de ces derniers jours.

▪ Mais la vraie question se trouve au centre du cercle jaune sur ce graphique.
« D'abord, regardez l'axe des abscisses, qui suit le ratio dette/PIB de chaque pays : avec 14 300 milliards de dollars de dette nationale et une économie à 14 700 milliards de dollars, le ratio dette/PIB des Etats-Unis frôle le 100% -- proche du territoire Portugal/Italie, mais pas aussi épouvantable que la Grèce ».

Ensuite, il y a l'axe des ordonnées, à gauche : les credit default swaps (CDS) -- les "polices d'assurance" versées par les acheteurs de dette de ces gouvernements pour se couvrir en cas de défaut de paiement. La somme totale de CDS américains en cours est basse par rapport à de nombreux pays européens. Mais à 4,58 milliards de dollars, c'est quasiment la même somme que celle de Lehman Bros. en 2008. Vous vous rappellerez qu'environ 4,5 milliards de CDS ont suffi à miner AIG, qui était à l'époque la plus grande compagnie d'assurance au monde... avec un historique d'une solidité sans faille.

Peut-être que ces souvenirs pèsent sur les investisseurs en CDS. Plus le coût d'un CDS est cher, plus le risque implicite est élevé. Le coût d'une assurance sur la dette gouvernementale américaine, même s'il est encore bas, a connu une croissance significative depuis la mi-mai. Mardi, il était de cinq points de base -- un demi pourcent. ( photo 2) et La responsabilité des agences de notation

Dans cette deuxième partie, une interview de Mathieu Lebrun, analyste et rédacteur du service de trading Agora CFD, sur le fonctionnement des agences de notation décrié a juste titre, afin de mieux comprendre les enjeux des dérives de ces organes et plus généralement du capitalisme.

Citation « Moody's, Fitch Ratings ou encore Standard & Poor's : voilà les trois acteurs qui font la pluie et le beau temps sur les marchés financiers ces derniers mois. Crise des dettes en Europe oblige, voilà l'occasion rêvée de faire taire leurs détracteurs.

Discréditées pour ne pas avoir vu venir (ou pour avoir minimisé) les nombreuses crises passées (Enron, crise des subprime, faillite de Lehman Brothers...), les agences de notation reprennent du poil de la bête et dégradent à tour de bras les pays périphériques de la zone euro.

Alors excès de zèle ou changement durable de comportement ? Voilà quelques pistes pour mieux comprendre leur fonctionnement et tenter d'y voir plus clair.

Des grilles de notation identiques

La vocation d'une agence de notation est d'évaluer le risque de solvabilité des emprunteurs. Comprenez ici le risque de non remboursement des dettes.

agences de notation.gifComme vous le voyez sur l'image ci-contre (source : Wikipédia), la qualité de la signature d'un emprunteur varie de A à D chez les trois agences (chacune disposant de son propre système de notation).

La meilleure note est le "triple A". Il y a ici une sécurité maximale sur la solvabilité de l'emprunteur. A l'opposé, la note "D" est synonyme de "défaut".

Dans la catégorie des bons élèves, on trouve des pays comme l'Allemagne, les Etats-Unis ou encore la France. ( plus le cas, interview déjà dépassé)

A l'inverse, fin juin, la Grèce passait dans la catégorie "CCC" – les dettes pourries, ou junk bonds – donc extrêmement spéculative... à un pas du défaut de paiement. Il y a quelques jours, le Portugal était à son tour dégradé.

Une bonne note pour se financer moins cher sur les marchés
Sur les marchés financiers, ce qui est risqué rapporte. Dit autrement, si vous êtes mal noté, les investisseurs vont demander une prime de risque supplémentaire pour acheter votre papier. L'emprunteur devra donc payer des intérêts plus élevés.

Voilà pourquoi aujourd'hui par exemple la Grèce (entre "CCC" et le "défaut") voit le rendement de ses obligations à 10 ans approcher les 20%. A l'inverse, le rendement du Bund allemand sur la même échéance est, lui, sous le seuil des 3%. Petite parenthèse ici : n'oubliez pas que le cours d'une obligation varie en sens inverse de son rendement : le papier allemand étant très demandé, il rapporte peu. A l'inverse, personne ne veut du papier grec ; il rapporte donc beaucoup à celui qui s'y risque. »

 

 

Commentaires

16.07.2011
Est-ce la fin de la folie financière
La folie est de toujours se comporter de la même manière et de s'attendre à un résultat différent".

Cette citation d'Einstein, peut être comparé au chat de nos voisins tenter d'attraper un oiseau caché dans la haie, sans succès malgré ses tentatives multiples -- et identiques.

La même citation est parfaitement adaptée à la conduite -- jusqu'à présent -- des autorités politiques et économiques mondiales. Depuis des décennies, chaque fois qu'elles se sont retrouvées confrontées à une crise, elles ont réagi de la même manière : elles ont ouvert les vannes du crédit, fait fonctionner la planche à billets, inondé les marchés de liquidités.


Conclusion : il y a beaucoup de peaux de bananes sur les trottoirs financiers en ce moment : soyez très prudent, cher lecteur/ lectrice... et prenez toutes les précautions nécessaires pour vous renseigner, mobiliser….

Écrit par : saltabank | 16/07/2011

Merci Saltabank pour ce com'. Je dirais qu'ils ne retiennent aucune leçon ou que leur aveuglement a défendre ce système les empèche de prendre des actions concrète

Il fallait oser. Le gouvernement veut accroître la représentation des patrons au conseil d'administration du Fonds d'indemnisation des victimes de l'amiante (Fiva) pour qu'ils y détiennent la majorité avec l'Etat. Grâce à ce tour de passe-passe, les responsables de cette catastrophe vont aussi pouvoir limiter les indemnités versées aux victimes.

Écrit par : citoyenactif | 17/07/2011

je découvre

Écrit par : arnold | 17/07/2011

Les commentaires sont fermés.

 
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