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01/08/2011

La facture délirante de nos futurs stades, lorsque l’on connait le cout de la crise

stades.jpgUne bonne affaire, l’Euro 2016? Pas pour les contribuables. Selon nos calculs, les nouveaux stades vont nous coûter 1,2 milliard d’euros. Alors que la dette étatique ne cesse de s’étendre et que les peuples subissent de plein fouet ces effets, les complaisances des politiques et des industriels - finances

Texte paru sur le site du capital, et une source d’agoravox et la phrase de Coluche sur les poliques.

 

Michel Platini aurait-il mangé trop de chocolat? A Nantes, personne ne s’était jamais plaint des fauteuils du stade de la Beaujoire, jusqu’à ce que l’UEFA, qu’il préside depuis 2007, vienne y pointer son nez. Pour accorder à cette enceinte le privilège d’accueillir trois matchs de l’Euro 2016, l’instance du foot européen a en effet exigé qu’on en élargisse les sièges, pour les faire passer de 47 à 50 centimètres. Ce n’est pas tout. Dans les 271 pages de leur cahier des charges, les technocrates du ballon rond réclament aussi un urinoir pour 85 spectateurs mâles, une infirmerie dédiée aux seuls VIP, une salle d’attente de 80 mètres carrés pour les chauffeurs et les gardes du corps de ces messieurs, et un spacieux local pour installer confortablement la future mascotte de la compétition. Coût de ces caprices : 100 millions d’euros à la charge de la commune. Devant un tel chantage, le premier magistrat de Nantes, Jean-Marc Ayrault, a préféré jeter l’éponge avant même le coup d’envoi.

Heureusement pour Platoche, les édiles des onze autres grandes villes sollicitées n’ont pas eu la même sagesse. Emoustillées à l’idée de recevoir les Cristiano Ronaldo, David Villa, Wayne Rooney, elles ont tout de suite sorti leur chéquier. Et entamé, le cœur vaillant, la construction de quatre nouveaux stades et l’extension-rénovation de sept autres, pour satisfaire aux critères tatillons de l’UEFA. A en croire les élus, la facture de ces cathédrales sportives, sans rapport avec les besoins des clubs, ne devrait pas dépasser 626 millions d’euros. Un pieux mensonge. Selon nos calculs, la douloureuse à la charge des contribuables s’élève en réalité à près du double.

Pour masquer l’ampleur de la note, certains élus locaux ont en effet usé d’une fine astuce comptable : ils ont opté pour des partenariats public-privé, autrement dit des PPP. «Grâce à cette procédure, le privé va financer la moitié de notre nouveau stade», claironne ainsi Michelle Demessine, vice-présidente de la communauté urbaine de Lille. L’ancienne secrétaire d’Etat feint d’ignorer que les 250 millions d’euros apportés par le géant du BTP Eiffage devront être… remboursés par l’agglomération, sous la forme d’une redevance annuelle. Certes, le loyer acquitté par le club de football local (le Losc) et les recettes commerciales (boutiques…) engrangées par la collectivité viendront alléger la note.

Mais les Lillois devront tout de même verser 7,2millions d’euros par an à Eiffage pendant toute la durée du contrat. «Le PPP est une dette, martèle Gaëtan Huet, du cabinet spécialisé Partenaires Finances locales. Les entreprises n’apportent pas de financement sans contrepartie, c’est une vue de l’esprit.» Sur la durée, cet artifice tableau.gifcomptable peut même se révéler une piètre affaire. Ainsi, selon nos estimations, la ville de Marseille va devoir verser 4,5millions d’euros par an pendant trente-cinq ans à Bouygues pour rembourser le prêt que le groupe de BTP a lui-même contracté afin d’assurer la rénovation du Vélodrome. «Ils ont emprunté à 6,5%, alors que nous aurions pu obtenir 3,5%», admet Jean-Louis Tourret, l’adjoint aux finances de la cité phocéenne. Absurde ? Sûrement. Mais le PPP était plus présentable qu’un financement purement public…

14 stades à la loupe :

« La droite vend des promesses et ne les tiens pas, la gauche vend des promesses et les brises » - Coluche Coluche les discours en disent long 

Dans Rigueur budgétaire: Nicolas Sarkozy trahi par un graphique… « ‘’ Ce Que Je pense ‘’… : «dette publique.png  Nicolas Sarkozy a écrit une lettre aux parlementaires pour inscrire dans le marbre de la constitution, la rigueur budgétaire sur les finances publiques. Très bien! La question sur la constitutionnalité de cette démarche se pose, mais passons…. Personne n’a oublié la phrase suivante de Nicolas Sarkozy en 2007: ‘’Je m’engage à gérer les finances publiques de la France comme un bon père de famille‘’. Alors, regardons ce qu’il a fait, notre bon père de famille…Étonnant non?. Donc, sans commentaires. L’excuse de la crise n’est pas recevable car, d’autres pays ont su tirer leur épingle du jeu.e ( tableau dette public qui augmente )

C’est le banquier de la famille qui doit être content. La règle d’or des finances publiques ne peut être unedette.jpg nouvelle promesse électorale. Ces deux graphiques sont tirés d’un billet détaillé de N. Jegoun: ‘’Nicolas Sarkozy : le budget à la lettre ‘’.

En conclusion :‘’Nicolas Sarkozy n’a aucune leçon à donner, il a même plutôt une repentance à avouer: c’est sous son mandat que les comptes publics se sont dégradés avec la plus grande rapidité et, hélas, la plus grande intensité‘’ François Hollande, 26 juillet 2011.

A défaut d’une modification de la constitution, il serait peut être plus simple de changer de chef de famille

Pour finir, je souhaite reprendre encore cet interview d’Eric Toussaint dans « Crise financière - ce que le public devrait savoir. - on Dailymotion » : Les patrons orphelins de DSK  Dans mon post Dans 10 mai 1981 - 15 mai 2011 , triste anniversaire Très bon article de Serge Halimi, surtout après le désarroi de la gauche ( PS) après le scandale de DSK.  10 mai 1981, triste anniversaire(source monde diplomatique

 

Commentaires

Chanson sympa que je reprends " Je ne vois pas pourquoi on devrait se priver des baraques, des stades a 30 millions, cracher sur les gens connus qui gagnent des millions et qui n'ont rien a foutre du ghetto"..." Il y a que le fric qui compte"... Bref, lorsque l'on regarde le tableau publié sur le site de Capital on voit que d'un coté, les bénéfices iront dans les poches des industriels qui auront l'heureuse opportunité de les construire, dans les poches des élus et le cout aux contribuables. On privatise les bénéfices et ont socialise les pertes (pas que dans la finance)


vers une insurrection des clubs?

Alors que la FIFA est discréditée par plusieurs scandales de corruption, le président du Bayern Munich a appelé les clubs à prendre en main la gouvernance du foot mondial.

L'ancien international allemand Karl-Heinz Rummenigge a lancé une sévère attaque contre les dirigeants du football mondial et souhaité que les clubs jouent à l'avenir un plus grand rôle dans l'organisation de ce sport, mercredi dans des déclarations à un journal britannique.

Rummenigge, président du Bayern Munich et de l'Association européenne des clubs, a affirmé au Guardian qu'il avait perdu confiance dans la Fifa après les récents scandales de corruption dans le football. L'ancien international, âgé de 55 ans, a estimé que des clubs comme le Bayern, Manchester United et le Real Madrid devraient lancer une "révolution" pour faire évoluer le football, si nécessaire.

«Une machine à faire de l'argent»
"Je n'accepte pas plus longtemps que nous devrions être dirigés par des gens qui ne sont pas sérieux et propres", a-t-il déclaré au Guardian. "Maintenant c'est le moment d'intervenir. Parce que savoir que quelque chose est de travers est une obligation de changer".

Selon Rummenigge, les clubs du monde entier sont en faveur d'une réforme de la structure du pouvoir dans le football. "Ce ne sont pas seulement les clubs de premier plan, ce sont tous les clubs", a-t-il affirmé. "Sepp Blatter [président de la FIFA] dit qu'il est en train de nettoyer mais le fait que personne ne le croit vous informe de ce que vous avez besoin de savoir", a poursuivi le dirigeant allemand.

"Je ne suis pas optimiste parce qu'ils croient que le système fonctionne parfaitement tel qu'il est. C'est une machine à faire de l'argent, Coupe du monde après Coupe du monde. Et pour eux, c'est plus important qu'un management sérieux et propre".

«Prêt à une révolution»
Rummenigge a ajouté qu'il était sceptique quant à la capacité des fédérations nationales de changer la Fifa. "Le système actuel est fait sur mesure pour les fédérations et approuvé par les fédérations. Elles ne voteront pas contre (la Fifa)", a-t-il dit.

Selon lui "tous les actionnaires - clubs, fédérations, joueurs, arbitres, et football féminin - ont le droit d'être impliqués dans le processus de prise de décisions". "Je leur donnerai leur chance mais je suis prêt à une révolution si c'est le seul moyen de parvenir à une solution", a-t-il ajouté.

Rummenigge a également critiqué l'expansion rapide de la dimension des tournois comme la Coupe du monde ou l'Euro. "Quand j'ai gagné l'Euro (en 1980), il y avait huit équipes en phase finale. Ce chiffre triplera d'ici à 2016", a-t-il déploré. "En Coupe du monde, il y avait 16 équipes, maintenant il y en a 32. Les clubs paient les joueurs mais ne font pas partie du processus de prise de décisions. Nous ne sommes pas traités correctement".

(Source AFP)

Écrit par : Citoyenactif | 01/08/2011

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