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24/09/2011

Les plus belles planques de la République

source Capital . "Révélation édifiante sur notre oligarchie Françcaise : "Malgré la crise et les déficits publics ( et du peuples et du krach du système capitaliste La crise a déjà détruit 13 millions d'emplois dans l'OCDE, Six pays mettent en péril l’aide européenne aux plus démunis – eractiv, Lancement de l'observatoire européen des inégalités, , La Hongrie met ses Roms au travail Selon l’opposition, ce programme ressemble aux programme des Nazis, Dernières nouvelles de la zone euro) , les favoris du pouvoir continuent à décrocher des jobs tranquilles et bien payés.

 

Un diplôme d’infirmière permet rarement de décrocher une sinécure. Sauf, bien sûr, quand on est une militante politique dévouée comme Isabelle Deleu. Cette femme dynamique de 48 ans, qui a débuté sa carrière au très chic Hôpital Américain de Neuilly, a été bombardée par décret, en avril dernier, «contrôleuse générale économique et financière de première classe», l’un des postes les plus convoités de la haute fonction publique, attribué à vie, et rémunéré 8000euros par mois.

Il est vrai que cette militante RPR depuis 1983 avait depuis longtemps abandonné sa blouse blanche et ses seringues pour être nommée chargée de mission auprès de Nicolas Sarkozy, alors secrétaire national à la jeunesse du parti. Devenue plus tard attachée de presse, puis conseillère parlementaire, Isabelle Deleu était ces derniers temps en poste au cabinet de Christine Lagarde, à Bercy. Son agenda est aujourd’hui nettement moins chargé: début juillet, elle ne s’était toujours pas installée dans son nouveau bureau et le standard indiquait ignorer sa date d’arrivée.

Bah! Cette chanceuse n’est pas la première à trouver refuge dans une planque de la République: voilà des lustres qu’amis et obligés du pouvoir se font offrir des jobs pas trop harassants et souvent très bien payés. Avec, en prime, la garantie de l’emploi et une retraite aux petits oignons. Dans un contexte de crise et de chasse aux déficits publics, ce favoritisme passe de plus en plus mal dans l’opinion, comme l’a montré l’affaire Ferry. Certes, en signant à tour de bras des décrets nommant ses protégés dans la haute fonction publique, Nicolas Sarkozy ne fait que perpétuer la pratique du «tour extérieur», largement répandue sous Mitterrand et Chirac. «Après tout, il est normal d’ouvrir les grands corps à d’autres profils que les énarques, commente le député socialiste René Dosière, grand pourfendeur des gaspillages de l’Etat. Mais encore faudrait-il que les personnalités choisies possèdent les compétences requises.»

Capital cite de nombreuxnoms comme Dominique Tiberi, « le fils de l’ancien maire de ¬Paris, a été catapulté contrôleur général économique et financier, comme notre infirmière » ou François Fillon, qui rêve de conquérir la mairie de Paris aux prochaines municipales, aurait ainsi voulu se ménager le soutien de Jean Tiberi ». ,l’élu UMP guyanais Léon Bertrand, ex-ministre du Tourisme sous la présidence Chirac , Jean Germain, actuel maire PS de Tours, n’a pondu que dix courtes lettres manuscrites et un mince rapport

Encore faudrait-il aussi que les emplois publics généreusement distribués ne soient pas fictifs. Agacé par de fréquentes dérives, Didier Migaud, le président de la Cour des comptes, n’a pas hésité à écrire à François Fillon, il y a quelques mois, pour s’interroger sur la réalité du travail fourni par deux inspecteurs généraux de l’Education nationale nommés au tour extérieur. En dix-huit ans,.

Quant à, il a attendu dix-huit mois pour se rendre à une réunion de travail de son corps d’inspection, en 2009. Il était temps: quelques jours plus tard, il était mis en examen pour «délit de favoritisme et corruption passive». Le coup de semonce de la Cour des comptes n’y changera sans doute rien: dans les allées du pouvoir, de multiples occasions permettent d’obtenir de belles planques.

Les premiers servis? Léon Bertrand, ont perdu leur job à la suite d’un remaniement. Conseillers obscurs mais dévoués de ministres en vue, ils sont des dizaines à obtenir le Graal: un poste de haut fonctionnaire, comme les vrais énarques. Benoît Parayre, titulaire d’un Deug de philosophie, a ainsi été nommé, en décembre dernier, inspecteur général de l’administration du développement durable, Roger Karoutchi, ex-secrétaire d’Etat aux relations avec le Parlement. « Quai d’Orsay doit régulièrement ouvrir aux recasés du pouvoir ses postes peu stratégiques, mais garantis sans soucis. Xavier Darcos, Rama Yade est aussi cité…

Faut-il toujours être un chouchou du pouvoir ou un petit soldat méritant des cabinets ministériels pour bénéficier de placards dorés? Même pas comme Jean-François Mattéi, Gilles Dufeigneux, l’ex-chef adjoint de cabinet de François Fillon à Matignon

 

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Olivier Drouin

Le très confortable Conseil économique et social
Ce Conseil ne sert à rien, il faudrait le supprimer», fulmine le député UMP Hervé Mariton. Que les 233 membres de l’assemblée consultative se rassurent
: leur institution, rebaptisée en 2008 Conseil économique, social et environnemental (Cese), n’est pas près de disparaître. Non que nos gouvernants se passionnent pour les débats des représentants syndicaux, patronaux ou associatifs qui y somnolent. Mais parce que le Cese est bien pratique pour distribuer les récompenses: l’Elysée peut y nommer 40 amis tous les cinq ans au titre de «personnalités qualifiées». Parmi les heureux PQ (comme on les appelle au Palais d’Iéna) de la dernière fournée figurent ainsi quelques cas édifiants: Hervé Marseille, maire UMP de Meudon, récompensé pour avoir laissé sa place à Jean Sarkozy au conseil d’administration de l’Epad; Danièle Dussaussois, ex-élue des Hauts-de-Seine, remerciée pour avoir cédé sa place aux dernières cantonales à Isabelle Balkany (qui a été battue); ou encore l’ancien conseiller de l’Elysée Pierre Charon, reconduit pour cinq ans dans la noble institution bien qu’il y mette rarement les pieds. Pour leurs excellents services (quelques-uns y travaillent vraiment), tous perçoivent une indemnité de 3800euros brut par mois.

Conseil supérieur de l’audiovisuel : 10.000 euros net par mois
Christine Kelly : Auteur de l’hagiographie «François Fillon, le secret et l’ambition», l’ex-journaliste de LCI est devenue en 2009 membre du CSA pour une durée de six ans.
Francine Mariani : Epouse du patron de Dexia, proche de Sarkozy, cette énarque, nommée conseillère d’Etat au tour extérieur, a été choisie par le président pour siéger au CSA.


Contrôle général économique et financier : 8.000 euros net par mois
Isabelle Deleu : Cette conseillère de Christine Lagarde a eu de la chance
: trois mois avant le départ au FMI de l’ex-ministre, elle avait été nommée au tour extérieur dans un grand corps de l’Etat.
Dominique Tiberi : Malgré l’avis défavorable d’une commission d’évaluation, le conseiller municipal et fils de Jean Tiberi a été bombardé par décret contrôleur général de 1re classe.
Conseil d’Etat : 7.500 euros net par mois
Arno Klarsfeld : L’ex-avocat et conseiller à Matignon n’a jamais été un bourreau de travail. Nommé au Conseil d’Etat en octobre 2010, il n’y vient que par intermittence.
Inspection générale des affaires sociales : 6.500 euros net par mois
Fadela Amara : Non reconduite au gouvernement, l’ex-présidente de Ni putes ni soumises a été nommée par décret en janvier dans l’un des grands corps d’inspection de l’Etat.


Inspection générale de l’éducation nationale : 4.500 euros net par mois
Fabrice Larché : Ex-chef de cabinet de Valérie Pécresse à l’Enseignement supérieur, il a été nommé par décret en 2007 à l’aca-
démie de Paris. Une décision fustigée par la Cour des comptes.
Christophe Borgel : Cet élu socialiste bénéficiait d’un emploi de complaisance comme inspecteur de l’académie de Paris.
Il a pu régulariser sa situation en passant un simple oral.


Conseil économique et social : 3.800 euros brut par mois
Maud Fontenoy : Très appréciée de Sarkozy, la navigatrice avait décliné un poste au gouvernement en 2007. Mais,
entre deux voyages, elle ne refuse pas de venir siéger au Palais d’Iéna.
Pierre Charon : Renouvelé pour un mandat de cinq ans, l’ex-conseiller de Sarkozy est aussi président du domaine de Chambord et chargé de mission au Grand Paris.

A lire aussi Deux proches de Sarkozy inquiétés dans l'affaire Karachi, Jacques Servier et son groupe mis en examen pour le Mediator, Les laboratoires Servier sous pression économique , L'affaire Karachi se rapproche de Nicolas Sarkozy ,

Des milliers de collectivités touchées par des prêts toxiques - capital , face au chaos capitaliste organisons nous pour l'anarchie 1/5 : «  Quand l’ordre est l’injustice, le désordre est un début de justice 

 

Commentaires

Avec un système mondiale et français en déliquescence, de nombreuses affaires de corruption, de délie d'initié ( réa)pparaissent.

Le couple Tiberi à nouveau devant la justice
Plus de 15 ans après l’affaire des faux électeurs du Ve arrondissement, le député de Paris et son épouse vont tenter de convaincre la cour d��appel de Paris d’annuler leur condamnation de première instance.>>

Savoir si il y en a plus, ou si elles étaient tout simplement cacher?

Écrit par : anna | 26/09/2011

Les frais courants de l'Etat dans le viseur de Bercy. BUDGET - Le gouvernement veut économiser 1,5 milliard d'euros d'ici à 2013...
Lutte renforcée contre les «frais de fonctionnement».

Enfin, qui va controler cela. Si c'est l'Etat, c'est mort. On ne confie pas a un pyromane, d'éteindre un incendie

Écrit par : Amanda | 29/11/2011

Les commentaires sont fermés.

 
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