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19/11/2011

solvabilité des banques

Une explication, pour que vous compreniez bien les risques, les enjeux et leurs conséquences :

 

 

Sch%C3%A9ma_synoptique_de_la_Finance.pngUn schéma de la finance ( photo) :

La finance est devenue folle, comme le montre se schéma, avec la déréglementation et la financiarisation de celle-ci. La désintermédiation déréglementation et la financiarisation de celle-ci. La désintermédiation : « Permet aux entreprises d’obtenir des ressources sans passer/ chercher de financement par le crédit bancaire. Le marché des capitaux : rencontre entre l’offre/demande de capitaux sans passer par les banques. Cela a rendu les banques, mais plus largement la finance plus forte que les états, avec les conséquences sur l’économie réelle que nous connaissons actuellement, dés qu’elles se retrouvent en difficulté.

Du crédit des subprimes (commencé ou apparu avec titrisation des crédit immobilier, des crédits prêtés aux ménages « un peu juste » financièrement et a taux variable. Avec la hausse des taux, les crédits se sont retrouvés impayé. La titrisation a été racheté par des crédit zinzins ( investisseurs institutionnels), banques vendent des titres, en rachètent en Junk Fund. Perte de confiance, action des banques en chutent. Les banquent arrêtent de financer l’économie. Le système bancaire est bloqué. L’état a garanti les prêt/ a presque nationaliser parfois ( sans contrepartie) ) sans régler/ aggraver le problème puisque les banques et l’économie réelle est touchée.

L’impossible sauvetage des banques - blog de Saltabank Extrait : « La taille des banques posent un réelle problème de renfloument, car leur poids financiers et leurs actifs dans l’économie nous rends trop dépendant, et la moindre crise nous impact directement et la moindre perte devient tout de suite gigantesque et les états  , surtout que nous demandons peu/ pas de contrepartie. Je mets aussi ce lien Banque - Wikipédia – source wikipedia avec schéma du système financier. », [PDF]  La Gestion de la Relation Client dans la banque

Du Produit National Net , on retranche - les risques ( de crédits, de liquidité et de transformations) C’est sur ces risquent que va porter mon post et l’inefficacité des Krach Test pour les évaluer.

 crise institutionnalisée,chomage,l’absurdité et de l’opacité du système stress tests,ratio de solvabilité,banquesPas étonnant, puisque l’on entend encore le nom de Goldman Sachs dans la réalisation de ces test.- Les impôts. On obtient : Résultat Net d’exploitation ( RN Bénéfice ou perte). Cela permet de comprendre

Que valent les stress tests bancaires lors du 23 juillet 2010 ( soit il y a 15 mois). Logique en même temps : on n'arrête plus d'en faire passer aux établissements. Preuve de l'absence totale de crédibilité de ceux réalisés jusqu'à présent.

L'objectif était de savoir si, dans un scénario macro-économique et financier défavorable, les établissements bancaires européens pourraient continuer à afficher un ratio de solvabilité au-dessus de 6%.

Des résultats en trompe l’œil : seules 7 banques sur les 91 stressées avaient été recalées. Pas de chance, il ne fallut pas attendre longtemps avant de comprendre que ces résultats n'avaient pas grande valeur.

En effet, lors de la mise en place du plan de sauvetage irlandais de 85Mds€ en novembre 2010, 35Mds€ étaient destinés à recapitaliser les 4 grandes banques irlandaises (il s'agissait de Allied Irish Bank, Bank of Ireland, EBS et Irish Life)... qui avaient pourtant passé les tests haut la main quelques mois auparavant.

Et puis, il y a eu le 15 juillet 2011…
Plus près de nous, l'autorité bancaire européenne a publié le 15 juillet 2011 de nouveaux stress tests bancaires. Le périmètre stressé comprenait toujours 91 banques (65% des actifs bancaires européens).

Deux scénarios ont été élaborés :

  1. un scénario de base reprenant les principales prévisions macro-économiques en vigueur ;
  2. un scénario adverse retenant des hypothèses théoriques de dégradation de l'économie : baisse de 0,5% du PIB de la zone euro en 2011, chute de 15% des Bourses européennes, plongeon des marchés immobiliers, hausse du coût de refinancement interbancaire. Pas de défaut souverain envisagé cependant...

Là encore tout le monde a pu partir (ou plutôt a cru partir) tranquillement en vacances cet été puisque les résultats de ce stress macro-économique et financier ont été très rassurants. Seules 8 banques sur 91 avaient échoué.

Vous connaissez la suite par contre : les marchés ont vite été rattrapés par l'Histoire avec un mois d'août catastrophique pour les valeurs bancaires et la faillite de DEXIA début octobre (qui, je le rappelle, avait pourtant réussi ces stress).

On nous annonce aujourd'hui une troisième série de stress tests. Magnifique
Cette fois-ci – afin de gagner en crédibilité et afin de faire échouer un plus grand nombre de banques – l'autorité bancaire européenne (EBA) fixerait le niveau minimal du ratio de solvabilité à 9%.

Rappelons ce que signifie ce ratio de solvabilité : il s'agit du rapport entre les fonds propres réglementaires et les fonds propres qui servent à faire crédit et aux activités de marché. Pour obtenir le ratio de solvabilité, on multiplie ce rapport par 8%.

Ratio de solvabilité = (fonds propres/engagements) x 8%

En d'autres termes : plus votre numérateur baisse (par exemple dans le cas d'une baisse des fonds propres réglementaires suite à des baisses de résultats), plus vous dégradez ce ratio. De même plus le dénominateur augmente (les engagements dédiés au crédit ou aux activités de marché augmentent suite à des pertes sur les marchés par exemple), plus vous dégradez ce ratio.

Petite note à ce stade : ce que l'on appelle ratio core tier 1 est équivalent au ratio de solvabilité (le core tier 1 étant la définition dure, restrictive et contraignante).

D'ailleurs Goldman Sachs a récemment évalué que ces nouveaux stress pourraient conduire à des besoins de recapitalisation de 298Mds€. Sur les 91 banques européennes retenues, 68 échoueraient à ces nouveaux stress tests, en retenant une norme minimale de solvabilité à 9%.

Les analystes de la banque américaine se sont appuyés sur les hypothèses de décote suivantes sur les dettes souveraines périphériques :

  1. décote de 60% de la valeur des titres grecs ;
  2. décote de 40% sur les titres irlandais et portugais ;
  3. décote de 20% sur les titres italiens et espagnols.

Certes les stress de Goldman vont plus loin que tous ceux imaginés jusqu'à présent puisque là, pour une fois, on suppose des défauts partiels sur les dettes de certains souverains, ce qui conduirait effectivement les banques à passer des provisions dans leurs comptes et donc à se recapitaliser.

Nous apprenons que l'Autorité bancaire européenne donnerait jusqu'à mi-juin 2012 aux banques pour se recapitaliser avec deux alternatives :

  1. soit les banques acceptent de valoriser les dettes souveraines qu'elles détiennent à leur valeur de marché, auquel cas elles devraient porter leur ratio de solvabilité à 9% ;
  2. soit les banques refusent de valoriser dans leurs comptes les dettes souveraines à leur valeur de marché, auquel cas les exigences en termes de ratio de solvabilité seront plus fortes avec un niveau minimal porté à 9,5%.

Or on sait que les banques qui ont une part importante de dette souveraine très dépréciée dans leurs bilans sont plutôt grecques, espagnoles, portugaises et italiennes. Donc vraisemblablement, elles opteront pour la deuxième alternative  et viser un ratio de solvabilité plus élevé et donc... se recapitaliser beaucoup plus.

Conclusion – même si ce n'est pas vraiment un scoop : ce sont les banques qui ont le plus de mal à se recapitaliser qui auront le plus de besoins en la matière.

On peut donc dire que la solvabilité des banques est réellement stressée en prenant en considération des décotes significatives sur les dettes souveraines. Mais ce problème de la solvabilité réglé... nous ne sommes pas au bout de nos peines car cela ne suffit pas. Vient désormais le problème de la liquidité.

Nous verrons cela plus tard

Bonne journée

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