30.11.2011
Les semaines se suivent et se ressemblent.
Quelques choses d’écœurant nous arrivent tout les jours : Des politiques incompétent et autoritaire, aux services du finance ( cancers qui se porte bien, mais qui tue l’organisme) et des peuples qui souffre de plus en plus. Le système s’écroulent, les chomeurs augmentent en France et dans le monde de façon exponentielle comme déjà en 2008. Cette crise institutionnalisée est plus grave que 1929, puisque ce n’est pas seulement les pays dits industrialisés, mais le monde entier qui est touchée. Cependant, les spéculateurs et les multinationales continue a spéculer sur les peuples et l’Environnement. En spéculant sur les valeurs refuges que sont l’Or et la pierre.
Je vais aborder en deux partie : 1) La crise institutionnalisée dans le monde 2) Les spéculateurs et multinationales qui gagnent sur notre dos a travers l’or
Cercle vicieux
Préparez vous a des émeutes (grave trouble sociaux), les diplomates se préparent dans l’effondrement de l’euro. Il se préparent au cas ou les gens ne puissent plus accéder à leur argent. L’effondrement de l’euro risque de couter très chère au PIB, et que les états n’aurait même plus les moyens de financer les gens a la retraite.
L'Eurogroupe planche sur le fonds de secours, la crise s'aggrave
Le schéma proposait : Des investisseurs privées s’engage a acheter de la dette, et si les états ne peuvent pas payer (faillites générales : Les Etats de la zone euro émettront plus de 800 milliards d'euros de dette l'an prochain , L'appel de Rome aux épargnants italiens sans effet sur les taux d'intérêt, La BCE prête des sommes astronomiques aux banques, Les achats de dette n'ont pas été stérilisés, La gestion de la Défense épinglée, Cantines : un système identifiant les mauvais payeurs fait polémique « L'Inspection générale des finances dénonce une dérive des comptes et des «erreurs de gestion» de l'établissement public d'aménagement du quartier d'affaires parisien de la Défense, selon le Canard enchaîné ») alors le FESB s’engage a rembourser entre 20-30%. Le fond a actuellement 25O milliards et les états s’engagent a le faire monter a 1000 milliards. Le problème : c’est que ce sont les mêmes responsables qui nous proposent des solutions. Les états en faillites et finances le FESB
Les états non plus les moyens de sauver les banques –Les agences de notation dégradent les banques. Un des arguments qu’elles mettent en avant est l’incapacité des États européens à venir au secours des établissements qui pourraient se trouver en difficulté Standard and Poor's dégrade les notes de plusieurs banques américaines, Prêts toxiques : 450 dossiers à risque maximal chez Dexia, Moody's pourrait dégrader 87 banques de quinze pays, Les banques face au mur de la dette, Standard and Poor's dégrade les notes de plusieurs banques américaines
La finance se prépare a la fin de l’Euro : Un courtier se prépare à la fin de l'euro
Les peuples qui refusent de payer pour les responsables : Les fonctionnaires britanniques en grève pour leurs retraites, Grande-Bretagne : grève générale pour sauver la retraite... et l'école !, Vague de grèves dans le sud de la Chine, en écho à la crise européenne – Rue 89, Le Dôme des Indignés et sa destruction illégale, Reporterre.net - Les Indignés de La Défense agressés en pleine nuit par la police d'une société malade : SDF : après le « chasse-pauvre » du XIXe siècle, l'arrêté anti-mendicité | Rue89 , Salauds de pauvres ! sur France Inter. , Près de deux malades sur cinq renoncent à se soigner.
Mais de l’argent, il en reste dans le main des élites politiques et financières
Taxe sur les semences : l'UMP contre les paysans - Privatisation du vivant - Basta !, "Les OGM n'apportent rien à personne... sauf aux multinationales", Les lobbies industriels...derrière le gaz de schisme, Emeute et train nucléaire
Comprendre les enjeux/ intérêts internationaux qui nous gouvernent ( extrait) : « Métaux en chute libre, prix agricoles qui stagnent, retour de l'or en dessous des 1 700 $... le salut vient paradoxalement de l'Iran cette semaine, qui recommence à attirer l'attention sur lui. La France a appelé de manière unilatérale à un embargo sur son pétrole, permettant à l'or noir de tirer son épingle du jeu. » Il existe aussi des profits a faire dans l’or jaune, même si seul une minorité ( élites) en profitent tandis que les conséquences sociales et écologiques sont impressionnant. Il est de plus en plus difficile de trouver des gisements d'or Pourquoi ?
« Parce que de nos jours, les beaux gisements, faciles d'accès, avec des teneurs fortes et des coûts d'extraction faibles, ont tous été découverts depuis bien longtemps. Pour trouver de nouveaux gisements aujourd'hui, il faut creuser de plus en plus profond avec des moyens techniques de plus en plus sophistiqués et des teneurs toujours plus ténues. D'où des coûts d'extraction/production de l'or de plus en plus chers Et je ne parle même pas de la phase exploration/construction de la mine qui coûte des milliards et qui est un véritable parcours du combattant. Sans compter les années de patience et d'attente. Ces milliards d'investissement en amont, la mine doit pouvoir les "amortir" rapidement, en un an ou deux de production. J'en arrive à mes montagnes de cash Les grosses minières or qui détiennent de nombreux gisements produisant déjà, largement amortis et forts rentables, et sont assises sur des montagnes de cash Pourquoi ? Parce que les coûts de construction de leurs mines sont amortis depuis longtemps et que leurs coûts de production sont raisonnables. La flambée des cours de l'or de 1 000 $ à 1 900 $ en quelques mois fait exploser leurs marges comme jamais. Une marge brute providentielle tombée du ciel ! Toutes les grosses mines d'or on ainsi annoncé des profits mirobolants D'ici 2013, les six plus grosses mines auront amassé 144 milliards de dollars de cash selon certains experts.
Que faire de toutes ces montagnes de cash ? Le réinvestir. Objectif : mettre la main sur des gisements rentables pour profiter de l'or à 1 700 $ le plus vite possible. Pas question d'attendre huit ans pour voir émerger une mine. Donc la solution est simple : racheter des junior avec des beaux projets en cours de mise en route, et injecter le cash pour faire sortir l'or le plus vite possible de terre. Résultat : explosion des fusions-acquisitions dans le petit monde des mines : Sur les trois premiers trimestres 2011, les fusions-acquisitions (fusacs) dans le secteur minier ce sont élevées à 132 milliards de dollars. Oui, vous avez bien lu. 132 milliards... Un chiffre gigantesque. C'est 70% de plus que l'an dernier sur la même période. Nous n'en recensions alors "que" 79 milliards. Acheter des juniors, quel qu'en soit le coût Les grosses minières sont prêtes à casser leur tirelire pour acquérir de petites pépites
En août, Newmont a payé une prime de 40% (sur le dernier cours de cotation) pour acquérir Fronteer Gold.
AuRico Gold a offert une prime de 62% aux actionnaires de Northgate Minerals pour mettre la main sur ses gisements.
Courant septembre, Agnico-Eagle a offert une prime de 66% (sur les 20 derniers jours de cotation) pour acquérir Grayd Resources.
D'après Bloomberg, de mars à juin, il y a eu pour 20 milliards de fusions-acquisitions dans le secteur des mines d'or, jamais on n'a vu cela depuis 10 ans. Mieux : les rachats se sont faits avec une prime moyenne de 50% sur le cours de Bourse. Impressionnant.
Retenez ceci : (
Effet de la valeurs refuge Tant que le cours de l'once d'or restera à des niveaux stratosphériques (1 717 $ en ce moment), les grosses mines d'or amasseront du cash et mettront la main sur de belles petites juniors.
Nous allons assister à une concentration du secteur. Et ce phénomène va être d'autant plus violent que les petites juniors ne trouvent plus auprès des banques et des marchés financiers le cash indispensable pour financer leur développement. La crise de la dette et l'aversion au risque des investisseurs sont passées par là...
En résumé :
Certes, il faut globalement préférer en ce moment les grosses mines sur les juniors pour les raisons que j'évoquais récemment.
Mais mettre en portefeuille deux ou trois petites juniors sous-valorisées et dotées de beaux projets pourrait bien s'avérer fortement rentable si l'un des "monstres aurifères" aux poches bien remplies de cash venait à jeter son dévolu sur l'une d'entre elles. »
19:35 Publié dans Finance,Economie, société | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
29.11.2011
Projection] "Merceron Scop SA" le 7 décembre à 20h à La Clef - Paris 5e
La France cherche a émettre des obligations pour financer la dégradation de la note par Moody’s and Poor. 2/3 des français s’y refusent et je les comprends. Ces obligations sont pourris comme les états et les systèmes capitalistes et on demande aux peuples de se serrer la ceinture, d’accepter les casses sociales et du pouvoir d’achat et en même temps : de donner ce qu’ils leur restent a l’Etat pour qu’il renfloue le système/ La branche pourris. Citation « Le Trésor italien vient de réussir son émission obligataire au prix fort. Rome a ainsi émis 3,5 Milliards d'euros d'obligations à trois ans à un taux moyen de 7,89% contre 4,93% lors d'une opération similaire le 28 octobre dernier. Il s'agit du plus haut taux depuis 1997. Le Trésor a également émis 2,5 MdsE d'obligations à échéance 2022 à un taux moyen de 7,56% contre 6,06% le 28 octobre »
Menace d'un crédit Crunch et menace sur l’emploi Les chiffres ne font pas état d'une restriction du crédit bancaire en France à ce stade, en particulier parce que les banques coupent en priorité dans leurs portefeuilles à l'étranger. Mais ces nettoyages de bilan ne devraient pas rester sans effet. Conséquence La compagnie aérienne American Airlines dépose son bilan, Vaste mouvement de concentration dans l'aérien, Le chômage en France bat un nouveau record en octobre, Extrait de Chronique économique du lundi « La chine :. L’écart entre les riches et les pauvres explosent. Ils survivent grâce aux liens sociaux. Mais cela ne devrait pas durer, puisque les chinois dans les villes. La Chine va « devoir » serrer la vice afin de surveiller sa population Vague de grèves dans le sud de la Chine, en écho à la crise européenne
Un film intéressant a voir : proposait par voir et agir : [Projection] "Merceron Scop SA" le 7 décembre à 20h à La Clef - Paris 5e
Les rendez-vous du documentaire engagé
Politis et l’association Voir&Agir présentent
Mercredi 7 décembre à 20h
au Centre Culturel/Cinéma de La Clef
21 rue de la Clef 75005 PARIS
M° Censier-Daubenton
MERCERON SCOP SA
Un film de Gabrielle GERLL et Romain LARDOT
2011, 71 mn
Licenciés pour cessation d'activité de leur entreprise, vingt-huit ouvriers décident de reprendre à leur compte l'activité de carrosserie industrielle. Ils deviennent propriétaires à parts égales d'une Société Coopérative Ouvrière de Production (SCOP).
Pendant deux ans, les réalisateurs vont suivre leur combat quotidien.
Au-delà de la simple chronique des évènements, le film propose une réflexion sur la possibilité de travailler différemment, sur le rapport au travail et sur les représentations du modèle dominant.
Une réflexion fort intéressante en temps de crise.
La projection sera suivie d’un débat animé par Antoine GIRARD avec Gabrielle GERLL et Romain LARDOT, réalisateurs du film, et Stéphane VEYER, entrepreneur-associé et gérant de Coopaname.
Libre participation aux frais.
http://www.voiretagir.org/MERCERON-SCOP-SA.html
18:54 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : projection] "merceron scop, cinema, à la clef - paris 5e
Occuper Durban et la COP17 pour débloquer les négociations ?
Bonjour.
Climat : faibles espoirs à Durban28/11 Les négociations internationales sur l’avenir du protocole de Kyoto s’ouvrent en Afrique du Sud pour deux semaines. La probabilité de trouver une issue globale à cet accord, qui s’achève en 2012, est quasiment inexistante ( cf « Le climat est pris en otage par le G2 Chine/Etats-Unis » - Réchauffement climatique - Environnemen, Référendum mondial climat sondage d'opinion pétitions )
Ce lundi 28 novembre s'ouvre une nouvelle conférence internationale sur le climat à Durban (Afrique du Sud).
Voici quelques documents d'analyse et de compréhension :
- Décryptage des enjeux de Durban : Cancun avait entériné Copenhague, Durban risque d'enterrer Kyoto. Occupons Durban et la COP-17 ! (fichier .pdf)
- Communiqué de l'Aitec et d'Attac France : Durban : face à l'emballement climatique et l'inaction gouvernementale, occupy COP-17 !
- Communiqué de la Via Campesina : L'agriculture industrielle met la planète en surchauffe! Les paysans la refroidissent!
N'hésitez pas à diffuser ces articles, à les publier sur des sites ou dans les réseaux sociaux.
Bonne réception.
NB : L’accord sur la directive efficacité énergétique repoussé à 2012
09:11 Publié dans Copenhague 2009 : Terre climat environnement | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sommets sur le climat, durban, occuper, après copenhague, durban et la cop17, débloquer, les négociations ?
28.11.2011
Chronique économique du lundi
Bonjour à toutes et à tous!
Nous sommes dans une spirale : La Chine, les Etats Unis et l’Europe va mal. Le monde entier est partie dans une spirale de récession. De 3 éléments, parmi d’autres pays :
-Les consommateurs américains, Malgré la baisse de la confiance des consommateurs qui laissait penser à une chute de la consommation avant Thanks giving, ont dépensé 52,4 milliards de dollars sur la fin de la semaine aux Etats-Unis, marquant un nouveau record de dépenses pour le lancement de la "saison des achats de fin d'année". Une hausse de 16% par rapport à l'an dernier. Un effet conjoncturel qui n’enlève rien à la déprime, a la situation désastreuse. Les américains ont voulu oublier la crise institutionnalisée, une analogie avec la crise de 1932 et ses soupes populaires.
-La France et l'Allemagne vont, selon des rumeurs (ah! les rumeurs), proposer cette semaine une sorte de plan alternatif concerté qui permettrait de sauver l'Euro et, pour Mme Merkel, de ne pas perdre la face.( cf Merkel et Sarkozy pour un club des super-Européens) Attendons de voir... les politiques ( médias ) ont pu raconter tant de salades! Crise de la dette : Aggravation de la crise « En l'absence de mesures politiques qui stabiliseraient la situation des marchés à court terme, ou de stabilisation de ces marchés pour toute autre raison, le risque de crédit (associé au pays européens) va continuer de monter", estime l'agence. Vers de nouveaux plans de sauvetage financier pour certains pays ? Dette: menace de dégradation générale en Europe , Quel serait le coût d'une sortie de la zone euro?
La chine :. L’écart entre les riches et les pauvres explosent. Ils survivent grâce aux liens sociaux. Mais cela ne devrait pas durer, puisque les chinois dans les villes. La Chine va « devoir » serrer la vice afin de surveiller sa population
le marché est si bas que... peut représenter des opportunités spéculative (parier sur un organisme malade), qu'avec 80% de chances, de remonter a court terme
Je pense que les écarts entre les populations riches et pauvres va continuer. Il n’y a que les économistes qui peuvent croire que nous vivons dans une croissance infinie. « L’économie / la guerre/ la politique est trop grave pour les laisser aux seuls économistes/ armée/ politiques », Reprenons le pouvoirs et lançons des appel unitaires des peuples. La protection de la nature, de l’économie, de la politique doivent revenir aux peuples
Sur ces considérations, je vous souhaite une semaine verte d'espoirs!
18:17 Publié dans Economie, poitique, sciété | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : chronique, économique, du lundi, crise instituionnalisée, systémque, mondiale
tribune : Sortir du nucléaire: bon ou mauvais pour l'emploi?
Une tribune que j'ai écrite en réponse à la déclaration d'Henri Proglio
sur le "million d'emplois mis en péril" par la sortie du nucléaire.
Publiée sur Médiapart, mais accessible aux non-abonnés.
Sortir du nucléaire: bon ou mauvais pour l'emploi?
21 Novembre 2011 Par Philippe Quirion
Sortie du nucléaire décidée en Allemagne, en Suisse, au Japon (de fait), bientôt sans doute en Belgique, abandon des projets de centrales aux Etats-Unis, délais et surcoûts monumentaux pour l'EPR en Finlande passé d'un coût prévisionnel de 3 à 6,6 milliards d'euros, mise en évidence à travers l'exemple iranien de la difficulté à éviter le passage du nucléaire civil à la bombe atomique... Ce contexte très défavorable pour l'électronucléaire explique sans doute que les défenseurs de cette énergie passent à l'offensive.
Ainsi Henri Proglio, PDG d'EDF, vient-il de déclarer: «Une telle décision menacerait 400 000 emplois directs et indirects de la filière nucléaire, 500 000 emplois dans les entreprises actuellement localisées en France et très gourmandes en énergie, comme l'aluminium, qui risquerait de partir à l'étranger. Il faut y ajouter 100 000 emplois futurs provenant du développement du nucléaire mondial à partir de la France. Au total, 1 million d'emplois seraient mis en péril.»
Cette estimation est-elle rigoureuse ? Commençons par le chiffre de 400 000 emplois (en fait 410 000) dans la filière nucléaire, qui provient d'une étude de PWC pour Areva et résulte de l'agrégation de 125 000 emplois directs dans l'électronucléaire en 2009 en France, plus 114 000 emplois indirects («soutenus par les commandes aux fournisseurs») et 171 000 emplois «induits», définis comme «alimentés par les dépenses des employés directs et indirects». Cette définition, qui permet de gonfler artificiellement l'estimation totale, ne correspond pas à l'usage habituel du terme «emplois induits» et ne permet pas de comparaison avec d'autres études. Pour ce faire, mieux vaut se limiter aux 125 000 emplois directs –chiffre d'ailleurs inférieur aux 165 000 emplois estimés dans la filière en 1982.
L'un des principaux centres de recherches allemand, le DIW, évalue à 264 000 les emplois directs dans les renouvelables électriques dans ce pays en 2009 -–2,1 fois plus que dans l'électronucléaire en France. En divisant ces chiffres par la production d'électricité, on arrive à 2,5 emplois par TWh dans les renouvelables en Allemagne contre 0,3 dans l'électronucléaire en France –8 fois plus. En France même, malgré tous les obstacles mis en œuvre pour freiner le développement des renouvelables, l'Ademe estime à 88 000 le nombre d'emplois directs équivalent temps-plein dans ce secteur en 2009 –70% des emplois directs dans l'électronucléaire la même année. De manière peut-être optimiste, l'Ademe estime même que ce chiffre devrait atteindre 110 000 en 2012 dans notre pays, soit quasiment le niveau de l'électronucléaire.
Venons-en aux 500 000 emplois «qui risqueraient de partir à l'étranger» dans l'industrie intensive en électricité. Le nombre d'emplois en jeu dépend bien sûr du seuil que l'on prend pour définir qu'une industrie est intensive en électricité, mais l'essentiel n'est pas là. Est-ce qu'une sortie du nucléaire en France menacerait l'emploi dans ces industries? Selon la base de données STAN de l'OCDE, en 2007 (dernière année disponible), il y avait 1,5 fois plus d'emplois en Allemagne qu'en France toutes activités confondues, pour une population en âge de travailler 1,4 fois supérieure. Qu'en est-il dans les industries intensives en électricité ? Il y avait 2,1 fois plus d'emplois en Allemagne qu'en France dans la production de papier, 3,7 dans la chimie hors pharmacie, 2,5 dans l'acier et 3,9 dans les métaux non-ferreux, dont l'aluminium mis en avant par Henri Proglio.
Dans les deux pays, les effectifs dans ces secteurs diminuent régulièrement depuis des décennies, principalement à cause de l'automatisation, mais dans chacun de ces secteurs sauf la chimie, la baisse est plus rapide en France : -19% en dix ans dans le papier en France contre -9% en Allemagne, -13% contre -10% dans l'acier et -30% contre -7% dans les métaux non-ferreux. Dans la chimie, la baisse atteint le même rythme (-19%) dans les deux pays. Les chiffres ne permettent donc pas de mettre en évidence un impact positif du nucléaire sur l'emploi dans les industries électro-intensives.
Quant aux «100 000 emplois futurs provenant du développement du nucléaire mondial à partir de la France», nul ne sait d'où vient ce chiffre. Au total, le million d'emplois menacé par la sortie du nucléaire n'a donc guère de réalité.
L'impact sur l'emploi d'une telle sortie dépendrait bien sûr des modalités retenues: il sera d'autant plus positif que l'accent sera mis sur les énergies renouvelables et les économies d'énergie, particulièrement créatrices d'emplois. Ainsi, un chiffrage de la mise en œuvre du scénario négaWatt aboutit à une création nette de plus de 600 000 emplois en France à l'horizon 2020, après déduction des emplois détruits. On ne peut que regretter que les partisans de l'atome préfèrent agiter des chiffons rouges plutôt qu'avancer des arguments rigoureux.
Philippe Quirion, économiste, chargé de recherches au CNRS, CIRED
08:20 Publié dans nucléaire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : tribune : sortir du nucléaire, bon ou mauvais, l'emploi?
27.11.2011
"L'Italie gouvernée par Goldman and sachs"
Goldman Sachs, qui tire sa puissance et ses profits de la confusion entre les intérêts publics et les intérêts privés, accroit encore son influence avec la nomination d’un de ses cadres, Mario Monti, comme Premier Ministre de l’Italie.
Quand le gouvernement Monti sera lancé, ministres et sous-secrétaires trinqueront. Pas au champagne cependant, mais avec du Coca-Cola. Mario Monti est en effet membre de l’International Advisory Board de la multinationale étasunienne, c’est-à-dire du comité des experts qui la conseille sur comment accroître les colossaux profits déjà réalisés grâce à sa position dominante dans le marché mondial des boissons et de l’eau en bouteille. Et pourtant, quand il était commissaire européen à la concurrence, Mario Monti poursuivit Coca-Cola pour abus de position dominante. Le contentieux se termina avec un accord en 2004, mais la multinationale resta en excellents termes avec Monti, si bien que deux ans plus tard elle l’embaucha comme consultant.
À New York, la naissance du gouvernement Monti sera fêtée avec un très coûteux champagne, surtout chez Goldman Sachs, une des plus importantes banques d’investissement du monde, dont Mario Monti est international advisor, c’est-à-dire consultant. Ce groupe bancaire est spécialisé dans les produits financiers dérivés, outils dont la valeur est fondée sur celle d’autres biens, parmi lesquels les matières premières agricoles ; mécanismes spéculatifs qui d’une part ont permis de réaliser d’énormes profits, et de l’autre ont provoqué l’augmentation des prix internationaux des céréales, réduisant à la famine plus d’un milliard de personnes.
Goldman Sachs a été aussi un des principaux auteurs de l’arnaque internationale des crédits subprime, concédés aux USA à des personnes économiquement peu fiables. Ils ont été transformés en obligations à haut risque, elles-mêmes mélangées à des titres fiables en paquets, définis comme « saucisses financières ». Garanties par les plus importantes agences de notation (Moodys, Standard & Poors et Fitch), les « saucisses » empoisonnées ont été acquises par des fonds de pension et par d’autres investisseurs institutionnels, se diffusant ainsi chez les petits épargnants du monde entier. L’explosion de la bulle spéculative, en 2008, a provoqué, à échelle mondiale, des faillites, restrictions du crédit, chutes d’investissements productifs, et ultérieurement restructurations pour réduire le coût du travail et, donc, une augmentation du chômage et de la pauvreté. De tout cela sont aussi remerciés les consultants de Goldman Sachs (parmi lesquels Monti), qui a spéculé jusque sur les interventions massives, faites par les gouvernements avec de l’argent public, pour le « sauvetage » des grandes banques qui avaient provoqué la crise. Quand la SEC, l’institution gouvernementale étasunienne de contrôle des marchés financiers, a accusé Goldman Sachs de délit de fraude, l’oiseau s’était envolé.
Après avoir contribué à provoquer la crise financière, qui depuis les États-Unis a aussi investi l’Europe, Goldman Sachs a spéculé sur la crise européenne. Il y a trois mois, le 16 août, elle a envoyé à ses plus importants clients un rapport réservé de 54 pages, en les avertissant de l’aggravation imminente de la crise dans la zone euro et en leur donnant des instructions précises sur comment faire de l’argent avec la crise. Il s’agit de la même technique que celle utilisée avec la crise des crédits : tandis qu’elle présentait publiquement les « saucisses financières » comme des investissements de fiabilité maximale, la banque conseillait secrètement à ses plus gros clients de s’en défaire au plus tôt.
Le rapport sur la crise financière en Europe a été envoyé en août à quelques centaines de gros investisseurs à échelle mondiale, tout en restant secret pour les autres. Le Wall Street Journal en a donné la nouvelle le 1er septembre, en ne fournissant cependant que quelques extraits génériques. Prévoyant que pour « sauver » les banques européennes il faudra un capital d’au moins 1 000 milliards de dollars, dans le rapport on conseille « aux investisseurs en produits financiers dérivés de tirer profit de la crise en Europe ». À coup sûr, Goldman Sachs ne s’est pas limitée à lire dans une boule de cristal, mais a mis la main à la pâte dans les mécanismes de la crise qui a investi l’Italie. Une crise que va affronter celui que le secrétaire du Parti Démocrate Italien Pier Luigi Bersani définit comme « un gouvernement digne de foi et à forte valeur technique ». On ne saurait en douter : il sera présidé par un international advisor de Goldman Sachs.
Manlio Dinucci
Traduction
Marie-Ange Patrizio
Source
Il Manifesto (Italie)
Source : reseau Voltaire
Documentaire Goldman, les.. vrais maitre du monde, .Création monétaire par la dette, arme de guerre , Quand les démocraties (...préfèrent perdre le contrôle), Frédéric Lordon : le...commencement de la fin
15:37 Publié dans Economie, poitique, sciété | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : "l'italie gouvernée, goldman and sachs, mario monti"
26.11.2011
la fin « D’Evenements » de Jacques prevert, tiré de Paroles
J’ai choisi de reprendre la fin « D’Evenements » de Jacques prevert, tiré de Paroles. Une sommes de proverbes et de chansons. Tout a fait adapter aux slogan : El pueblo unido jamás será vencido
». Peuple unis, ne sera jamais vaincu
« Chacun se regarde pleurer
Un chômeur assis sur un trottoir
Un taxi assis dans un boulevard
Un mort
Un autre mort
Un assassin
Un arrosoir
Une hirondelle qui va et vient
Dans un ciel couleur de ciel
Un gros nuage éclate enfin
Ouf
Il ne faut pas se laisser abattre
Il faut se soutenir
Manger
Les mouches lapent
Les petites Hirondelles mangent le pissenlit
La famille la mortadelle
L’assassin une botte de radis
Le chauffeur de taxi aux rendez vous des chauffeurs
Rue Tolbiac
Mange une escalope de cheval
Tout le monde mange sauf les morts
Tout le monde mange
Les pédérastes ( terme dans le poème)… les hirondelles
Les girafes…les colonelles
Tout le monde mange
Sauf le chômeur
Le chomeur qui ne mange pas parce qu’il n’a rien a manger
Il est assis sur le trottoir
Il est fatigué
Depuis le temps qu’il attend que cela change
Il commence a en avoir assez
Soudain il se lèven
Soudain il s’en va
A la recherche des autres
Des autres
Des autres qui mangent pas parce qu’il n’ont rien a manger
Des autres tellement fatigués
Des autres assis sur les trottoirs
Et qui attendent
Qui attendent que cela changent et qui en ont assez
Et qui vont a la recherchent des autres
Tous les autres
Tous les autres fatigués
Fatigués d’attendre
Fatigués
Regardez dit l’hirondelle a ses petits
Ils sont des milliers
Et ils passent la têtes hors du nid
Et regardent les hommes marchaient
S’ils restent bien unis et ensemble
Ils mangeront
Dit l’hirondelle
Mais s’ils se séparent ils creveront
Restez unis
Crient les petits de l’hirondelle
Restez ensemble homme pauvres
Restez unis
Crient les petits
Quelques hommes les entendent
Saluent du poing
Et sourient »
12:39 Publié dans Poèmes | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : poème, la fin « d’evenements » de jacques prevert, tiré de paroles
25.11.2011
Jean Duino : auteur, compositeur, interprete
J’ai découvert à la médiathèque en bas de chez moi ( par hasard) , un duo très intéressant. Le nom du chanteur / guitariste/ interprete est Jean Duino.
Il a chanté et adapté des chansons de Brassens, de Prévert sans en pervertir le sens,… ainsi que des siennes
Sous le titre « Epoque épique », son prochain album sera enregistré dans l’année 2011, pour une sortie prévue avant la fin 2011.
De nouveaux musiciens, rejoignant les fidèles, viendront servir ces chansons inédites. Ce futur opus sera réalisé avec Patrick Brugalières
L’association PROMOCREA recueil les aides à la production, et vous pouvez apporter la votre comme pour les albums précédents.
Aujourd’hui, plus que jamais, votre soutien est précieux
« Avec la gratitude chansonnière
Jean Duino »
07:29 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jean duino, auteur, compositeur, interprete
24.11.2011
Concert Dimanche 4 décembre de Y. Hirota
Bonsoir,
Yuko Hirota ( voir post) va donner un concert sur le piano qui était dans la yourte durant cette saison du mars au octobre dans le parc du Châteaux de Montceaux-les-Meaux .
Oui, il s'agit du piano de la galerie Gimpel-Müller à Paris qui m'avait prêté gracieusement et ce piano est retourné à la galerie.
Elle sera ravie de partager avec vous ce moment de retrouver ce piano qui a bien vécu dans la yourte.
A bientôt,
Amitiés
Galerie Gimpel et Müller Paris - Accueil, Galerie Gimpel et Müller - Conférences, lectures, signatures
22:18 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : yuko hirota, un concert sur le piano
23.11.2011
Et si l'Allemagne sortait bel et bien de sortir de l'euro
La crise institutionnalisée poursuit son bonhomme de chemin, et chaque décision des états aux services de la finance aggrave la situation évoqué déjà dans ce post. Zone euro, éclatement dans les dix-huit mois ? . Les dernières mauvaises nouvelles venant du front le confirme :
Le Congrès américain échoue à réduire les déficits – la tribune , Les entreprises happées par la récession « Pour les économistes, le doute n'est plus permis : la croissance sera nulle, voire négative en France en 2012. Selon certaines analyses, si tous les pays européens vont au bout de leurs plans d'austérité, la récession pourrait atteindre 1,7% en Europe l'année prochaine » Une révision qui frappe déjà l'opinion, avec le retour brutal des plans sociaux en France, chez PSA et ses fournisseurs, Société Générale, BNP Paribas, Crédit Agricole, et peut-être bientôt, si l'on en croit les syndicats, chez Areva et Air France 10 banques allemandes dégradées par Moody's ( j’avais évoqué ici les Krach Test bancaire inefficace ). Car la situation est plus grave que ce que les politiques nous disent
Quelque chose d’impossible/ pas envisageable est entrain de se produire : la possible sorti de la zone euro, d’un des pays les moins touchés : L’Allemagne Berlin prépare sa sortie | Presseurop (français), Joseph Stiglitz, économiste et prix nobel, prône une sortie de l ...
.
Suite aux premières déclarations de Mario Draghi, la sortie de l'Allemagne de la Zone était une éventualité, impossible, il y a encore 6 mois, mais la crise institutionnalisée va tellement vite..
"Nous attendons pour les prochains mois la mise en marche de la planche à billets. Si les attaques se poursuivent contre l'Italie, ce sera la seule solution envisageable. Jusqu'à présent les Allemands refusent totalement cette solution. Si la situation s'aggrave, ils devront accepter le recours à la planche à billets, ou... sortir de l'euro. La sortie de l'Allemagne de l'euro est le scénario le moins envisagé et pourtant à notre sens c'est celui qui a le plus de chance de se produire".
Les Allemands sortiront de la monnaie unique dès que la survie de la Zone euro sera irrémédiablement compromise par exemple avec la faillite de l'Italie qui, hélas, se profile dangereusement à l'horizon. Si la Grèce était "sauvable" ( cf Sortir de l'euro, un scénario catastrophe pour le peuple grec – Blog médiapart)-- avec une dette de seulement 350 milliards d'euros --, avec l'Italie ( cfL’Italie, nouvelle bête noire des marchés -euractiv )nous sommes dans un tout autre ordre de grandeur puisque la dette italienne avoisine les 2 000 milliards d'euros, les états Unis . Autant dire que les hommes politiques s'engagent dans une mission impossible pour sauver leur système.
Le souhait de l’'ensemble des pays de la Zone euro est de pouvoir monétiser les dettes souveraines -- à savoir faire fonctionner la "planche à billets" comme c'est le cas au Royaume-Uni, aux Etats-Unis ou encore au Japon. Des pays qui, bien que plus endettés que nous, ne sont pas inquiétés par les marchés pour l’instant.
▪ Or les Allemands ne veulent pas. Pour une raison simple. La dernière fois que l'Allemagne a utilisé la "planche à billets" c'était dans les années 20. Le résultat ?
Une hyperinflation tellement violente que l'Allemagne fut ruinée, ouvrant la porte à l'avènement du nazisme et à la Deuxième Guerre mondiale.. cf : Mecanopolis » Allemagne, Le réarmement allemand: implications industrielles et sociales ...)
Un parallèle trop claire et préoccupant avec nos périodes instables politiquement et économiquement : source : Europe : comment l'extrême droite profite de la crise, Comment Comment Marine Le Pen et le FN tentent de surfer sur la Crise Paru dans Marianne , La France rêvée de Marine Le Pen : son programme décrypté | Rue89
citation : "Or si la BCE ne monétise pas, l'ensemble des autres pays européens court à la catastrophe et à la faillite. Une sortie de l'Allemagne de la Zone euro permettrait à l'ensemble des autres pays d'utiliser les mêmes armes monétaires que l'ensemble des autres pays . Pour nos amis allemands, l'inflation est un poison. Ce qui est sûr c'est que l'Italie sonne l'heure de vérité pour l'Europe et la Zone euro".
Le poison est surtout pour les peuples, qui voient tout leurs acquis sociaux, leurs protections, leurs moyens de subsistance supprimé pour rien. Plan pour la Grèce : un gros sparadrap qui ne changera rien | Eco89. C’est un moyen pour le système capitaliste de bien casser, pour finalement dire que l’on ne pouvait pas le sauver cf Au menu : Le règne du cash, de la casse social et de la possible chute d'un système, Serge Halimi sur "Le grand bond en arrière. La création monétaire est ainsi devenue une arme de guerre Création monétaire par la dette, arme de guerre ,
07:31 Publié dans Economie, poitique, sciété | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note










