15.12.2011
L'euro survivra il ?
On doit se poser maintenant la question ou non de l’explosion de l’euro, avec les conséquences a rester dans l’euro ou en sortir. J’ai pris pour cela des news de l’AFP, Agoravox et du billet du trader.
Les principales Bourses européennes ont plongé mercredi après une succession de mauvaises nouvelles pour la zone euro, couronnées par une déclaration de la chancelière Angela Merkel qui a prédit "des années" de crise et des "revers », « Faisant le compte rendu du sommet européen de la semaine dernière à Bruxelles devant les députés du Bundestag, la chancelière allemande Angela Merkel a fait preuve de son réalisme habituel, au risque de démoraliser les marchés », « Les investisseurs s'inquiètent également des répercussions de la crise de la dette sur l'activité économique, alors que la plupart des analystes s'attendent à un fort ralentissement de la croissance voire une récession en Europe, avec des répercussions mondiales : "Compte tenu des inquiétudes grandissantes sur la croissance économique mondiale l'année prochaine, il est difficile de voir ce qui pourrait pousser les acheteurs à revenir sur les marchés", a souligné Terry Pratt, analyste chez IG Markets».
Pour Agora. : « Je ne crois pas – ou en tout cas plus – aux scénarios d'implosion de la zone euro, quelles qu'en soient les modalités. Non pas parce que l'on serait en train de trouver une ou des solutions pérennes à la crise des dettes souveraines... mais parce qu'un tel processus coûterait trop cher à tout le monde, pour différentes raisons » Fait référence a l’ situation d'explosion du SME en 1992-1993 avec des arguments et des contre arguments pour expliquer que face a une situation désastreuse (chute du dogmatisme libérale : fonctionnement du système capitaliste, les états empêcheront que cela n’arrive » :
Ce que nous dit le précédent de 1992-1993 sur une fin ... - Agoravox - Source pour les chiffres : OCDE
« C’est une des dernières lignes de défense des partisans de l’euro ( ex ceux d’Agora, billet du trader) : le retour des monnaies nationales et des dévaluations compétitives provoqueraient un cataclysme économique. Outre le fait que la situation actuelle est loin d’être riante, l’explosion du SME au début des années 1990 nous dit le contraire. Le début des années 1990 est difficile pour l’économie mondiale … Ce que cela dit d’une fin de la monnaie unique Et de toutes les façons, l’histoire économique enseigne que les dévaluations ont souvent un intérêt, Les dévaluations peuvent être positives»
Arguments et contre arguments du Billet du trader
. « Il est vrai qu'intellectuellement la comparaison est tentante :
- il y a 20 ans, il était devenu insoutenable de faire vivre dans le même système monétaire la lutte contre l'inflation allemande liée à la réunification de 1990 (nécessitant des taux directeurs élevés) et la lutte contre le chômage des économies française et des pays d'Europe du sud (avec des remontées de taux directeurs par les banques centrales de ces pays pour que leurs monnaies nationales ne décrochent pas vis-à-vis du mark) ;
- aujourd'hui, il semble impossible de faire coexister dans la même union monétaire le modèle de spécialisation économique industrielle des pays d'Europe du nord et celui d'Europe du sud (France comprise) basé sur des services souvent non exportables. Ce qui revient à constater que les pays du "nord" ne font qu'accroître leurs excédents extérieurs et les pays du "sud" leurs déficits. Et comme il n'y a pas d'union budgétaire de type fédéral qui permettrait d'institutionnaliser des transferts fiscaux du nord vers le sud, alors la zone euro serait condamnée.
Oui mais voilà : nous ne sommes pas dans l'environnement économique et financier de 1992. L'importance des engagements financiers intra-européens est aujourd'hui sans commune mesure avec la situation du début des années 1990 :
- tout d'abord, les pays très endettés du sud (Italie, Espagne, Portugal, Grèce) qui sortiraient de la zone et reviendraient à leurs monnaies nationales seraient contraints de faire défaut sur les dettes publiques et privées compte tenu du surcoût de la dette extérieure libellée en euro (chute des nouvelles monnaies contre euro). Or ces dettes sont détenues par les non-résidents des autres Etats de l'Union ;
- à l'opposé, si des pays tels que l'Allemagne, qui dispose d'actifs extérieurs importants dans les pays du sud, sortaient de la zone, ils devraient alors faire face à de violentes dépréciations d'actifs en euro. Oui, car la monnaie européenne serait fortement dévalorisée face à un nouveau mark allemand. Les banques allemandes, déjà en insuffisance de capitaux propres, ne s'en remettraient pas.
◊ Ce qui ne peut plus arriver pour sortir de la crise
On a vu que l'on n'anticipait plus une sortie de la zone euro des pays fragiles (coûts économique, social et politique insupportables pour ces pays).
On n'anticipe pas non plus une sortie unilatérale de l'Allemagne (coût macro-économique considérable avec une perte de compétitivité importante et coût financier élevé au regard des engagements des banques allemandes sur les pays périphériques de la zone euro).
On n'anticipe pas de mise en place d'une zone euro à deux vitesses sur des considérations économiques (zone nord budgétairement vertueuse et zone sud cherchant à rattraper ses handicaps de compétitivité). Ce serait pour le coup la fin de l'Europe puisque cela reviendrait à séparer les six pays fondateurs : l'Allemagne et le Bénélux d'une part ; la France et l'Italie d'autre part. ( n’est ce pas ce qui se passe/ proposait par le duo Merkozy actuellement déjà)
Est-il aujourd'hui irréaliste d'anticiper la mise en place d'une véritable union politique avec un fédéralisme fiscal et des transferts budgétaires systématiques des plus riches vers les plus pauvres ? Oui, cette solution est inenvisageable : elle ne sera jamais recevable outre-Rhin.
Alors que nous reste-t-il ?"
Rien, puisque les états nous demandent de choisir contre la peste ou le choléra, soit un choix limiter pour éviter que l’on remettent en cause ce système prédateur. La situation étant déjà catastrophique (L'austérité imposée aux travailleurs grecs - Eclatement de l’euro : Réalité ou spéculation ?c , des plans a répétions qui ne font soutenir un système et des personnes illégitimes). Le retour des monnaies nationales et des dévaluation n’empêche pas les spéculations si nous ne changeons pas le système qui les entretiens.
Comme le dit bien Coluche : " Il parait que la crise rend les riches plus riches et les pauvres plus pauvre. Je ne vois pas en quoi cela est une crise.... Depuis que je suis tout petit, c'est comme cela" cf Le retour de l'Histoire, Frédéric Lordon : le..., Référundum populaire a échouer, Les think tanks européens... , Octobre 1961 à Paris, L'Europe des lobbies, Documentaire : Tous manipulés, Documentaire Goldman, les..., Les raisons de la colère, Qui sont les milliardaires..., 10 mai 1981 - 15 mai 2011 ,...,
PDF ] La crise avait fait exploser le Système Monétaire Européen en ,.
17:02 Publié dans Economie, poitique, sciété | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : la survie de l'euro, en jeu, sommet des dernières chances, crises institutionnalisées











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