17.12.2011
Sur le toboggan de la crise européenne, par Frédéric Lordon
Ca y’est nous sommes rentré en récession, pas étonnant vu les plans de rigueurs. Frederic Lordon dans l’art N° 693 décembre 2011 + Monde diplomatique : Certains éléments sont dépassé ( la réalité dépasse la fiction), mais sonne que plus juste. Concentrer vous bien, c’est un peu technique, mais très intéressant.
Sur le toboggan de la crise européenne: « Que se passe-t-il lorsque l’ultime refuge se trouve lui-même secoué par la tempête ? Mercredi 23 novembre, les investisseurs ont boudé un octroi de dette allemande, signe d’une défiance inédite. Pris à leur propre piège, les marchés qui exigeaient la rigueur redoutent désormais la dépression … »
Sur le toboggan de la crise européenne, par Frédéric Lordon (Le ... « On sait de connaissance expérimentale qu’on peut regarder Laurel entarter Hardy (ou l’inverse) un nombre incalculable de fois et en redemander sans jamais se lasser — mais les sommets européens ?... Par une regrettable erreur d’appréciation, quoique dans l’intention sans doute louable de combattre la morosité, l’Union européenne (à laquelle on pourrait ajouter le G20) semble avoir considéré que le comique de répétition était une arme possible contre la crise. On ne voit guère d’autre hypothèse à la hauteur de l’étonnante récurrence dans la pantalonnade, devenue la seule ligne ferme et claire de gouvernants européens par ailleurs en état de totale sidération.
Il faut reconnaître à leur décharge que, dans le carcan des contraintes présentes (monumental choc récessionniste post-crise financière, surveillance permanente des politiques économiques par les marchés de capitaux, indépendance et pusillanimité de la Banque centrale européenne [BCE], obsessions orthodoxes allemandes, défaut d’une souveraineté unitaire), l’actuelle équation de l’euro est rigoureusement sans solution…
Si ce n’est pas l’esprit de Laurel et Hardy qui règne aujourd’hui sur l’Europe, c’est alors peut-être celui de saint Augustin : « Credo quia absurdum » (« Je crois parce que c’est absurde »). Et il est vrai que l’acharnement dogmatique envers et contre toutes les infirmations du réel est la dernière chose qui impressionne vraiment en Europe. Après tout, nous n’en sommes jamais qu’au cinquième sommet de l’eurozone. la partie augustinienne consistant en la constance dans l’aberration, et la partie comique en la répétition de communiqués se félicitant d’avoir enfin apporté une solution globale (comprehensive) aux problèmes de la zone euro… avant que tout ne soit à refaire le coup d’après.
On sait le public enclin à la dissipation, c’est pourquoi sans doute le syndicat d’initiative éprouve le besoin de renouveler le spectacle en proposant des sensations de plus en plus fortes (nouvelles institutions, nouveaux pays à sauver, nouvelles tuyauteries (...)
Il reviens sur les élections : le but des élections de Monti, Papandreou : d’être plus crédibles dans ce qui échoue…
Dans la dernière partis : Pour son malheur, le pauvre FESB ne sert a rien….
De la rigueur à la récession— (1er décembre), BCE, mode d’emploi—, Monnaie - Le Monde diplomatique, Spéculation - Le Monde diplomatique, Finance - Le Monde diplomatique, Finance - Le Monde diplomatique ( tout les articles concernant la monnaie, la spéculation et la finance dans le monde diplomatique).
16:51 Publié dans Economie, poitique, sciété | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sur le toboggan, la crise européenne, par frédéric lordon











Écrire un commentaire
NB : Les commentaires de ce blog sont modérés.