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31/12/2011

5 scénarios catastrophe pour 2012

 

effet domino.jpgUne note d'optimisme aurait pourtant été appréciée, alors que le pessimisme domine dans les prévisions sur 2012. Au mieux, les commentaires restent prudents. Mais certains n'hésitent pas à pronostiquer un scénario 2012 des plus sombres. C'est le cas de Joseph Stiglitz. Le prix Nobel a choisi de commencer 2012 en célébrant 2011  , car 2011 "sera probablement meilleure que 2012". Voila les pronostiques des économistes Les prévisions 2012 des professionnels, « Le marché semble encore trop confiant dans les profits »), Les premiers mois de 2012 devraient voir la confirmation de la récession en zone euro. Les bonnes statistiques américaines de fin d'année et la résistance des actions américaines pourraient faire long feu, la plupart des stratèges s'attendent à un trou d'air aux États-Unis. Pour compléter le tableau, ils prédisent aussi un ralentissement dans les zones émergentes et notamment en Asie. «L'année 2012 sera une année très difficile sur le plan conjoncturel. De cela nous avons (malheureusement) une quasi-certitude. « Le rêve d'un découplage des émergents est mort », Les sujets d'inquiétude qui perdurent en zone euro – expansion, Les dirigeants européens s’attendent à une année 2012 difficile – euractiv

Marqués par la crise de l'euro, les peuples- les états et les marchés financiers - ont connu une très mauvaise année 2011. Tous les événements déplorables de l'année écoulée sont-ils déjà intégrés dans les cours? Ou les risques sont-ils insuffisamment considérés encore par les marchés? Des experts belges répondent.

 Pour comprendre les enjeux financiers et géopolitiques :

"Crise de l’euro, récession imminente: les investisseurs ont peu de raisons d’être optimistes . Pourtant, quelques signaux positifs sont perceptibles. "Le principal thème de 2012 sera l’économie, qui se portera moins bien que ce que beaucoup craignent", prévoit Stefaan Casteleyn de Merit Capital. Ceux qui souhaitent en revanche exclure tous les risques doivent de préférence tenir compte de scénarios qui sont encore insuffisamment intégrés par les marchés financiers. Quels sont ces scénarios? Les experts boursiers belges en évoquent cinq". Cela est entrain de se réaliser !!!

1/ Une crise de la dette aux Etats-Unis

De nombreux analystes craignent qu’après la zone euro, les États-Unis soient également pris pour cible à cause de leur endettement faramineux. "Les marchés financiers tiennent déjà compte de nombreuses évolutions négatives, mais une véritable crise de la dette américaine n’est pas intégrée dans les cours actuels. Un éventuel krach du dollar américain pourrait faire beaucoup de dégâts sur les marchés financiers. Les obligations d’État américaines sont dès lors à éviter", estime Erwin Deseyn (CapitalatWork Foyer Group).

2/ L’éclatement de la zone euro

Le scénario d’un éclatement de la zone euro n’est plus considéré comme une fiction, mais on peut se demander si les marchés financiers intègrent déjà suffisamment ce risque. "Nous sommes toujours 40 à 50% au-dessus des planchers de 2009. La disparition de l’euro ou une modification de la composition de la zone euro n’est pas encore totalement intégrée. Si l’un des pays périphériques devait quitter l’euro, il tomberait dans une dépression inflationniste. À l’inverse: imaginez que l’Allemagne quitte l’euro, elle subirait dans une dépression déflationniste. Ces deux scénarios généreraient un chaos dont la débâcle Lehman n’aura été qu’un simple avant-goût. On entrerait également en terrain totalement inconnu. Raison de plus, donc, pour empêcher qu’on en arrive là – par simple précaution", estime Luc Aben (Van Lanschot Bankiers).

3/ Des tensions au Moyen-Orient

"La nouvelle est passée assez inaperçue ces derniers mois en raison de la crise de l’euro, mais le programme nucléaire de l’Iran suscite de plus en plus d’inquiétudes dans le monde entier. La crainte que Téhéran travaille à une bombe atomique a nettement augmenté. "Des pays comme l’Iran profitent opportunément du malaise qui touche l’Occident pour étendre leur influence au Moyen-Orient. Jusqu’où Iran pourrait-il aller dans ce processus?", se demande Geert Ruysschaert (BNP Paribas Fortis Private Banking)".  L'Iran évoque la fermeture du détroit d'Ormuz, mise en garde américaine : Le commandant de la marine iranienne a souligné mercredi qu'il était "très facile" pour l'Iran de fermer le détroit d'Ormuz, passage obligé de nombreuses exportations pétrolières, provoquant une sévère mise en garde des Etats-Unis. "Fermer le détroit est très facile pour les forces armées iraniennes, c'est comme boire un verre d'eau, comme on dit en persan", a déclaré l'amiral Habibollah Sayyari, tout en estimant qu'une telle mesure n'était pas nécessaire pour l'instant.  Sur le marché pétrolier, les cours, qui avaient dépassé mardi la barre des 100 dollars après les déclarations de Mohammad Reza Rahimi, se sont nettement repliés mercredi à New York. Selon l'analyste John Kilduff, d'Again Capital, le marché était "allé trop loin" en réaction à la situation en Iran Voir Pétrole et gaz de schiste,... "« L'Iran, un brasier en puissance... "

4/ Le maintien de taux réels négatifs

Les rendements des comptes d’épargne sont aujourd’hui largement inférieurs à l’inflation: en termes réels, l’épargnant perd de l’argent chaque jour. Combien de temps cette situation va-t-elle durer? "En dépit de la surcapacité actuelle et de la demande en berne, l’inflation ne va pas diminuer comme en 2009. En cause: les prix élevés de l’énergie et l’augmentation de certaines taxes et accises. Le ralentissement structurel de la croissance économique induit par une ou plusieurs années de désendettement va maintenir à un faible niveau, voire encore réduire les taux à long terme. Il sera donc toujours difficile d’obtenir un taux réel positif en 2012", estime Gert Bakelants (rédacteur en chef de la lettre de placements L’Investisseur).

5/ Un regain de tensions sociales

Les lourdes mesures d’économies prises par les différents États seront-elles facilement acceptées par la population? Certains analystes intègrent en tous cas la possibilité de troubles sociaux et de tensions consécutifs aux interventions publiques. "Aucune nation n’a jamais réussi à assainir sa situation budgétaire tout en améliorant la prospérité de la population. Si plus de 40% des jeunes Espagnols sont sans emploi, par exemple, c’est toute une génération qui risque d’être perdue. C’est une catastrophe économique, mais surtout sociale. Que peut supporter une démocratie, surtout quand elle est encore relativement jeune?", se demande Luc Aben (Van Lanschot Bankiers).

 

« Les agences de notation accueillent certes avec scepticisme le roll over à la française, mais les Grecs sont désormais fixés sur leur sort... si le plan de sauvetage n'est pas assimilé à un défaut de paiement partiel sur leur dette ». C'est Jean-Claude Juncker qui résume froidement la situation en diagnostiquant "une perte considérable de souveraineté du pays" au profit de l'Eurogroupe ( Eurogroupe, Fiche d'actualité - Eurogroupe) . N'oublions pas qu'il en est le président, et c'est donc lui qui orchestre en grande partie son plan - sauvetage financier. Voir Jean-Claude Juncker - Wikipédia

Au risque de réveiller de mauvais souvenirs, le Luxembourgeois Jean-Claude Juncker compare le futur sort de la Grèce à celui de l'Allemagne de l'Est au lendemain de la réunification qui a débuté en 1990. A la différence près que les Grecs ne se retrouveront pas du jour au lendemain les poches pleines d'une monnaie qui leur donne les moyens de refaire surface économiquement.

  1. Junker ajoute que l'agence destinée à mener à bien les 50 milliards d'euros de privatisations instituées par le Parlement grec s'inspire de la Treuhand allemande Treuhand - Wikipédia. Ce système avait supervisé la restructuration et la migration de 14 000 entreprises est-allemandes vers le secteur privé de 1990 à 1994. Il oublie de rappeler que cet effort s'était accompagné d'un durcissement de la politique monétaire allemande qui avait littéralement asphyxié la croissance chez ses partenaires économiques européens (notamment la France et l'Italie) pendant quatre ans. « Le processus de réunification s'était soldé par un krach obligataire début 1994, lorsque la Fed, fidèle à sa politique de laxisme monétaire -- toujours au nom de la priorité accordée à la croissance suite à la récession de 1991 -- s'était résolue à monter ses taux pour juguler le retour des tensions inflationnistes. »

Deux versions : Chaque fois que les politiques monétaires européennes et américaines ont gravement divergé : 1) cela s'est traduit par une catastrophe (1987, 1994, 2007) dans les mois qui ont suivi. 2) La main mise du marché privé sur les états qui retire du jour au lendemain leurs finance. Les dégâts ont été aggravés par le développement des agences de notation (très critiqué actuellement), des Hedges fund, des outils cliquer des cliquez de vendre a perte/ parier sur l’aggravation des Etats et de leurs monnaie.

Les marchés suivront attentivement la conférence de presse et la séance des questions-réponses qu'animera J.-C.Trichet pour l'avant-dernière fois de son mandat, avant de céder son fauteuil à Mario Draghi en octobre. La tonalité de son discours confirmera ou non l'hypothèse d'un troisième relèvement consécutif du taux directeur à la rentrée.

« Le marché financier, boursier et politique semblent de plus en plus déconnecté de l’économie réelle et de leurs peuples. Un parallèle entre d’un coté es actions bancaires qui progressent fortement, des bilan assainit après le déplacement de la dette financière, boursière et immobilière vers les états ( donc le peuple) et de l’autre des peuples sous pression financière, social et policière avec des gouvernements utilisant des méthodes autoritaire pour faire passer ces lois. L’interview
– vision de l’économie par Henri-Delessy : Responsable des études économiques de La Banque Postale – est révélatrice ».. Cf voir le blog de Saltabank - Une vision de la situation économique et boursière.
La Fed connaît trop bien l'effet que l'annonce d'une raréfaction de la liquidité disponible aurait sur Wall Street. Les actions sont à ce jour entrer dans une phase spéculative et totalement deconnecté du système, "bullesque") puisqu'il est avéré qu'elle ne parvient à relancer ni le marché immobilier, ni l'emploi, ni le PIB américain

Si les agences de notation on les coudées franches pour imposer une sentence de défaut partiel de la Grèce sur sa dette, il apparaît très facile d'agiter le chiffon rouge sur la dégradation de la note de l'Italie ou de l'Espagne ; et pourquoi ne pas s'en prendre à la Belgique qui se trouve dans l'impossibilité de rétablir ses finances, faute de gouvernement ?

Les euro-fédéralistes comme J.-C. Juncker ou J.-C. Trichet boivent du petit lait. La mise sous tutelle administrative de la Grèce pourrait bien servir de prélude à celle de la Belgique, de l'Italie ou de l'Espagne.

Les populations concernées ont beau se révolté -- elles s'indignent déjà, même si la pression des gouvernements et de la direction des grands médias essayent de dissimiler -- elles n'ont pas vraiment les moyens d'agir de manière efficace, surtout s'il n'y aucun gouvernement à sanctionner.

Les peuples ont été enterrées par les urnes, ou devrais je dire par une non concertation entre dirigeants politiques et leurs peuples (Irlande, Portugal, Espagne, Grèce). Les nouvelles ne peuvent qu'invoquer un héritage ingérable et réclamer la mansuétude de leurs créanciers ‘(trop gentil) ou rejeter une dette illégitime.

Bruxelles qui tient le chéquier peut décider quel mode de soutien elle apporte au moment le plus opportun. C'est-à-dire quand tout semble perdu et que la population -- à bout de nerfs -- se résout à admettre qu'il n'y a pas de plan B, sauf à flanquer 50 ans de construction européenne par terre. Tout ce que je viens de décrire nous promet de belles convulsions.

A lire sur Plusconcient.net : Après la crise financière, la guerre civile ? , Site de l'institut LEAP 2020.

Ecouter également Peter Schiff, la crise fiscale en marche aux Etats-Unis, La crise de 2010 plus grave que la crise de 2008 ?, Quelle situation économique pour 2010 ? , Futur crash de l'économie mondiale. Celente aura-t-il une nouvelle fois raison ?, Ignacio Ramonet - le crash parfait, Vers un 4ème choc pétrolier, Pour une éthique de l'existence post-capitaliste, Technologie, gouvernance ou spiritualité ?

A voir: le docufiction de France 5 "La France en faillite" qui nous plonge dans une France en cessation de paiement sous tutelle du FMI et de l'UE,

Commentaires

J'aime bien votre billet ainsi que le reste de votre blog. Je me permet de poster sur facebook. Je reviendrai lire vos articles avec plaisir sur votre blog et je l’ajoute à mes bookmarks.

Écrit par : Thierry mutuelle | 23/02/2012

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