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03.01.2012

Les pauvres n’ont pas de sacs pour 2012

 

Coluche 1.jpgL'année 2011 ne s'est pas achevée sur une note positive. La crise institutionnalisée a détruit de nombreux emploisPrès de 100.000 emplois supprimés en Europe  Le renchérissement des matières première risque d’ajouter au problème sociale et économique, le retour de la faim (émeutes) dans le monde.

L'indice PMI des directeurs d'achat pour la Chine en décembre, publié vendredi dernier par la banque HSBC, est resté en dessous des 50 points. Ce maintien en dessous de ce seuil est synonyme de contraction de l'activité.

Une note d'optimisme aurait pourtant été appréciée, alors que le pessimisme domine dans les prévisions sur 2012.), « Le rêve d'un découplage des émergents est mort », Les sujets d'inquiétude qui perdurent en zone euro – expansion, Les dirigeants européens s’attendent à une année 2012 difficile – euractiv. 5 scénarios catastrophe...

Lorsque l'on s'aperçoit que l'ensemble des analystes prévoyaient une croissance du CAC 40 de 15% en 2011, on comprend qu'il ne faut pas se fier a un marché absurde. Le cas notamment pour les matières premières. Car nous sommes encore dans l'attente de grands changements politiques pour 2012. Seules des réformes en profondeur permettront d'installer les économies sur des rails.

Première certitude pour 2012 donc : la politique fait son grand retour. (L'année boursière 2012 sera très dépendante de l'agenda politique : ( tableau avec date)  « « Tout l'enjeu va être de redonner confiance aux investisseurs pour qu'ils achètent les dettes des pays les plus fragiles et ainsi éviter un cercle vicieux encore plus négatif », souligne François Duhen, chez CM-CIC Securities » « L'Europe a été "sauvée" plusieurs fois en 2011, sourit Christian Parisot, chez Aurel. Mais il reste beaucoup à faire. La situation est si délicate qu'il y aura forcément des décisions et nouvelles mesures phares des autorités européennes et de la Banque centrale européenne » « L'institution pourrait lancer dès le deuxième trimestre un programme comme l'ont déjà fait la Fed et la Banque d'Angleterre, estime Alain Bokobza. Les politiques d'austérité menées dans plusieurs pays risquent d'aggraver la récession, si la politique monétaire n'est pas plus expansionniste ». )

« Désormais, il faudra compter en permanence avec les annonces politiques pour analyser le marché des matières premières. L'harmonisation fiscale dans la zone euro, aux Etats-Unis, ou un assouplissement monétaire en Chine auront un impact majeur sur leur cours ».

Seules les céréales s'envolent, soutenues par de mauvaises conditions météorologiques en Amérique du Sud.

Les métaux de base restent en territoire neutre
Le renchérissement du dollar en milieu de semaine a fini de peser sur les métaux de base. Le passage de l'euro en dessous des 1,30 dollar a inquiété les investisseurs. Les métaux de base concluent ainsi cette année sur une note négative, reflétant fidèlement l'incertitude du secteur sur la deuxième moitié de 2011.

Ce fut le cas pour le cuivre. Le métal rouge a connu sa première baisse depuis trois ans, avec une chute de 21,11% sur l'année. Pourtant le cuivre reste pour l'instant au milieu du gué.

Loin des 9 000 $ du printemps dernier, le métal rouge est cependant resté au-dessus des 7 200 $. Ce niveau reste un important support. A 7 500 $, le métal a même profité de la bonne orientation des ventes de logements aux Etats-Unis. Le métal a gagné 2,28% sur les deux semaines.

L'aluminium ou le plomb finissent quant à eux une année franchement noire, avec des replis de 20% chacun. Le nickel et le zinc ont vu également leurs cours fondre d'environ 25%.

Le salut des métaux passera donc en 2012 par une reprise de l'activité, notamment en Chine. Les prochaines annonces du gouvernement et surtout de la Banque centrale chinoise seront décisives.

Les céréales sauvent l'année 2011
Si le maïs est loin de ses +50% fin 2010, le boisseau conclut cependant cette année sur une performance positive, à +2,8%.

Pour ce début d'année, la hausse ne semble pas devoir s'arrêter. Vendredi dernier, de nouvelles inquiétudes se sont fait entendre sur les mauvaises conditions climatiques en Amérique du Sud. Le phénomène météorologique La Niña perturbe les prévisions des récoltes.

Un temps trop sec en Argentine et dans le sud du Brésil, et trop humide au centre du Brésil, devraient permettre au boisseau de maïs de rester durablement au-dessus des 6 $.

Le soja devrait également progresser dans les semaines à venir, affecté également par La Niña. Le boisseau de soja a déjà pris plus de 10% sur les deux dernières semaines de l'année. Cependant, la céréale finit cette année sur une baisse de 14%.

Enfin, le blé est également orienté à la hausse. Si cette céréale n'a pas été concernée par les perturbations en Amérique latine, les perturbations sur le marché du maïs se répercutent indirectement sur ce marché. Ainsi, le blé est en hausse de 11% sur les deux semaines.

Le pétrole revient à son point d'équilibre
Le baril de pétrole à New York est revenu au contact des 100 $, sur fond de nouvelles tensions autour du dossier iranien.

En dehors de ce facteur de hausse, les analystes restent prudents sur les perspectives pour l'année à venir. Le ralentissement en cours de la Chine pourrait être compensé par la bonne résistance actuelle de l'économie américaine. Un QE3 aurait également un effet positif sur le prix du baril.

A moyen terme, il ne faut toutefois pas exclure un retour des inquiétudes autour de la dette américaine. Le blocage politique sanctionné par Standard & Poor's en juillet est toujours présent. Le marché du pétrole flancherait alors.

Les métaux précieux reculent encore
L'or continue à glisser. Après être passé sous les 1 600 $ en décembre, le métal jaune a encore perdu 2% sur les deux semaines. L'argent a même chuté de plus de 6%.

Le métal jaune reste cependant attractif, alors qu'aucune solution structurelle n'a encore été apportée à la crise de la dette. Avec l'entrée en campagne des Etats-Unis et de plusieurs pays européens, il est peu probable de voir une solution globale s'imposer avant la fin de l'année.

Le cours des métaux précieux pourraient rapidement se raffermir. »

Plus la situation se dégrade, plus une minorité peut s’enrichir, alors que la majorité souffre. L'Europe des lobbies

 

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