07.01.2012
Le cercle vicieux
Dans ma chronique Chronique éco du lundi du 26 – 12-2011 « La gigantesque opération de refinancement à trois ans des banques de 489 milliards d'euros lancée hier par la Banque Centrale Européenne, ne feront que retarder et sur le MT aggraver les conséquences de la crise de la dette et économie institutionnalisée. Encore faut il que cet argent servent a être réinjecter dans l’économie et non a servir de refinancement gratis du secteur bancaire" et dans dans mon article Révolution virtuelle et...réelle ( j’ai croisais des infos qui m’avaient amener a anticiper ces révolutions citoyennes)
L'euro tombe à son plus bas niveau face au dollar depuis 16 mois, la France lève 7,963 milliards d'euros d'obligations. Source Google, l'express...
Les dépôts de en masse des banques commerciales a la BCE, juste après l’émission confirme tout simplement ce que j’avançais plus haut : « Les dépôts au jour le jour des banques commerciales auprès de la Banque centrale européenne (BCE) ont inscrit un nouveau record à 455 milliards d'euros, montrent les statistiques publiées aujourd'hui, signe que les acteurs du secteur privilégient toujours la sécurité des placements à l'institut d'émission sur la rentabilité que pourrait leur procurer des prêts interbancaires. Les dépôts au jour le jour, eux, sont rémunérés au taux de 0,25%, bien en dessous de celui du marché interbancaire, actuellement à 0,369%. Cela peut expliquer aussi. "Le fait que les banques se tournent davantage vers la BCE montre qu'elles ont de moins en moins confiance dans les autres institutions", commente un trader sur le marché monétaire. Si la diminution du recours à la facilité de prêt marginal est a priori "bon signe", ajoute-t-il, il est difficile d'en tirer des conclusions définitives ».
Pourquoi Wall Street fait près de 40% mieux que le CAC 40 en deux ans. Elle constitue au contraire un signe de perte de compétitivité de l'Europe sur la scène internationale qui ne cesse de s'aggraver. Seules les grandes valeurs exportatrices européennes trouvent aujourd'hui grâce aux yeux des investisseurs, dans un contexte favorable de baisse de l'euro. Les sociétés trop dépendantes de la dégradation des perspectives de croissance dans la zone euro (distribution, services aux collectivités, télécoms et construction) ont peu de chances de séduire » ou encore « Ce qui est sûr, c'est que les milliards de dollars injectés dans l'économie américaine au cours de ces dernières années se retrouvent en parti en Bourse et ont de ce fait directement participé au soutien de Wall Street. Cette stratégie de création de monnaie sans compter est dangereuse, nous le savons tous. Pour l'heure, son impact le plus visible est la surperformance de Wall Street par rapport à toutes les places boursières européennes » « Ce qui est sûr, c'est que les milliards de dollars injectés dans l'économie américaine au cours de ces dernières années se retrouvent en parti en Bourse et ont de ce fait directement participé au soutien de Wall Street. Cette stratégie de création de monnaie sans compter est dangereuse, nous le savons tous. Pour l'heure, son impact le plus visible est la surperformance de Wall Street par rapport à toutes les places boursières européennes »
Les doutes sur la solidité du système bancaire "recommencent à ronger l'esprit des investisseurs, alors que les dépôts à la Banque centrale européenne (BCE) atteignent des niveaux records et que la première banque italienne, UniCredit, a vu son cours en Bourse s'effondrer", soulignait Simon Denham, analyste de Capital Spreads, "La France est confrontée aux mêmes problèmes que les pays dits périphériques de la zone euro, souffrant d'une dette bien trop excessive sur fond de ralentissement de l'économie, et adoptant eux aussi des plans d'austérité. Son triple A est sévèrement mis en question par les agences de notation. "Une dégradation de la note française ferait bondir les taux de financement (sur le marché obligataire) et cela rendrait encore plus difficile la remise en ordre des finances du pays", estimait-il
."Certains établissements vont être contraints de se recapitaliser pour consolider leurs fonds propres dans des conditions de marché très défavorables", déplore Arnaud de Champvallier, directeur de Turgot Asset Management. ",
A écouter :
Année: 2011
Durée: 49' 30''
Dans cet enregistrement disponible en accès libre ic Paul Jorion: le capitalisme est moribond ! - Plusconcient.net i, l'anthropologue et sociologue Paul Jorion exprime sans édulcorant sa vision de ce vers quoi la crise nous conduit: la fin du système économique capitaliste. Le diagnostic de Paul Jorion est limpide: la crise est l'aboutissement d'un système économique qui a attisé la concentration de la richesse et des revenus dans les mains d'une minorité. Ces capitaux se détournent de l'économie réelle et alimentent les bulles spéculatives. Afin de permettre à la masse des non privilégiés de continuer à consommer, pour faire tourner le moteur de la croissance, la finance a créé le tsunami de dettes qui menace d'engloutir l'économie mondiale.
Paul Jorion ne propose pas de solution ni n'esquisse à quoi pourrait ressembler le système économique - mais celui-ci sera-t-il économique - qui émergera à la suite de l'effondrement. Les économistes et les dirigeants sont sous l'emprise du "catéchisme" économique dominant duquel aucune solution durable ne peut sortir. Paul Jorion insiste sur la nécessité de mettre en place des structures qui permettront aux banquiers de faire des choix vertueux, alors qu'aujourd'hui, le marché - la concurrence - s'empresse de punir toute décision qui va dans le bon sens. Une considération qui s'applique à tous les agents économiques !
Paul Jorion plaide pour un retour à un plus grand partage de la richesse, afin que celle-ci puisse s'investir dans des activités productives. Celles-ci doivent toutefois cesser de créer de la richesse en transformant la planète en poubelle !
En sus, une courte intervention - véritable cours accéléré d'économie politique (12' 16'') - de l'économiste et financier français Charles Gave le 6 décembre 2011. La démonstration de Charles Gave renforce sans détours les propos de Paul Jorion.
Source: YouTube - La crise, les experts, Charles Gave, 6 décembre 2011
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23:49 Publié dans Economie, poitique, sciété | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : le cercle vicieux











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