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31/03/2012

La dictature de l'immédiateté 2

 

La dictature de l'immédiateté 2

J’ai écris intitulé «  La dictature de l'immédiateté » Dans un monde saturé de stimuli où la publicité, la consommation, la télévision, des technologies toujours plus nombreuses et invasives... nous invitent à vivre en mode "présent", comment penser l'avenir ? Comment cette urgence normalisée s'est imposée ? Quelle conséquence a-t-elle sur notre façon de vivre et d'être ensemble, sur notre environnement, sur notre planète ?

Trois thèmes évoqués :Présentialisme, Présentialiste et le Sarkozysme

 

Approfondissons un peu plus ce thème

Sarkozysme : Partie émergée de l’iceberg présentialiste. Illustre jusqu’à la caricature ce culte du présent. Partout, tout le temps, ici, maintenant, le locataire de l’Elysée est présent… il est LE Présent. Cet hyper-président est avant tout l’omni-présent. Il est le principal ordonnateur d’un nouvel Etat… d’urgence.

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Des médias a sa solde volontairement ou non ( une sorte de complément entre recherche d'audimat et de points dans les élections sur le thème de la rapidité et du sensationalisme : Décryptage exclusif de la couverture médiatique live de Toulouse...A écouter d'urgence ;-)

 

« Prenez une actualité dramatique. Une unité de lieu et de temps. Une proximité en France. Du suspens et une bonne dose de rebondissements. Placez tout cela au coeur des médias. Sous le feu du live. Et vous obtenez des records d’audiences jamais vus dans l’histoire récente de l’information française en continu. Mais au delà de la frénésie qui a emporté médias français et étrangers, un format s’est clairement imposé sur nos écrans: celui du live. Analyse de ces nouvelles couvertures avec des journalistes et des patrons de rédactions web à écouter et à lire dans ce billet.

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A bien des égards, la traque puis le siège et l’assaut de l’appartement de Mohamed Merah, autrement appelé “les évènements de Toulouse”, ont symbolisé ce type d’information, à fort impact dramatique et médiatique. Une information écrite en continu, sur le web, à la radio et sur les chaînes de télévision. En cause : BFM TV,

 

Comment est mis sa campagne digne d’une campagne publicitaire sur le net

 

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Avec la carte de la France forte, découvrez les opérations de soutien près de chez vous
(porte-à-porte, distribution de tracts, réunion publique) et inscrivez-vous !

 

 

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Le rôle des think tanks dans l'élaboration des politiques européennes [FR]

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think tank

 

 

Dans l’émission de daniel Mermet sur La Bas.org La Finance imaginaire La finance, mon adversaire n'a pas de visage et elle ne se présente pas aux élections". Pour le chercheur Geoffrey Geuens, cette phrase prononcée par François Hollande lors de son meeting du Bourget est emblématique du discours politique dominant qui oppose marché financier et Etat, deux entités sans chair et sans visage . Oui, la finance a un visage, oui l'Etat a un visage et c'est souvent le même ! voir Qu’est-ce que “le marché » ?, La finance a-t-elle un visage? !, Coluche, crises et présidents

 

 

lobbies,groupes de pressions,le rôle des think tanks,l'élaboration,politiques européennes [fr]source Euractiv Le nombre de think tanks en Europe a plus que quadruplé au cours des dernières années, et ils sont devenus plus actifs et inventifs dans la diffusion des solutions politiques auprès des décideurs. Mais ils risquent de se transformer en groupes de pression, étant confrontés à des questions de financement, d’autonomie et d’innovation.

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En bref

 

Ces dernières années, le nombre de think tanks a beaucoup augmenté. La révolution de l’information et la complexité croissante, ainsi que la nature technique des domaines politiques font partie des principaux facteurs qui ont participé à cette augmentation.

 

Une étude récente du Foreign Policy Research Institute (FPRI) estime que le nombre de think tanks a augmenté en Europe. L’étude porte le nombre d’organes européens à 1 200, et soutient qu’ils sont 5 000 à exercer dans le monde entier. 

 

La plupart des think tanks européens se concentrent sur un niveau national ou sectoriel, mais ce LinksDossier traite principalement de ceux entrant dans la formation de la décision européenne, qu’ils soient basés à Bruxelles ou dans d’autres pays. 

 

En effet, l’augmentation du nombre de think tanks n’a eu qu’une influence limitée sur le processus de décision européenne. La majorité des groupes de ce genre en Europe se concentre sur les discussions à dimension européenne d’un point de vue national ou sectoriel, et, en tant que telles, ne cherchent généralement pas à définir les intérêts de l’Union dans son ensemble. 

 

Enjeux

 

L’explosion et la diversification récentes des think tanks ont soulevé un certain nombre de questions relatives à l’autonomie, l’innovation, la politique de communication et la mondialisation. 

 

Un secteur divers et complexe

 

Les think tanks sont très différents dans leurs manières de peser sur la prise de décision européenne. La plupart des organes basés en Europe fournissent beaucoup d’efforts pour développer de nouveaux concepts politiques et publier des documents de synthèse. En revanche, nombreux sont ceux, basés aux Etats-Unis et connus sous le nom de think tanks de conseil, sont engagés envers davantage de visibilité médiatique et de communication de leurs positions aux décideurs. 

 

Les think tanks sont également devenus plus complexes. Bien que leur nombre a augmenté, leurs modes d’organisation se sont beaucoup diversifiés, et il est désormais plus difficile de les reconnaître. 

Afin d’aider à la distinction des think tanks, Stephen Boucher et Martine Royo, auteurs d’un livre intitulé « Les Think-tanks : cerveaux de la guerre des idées », les classent en quatre groupes.

Think-tanks universitaires

  • Met en évidence la qualité de la recherche universitaire et du service d’information.
  • Les membres de l’équipe sont des universitaires et détiennent généralement des doctorats.

Exemples : Centre for European Policy Studies (CEPS)

 

Instituts de recherche sous contrat

  • Similaires aux think tanks universitaires, mais différents quant à leurs sources de financement, provenant de contrats avec des agences gouvernementales ou des soutiens venant du monde de l’entreprise.

Exemples : Notre Europe, Institut Français des Relations Internationales (IFRI

Think-tanks de conseil

  • Pour servir une cause, ils produisent des idées et des recommandations qui épousent étroitement des valeurs particulières et une certaine ligne d’argumentation. 
  • Leur intérêt n’est pas de trouver la meilleure solution politique pour le l’intérêt général, comme les think tank universitaires, mais plutôt de gagner la guerre des idées.

Exemples : Conseil de Lisbonne (LC), Centre for European Reform (CER

Think tanks relevant de partis politiques / fondations

  • Organisés autour d’un parti politique, mais intellectuellement autonomes, leur travail est souvent d’utilité directe pour le parti. 
  • L’activité des think tank ne constitue qu’une petite partie des budgets généraux, mais l’importance des fonds à leur disposition en fait de puissants laboratoires d’idées. 

Exemples: les « Stiftungen » (fondations) allemandes, qui sont financées par le budget fédéral mais sont indépendantes du gouvernement

Source: Boucher et Royo 

 

Le financement : un numéro d’équilibriste

 

L’un des principaux défis des think tank est de résister à la tentation de promouvoir les intérêts de leurs donateurs. Cela peut devenir un numéro d’équilibriste périlleux, dans la mesure où il implique le maintien de l’indépendance des analyses politiques et, dans le même temps, la consolidation des financements par les sponsors.  En effet, M. Boucher et Mme Royo expliquent que les think tank risquent de tomber dans le piège de se transformer en sous-marins des intérêts privés. C’est notamment devenu une inquiétude pour certains think tanks financés par des fonds publics ou privés américains, en particulier lorsqu’ils ne sont pas reliés à des think tanks basés à Washington. 

 

Relevant le besoin d’assurer davantage de transparence dans la prise de décision européenne et de restaurer la confiance des citoyens en la gouvernance, la Commission européenne a lancé une initiative pour plus de transparence (Initiative européenne en matière de transparence) en 2005. 

 

Comme composant de l’initiative, l’exécutif européen a lancé un registre volontaire des lobbyistes et des ONG cherchant à influencer ses décisions, en juin 2008 (EurActiv 24/06/08). Le registre révèle les noms des organisations, plutôt que celui des personnes ou de ceux qu’elles représentent. 

 

On s’attend à ce que les think tanks s’y enregistrent et publient leurs budgets généraux. Leurs principales sources de financement, qu’elles soient publiques (européennes, nationales ou sous-nationales), ou proviennent de donations ou de cotisations des membres, devraient également y être mentionnées. 

 

Autonomie

 

Les think tanks gouvernementaux, tels que le Bureau des conseillers de politique européenne, sont également confrontés à des questions relatives à l’autonomie. 

 

Pour les think tank qui comptent sur des contrats avec des agences gouvernementales telles que la Commission, il est possible, bien que difficile, d’être en même temps créatif et capable de diffuser des recommandations sans être rattaché à  la politique européenne officielle. 

 

Stanley Crossick, fondateur de l’European Policy Centre, a écrit sur Blogactiv que de trop nombreux think tanks au niveau européen comptent sur des financements des gouvernements ou de la Commission. M. Crossick considère que ce financement devrait provenir du secteur privé, comme c’est le cas aux Etats-Unis. 

 

Un manque de réflexion novatrice

 

De nombreux think tanks impliqués dans les sphères processus décisionnel de l’UE ont également été critiqués pour se cantonner à leurs propres secteurs, sans se mélanger à d’autres décideurs ou leaders du monde des affaires. 

 

M. Crossick a déclaré que ces groupes forment une classe unique aux Etats-Unis, tandis qu’en Europe, ils forment trois groupes toujours séparés. En conséquence, de nombreux sujets traités par les think tanks tendent à empiéter les uns sur les autres, consolidant ainsi le consensus et étouffant toute créativité sur les idées politiques européennes.  

 

Afin d’éviter ceci, M. Boucher et Mme Royo soulignent qu’une rotation régulière des chercheurs est cruciale pour un véritable renouvellement des idées et pour la pensée novatrice. Ils notent que c’est ce qui assure la vitalité des think tanks américains et britanniques, dans la mesure où ces pays permettent aux chercheurs et aux analystes d’alterner entre postes gouvernementaux et activités des groupes de réflexion. Ils font référence à ce phénomène comme celui de la « porte tournante ».

 

Une baisse du niveau des idées ?

A l’ère de l’Internet, gagner de la visibilité dans les médias est également devenu une priorité majeure des think tanks. La communication est devenue une activité importante, car les thinks tanks doivent de nos jours satisfaire au besoin d’une information délivrée au bon moment et de façon concise, et d’une analyse publiée à point nommé, peut-on lire dans l’étude du FPRI. 

 

Le risque subsiste toutefois que les messages politiques complexes générés par les think tanks tendent à être dilués. En effet, l’omniprésence des médias, avec leur appétit d’entretiens de deux minutes et de phrases choc plutôt que d’analyses, pousse les think tank à chercher davantage de visibilité en simplifiant leur message, ont écrit M. Boucher et Mme Royo. 

 

M. Crossick explique que les documents de synthèses ne suffisent pas à influencer la prise de décision européenne, et souligne que les think tanks ont besoin d’assurer que leurs points de vue sont exprimés au bon moment, sous la bonne forme, et auprès des bonnes personnes. 

 

L’on pourrait considérer que des portails politiques, à l’instar de celui d’EurActiv, avec ses dix partenaires nationaux, aident les think tanks européens et nationaux à diffuser leurs messages et exposent leurs propositions politiques sans les simplifier à outrance. 

 

Vers des réseaux transfrontaliers d’idées 

 

La croissance des think tanks au niveau mondial a été explosive, selon les termes de l’étude du FPRI, qui l’attribue à la capacité des think tanks à soutenir les gouvernements démocratiques et les sociétés civiles de par le monde. 

 

De plus, la demande pour les think tanks a augmenté, car les décideurs politiques du monde développé et en développement affrontent le même problème de faire peser la connaissance des experts sur le processus de décision gouvernemental.

 

Les think tanks en Europe ont également été critiqués pour leur habitude d’adopter une perspective nationale, plutôt qu’européenne ou mondiale, sur les débats politiques.

 

C’est pourquoi, M. Boucher et Mme Royo proposent que les think tanks créent des réseaux d’idées dépassant les frontières nationales, sur le modèle de l’European Policy Network (EPIN), par exemple. 

Plus que jamais, les gouvernements ont besoin d’idées claires et adaptées, pouvant les aider à interpréter la complexité de leur environnement et en tirer des décisions en conséquence, expliquent-ils. Plus que jamais, ils ont besoin d’inspiration pour affronter les défis mondiaux actuels, ont déclaré les auteurs, qui espèrent un véritable rétablissement de think tanks plus réfléchis, tournés vers l’avenir et visionnaires. 

 

La guerre des idées : Etats-Unis vs. Europe

 

En comparaison avec les Etats-Unis, l’Europe est médiocrement équipée pour la guerre des idées, laissant les think tanks américains diriger le monde en élaborant des solutions novatrices et créatives aux défis mondiaux, peut-on lire dans l’étude. 

 

M. Boucher et Mme Royo estiment que les instituts européens de recherche s’enferment dans leur environnement local et manquent de l’ambition nécessaire pour inventer des idées qui pourraient mettre les politiques européennes sous les feux de la rampe. 

 

Mais les think tanks européens devraient également éviter les pièges des pratiques des think tanks américains. Bien que les think tanks américains soient meilleurs pour communiquer les messages via des sites Internet interactifs et des évènements publics, James McGann, chercheur associé au Foreign Policy Research Institute (FPRI), a indiqué que les médias pouvaient imposer un rythme et un style de fonctionnement qui entravent la capacité des think tanks américains à produire des politiques novatrices et tournées vers l’avenir. 

 

Ainsi, pour remporter la guerre des idées, les think tanks doivent suivre la ligne étroite tracée entre développer des solutions politiques et tenir le public au courant de leurs positions. 

 

Différences nationales

Des différences nationales existent également entre les think tanks en Europe. Les think tanks allemands tendent à suivre un modèle universitaire et proviennent d’un pays de grande tradition universitaire et intellectuelle, selon l’étude. 

 

L’Allemagne compte lourdement sur les professeurs pour rendre des rapports influents, tels que le « Fünf Weisen Rat » (qui émet des analyses économiques) ; ses think tanks forment et soutiennent les chercheurs et les aspirants responsables politiques, ce qui confère à l’Allemagne beaucoup d’influence dans les pays d’Europe centrale. 

 

Les think tanks britanniques spécialisés dans les questions européennes tendent à suivre la méthode d’interaction étroite avec les décideurs politiques, adoptée à Washington. Toutefois, leurs ressources financières sont moindres, ainsi que, en principe, leur personnel permanent. Les organismes britanniques ont un impact sensible sur la pensée bruxelloise grâce à leurs méthodes efficaces de communication. 

 

Les think tanks français sont relativement récents, à quelques exceptions près. Traditionnellement la réflexion sur les politiques était l’apanage des faiseurs d’opinion et des institutions gouvernementales. Le gouvernement français comprend désormais l’importance des think tanks non français, et a nommé un représentant officiel à Bruxelles afin de communiquer avec eux. 

 

Les think tanks américains disposent de beaucoup plus de ressources, et pour nombre d’entre eux, d’une crédibilité bien établie. Que ce soit directement depuis les Etats-Unis ou via leurs filiales européennes, ils exercent une grande influence sur la pensée politique en Europe. Ils servent également de modèle à la création de nouveaux think tanks. Certains d’entre eux, à l’instar de ceux fondés par la Fondation Soros, ne peuvent toutefois être considérés comme purement américains.  

 

D’autres pays disposent de think tanks et d’universités qui proposent également des analyses de la politique européenne. Ils tendent à influencer le débat européen principalement via leurs propres cercles nationaux ou gouvernements. De tels organes peuvent parfois être très influents. Par exemple, lors de la préparation de la présidence tchèque de l’UE, un think tank praguois tel qu’Europeum a probablement contribué davantage que ceux, plus importants, basés dans d’autres pays. 

 

Réactions

Jean Pisani-Ferry, directeur du think tank Bruegel, a déclaré que celui-ci cherchait à revigorer le débat politique. 

 

Nous savons que certaines de nos analyses ont aidé à développer les débats sur les modèles sociaux, la stratégie de Lisbonne, les grandes entreprises nationales, la zone euro et l’Europe en tant qu’acteur mondial, a-t-il déclaré. Le succès réside dans la stimulation du débat, pas dans la question de savoir si la proposition a été reprise, a-t-il ajouté, soulignant qu’ils ne faisaient pas de lobbying.  

 

Quant à la question de savoir si les think tanks devraient jouer un rôle plus actif dans la décision politique, comme ils le font aux Etats-Unis, le Dr James McGann, chercheur associé au Foreign Policy Research Institute (FPRI), a prévenu que l’approche partisane qui a cours à Washington a atteint un niveau d’hystérie, à un point tel que des think tanks ont été enrôlés afin de fournir des munitions dans la bataille entre le bien et le mal. 

 

Afin de s’assurer que les think tanks s’engagent dans une pensée à long terme, Antoine Garapon, ancien membre de la Fondation Saint Simon, a déclaré qu’ils devraient investir dans l’histoire, la philosophie, l’anthropologie, les langues et de nombreux autres domaines leur permettant d’acquérir une meilleure compréhension des questions politiques. 

 

Concernant le financement des think tanks, Phillipe Herzog, ancien eurodéputé et directeur de Confrontations Europe, a déclaré que tout est tellement concentré dans l’appareil étatique français qu’il n’y a aucun moyen de financer une réflexion indépendante. 

 

L’université française n’est pas assez riche, et les entreprises ne sont pas suffisamment encouragées à financer la recherche, a-t-il observé. 

 

Corporate Europe Observatory, une ONG luttant pour la transparence, est très critique envers certains think tanks européens. Elle considère que certains d’entre eux bénéficient d’un financement de la part d’entreprises, mais ne constituent en fait que la façade d’un groupe d’entreprises. 

 

Les think tanks ne peuvent désormais plus être considérés comme des universités sans enseignement, comme cela était le cas par le passé, a affirmé le commissaire européen charge de l’Administration et de la lutte contre la Fraude, Siim Kallas, lors d’un évènement à l’European Policy Centre (EurActiv 20/04/09). 

Ils n’ont pas d’étudiants et ne sont pas soumis au système de contrôle des pairs que le monde académique utilise pour promouvoir la diversité de pensée et la rigueur scientifique, tandis qu’on attend que les institutions académiques conduisent leurs recherches d’abord, et tirent leurs conclusions ensuite, a-t-il expliqué.

 

Les débats récents se sont concentrés sur la question de savoir si les lobbies devraient s’inscrire au registre des lobbyistes lancé par la Commission européenne en juin 2008.

 

Lors de la conception du projet, nous avons clairement établi que le lobbying signifie toutes les actions menées dans l’objectif d’influencer la formulation des politiques et les processus de prise de décision des institutions européennes, a déclaré le commissaire M. Kallas, appelant de ses vœux davantage de think tanks à s’inscrire.

Une catégorie séparée a été créée pour accueillir les think tanks, ce qui les met clairement à part des professionnels des affaires publiques et des représentations directes des intérêts des sociétés. En rejoignant le registre, vous ne vous définiriez ainsi pas comme un lobbyiste, a ultérieurement écrit le commissaire dans une lettre adressée au think tank Friends of Europe (EurActiv 27/04/09). 

 

En réponse aux remarques du commissaire, le secrétaire-général dFriends of Europe Giles Merritt a confié à EurActiv qu’ils n’avaient pas l’intention de s’enregistrer comme lobbyistes et a fait part de sa surprise envers les commentaires de M. Kallas. 

 

Personnellement, je refuse d’être qualifié de lobbyiste, a-t-il déclaré, en poursuivant : je suis actif à Bruxelles depuis trente ans et je n’ai pas une seule fois fait œuvre de lobbying. Je ne sais même pas ce que fait un lobbyiste, a-t-il affirmé. 

 

Il a continué en affirmant qu’ils n’exercent aucune pression pour qui que ce soit. Selon eux, ils organisent des débats sur certaines questions, à propos desquelles tout le monde peut avoir son mot à dire, a-t-il indiqué. Si nos sponsors veulent avoir leur mot à dire, aucun problème, nous inviterons d’autres participants pour s’opposer à eux ; il s’agit d’un débat politique ouvert, a déclaré M. Merritt. 

 

L’European Policy Centre, par ailleurs, a décidé de s’inscrire au registre de la Commission.

Le directeur de l’EPCHans Martens, a déclaré que la décision du think tank bruxellois de s’inscrire au registre n’avait pas été simple. Nous ne pensons pas que nous sommes un lobby, mais nous ne voulons pas que les gens se demandent ce que nous avons à cacher, a-t-il précisé. 

 

Qualifiant de juste la question de savoir si les think tanks devraient ou non s’enregistrer, le directeur du Centre for European Reform, Charles Grant, a déclaré à EurActiv : « pour être honnête, nous n’avons pas eu le temps d’adopter une position à cet égard, nous venons juste de découvrir les commentaires de M. Kallas ».

« Nous discuterons de cela en interne, ainsi qu’avec quelques autres think tanks, puis nous déciderons de ce que nous devrions faire », a ajouté M. Grant.

 

Eberhard Rhein, chargé d’enseignement à la Mediterranean Academy for Diplomatic Studies, a déclaré à EurActiv : « Je suis définitivement d’avis que les think tanks tels que l’EPC ne devraient pas être inclus dans le registre. Ils ne font pas campagne sur certaines questions, laissent de côté les intérêts propres au monde des affaires au Parlement européen ou au Conseil ». 

 

« Dans tous les cas, l’inscription des lobbies d’affaires sur un registre quelconque ne les empêchera pas d’influencer la législation ou les décisions prises par l’UE », a poursuivi M. Rhein, ajoutant : « les Etats-Unis ont établi un registre de ce type il y a plus de cinquante ans, et il n’existe aucun autre pays au monde où l’influence des lobbies soit plus forte ou plus néfaste sur la législation ».

 

« Il serait bon que la Commission et le vice-président Kallas réalisent que nous avons besoin de méthodes plus subtiles que celle du registre pour combattre l’influence souvent pernicieuse des groupes d’intérêts influents », a-t-il conclu.

 

Liens externes

NGOs and Think-Tanks

Think tanks & Academia

  • The Centre for European Policy Studies (CEPS): Website
  • Friends of Europe: Website
  • National Institute for Research Advancement (NIRA): NIRA's World Directory of Think Tanks - Fourth Edition
  • The European Policy Centre (EPC): Website
  • Centre for the New Europe (CNE): Website
  • European Trade Union Institute (ETUI): Website
  • Lisbon Council for Economic Competitiveness: Website
  • BRUEGEL: Website
  • Centre for European Reform (CER): Website
  • Federal Trust for Education and Research: Website
  • Institute for European Environment Policy (IEEP): Website
  • Royal Institute of International Affairs (RIIA): Website
  • The European Network of Economic Policy Research Institutes (ENEPRI): Website
  • European Policy Institutes Network (EPIN): Website
  • EUROPEUM Institute for European Policy: Website
  • Confrontations Europe: Website
  • Fondation Robert Schuman: Website
  • Institut Francais des Relations Internationales (IFRI): Website
  • Institut für Europäische Politik (IEP): Website
  • Zentrum für Europäische Integrationsforschung an der Universität Bonn (ZEI): Website

privatisation des bénéfices et socialisation des pertes

Pétrole : catastrophe pour les uns... profits pour les autres

Avec les interventions publiques en vue de stopper la crise financière reviennent les critiques sur le thème de l’opposition entre socialisation des pertes et privatisation des profits : la puissance publique paierait les pertes liées à la crise, alors que les profits accumulés en période d’expansion iraient uniquement dans les poches des acteurs privés, ce qui serait une injustice de plus. . voir Le néolibéralisme : et la prochaine une bulle ( et crise) d'anthologie et l'adage du néolibéralisme de Destruction créatrice’ et inondation de liquidités, bulles et crises , Donc déjà, au lieu de parler de crise de liquidité, on devrait parler de crise de confiance dans le système et dogme du néolibéralisme car la liquidité, au sens macro-économique, n'a jamais été aussi abondante.  Crise financière - ce que le public devrait savoir 1/2 , 7. Crise de la dette et Décroissance : le plan B , Etre plutôt qu'avoir, le...  L'Histoire des Choses


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Après les récentes catastrophes écologiques, économiques et sociales provoquées par des industrielles peux soucieux des normes de vie humaine et écologique «  No fracking Day » , de bien être sociale La fuite de gaz Total en mer du Nord hors de contrôle

"La France d'accord avec les Etats-Unis pour puiser dans ses réserves de brut", titrent Les Echos.

Pour des gens de la génération de mes grands-parents, qui ont vécu la Seconde guerre mondiale, les réserves sont une habitude bien ancrée dont il est difficile de se débarrasser

Lors de la guerre du Golfe, les Etats ont eux aussi stocké comme un petit côté fourmi bien assumé. En particulier en ce qui concerne le pétrole. C'est ce qu'on appelle des "réserves stratégiques". Après le choc pétrolier de 1973, alors que la plupart des pays ont douloureusement pris conscience de leur dépendance au pétrole, les pays adhérents à l'Agence internationale de l'énergie (AIE) se sont engagés à constituer des réserves de brut. Le pari risqué du recours aux stocks stratégiques de pétrole .

 

« Les Etats-Unis se sont donc constitués une réserve leur permettant de faire face en cas de coup dur. D'immenses réservoirs ont été creusés à quatre endroits différents. Ces cuves géantes, remplies de pétrole, doivent pouvoir assurer environ deux mois de consommation américaine ». « Les réserves françaises sont quant à elles constituées non pas uniquement de brut non raffiné, mais aussi de pétrole raffiné. Estimées à 17 millions de tonnes, soit environ 99 jours de consommation, elles sont stockées dans 235 sites différents ». « La décision de débloquer les réserves doit être collective – gouvernement, AIE et Union européenne. Pour le moment, la France, les Etats-Unis et la Grande-Bretagne sont décidés à jouer la carte des réserves stratégiques pour faire baisser le cours du pétrole ».

Pourquoi maintenant ?
Ah là réside tout le problème. Le pétrole est certes cher... mais ce depuis les troubles au Proche et Moyen-Orient de 2011. Le conflit de moins en moins latent entre les Etats-Unis, Israël et l'Iran n'a pas arrangé les choses mais après tout, cela fait plusieurs mois que le cours du baril se maintient confortablement au dessus des 100 $ le baril.

Pourquoi décider maintenant d'utiliser les stocks stratégiques

1. Peur sur la croissance mondiale. « Raison fondamentale, alors que marchés et gouvernements se prennent à rêver de reprise de l'économie mondiale, le prix du pétrole fait tache (d'huile). Pour résumer, les gouvernements craignent les conséquences létales du cours du pétrole sur leur croissance et surtout sur la consommation des ménages ».

"Toutes les économies ne sont pas aussi résistantes face à l'envolée du cours du brut. Selon les calculs de Patrick Artus, responsable de la recherche économique chez Natixis, une hausse du prix du baril n'affaiblira quasiment pas l'Allemagne, touchera la France, et pénalisera beaucoup plus encore l'Espagne. Ainsi, l'impact d'une hausse de 10% du prix de l'or noir en 2012 amputerait l'équivalent de plus d'un tiers de la croissance française prévue pour 2012 (0,5% escompté par Bercy)", nous apprend  Le Figaro.

2. Des raisons politiques. Le timing ne vous aura pas échappé, la France comme les Etats-Unis sont en période électorale. Et comme, "en pleine campagne électorale, un litre d'essence autour de 1,45 euro, ça fait désordre".

Conclusion, tous les candidats à la présidentielle tricolore se sont emparés du sujet... avec des propositions que l'on peut qualifier de créatives

Aux Etats-Unis, même cause, même conséquence : l'Iran devient un enjeu de campagne majeur. Entre les faucons décidés à faire rendre gorge à l'Iran et les modérés qui hésitent à se lancer dans un nouveau et dispendieux conflit, le prix de l'énergie devient une des clés des discours des démocrates comme des républicains. En puisant dans ses réserves de pétrole, le gouvernement américain espère rassurer ses concitoyens sur sa capacité à maintenir le gallon d'essence dans des limites de prix raisonnables.

C’est même devenue une arme électorale Réserves stratégiques : arme électorale mais piège pour l'économie ....

Puiser dans les réserves est-ce efficace ?
"Certains pensent que non. Ce qui explique d'ailleurs en grande partie la réticence de l'Allemagne à l'autoriser. Le dernier précédent en date (à l'été dernier, et pour compenser l'effondrement de la production libyenne) n'avait eu qu'un effet limité".

« A noter d'ailleurs que l'objectif de ces réserves est progressivement dévoyé. Au départ, elles étaient censées permettre aux pays de ne pas se laisser prendre au dépourvu en cas de chute brusque de la production de pétrole. Aujourd'hui, les gouvernements sont tentés de les utiliser pour contrôler les prix du pétrole... à des fins essentiellement politiques voire électoralistes ».

L'utilisation des réserves pourra-t-elle être efficace cette fois-ci ? un probable retournement des cours du pétrole. Une tendance confirmée par le cours des majors du secteur, ici suivit via le tracker iShares S&P Global Energy (IXC) :

 

Si l'utilisation des réserves stratégiques se confirme, le cours du brut pourrait continuer à baisser... jusqu'à un certain point. "Une telle décision de l'AIE, qui pourrait d'ailleurs n'être prise que dans trois mois, selon la plupart des experts, 'serait un pansement sur une grosse blessure ouverte', a estimé hier sur BFM TV l'économiste Thierry Porcher. Certes, a reconnu de son côté le président de l'UFIP, Jean-Louis Schilansky, 'ce n'est pas une solution structurelle" mais si cela peut apporter 'une bouffée d'oxygène"", souligne-t-il pour le Bulletin de l'Industrie Pétrolière.

Comment en profitent ils ?
Les réserves ne sont qu'un artifice à court terme pour maîtriser les cours du pétrole. A plus long terme, comme le rappelle régulièrement Florent, augmenter la production est la seule solution.

Et les mieux placés pour cela ne sont pas les pays du Proche et Moyen-Orient... mais les Etats-Unis. Je cite Florent : "Investir sur le secteur pétrolier américain est probablement une des meilleures opportunités du moment".

Source: think thank financier. Chronique Algora.: l'intérêt ici est d'orienter leurs  investissements vers les secteurs qui ont le plus besoin de développer leurs capacités de production.)

 
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