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13/04/2012

Lobby Planet

 

Lobby Planet,
Le vendredi 13 avril 2012
 
 
lobbies planete.jpgOn l'a compris, l'Union Européenne aura une profonde influence sur notre sort au lendemain des élections. Mais qu'est-ce qui influence l'Union Européenne ?

Aujourd'hui, direction Bruxelles, capitale européenne, capitale du lobbying. Nouvelle version d'un reportage réalisé en mai 2005 sur l'influence qu'exercent ces cabinets de "communication", "d'analyse" ou de "stratégie" (peu importe finalement leur couverture) employés par les groupes industriels pour défendre leur intérêts auprès des institutions européennes.

Reportage de Daniel Mermet et Giv Anquetil. voir Là-bas si j'y suis | Facebook

 

 Photo 184.jpg

 

A Bruxelles, près de 15 OOO lbing s'ctivent en coulissent. avec plus de 15 000 lobbyistes, Bruxelles se classe juste derrière Washington, La Mecque mondiale du secteur. Ici, pour chaque lobbyiste issu de la société civile, il y a sept lobbyistes industriels

 

cf  pour comprendre enjeux/rapports de force : Industriels Contre Verts : La Bataille Du Lobbying, Le Monde selon Mosanto"(diffuser ce soir sur ARTE : " Le Monde selon Mosanto"( durée 1h51 min), L'Europe des lobbies, ARTE : Lobbies en Europe | Les lobbies en Europe | fr - ARTE , ÉCONOMIE • Ces 147 sociétés qui dominent le monde, Une mine d'information -... ,       .Néolibéralisme : dates et nomsLe lobbying de l’industrie..., Le rôle des think tanks... 


Mauvais signe...

Libéralisation selon Monti En Italie, Mario Monti va devoir affronter la grogne populaire alors qu'il continue d'appliquer à la lettre la feuille de route tracée quand il a pris ses fonctions. Ironiquement, c'est un dirigeant européen non-issu. Il n'a d'ailleurs pas hésité à envoyer quelques pics à ses "amis" franco-allemands, leur reprochant tout simplement d'être la cause du problème européen .  Je vous rappelle que le pare feu est un système qui permet de prêter à des pays qui ne pourrons jamais rembourser une dette illégitime. Pas vraiment une solution donc...

 En L'Espagne...
L'histoire, vous la connaissez. Une nouvelle fois, la trêve a été achetée à coup de milliards. C'est la BCE qui a injecté la dernière dose sous forme de LTRO. L'accalmie n'a été que de très courte durée. La dernière émission obligataire espagnole a balayé le peu d'incertitudes qu'il restait sur l'efficacité des LTRO. L'Espagne n'a pas réussi à placer autant d'obligations qu'elle l'espérait. Ajoutez à cela qu'en un mois, les rendements espagnols à 10 ans ont grimpé d'1

Pour rassurer les marchés, le gouvernement espagnol a dû promettre de nouvelles coupes de ses dépenses, et plus particulièrement dans le secteur de la santé et de l'éducation Le pays traverse sa deuxième récession en moins de trois ans, Pour ne rien arranger, les banques espagnoles se livrent à un petit jeu très dangereux – avec la bénédiction de la BCE. 

 Portugal, Espagne, France : trois pays menacés et malgré ou a cause des efforts de la BCE qui a inondé les banques de liquidités, les crédits aux entreprises et aux particuliers a encore marqué le pas en France le mois dernier alors que le problème ne cesse de grossir illustrant le cercle vicieux et le malheur des peuples. A tel point que certaines petites entreprises doivent se mutualiser pour obtenir des financements , chomage massif et précarité accrue!.

 Comment vivre dans de telle condition ?
La crise espagnole n'est qu'un exemple de plus des effets délétères des politiques des banques centrales. .Aujourd'hui, les conséquences de ces politiques sont d'autant plus inquiétante d'autant plus qu'elles ne semblent prises en compte ni par les banques centrales, ni par les gouvernements

 Pour caricaturer un peu, voici le schéma d'intervention classique d'une banque centrale ces derniers temps :

  « 1. Dégradation de la situation économique d'un pays – avec pour signal principal (du moins en Europe) l'augmentation des rendements des obligations souveraines.
2. Intervention de la banque centrale. Intervention qui peut prendre différentes formes :
- baisse des taux, puis, une fois qu'ils sont à zéro ou presque, l'annonce qu'ils le resteront pendant encore très longtemps.
- quantitative easing plus ou moins déguisé. La BCE est devenue championne en la matière. Officiellement, elle ne pratique pas d'assouplissement monétaire mais soit elle intervient directement sur les marchés secondaires pour racheter de la dette (ce qu'elle vient d'ailleurs de faire en rachetant des obligations espagnoles), soit en prêtant (ou donnant) de l'argent aux banques pour qu'elles-mêmes rachètent.
3. La banque centrale annonce qu'elle n'interviendra plus directement sur les marchés (cf. les différentes déclarations d'intentions de la Fed sur l'absence d'un QE3 ou de la BCE à propos de ses rachats d'obligations souveraines).

4. Les marchés, perturbés par un hypothétique arrêt des injections de liquidités, paniquent et baissent.
5. La banque centrale fait une déclaration rassurante qui promet des taux bas ad vitam aeternam, de nouvelles mesures d'aide, etc. Nous en avons une parfaite illustration ces derniers jours avec la Fed. Après avoir écarté un QE3 il y a 10 jours, la Banque centrale américaine vient de faire une déclaration contradictoire, laissant espérer une nouvelle intervention en juin.
6. Les marchés, rassurés, reprennent le chemin de la hausse ».

 Si ce n'est pas la preuve que les marchés ne peuvent pas se passer des injections de la Fed...

  Ou en est l'"économie réelle" ?
Les opérations de stimulus des banques centrales ont fait leurs preuves sur les marchés... mais pas sur l'économie réelle (croissance, taux de chômage, niveau de vie...). Reste à savoir si les banques centrales pourront continuer à administrer longtemps ce traitement de cheval.

  Deux scénarios sont possibles :
1. Les banques centrales poursuivent leur politique d'injections de liquidité et de taux zéro. La conséquence,: l'inflation. « A cela il faut ajouter, les taux d'intérêt réels négatifs qui rongent l'épargne et incitent à l'endettement ».

 2. Les banques centrales arrêtent les injections et retirent progressivement une partie de liquidités du système.

 3. Reste donc la solution de l'inflation... et de la poursuite de l'injection de liquidités. Une politique qui brouille les cartes pour les investisseurs. L'argent facile change la donne en Bourse et il devient difficile (comme dans toute phase de gonflement d'une bulle) de faire la part des choses entre une croissance achetée à coup de milliards de dollars et d'euros et une croissance reposant sur une activité et des fondamentaux sains.

 Le scénario faillite commence avec une obligation obligataire qui se passe mal... un peu comme la dernière émission espagnole. A partir de là, nos Etats endettés risquent l'engrenage. 

 ,

19:05 Publié dans Lobbies | Lien permanent | Commentaires (0)

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