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12/05/2012

Capitalism is Dead?

 

Pour éviter la surchauffe de son économie, qui croît au rythme de plus de 6 % par an, le Brésil veut réduire ses dépenses publiques afin de freiner l'activité. Avec 0,1 % de croissance au premier trimestre 2010, la France entend elle aussi réduire de façon drastique ses dépenses publiques. Cherchez l'erreur

Un parallèle avec le lanceur d'alerte Karl Marx : Le Capital - travail : L'heure est grave J
 Non, la crise n'est pas finie. Mais quelle crise? Une crise économique? Elle existe en Espagne, en Grèce, en Italie, mais pas encore vraiment chez nous ni en Allemagne….
Marxisme économique - Wikipédia(..), Baisse tendancielle du taux de profit . Cf  a voir K. Marx - Le Capital Livre I : Sommaire, Le Capital - Wikipédia :Le Capital. Critique de l'économie politique, l, (… ) dans l'ouvrage Les Théories de la plus-value


Ca chauffe

Photo 058.jpgLa Grèce et le capitalisme à l'agonie - ZEC plus Ultra, zèbre en cavale

" En cas de nouveau scrutin, l'enquête d'opinion fait apparaître un résultat marquant: l'arrivée en tête du Syriza avec 27% des intentions de vote, suivi par la Nouvelle Démocratie à 20%, la Pasok, toujours troisième à 12,6% puis les Grecs indépendants (droite anti-mémorandum) à 10%. Une telle montée en puissance du Syriza changerait complètement la donne car le parti d'Alexis Tsipras, qui dispose actuellement de 52 sièges, bénéficierait alors de la prime de 50 sièges accordée au parti vainqueur, le mettant en position de force pour nouer des alliances. "

11 mai 2012  AFP

La Grèce dans le contexte d’un effondrement du capitalisme


Paul Jorion - Le temps qu'il fait, le 11 mai 2012 par PaulJorion

 

>Le blog de Paul Jorion

Il faut dire que l'enjeu est de taille. La Zone euro est à nouveau en pleine tourmente ; la sortie de la Grèce semble une hypothèse de plus en plus probable. Des banques centrales aux banques tout court en passant par les autorités politiques et économiques, tout prend l'eau, tout menace de partir en lambeaux du jour au lendemain... ou presque.

Difficile de vous dire précisément la fin ; tout dépendra de l'évolution de la conjoncture d'ici là.

Un système en dérapages incontrôlés : Une croissance toujours faible dans les pays développés -- pour ne pas dire négative dans plusieurs pays membres de la Zone
euro. Des créations d'emplois plus déprimées que jamais : les entreprises licencient afin de serrer les coûts au maximum. Des perspectives macro-économiques d'une rare noirceur -- surtout depuis les élections présidentielles françaises et les législatives grecques. Louche. Incompréhensible.

C'est la preuve d’un effondrement de la doctrine, idéologie néolibérale a laquel le  pétrole cher, la bulle immobilière, le retour des CDS, la crise systémiques est en train d'assommer la reprise.

grèce,capitalisme,paul jorion,économie,politiqueLe secteur des transports, de l’immobilier s’effondrent et va entrainer le reste du système : Economie …

Le secteur du transport est évidemment l'un des plus touchés par une hausse des coûts de l'énergie, et du pétrole en particulier. Vu l'augmentation récente du baril de brut, l'activité devient moins rentable et les investisseurs en tirent les conséquences qui s'imposent sur les marchés : ils vendent les actions des transporteurs.

Mais ce n'est qu'une partie des enseignements à tirer de cet écart grandissant entre l'ensemble du marché et le secteur des transports. « Lorsque ce dernier va mal, c'est la preuve que l'économie dans son ensemble s'apprête à souffrir de la cherté de l'énergie ».

Non seulement il devient plus coûteux de déplacer un bien d'un point à l'autre de la planète, mais les coûts de production explosent dans l'industrie, par exemple. Plus lentement, mais pas moins sûrement.

Mais qu'appartements, maisons et grands ensembles ont à voir avec l'économie ? Eh bien, l'immobilier est aujourd'hui le point faible de l'Espagne... et donc de l'Europe tout entière.

L'immobilier, le talon d'Achille de l'Espagne
Car si l'Espagne vient de se faire dégrader de deux crans par l'agence de notation Standard & Poor's, à BBB+, soit à peine trois rangs au-dessus de la catégorie "junk bonds", c'est à cause (essentiellement) de ses banques. L'urbanisation de la Côte d'Azur, mais surtout de sa concurrente ibérique, sont des exemples parmi d'autres de la folie immobilière qui s'est emparée de l'Espagne depuis plus de 60 ans. " La « croissance économique » ou bulle spéculative espagnole a été tirée par l'immobilier et les BTP. Or ce n'est jamais très bon pour un pays d'être ainsi dépendant d'un seul secteur économique. Surtout quand explose une bulle.

« Le dynamisme du secteur immobilier espagnol » a été encouragé par les crédits accordés par les banques espagnoles. Contrairement à ce qui se pratique en général en France (mais de même qu'en Italie), la très grande partie des crédits accordés ces 20 dernières années sont des crédits à taux variable..

. Pour résumer, pas ou peu de prêts subprime (à haut risque) en Espagne. Ce n'est pas faux. Mais il y a un élément qu'il ne faut pas perdre de vue : le taux de chômage.« Car les prêts à taux variables ne sont que le premier rouage de l'engrenage infernal. A cela il faut ajouter un effondrement du niveau de vie des Espagnols. Peu étonnant quand on sait que le taux de chômage atteint maintenant 25% de la population active – et qu'il dépasse les 52% pour les jeunes de moins de 24 ans. C'est pire qu'aux Etats-Unis. A vrai dire c'est pire qu'un peu partout en Europe ».

En parallèle, la valeur de l'immobilier a chuté dramatiquement. De nouveau un cercle vicieux : le niveau de vie baisse, les taux d'intérêts explosent, donc de plus en plus d'espagnols essaient de vendre leur bien pour ne pas se laisser entraîner vers le fond par l'explosion de la bulle immobilière. Le nombre de biens mis en vente explose alors que celui des acheteurs potentiels se réduit comme peau de chagrin. Qui veut acheter quand le chômage menace et que les taux explosent ? Plus de biens à vendre, moins d'acheteurs : le prix du m2 s'effondre... aggravant ainsi la situation.

Le pourcentage de défaut de paiement des crédits (plus de 8%) flambe, entraînant dans son sillage les banques qui ont accordé ces prêts. Un mécanisme qui nous avons déjà vu à l'oeuvre aux Etats-Unis lors de la crise des subprime et depuis en Europe (en Angleterre, en Irlande, en Italie et en Espagne).Selon les estimations de la Banque d'Espagne, 60% des actifs détenus par les banques ibériques seraient des actifs immobiliers "problématiques". Ce qui représente tout de même 184 milliards d'euros.

L'Etat espagnol à la rescousse de ses banques
Que va-t-il se passer ? Les banques espagnoles vont devoir faire appel à l'Etat pour se sortir d'affaire. C'est d'ailleurs ce qu'elles ont déjà fait plusieurs fois par le passé – et c'est ce qui inquiète les agences de notation. Le gouvernement espagnol est déjà intervenu à trois reprises pour "nettoyer" les bilans des banques espagnoles. 50 milliards d'euros ont ainsi disparu du bilan des banques.

Le gouvernement espagnol a-t-il encore les moyens financiers ? " Non. Certes la dette publique ne représente que 68% du PIB (contre 165% pour la Grèce et 86% pour la France) mais non seulement le volume des créances douteuses détenues par les banques, en particulier régionales, est largement sous-estimé mais surtout l'économie espagnole traverse sa seconde récession depuis 2008". "Or sans croissance, l'Espagne ne risque pas de pouvoir sauver seule ses banques".

Le mauvais pari de la BCE
Ironie
de la situation, la dernière action d'ampleur de la BCE a ajouté de l'huile sur le feu. Oui, je parle bien des deux opérations de LTRO d'un milliard d'euros qui ont permis aux banques européennes de se financer à bon compte. Qu'ont-elles fait de cet argent ? Elles ont acheté de la dette souveraine – ce qui était le but de l'opération. Mais quelle dette souveraine ? Celle de l'Allemagne ? Que nenni : celles de l'Espagne et de l'Italie.

Les banques espagnoles ont acheté de la dette espagnole, et les banques italiennes de la dette... italienne. Alors certes, les rendements ont baissé... mais pour repartir à la hausse dès la fin du LTRO. Les rendements espagnols ont ainsi de nouveau franchi la barre des 6% et il y a fort à parier qu'ils passeront de nouveau rapidement au-dessus des 7%.

Mais surtout, les banques se sont tiré une balle dans le pied en achetant ces obligations souveraines à risque. La sanction des agences de notation ne s'est pas fait attendre puisque, dans la foulée de la dégradation de la note souveraine de l'Espagne, Standard & Poor's a baissé la note de 9 banques ibériques. Normal, leur bilan s'est encore alourdi de créances douteuses... faisant peser des risques supplémentaires sur leur survie.

Dans l'attente...
Trois éléments à prendre en compte pour essayer d'anticiper ce qui nous attend :

1. L'Espagne va avoir besoin de l'aide de l'UE et de la BCE. Sous quelle forme ? Aucune idée. Cette aide peut prendre la forme d'achats de créances par la BCE, de prêts aux banques espagnoles (toujours par la BCE) ou encore de plan de renflouement tel que celui qui a été accordé à la Grèce.

2. Les élections. Il ne vous aura pas échappé que les élections présidentielles françaises – et la politique que choisira de suivre le futur président – font peser de quelques doutes sur l'évolution de la crise européenne.
[Elections présidentielles : il y a peu de chances pour que le nouveau Président de la République
prennent les distances avec ce système, ce dogme..

3. L'inaction ou  absurdité et complaisance avec les lobbies privés. Jusqu'à présent, la zone euro a surtout démontré sa grande capacité à L'inaction ou  absurdité et complaisance avec les lobbies privés... La crise grecque a traîné en longueur jusqu'à frôler la catastrophe (le défaut incontrôlé).  N'oubliez pas que l'Espagne est la quatrième économie de la zone euro... et surtout que l'Italie n'est pas loin d'être dans une situation aussi précaire que la péninsule ibérique.

J'espère, cher lecteur, ne vous avoir pas trop déprimé, mais que cela vous aura sensibiliser et révolter. Nous allons affronter une nouvelle crise de l'euro et plus largement de le capitalisme à l'agonie.

 

grèce,capitalisme,paul jorion,économie,politique> Jean Luc Porchet - Prises de Bec - Le Canard enchainé

Ordre monétaire ou chaos social ? : la BCE et la révolution ..., La révolution néolibérale

 

 

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