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23/05/2012

Andre Gorz

Andre Gorz :

Documentaire réalisé  en 1990 par Marian Handwerker

Entretien avec ce philosophe, spécialisé sur les questions du travail  Un film documentaire de Marian Handewerkel é1990 - Belgique - 28 minutes - production :

Philosophe, autodictacte, d'origine autrichienne, né a Vienne en 1923, proche de Jean-Paul Sartre, André Gorz est un des grands penseurs de la critique de la critique sociale du XX siècle. André Gorz a choisi de nous quittez en 2007, en compagnie de sa femme Dorine, juste avant que n'explose la " crise économique". " Crise" qu'il avait décrite de façon prémonitoire dans un de ses derniers textes " La sortie du capitalisme a commencé"( PDF]  André Gorz – La sortie du capitalisme a déjà commencé. Il est l'un des principaux penseurs de l'écologie politique. Souvent perçu par les écologistes comme un marxiste et comme un écologiste par les marxistes, sa pensée radicale nous pousse a nous interroger sur notre société productiviste.

 

Andre Gorz" film by Marian Handwerker. part 1

Andre Gorz

livre 8.jpgMétamorphoses du travail : Critique de la raison économique [Poche] ,

livre 9.jpgLe traître suivi de Le vieillissement [Poche]

Karl Marx, Semer des dragons !

 

Alerte, surchauffe ! « Si vous placez une grenouille dans l'eau bouillante (s'il-vous-plaît, ne le faites pas…), elle cherchera immédiatement à s'en échapper ; mais si vous la mettez dans une eau froide que vous chauffez progressivement, le batracien ne bougera pas jusqu à finir ébouillanté...

vidéo explicative ( citation adaptables a toute les problématiques de notre temps :

Ce comportement est comparable à la façon dont l'homme réagit face au réchauffement climatique, la crise néolibérale,( la question de la dette souveraine et de l'oligarchie, résidus de ce système) à ceci près qu'il n'a pas d'excuse : "on ne pourra pas dire qu'on ne le savait pas"« Trop étendue, j'étais un tyran. Pour vous, je me suis stabilisée. Sans moi vous êtes perdus

 

 

Quand l'eau influence la géopolitique

Souvenez vous : les émeutes de la faim ( Emeutes de la faim (Le Monde diplomatique), Le retour des émeutes de la faim - René-Eric Dagorn, article ... – science humaine...) , : le Printemps arabe, c'était il y a un peu plus d'un an seulement. Ce qui allait ébranler toute une région démarrait avec le geste désespéré d'un simple vendeur de primeurs, la hausse des prix l'ayant conduit à tenter de vendre ses produits à la sauvette,  ce qui provoqua les foudres de la police locale. cf voir aussi une baisse tendancielle du taux de profit - Alterfinance

Pourquoi donc cette hausse des prix ? Comme toujours, il y a plusieurs causes à un événement. Mais l'on peut déterminer que le manque d'eau, la sécheresse ont ruiné bien des acteurs de la chaîne agro-alimentaire et pas seulement en Tunisie – également en Syrie ou au Yémen. Et nous n'avons encore rien vu, à tel point que certains se demandent si l'eau n'est pas devenu un investissement spéculatif au même titre que le pétrole, pour "le long terme".

L'heure et grave et l'anticipation d'André Gorz ( et d'autres) devrait nous faire bouger, et non les spéculateurs ou les grands groupes ou intérêts  : En effet, car la prise de conscience et les changements à la fois psychologique, politique et économique sont lents malgré l'urgence. En attendant, la consommation d'eau augmente et les chiffres sont terrifiants : par exemple, il faut 1 000 litres pour obtenir un kilo d'oranges, 5  000 litres pour produire un kilo de riz, un bovin consomme environ 400 000 litres d'eau dans sa vie entière ! cf L’oligarchie des incapables : incompétence et lâcheté - Anarkia, L'oligarchie des incapables : incompétence et lâcheté _ : Vidéo dénichée sur le blog de L'Indigné http://l-indigne.skyrock.com/ Sophie Coignard, auteure avec avec Robin Gubert : " l’oligarchie des incapables " répondait aux questions de France Info le 5 janvier 2012

Eau polluée = eau disponible en moins
Une grande partie de l'eau utilisée n'est pas "consommée ", ce qui veut dire qu'elle retourne sous terre d'une manière ou d'une autre (le cycle de l'eau est un système fermé). Mais cette eau est contaminée, qu'elle ait été utilisée par l'agriculture, l'industrie ou les usages domestiques. L'OMS estime que plus de cinq millions de personnes meurent chaque année pour avoir absorbé une eau non potable.

Il faut donc dépolluer et décontaminer l'eau pour préserver la quantité disponible de la ressource. Et ce n'est pas une mince affaire, croyez-moi, 80% des grands fleuves chinois sont tellement pollués que les poissons n'y vivent plus. Le Yang Tse est quotidiennement pollué par les sorties d'égouts et 40 tonnes de déchets industriels ; le fleuve Jaune est dans un tel état qu'il n'est même plus utilisé pour l'irrigation !

La pollution de l'eau peut être de nature industrielle bien sûr ; les pollutions domestiques sont plus visibles au quotidien, mais il y a aussi les pollutions naturelles comme les sédiments, les substances nutritives de la végétation ; la chaleur même (et le réchauffement climatique est un paramètre inquiétant) est un polluant.

Quant on parle de l'eau, vous voyez qu'il faut envisager tout de suite comment préserver sa qualité et que, de fil en aiguille, on arrive très vite à un thème majeur pour la survie de l'espèce humaine : la protection de l’environnement, la sortie de la doctrine capitaliste plutôt que  le « développement durable » (terme entre parenthèse, souvent assimilé a du greenwashing) . Et les deux passent par le traitement préventif de la pollution, au sens le plus large, à travers la gestion des déchets de notre société de consommation.

La consommation, une menace pour l'environnement ?
L'économie mondiale est en crise depuis maintenant quatre ans, malgré quelques rebonds transitoires. Au-delà de la folie financière qu'a révélée la crise, les économistes scrutent la tenue de la consommation car c'est elle qui tire la croissance mondiale. A tel point que les gouvernements redoutent comme la peste une baisse de la consommation, et encouragent des taux d'intérêt aussi bas que possible pour que leurs citoyens consomment, même au prix de l'endettement.

Or aujourd'hui, avec la forte croissance des émergents, c'est le monde entier qui a augmenté sa consommation. Et le monde entier consomme... de tout. Tous les jours, de nouveaux produits de consommation sont inventés et échangés entre les pays. C'est comme cela que marche la croissance de l'économie mondiale...

Seulement la médaille a ses revers, et c'est de celui-ci dont je veux vous parler, parce que paradoxalement, il peut se transformer pour certains en une source de profits récurrents, et pour très longtemps !

Nous produisons, nous consommons... et nous rejetons
Pour des tas de raisons : parce que c'est usé, parce que c'est obsolète, parce qu'un nouveau produit prend la place de l'ancien, parce que tout n'est pas absorbable, parce qu'il y a des effets de bord dans la consommation qui génèrent des sous-produits non consommables, la mise en place de l’obsolescence programmé etc. Partout dans le monde, nous consommons et nous jetons.

D'une manière générale, nous consommons des produits et utilisons des services dont la création génère des déchets. La consommation de ces produits et de ces services mêmes entraînent également des déchets : ainsi, à toutes les étapes, nos activités produisent des déchets.

C'est à l'heure actuelle un défi permanent, aux conséquences parfois surprenantes.un "continent" de 3,43 millions de km2 constitué de nos déchets flottants s'était formé dans le Pacifique nord sous l'effet des courants. Baptisé Great Pacific Garbage Patch, il est toujours là, et il en existe même un petit dans l'Atlantique Nord.

L'environnement une préoccupation devenue prioritaire ?
Rendu nécessaire pour notre vie quotidienne – et obligatoire peu à peu par les directives et les lois, notamment la Convention de Bâle de 1986 – le traitement des déchets s'apparente à la fois à la gestion de l'environnement et aux problématiques de développement durable.

Car le volume des déchets est directement lié à la croissance mondiale, et notamment à la croissance de la population mondiale. D'origine antérieure à la mondialisation, cette dernière n'a fait qu'accélérer l'urgence et augmenter le côté titanesque de l'effort nécessaire pour maîtriser ce problème.

La protection de l'environnement aux USA est régie par un certain nombre de règlements, dont le principal, pour les produits toxiques, est le RCRA (Resource Conservation and Recovery Act) datant de la fin des années 70. C'est l'époque où les mouvements écologistes commencent à faire entendre fortement leur voix et où la préoccupation pour l'environnement se traduit dans les lois pour la première fois. C'est ce qui donnera l'idée à Alan McKim, si ce n'est de fonder sa société, en tout cas de lui donner l'orientation qu'elle a pris. Le RCRA décrit ce que doit être la vie d'une large gamme de produits dangereux ou de futurs déchets solides "du berceau au tombeau".

Il y a donc des lois, des règlements, un peu partout dans le monde. Les pays avancés ont commencé à prendre des dispositions concrètes depuis quelques décennies, tandis que les pays émergents en sont encore à la prise de conscience, ce qui n'est pas si mal après tout, même si cela reste choquant : j'ai le souvenir du train touristique descendant de l'Altiplano vers Cuzco au Pérou et se frayant un chemin parmi les détritus abandonnés. Ou pire, en Inde, avec des malheureux vivants au milieu des immondices.

Est-ce nécessaire ? Quoi qu'il en soit, c'est bien beau d'avoir un arsenal juridique et réglementaire, encore faut-il le faire respecter et avoir des professionnels pour les appliquer et les mettre en oeuvre.

Globalia de Jean Christophe Ruffin, de Globalia de Jean Christophe Ruffin , Rencontre avec Jean-Christophe Rufin, à l'occasion de la parution de Globalia , Libre accès à l'information et société d'abondance, La Grèce et néolibéralisme , QUEBEC - Déclaration de Guerre , Laboratoire et cobayes , La dette ou la vie ! , " Modèle Allemand" , Capitalism is Dead? , un paradis fiscal artistique, Marketing vert : le grand... , Le néolibéralisme se paye , Les "marchands de doute" ? ... Déjà évoqué dans Finance,Economie, société, erosion, greenwashing, La simplicité volontaire (ou sobriété heureuse, Economie, poitique, sciété, santé, maladie, hygiene

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