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17/07/2012

Londres 2012 : Austérité à ( presque ) tous les étages

 

 

Austérité à tous les étages ( presque a tous)

 

Photo 096.jpgPar ailleurs, seule l’amélioration du paysage économique permettra aux Etats européens de faire décroître leur dette publique. Or, les gouvernements européens, par leurs décisions, prennent aujourd’hui le risque de casser brutalement la croissance. Ils s’engagent en effet (c’est le point 11 de la déclaration finale du sommet) à ramener tous leurs déficits à 3% dès 2013. Autrement dit, tous les pays, tant ceux qui sont en situation de crise financière que ceux qui ont la confiance des marchés, vont s’engager simultanément dans des programmes d’austérité. Désastre garanti.

 

Photo 154.jpgSi l’on résume, l’Europe s’apprête à vivre avec :

 

·         des taux d’intérêts à court terme en hausse (la BCE vient de relever son taux directeur) ;

      ·         des programmes de rigueur budgétaire, partout ;

      ·         des efforts de compétitivité redoublés, qui pèseront sur les salaires.

 

Sur ce dernier point, le paragraphe 11 évoque explicitement la nécessité de généraliser de tels efforts. Ce qui conduit le Nobel d’économie Paul Krugman à s’étrangler sur son blog :

 

« Pendant que les Espagnols réduiront leurs coûts du travail par rapport aux Allemands, les Allemands réduiront leurs coûts du travail par rapport aux Espagnols. Le progrès est en marche ! »

 

Un petit sparadrap d’un côté, une forte dose d’austérité budgétaire et salariale de l’autre : ce n’est pas ainsi que l’Europe sera remise à flot.  

Les JO de Londres après le mariage faste du prince régner et de la monarchie londonienne, semble être un outrage supplémentaire aux peuples européens qui souffre

Londres 2012 : des Jeux olympiques à 14 milliards d'euros

Source : Capital.fr (avec Reuters)

16/07/2012

londres 2012,des jeux olympiques,14 milliards d'euros,austérité,rigueur,lobbies,précarisationLes Jeux olympiques de Londres coûteront 14 milliards d'euros. L’essentiel viendra de fonds publics alors que les difficultés économiques et sociales obligent le gouvernement britannique à diminuer les dépenses dans d'autres secteurs.

Parmi les principaux axes de financement de Londres 2012, le gouvernement a affecté 9,3 milliards de livres (11,8 milliards d'euros) de fonds publics à la transformation d'une partie de l'est de Londres en un parc olympique et pour assurer la sécurité des Jeux.

Le gouvernement affirme qu'il a encore plus de 500 millions de livres en réserve. Il se dit certain de respecter le budget même si les dépenses ont plus que doublé par rapport au projet présenté lors de l'attribution des Jeux à Londres il y a sept ans.

Les montants font polémiques en pleine crise économique. D’autant que le pari de régénérer l'Est londonien est loin d’être gagné. Certains craignent la naissance d'un îlot de prospérité au beau milieu de quartiers défavorisés.

Deux tiers de ces fonds ont été fournis par le gouvernement, 23% par la loterie nationale et 10% par les autorités locales de Londres et du Grand Londres.

Le comité organisateur (LOCOG) a un budget séparé de deux milliards de livres (2,5 milliards d'euros) pour organiser les Jeux dont l'essentiel est venu de fonds privés.

Les organisateurs ont réuni 41 sponsors britanniques qui ont versé quelques 700 millions de livres (890 millions d'euros). Ils comptent également récolter plus de 600 millions de livres (762 millions d'euros) de la vente des billets et une somme moins importante de la vente des souvenirs.

Les droits de retransmission pour les Jeux de Londres et les Jeux d'hiver de Vancouver 2010 ont été portés à 3,9 milliards de dollars (3,2 milliards d'euros), un record pour une olympiade.

Le CIO a 11 sponsors globaux qui paient 957 millions de dollars (785 millions d'euros) pour les droits internationaux de commercialisation de leurs produits. Le Comité redistribue 90% de ses recettes aux pays organisateurs des Jeux, aux comités olympiques nationaux et aux fédérations internationales.
L'augmentation des recettes des droits de diffusion télévisée et du sponsoring ont permis au CIO d'amasser une réserve financière de 592 millions de dollars (485 millions d'euros) pour faire face à une crise éventuelle.

Les JO ont aussi été l’occasion pour Londres d’inaugurer le plus haut gratte-ciel d’Europe. Située le long de London Bridge, sur les bords de la Tamise, la tour Shard culmine à 310 mètres.

© Capital.fr (avec Reuters)

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Nous nous débattons a des technocrates n'a pas su répondre à nos questions et apporter des solutions concrètes face au capitalisme : les pays du Sud de l'impasse de dettes dans laquelle le système les a mis. La croissance est en panne sèche. D'après l'OCDE, la croissance économique européenne devrait reculer de 0,1% en 2012. Source de risques importante pour l'ensemble de l'économie mondiale, se permettent-ils de rajouter.

humour 116.jpgL'organisation prévoit malgré tout une croissance de 3,4% au niveau mondial pour cette année. Et, pour l'année 2013, la croissance serait revue à la hausse avec 0,9% de croissance prévue au niveau de la Zone euro et 4,2% au niveau mondial. L'OCDE explique toutefois qu'il y a "une forte incertitude sur les perspectives économiques" et déclare "qu'un scénario beaucoup plus sombre reste plausible".

En général, toutes les prévisions sont revues à la baisse au fur et à mesure des trimestres qui s'écoulent, ne l'oublions pas. Alors, quand l'OCDE précise que les pays d'Europe du Sud vont très certainement subir de nouveaux reculs de leur croissance, cela devient très inquiétant. Avec un niveau de -5,3% en Grèce, -3,2% au Portugal, -1,7% en Italie et -1,6% en Espagne, il est difficile de rester optimiste, surtout lorsque le chômage reste en hausse avec une prévision de 11,1% pour 2013 au niveau de la Zone euro, contre 10,8% en 2012.

Le déficit actuel de la France est de 4,4% avec une croissance de 0,4% pour 2012. Mais, attendu que chaque semestre ces chiffres de prévision sont revus à la baisse, il y a peu de chances au final que les 0,4% de croissance soient atteints.

Comme notre ratio d'endettement s'accroît mécaniquement, il y a tout lieu d'estimer que celui-ci devrait passer de 86% à fin 2011 à 88,4% à fin 2012. Ceci ne prend même pas en compte les différentes mesures annoncées dernièrement au profit de l'Europe et des banques espagnoles... La France est en première ligne au côté de l'Allemagne pour contribuer à la garantie du Fonds européen de stabilité financière (FESF) et du mécanisme européen, le fameux MES. Et il faut rajouter tout récemment l'intervention à hauteur de 100 milliards pour les banques espagnoles...

Si l'on prend en considération tous ces postes, où la France intervient à hauteur de 20%, notre dette publique atteindrait 89,2% du PIB à fin 2012. Et c'est là où cela devient particulièrement inquiétant ;  selon les estimations de la Cour des Comptes, notre ratio d'endettement atteindrait 100% du PIB en 2017 et 108% en 2020 !

Christine Lagarde a tout dernièrement déclaré, en tant que directrice du FMI, "que la communauté internationale devait oeuvrer dans trois directions : lutter contre la dette, réformer le système financier et assurer une croissance solide". Or si l'on prend la seule Zone euro, difficile de faire pire qu'actuellement.

La Cour des Comptes rend son verdict
 la Cour a reconnu que le pays avait mis en place des réformes budgétaires pour amener un retour à l'équilibre. Cependant, elle a également reconnu que ce n'était qu'un début.

En 2011, le déficit public s'est ainsi établi à 5,2% du PIB, en baisse de 1,9 point par rapport à l'année 2010. En revanche, elle insiste sur le fait que la France doit continuer dans cette voie difficile et que 2012 et surtout 2013 seront des années charnières.

Pourquoi le gouvernement français ne pourra pas tenir ses promesses :

Photo 122.jpgCar la France doit impérativement conforter sa crédibilité vis-à-vis de ses partenaires européens comme de ses créanciers. «  le gouvernement surtout) devons garder en mémoire que la France s'est engagée à baisser son déficit public à 4,4% en 2012 et à 3% en 2013, ce qui nécessite des mesures immédiates alors que, parallèlement, il va déjà falloir compenser un manque à gagner sur les recettes de l'ordre de 6 à 10 milliards d'euros. Et pour l'année 2013, ce sera pire ». «En se basant sur une révision de la croissance à 1%, ce qui est encore trop optimiste à mon goût, l'effort à fournir s'élèverait à 33 milliards d'euros. Une somme conséquente qui devrait se répartir entre hausse des recettes et réduction des dépenses. Lorsque l'on parle de hausse des recettes, à moins de revenir d'un séjour prolongé dans la cinquième dimension, cela veut dire en bon français "augmentation des impôts". « Il faut repenser la fonction publique et le système social entier de notre pays car ils sont entrain de se réduie comme une peau de chagrin, sous l’autel du néolibéralisme dans ce contexte économique conjoncturel, mais également dans un système global qui a évolué depuis les 50 dernières années. Toutes les administrations devraient désormais être restructurées. »

Ce que nous promettent le gouvernements technocrates européen :

humour 115.jpgWinston Churchill en son époque avait promis des larmes et du sang ; les Français doivent aujourd'hui envisager ce type d'austérité. Ils veulent nous faire croire  ( les néolibéraux) que "rigueur" n'est pas un gros mot ; il veut tout simplement dire "ajustez vos dépenses à ce que vous gagnez réellement, afin que vos comptes ne soient plus dans le rouge». Les arguments : «  Nous avons, depuis 30 ans, vécu à crédit ; nos systèmes sociaux actuels fonctionnent à crédit. Maladie, vieillesse, toutes ces mesures auxquelles nous sommes tous habitués ne peuvent pas rester en l'état. Les causes sont structurelles (démographie vieillissante) et conjoncturelles : nous n'avons, en ce moment, plus l

 

Photo 089.jpgNos hommes politiques de tous bords, ont voulu faire croire que vivre à crédit était indéfiniment possible car la croissance sera indéfiniment au rendez-vous.

 Depuis trente ans, nous sommes rentrée dans une chute tendanciel du taux de profit, pronostiqué par Marx dans le capital : Tout l’hémisphère nord ( les pays dits industrialisés) le sont, les pays dits «  BRIC » le seront bientôt. Aujourd'hui, la croissance est cassée. Et le mur de la dette s'élève, jusqu'au moment où il va s'effondrer. Ce jour s'approche...

 « La Cour des Comptes précise que l'augmentation des recettes ne devrait que venir compléter les économies sur les dépenses, et devrait en priorité porter sur la remise en cause des niches fiscales ou sociales précédemment mises en place. Elle recommande également à titre temporaire une augmentation par le biais d'impôts à l'assiette la plus large possible, en pensant notamment à la TVA ou à la CSG ».

 La TVA sociale, que le précédent gouvernement voulait mettre en place, est oubliée ; en ce moment même, le gouvernement est en pourparlers avec les partenaires sociaux concernant, entre autres, les réformes sur la CSG.
Bref, ce n'est pas la question. Aujourd'hui, on peut résumer la chose ainsi :

  • si la crise s'aggrave, l'Allemagne risque de finir par être rattrapée. Le Bund subit alors une nette rechute ;
  • si les choses s'arrangent (solution avec le MES, création d'Eurobonds ou intervention de la BCE sur l'obligataire espagnol et italien), le retour de l'appétit pour le risque poussera les investisseurs à sortir du Bund pour aller chercher des rendements supérieurs sur des actifs plus risqués (indices et marchés actions notamment). Dans cette hypothèse, le contrat Bund baissera donc également ;
  • en fait, il n'y a qu'une hypothèse pour que la hausse se poursuive. Celle d'un attentisme général des politiques et une situation qui stagne sans dégénérer ni se résoudre..

Dans l’univers artificiel du capitalisme et de la technoscience, fondés sur les outrances, les excès, la démesure, le gigantisme, la surenchère, nous sommes sans cesse conviés à repousser nos limites physiques, intellectuelles, professionnelles et sociales. La notion même de limite est devenue impensable. Toute remise en cause de son fonctionnement ( croissance, hausse du PIB….) signifie pour lui son arrêt de mort. ( google). D'ou des crises de plus en plus dure, une peur des troubles sociaux liés a des mesures impopulaires de préservation ( " plan de sauvetage", émission massive de monnaie fictive, Je vous propose aujourd'hui deux sujets traitant de cette problématique. Pour commencer, abordons ces politiques monétaires expansionnistes qui profitent à certains investisseurs.

 

Le M5R : Le Mouvement des 5R

 

londres 2012,des jeux olympiques,14 milliards d'euros,austérité,rigueur,lobbies,précarisation« Le mouvement des indignés n'a pas su répondre à nos questions et apporter des solutions concrètes face au capitalisme. Nous sommes la voie des « sans ».

 Nous luttons contre l'injustice sous toutes ses formes pour redonner un avenir pour nos proches et les générations futurs.

 Nous vous proposons une force nouvelle qui a pour but de mettre fin à ces conditions inacceptables et indignes qu'est (que nous impose) le système capitaliste.

 Nous proposons trois tables rondes sur : les précaires, les sans logis et les sans papiers lesamedi 21 juillet, suivis d'une assemblée plénière, le dimanche 22 juillet au 62 Ter rue Sadi Carnot à Bagnolet de 10 à 19h00. Repas partition libre. Veuillez nious prévenir de votre présence par mail ou par téléphone.

 Courriel : Mouvement,5R@gmail.com

 Tel : 06 30 33 69 29 »

Londres 2012 : Austérité à ( presque ) tous les étages - Citoyenactif, Et si Karl Marx avait raison - Citizen Khane

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