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07/09/2012

Mario Draghi ou le pompier pyromane

 

Pour éviter la surchauffe de son économie, qui croît au rythme de plus de 6 % par an, le Brésil veut réduire ses dépenses publiques afin de freiner l'activité. Avec 0,1 % de croissance au premier trimestre 2010, la France entend elle aussi réduire de façon drastique ses dépenses publiques. Cherchez l'erreur

 

 

 

 

Hollande

ALERTE - La BCE achètera sans limite des obligations d'Etat de 1 à 3 ans

 

Traité comme la dernière des dernières, mécanisme européen d'austérité, Pacte des banksters européens, la France prête pour la la r€gle d'or ?
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Jean-Louis Mourier (Aurel BGC) : « Des garanties ont été données aux "faucons" de la BCE Attendu, le nouveau plan de Mario Draghi vise à faire retomber la tension sur les dettes périphériques tout en apportant des garanties aux « faucons » analyse Jean-Louis Mourier, économiste chez Aurel BGC. La balle est maintenant dans le camp des Etats en difficulté

" Les pays qui demanderont de l’aide devront se placer dans le cadre d’un programme FESF/MES (sous réserve de la décision de la cour de Karlsruhe le 12/09). Cela implique des mesures d’ajustement et la surveillance du FMI aussi bien pour définir le programme d’ajustement que pour surveiller son exécution. La BCE ne pourra rien faire tant que les pays concernés n’auront pas demandé de l’aide. La tension sur les marchés risque de remonter à nouveau si certains pays comme l’Espagne tardent trop à demander de l’aide"

-  la Banque centrale européenne -- comme semblent le croire les hommes politiques, économistes et autres zinzins. Donc lui demander de créer de la monnaie en quantité illimitée pour :

1/ prêter en dernier ressort aux banques (contre collatéraux douteux) sur des appels d'offre de moins en moins conventionnels et sur des maturités de plus en plus longues ;
2/ acheter en dernier ressort la dette des Etats périphériques en émettant ex nihilo ;
3/ financer d'éventuelles moins-values sur des stocks de titres dépréciés...
... devient complètement absurde.

economie,poitique,sciété,polique monétaire,la bce,banque centrale europenne,le ministre de l'economie et des finances,pierre moscovici,mario draghiPourtant, Mario Draghi a donné des espoirs excessifs aux marchés. Il est allé jusqu'à affirmer que le financement de certaines dettes publiques ne serait pas de la création monétaire ! Mais ce que s'apprête à faire la BCE (cet après-midi ou à la prochaine échéance) est et restera du non-conventionnel de la même nature que les précédents LTRO. Car en achetant de la dette périphérique sur des maturités maximales de trois ans, c'est comme si la BCE faisait un nouveau LTRO de trois ans aux banques italiennes et espagnoles, entièrement destiné à acheter la dette de leurs souverains.

- Une nouvelle version du LTRO ?
La différence avec les LTRO passés, c'est que l'on va réussir cette fois à mettre en place une vraie déconnexion entre le risque bancaire et le risque souverain.

Définition du risque bancaire et types des risques bancaires Le risque est une exposition à un danger potentiel, inhérent à une situation ou une activité Typologie des risques bancaires

a-  Le risque de contrepartie
b- Le risque de taux
c- Le risque de change :
Les risques bancaires

d- Le risque de liquidité :
e- Le risque pays :
Gestion du risque Crédit au Crédit Agricole

Le début de semaine encore en hausse hier est freiné ce mardi par les nouveaux avertissements des agences de notation à l'attention de l'Europe. Les Bourses asiatiques reculent d'ailleurs de concert ce mardi matin, avant les rendez-vous monétaires de la fin de semaine sur le vieux continent et alors que Wall Street était fermée hier soir pour le Labor Day aux Etats-Unis. Alors que Moody's a abaissé ce matin à "négative" la perspective négative à la note de crédit 'Aaa' de l'Union Européenne, , statu quo de la Banque centrale australienne sur ses taux directeurs.

 ECO ET DEVISES . "Sur le marché des changes, l'Euro reste cependant bien orienté face au Dollar. De son côté, l'or continue de profiter des perspectives de création monétaire aux Etats-Unis et en Europe".

 Concernant l'Europe, les investisseurs attendent avec une certaine anxiété la réunion de la BCE, jeudi, au cours de laquelle ils espèrent obtenir des détails sur l'opération de rachat d'obligations d'Etat évoquée depuis le mois d'août... Hier, le président de la BCE, Mario Draghi, a donné quelques pistes, en suggérant que la banque centrale pourrait acquérir des titres de maturité inférieure à 3 ans. De tels achats ne seraient pas contraires au droit communautaire, qui interdit à la BCE de financer directement les Etats membres de la zone Euro, a-t-il estimé lors d'une intervention devant une commission du Parlement européen. Reste à savoir si ce type d'action suffira à rassurer les marchés sur les perspectives de long terme de la zone Euro, où l'activité s'est encore contractée en août dernier (indice PMI manufacturier tombé à 45,1), pour le 13ème mois consécutif.

La BCE rachètera la dette des Etats qui acceptent les règles du jeu

Très attendu, le programme de rachat d'obligations à court terme proposé par Mario Draghi est salué par les économistes. Il pourrait soulager l'Espagne et l'Italie, au prix d'une mise sous tutelle économique.

07/09/2012 André Sapir, Clemente de Lucia, Florence Pisani, Mariano Rajoy, Mario Draghi, Mario Monti, BCE, conditionnalité, OMT, Outright monetary transactions, rachats de dette, SMP

 

 

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Goldman Sachs - La banque qui dirige le monde - videos.arte.tv  (a voir pendant 7 jours sur le site d'arte) Economie par Jérôme Fritel, Marc Roche : Mardi 4 septembre d...

e 20:50 à 22:05 sur Arte

 

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·         Banque centrale européenne

Communiqué sur le nouveau programme de rachat de dette (OMT)

·         Banque centrale européenne

Communiqué sur les collatéraux

L'expression était devenue aussi systématique qu'incantatoire, au risque de se vider de son sens. «L’irréversibilité de l’euro», expression fétiche des dirigeants européens, dispose enfin d’un contenu, grâce à l'entremise de Mario Draghi.

A l'issue du Conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE), jeudi 6 septembre, vécu comme un Jour J pour l'eurozone, l'Italien a présenté une série de mesures pour préserver « l’unité » de la zone euro. Depuis des mois, les pays périphériques empilent les réformes sans que les investisseurs n’abandonnent l’hypothèse d’une sortie de la zone euro de ces Etats vulnérables. Ces craintes sont «infondées », a insisté le président de la BCE au cours de son intervention.

Elles se sont pourtant répercutées sur les conditions de financement des Etats italien et espagnol, asphyxiés par l'envolée des taux d'intérêt et des primes de risque. « S'il n'y a pas un acteur public qui intervient, la dynamique de contagion ne peut pas être enrayée, explique Florence Pisani, économiste chez Dexia asset management. Les investisseurs se séparent des obligations dont le prix a trop baissé et la vente fait encore plus descendre les prix. » Ce qui pousse mécaniquement les taux d'intérêt à la hausse…

Jeu d'équilibriste

 la BCE a mis au point un pare-feu, fondé sur le rachat de dette de court terme, dans le cadre d'un nouveau programme baptisé "OMT" (Outright monetary transactions ou transactions monétaires fermes).(..) . qui permet à Mario Draghi de ne pas franchir le Rubicon : les statuts de la BCE prévoient la possibilité de réaliser des « achats fermes » et l'institution ne prête pas directement aux Etats. Elle intervient seulement sur le marché secondaire

Le dispositif antérieur, connu sous le nom de "Securities Markets Programme", mis en place par Jean-Claude Trichet, portait sur des titres de plus long terme, et avait été lancé à reculons. «..... »

L'Allemagne isolée au sein de la BCE

En ciblant les obligations à 3 ans, Mario Draghi espère que son action permettra, à terme, de réduire les emprunts souverains à plus long terme (5 à 10 ans). ( ...) A cet argument s'ajoute la crainte d'une course à l'inflation savamment entretenue par les médias allemands. (...) . « Il faut arrêter avec cette caricature », a réagi Mario Draghi, s'éloignant pour l'occasion du ton policé des banquiers centraux. La BCE n'est pas aux mains d'une « clique du Sud ».

Le sort de l'Espagne bientôt connu

Devant la presse, Mario Draghi a clairement posé ses conditions en martelant les contreparties strictes sans lesquelles la BCE n'interviendra pas. Comme il l'avait déjà annoncé, l'acquisition de titres doit être précédée par le déclenchement des fonds de secours européens (FESF ou MES).

Ces derniers peuvent intervenir sur le marché primaire des dettes souveraines, mais leur utilisation est assortie d'obligations de réformes plus ou moins lourdes.

Si l'option d'une simple "ligne de crédit" octroyée pour une année est par exemple retenue pour l'Espagne, les conditions sont allégées. (… ) La deuxième option reposerait sur un sauvetage de plus grande ampleur, où l'Espagne serait littéralement mise sous tutelle économique.

Dans les deux cas, le pays devra de toute façon apprendre à travailler avec les "hommes en noir" de la Troïka, tels que les décrit la presse ibérique. ";;;", anticipe André Sapir, économiste au think tank Bruegel, ....".

Une conditionnalité à double tranchant

En balisant strictement le déclenchement des rachats, Mario Draghi comble les lacunes du système précédent mis en place par Jean-Claude Trichet. Gouvernée à l'époque par Silvio Berlusconi, l'Italie avait pu bénéficier des largesses de la BCE sans que le Cavaliere ne se lance dans un plan de réformes.

Mais ces garde-fous seront-ils efficaces ? Le Premier ministre espagnol, qui chiffre ses efforts budgétaires à 65 milliards d'euros (hausse de la TVA, des impôts, baisse des indemnités chômage, coupes généralisées dans les dépenses, y compris la santé et l'éducation…), veut éviter l'idée d'un nouveau train de mesures, cette fois-ci imposé de l'extérieur.

"Un pays qui se fait aider doit accepter des abandons de souveraineté. Il est normal que le prêteur vérifie qu'il ne fait pas un chèque en blanc, souligne Florence Pisani. Aujourd'hui, le problème est de parvenir, collectivement, à ce que les programmes européens soient plus raisonnables. On demande aux pays de rééquilibrer leur déficit de 4 à 5 points par an, la contraction s'accélère, puis on s'étonne qu'ils ne tiennent pas leurs engagements."

Echapper à la récession ( .... : , écrit dans une note Clemente de Lucia, économiste chez BNP Paribas. C'est ce dont la zone euro a désespérément besoin pour échapper à la récession."

Marie Herbet

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- Rachats d'obligations de court terme (1 à 3 ans), sans limitation de montant ni de durée

- Acquisitions conditionnées à l'utilisation du FESF ou MES donc adossées à des obligations de réformes plus ou moins poussées

- Les volumes de rachats seront publiés chaque semaine et la répartition par pays chaque mois

- Rachats ouverts aux Etats actuellement sous programme (Irlande, Portugal, Grèce), une fois qu'ils sont de nouveau en capacité de se financer sur les marchés

- L'OMT signe la fin du Securities Market Program mais la BCE garde les bons achetés dans le cadre du SMP jusqu'à ce qu'ils arrivent à échéance

- Comme à l'époque du SMP, les rachats sont "stérilisés". Les injections de la BCE sont censées être compensées par les actifs que les banques déposent auprès d'elle.

- La BCE renonce à son statut de créancier privilégié dans le cadre de ces opérations, de façon à rassurer les investisseurs privés qui assumaient un risque de perte plus important, puisque leur remboursement intervenait plus tard.

Ce nouveau cadre a été présenté au moment où la BCE a également revu ses prévisions. L'inflation va poursuivre sa baisse dans la zone euro, pour être ramenée à 1,9% en 2013, contre 2,5% cette année. La Banque prévoit une contration du PIB de 0,4% en 2012, avant une reprise molle à 0,5% l'année prochaine.

  

Mario Draghi ou le pompier pyromane

Par Jacques Sapir  |  7 septembre 2012     →    Imprimer

 
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Les mesures décidées par la Banque centrale européenne (BCE) le 6 septembre ont favorablement influencé les marchés. Mais cet enthousiasme sera de courte durée. Ces mesures ne peuvent en effet cacher la victoire des thèses les plus dures de la Bundesbank. Loin de soulager la zone euro dans la durée, elles ne peuvent, au mieux, que lui apporter un répit très temporaire. La crise de compétitivité et les forces de récession et de dépression vont continuer de s’étendre et leur effet se fera très rapidement sentir.

La président de la BCE, Mario Draghi, a annoncé la mise en place d’un dispositif d’intervention sur le marché secondaire des dettes souveraines, désigné sous le nom Outright Monetary Transactions (OMT). Ce dispositif prévoit la possibilité, pour la BCE, de racheter une quantité qualifiée d’« illimitée » de titres d’une maturité de 1 an à 3 ans, mais aux conditions suivantes :

  1. Le pays qui voudrait bénéficier de l’OMT doit en faire la demande et accepter les conditionnalités attachées aux programmes d’ajustement fiscaux et budgétaires que sont le (FESF) et son successeur, le Mécanisme (MES). Ou bien accepter un programme similaire, dit « de précaution », le Enhanced Conditions Credit Line, (....) .
  2. Les opérations effectuées dans le cadre de l’OMT ne devront pas entraîner de hausse de la liquidité sur le marché. (...).

Ces mesures apparaissent limitées et restrictives. Elles sont limitées car elles ne s’adressent qu’au marché secondaire, et uniquement aux titres dont la maturité n’excède pas trois ans. De ce point de vue, il faut signaler le danger de voir l’endettement des pays de la zone euro se déformer vers le cours terme si ces pays veulent avoir l’espoir de bénéficier des opérations d’OMT.

Elles sont également restrictives : non seulement elles sont accompagnées d’une conditionnalité stricte en matière de politique d’ajustement fiscal et budgétaire, mais elles doivent en plus se faire à masse constante de liquidité. Or, en raison de la récession dont pâtit la zone euro, les banques, mais aussi les entreprises, auront de plus en plus des besoins de financement qu’il faudra couvrir par des obligations. Dans les règles de la stérilisation, il faut donc s’attendre à ce que les taux d’intérêt se stabilisent pour la dette souveraine, mais augmentent sensiblement pour les agents privés. Ceci aura des conséquences très néfastes pour la croissance et conduira à amplifier la récession que nous connaissons déjà.

En dépit de ses rodomontades, Mario Draghi a été obligé de céder sur les deux points importants mis en avant ces derniers jours par les dirigeants de la Bundesbank.

D’une part, il accepte de lier les interventions de la BCE à une supervision des politiques fiscales et budgétaires, point sur lequel la Bundesbank avait d’emblée mis l’accent. Cette supervision signifie l’accroissement et la généralisation des politiques d’ajustement déjà menées en Grèce, au Portugal, en Irlande, en Espagne et en Italie, avec les résultats désastreux que l’on connaît, tant dans ces pays qu’à l’échelle de l’ensemble de la zone euro. Ces politiques ont pourtant fait la preuve de leur inefficacité et de leur nocivité : elles sont incapables de réduire significativement le déficit budgétaire et elles provoquent une dépression économique accompagnée d’une crise sociale qui prend dans les pays qui les appliquent une tournure tragique.

D’autre part, en acceptant que les interventions de la BCE se fassent à liquidité constante (principe de stérilisation), Mario Draghi a cédé devant les plus dogmatiques des responsables monétaristes de la Bundesbank qui ont remporté une victoire claire et nette.

Une fois que la satisfaction de voir bouger la BCE se sera dissipée, il faudra bien se rendre à l’évidence :

  1.  La crise de compétitivité interne à la zone euro - qui est en réalité la « mère » de la crise de la dette - n’est absolument pas affectée par ces mesures. Pire, en contribuant à élever le coût de l’argent et en impliquant une aggravation de la pression fiscale, elles vont rendre encore plus difficile la solution de cette crise pour les pays qui ont de sérieux problèmes de compétitivité
  2.  Ces mesures vont aggraver les politiques d’ajustement et enfoncer un peu plus la zone euro dans la récession, voire dans la dépression, rendant impossible en dernière analyse l’ajustement pourtant recherché.
  3.  Dans les semaines qui viennent, les marchés vont comprendre que ces mesures ne règlent rien. (....). Ceci viendra renforcer de manière considérable les pressions récessives et dépressives qui affectent de nombreuses économies.

 

 cONCLUSION /

 

Les mesures présentées par Mario Draghi perpétuent ainsi l’erreur fondamentale d’analyse de la crise de la zone euro. En mettant l’accent sur la question de la liquidité - un accent fort contraint par les positions de la Bundesbank -, on « oublie » la crise de solvabilité. Cet oubli est révélateur d’une question de fond : l’aveuglement quant à la crise de compétitivité relative que l’on connaît dans la zone euro. En ne s’attaquant qu’aux symptômes et non à la cause de cette crise, la BCE contribue à la renforcer. Elle nous prépare, pour les mois qui viennent, des effondrements économiques et sociaux qui mettront très vite à mal le dogme de « l’irréversibilité de l’euro ».

Est ce la crise de la dette, finance ou capitalisme?

- Perte de souveraineté populaire et dans une moindre mesure des gouvernements
- Risque de faillite des pays, donc aussi de la France
- Des organismes créer avec le capitalisme : les banques centrales, OMC, PACS dont le seul objectifs est de satisfaire le marché et de soutenir les industries capitalistes
- D'une crise de la régulation a une crise systémique
- La crise permanente du système capitaliste ou fonctionnement du capitalisme. Celle ci s'en retrouve accentué avec son déclin
- Une dette souveraine du a plusieurs causes : loi de 1973, la chute tendanciel des profits ( baisse des bénéfices, du pouvoir d'achat, des impôts, lois avantageuses pour les plus riches,....). Résultat depuis 30 ans, la balance commerciale est déficitaire et nous payons que les intérêts de la dettes. Nous hypothéquons l'avenir des prochaines générations
- Les politiciens ont perdu le contrôle de la situation.
Les espoirs de nouvelles mesures de soutien à l'économie de la part des banques centrales mondiales ont encore une fois soutenu les indices alors que l'actualité macro et microéconomique devient de plus en plus réduite à l'approche de la mi août.      

 

La question du nouveau traité européen agite l'actualité. Il contient des mesures
qui vont nous concerner très directement, causant probablement une catastrophe
sociale... Mais quel est le contenu exact de ce traité?


Tout d'abord, il faut savoir qu'il n'y a pas un mais deux traités, souvent confondus : le MES et le TSCG. Que cachent ces sigles barbares ? Le premier, le MES, ratifié le 21 février 2012, concerne le mécanisme européen de stabilité. Celui-ci est censé remédier aux faillites des États comme par exemple les demandes d'aide à l'Union européenne de la Grèce, l'Irlande ou encore l'Espagne. Il consiste en une gigantesque réserve de 700 milliards d'euros qui peuvent être prêtés à des taux
assez bas aux États. Évidemment, la carotte ne va pas sans le bâton : dès qu'une demande d'aide est enclenchée, il faut appliquer des réformes structurelles décidées par la Banque centrale européenne et la Commission européenne.

Celles-ci peuvent être des privatisations, des réductions de salaires ou encore la casse de la sécurité sociale... En gros, ce mécanisme est la création d'un FMI interne à l'Europe qui permettra d'imposer toujours plus d'austérité et de réformes
structurelles.

On notera au passage qu'il coute 142 milliards à la France soit l'équivalent de trois fois le budget annuel de l'Éducation nationale... Ce traité ne concerne que les États déjà en faillite qui doivent faire appel à l'Union européenne.
Heureusement, pour faire appliquer l'austérité aux États qui ne sont pas encore en faillite, il y a le frère jumeau du MES, le Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSGC). Sous prétexte de complexes règles dont nous épargnerons les détails aux lecteurs et lectrices, ce traité impose un taux maximum de déficit public (variable). Celui-ci est connu sous le nom de «règle d'or».

Concrètement, cela veut dire qu'un État qui dépasse un certain taux de déficit a l'obligation de le réduire, et comme l'argent ne se trouve pas sous le sabot d'un cheval, appliquer une cure d'austérité dont nous ne connaissons que trop bien le contenu. A cela s'ajoutent des sanctions automatiques dès que le déficit atteint plus de 3 % du PIB.

En France, le déficit s'élève en 2012, à environ 4,5 % du PIB. Si le traité TSCG rentre en application, en 2014, celui-ci ne devra pas s'élever à plus de 1,22 % du PIB. Cela signifie qu'en un an, afin de se plier aux obligations du traité, les
socialistes devront trouver de 70 à 80 milliards d'euros, ce qui implique une cure d'austérité massive.


L'austérité: une guerre aux classes populaires!

Depuis le début de la crise, les plans d'austérité se succèdent. Les deux nouveaux traités ne sont que des étapes de ce mécanisme d'austérité qui est à l'oeuvre à l'échelle européenne. Faire une liste exhaustive de toutes les mesures prendrait
bien trop de place.

Contentons-nous de dire que la plupart des mesures d'austérité touchent prioritairement, les salarié-e-s, le prolétariat, que ce soit à travers des baisses du salaire indirect (des baisses de prestation de la sécurité sociale comme l'assurance maladie les retraites ou chômage), une diminution des services publics ou encore des attaques directe contre les salaires (ex : en Grèce moins 20% sur les salaires des fonctionnaires).

Si ces mesures augmentent temporairement le taux de profit de la bourgeoisie, il est très probable qu'elles auront des conséquences quasi apocalyptiques pour l'économie de la zone euro. En effet, une baisse globale de la masse salariale ajoutée à une baisse des dépenses étatiques dans un contexte économique de crise mène à une récession. Celle-ci, qui est une contraction de l'activité économique, va mener à une diminution des recettes fiscales, et donc a un fort déficit des finances publiques. En retour, le fort déficit va mener à de nouvelles mesures d'austérité et ainsi de suite. La boucle est bouclée.

Ce mécanisme est à l'oeuvre en Grèce où un nouveau plan d'austérité de 14 milliards d'euros va prendre effet en septembre alors que le pays connait une récession de 7 %. Il l'est aussi en Espagne, pays en récession depuis 2010, mais aussi dans une moindre mesure dans l'ensemble de la zone euro qui devrait connaître une récession de 0,4% en 2012.

Plus globalement, ces politiques d'austérité risquent d'approfondir la crise à l'échelle planétaire. En effet, l'Union européenne est le plus gros marché mondial :

 


Pour la bourgeoisie, pour les plus riches, cela signifie une augmentation des revenus, de leur taux de profit. Elle est obtenue au prix d'attaques massives contre la classe salariée européenne. Ces attaques, suite aux mécanismes décrits ci-dessus,
présentent une réelle possibilité de mener l'économie mondiale au fond du gouffre.


Perspectives

Face à ces perspectives d'effondrement, une réponse qui gagne du terrain consiste à proposer une autre gestion de la crise comme peuvent le faire une myriade d'intellectuels, des colonnes de Marianne à la fondation Copernic en passant par

Attac.

Le discours antilibéral propose en filigrane une autre gestion de l'économie capitaliste à base d'investissements publics, de relance monétaire et de protectionnisme. Les mesures qu'il prône comme la monétisation de la dette ou la relance keynésienne (à l'exception du protectionnisme) sont en application dans d'autres pays industrialisés comme les USA ou le Royaume-Uni (qui a refusé les traités) sans pour autant obtenir des rés ultats très probants.

Pour nous, cette perspective n'est ni réaliste ni souhaitable. Le capitalisme est un système mortifère qui détruit l'environnement, pour produire des biens en grande partie inutiles aux prix de l'exploitation toujours croissante de la majeure partie de l'humanité.

La crise majeure qu'il traverse est un moment où il faut se demander comment sortir du capitalisme et non comment l'amender.

Le deuxième traité (TSCG) n'est pas encore ratifié en France. La question du  référendum sur la question nous semble insuffisante. S'il y a résistance à ces traités, c'est dans la rue qu'elle se fera.

Les multiples plans d'austérité ont déjà suscité de nombreuses et fortes résistances que ce soit en Espagne, en Italie, en Grèce mais aussi au Royaume-Uni et en Roumanie.

Avant d'être à la rue, soyons dans la rue ! La cure d'austérité en France est d'ores et déjà annoncée et entérinée par les nouveaux traités européens. Elle consistera en une attaque directe et massive sur nos salaires et nos droits à la sécurité sociale.

 


Il importe de construire dès aujourd'hui les résistances à cette attaque et de se poser dès maintenant la question d'aller plus loin que la simple résistance à l'austérité...

Matthijs - AL-Montpellier


source : Alternative libertaire

TSCG : le nouveau produit toxique de Goldman Sachs contre l’Europe, par Sydne93 

 

 un lien. Grèce : les dictateurs de l'UE exigent 6 jours de travail par semaine

 

 

 

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