Avertir le modérateur

14/09/2012

Après PSA, Doux au rapport ?

 

Salut Camarades,

12 septembre 2012
Après PSA, Doux au rapport ?
On nous cache tout, on nous dit rien! Après PSA Peugeot Citroën, suspecté d’avoir annoncé avec un peu trop de légèreté la fermeture de son usine d’Aulnay, François Hollande est à nouveau monté au créneau, mardi 11septembre, sur le thème «que toute la lumière soit faite». Cette fois c’est le volailler Doux, qui est dans le collimateur. Le dépeçage de l’entreprise va laisser un millier de salariés sur le carreau.

La constance est une qualité, mais le rétropédalage auquel on vient d’assister sur le dossier PSA, devrait inciter le président de la République à la prudence. Les grandes envolées lyriques de l’été, sur le caractère «inacceptable» de la fermeture d’Aulnay, ont fait long feu quand l’automne fut venu. Le gouvernement, qui avait commandé un rapport sur le sujet, en a eu pour son argent. La conclusion est sans appel: PSA doit supprimer des emplois pour survivre. Etait-ce vraiment la peine de faire plancher pendant deux mois un ingénieur général des mines pour le savoir? Il est vrai que les rodomontades de juin obligeaient à trouver un moyen de ne pas perdre la face en septembre. Le rapport Sartorius, du nom de son auteur, aura eu au moins ce mérite.

Il est d’autant plus étonnant dans ce contexte de voir le président de la République reprendre le même cheval de bataille à propos de Doux. Certes, les deux entreprises, au-delà du fait de supprimer des emplois, n’ont pas grand-chose de comparable.

La direction de PSA et son principal actionnaire, la famille Peugeot, ne sont pas au-dessus de tous reproches, qui a conduit Doux à la liquidation judiciaire. Et après? Un rapport Sartorius II aidera-t-il à remettre l’entreprise sur ses pieds? 

En prononçant en 1999 la fameuse phrase: «L’Etat ne peut pas tout», Lionel Jospin, alors premier ministre, Il engagera le  redressement productif prendra forme, c’est en engageant les réformes dont la France à besoin. De ce point de vue, le rapport de Louis Gallois sur la compétitivité, attendu début octobre, sera certainement plus utile à comprendre au pays que tous  les langues de bois lié les rapports Sartorius du monde ». 

 

Les critiques des néolibéraux pour justifier des difficultés de PSA : « La fermeture d'Aulnay aurait pu être évitée PSA ne s'est pas suffisamment ouvert à l'international ». .Dans l'immédiat, PSA doit d'urgence redresser la situation", estime EmmanuelSartorius, l'expert désigné par le gouvernement dans son rapport dévoilé ce matin aux syndicats du groupe par le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg. "La nécessité, dans son principe, d'un plan de réorganisation des activités industrielles et de réduction des effectifs n'est malheureusement pas contestable", juge M. Sartorius. Cet expert, ingénieur des Mines, avait été mandaté fin juin par Bercy pour établir un diagnostic sur le groupe, avant l'annonce de son projet de suppression de 8 000 postes en France (dans le point) :  Erreurs stratégiques et un Manque de dialogue

 

 

Le rapport Sartorius sur la situation de - Le Figaro ( format PDF)

 

Mais tous ne connaissent pas la crise :

Tous furent touchées, mais tous ne mouraient pas

 

"Ce n’est pas un type, mais le modèle capitalisme néolibérale qui en ai responsable" Tous furent touchées, mais tous ne mouraient pas: Les places financières doivent se préparer à un été maussade, tandis que les peuples meurent a petit feu. Car la crise européenne avance chaque semaine un petit peu plus.cf Le ralentissement de l'économie mondiale?

 

A travers PSA :Comprendre... Les 30 patrons trop bien payés

 

Une interview intéressante dans le capital :

Pourquoi le gouvernement tarde à mettre les fonctionnaires au régime

 
Lors de la campagne présidentielle, François Hollande avait promis de réduire le train de vie de la fonction publique. Mais le gouvernement ne semble pas pressé de passer à l'acte...


 

Le gouvernement osera-t-il imposer la réforme de la fonction publique promise par le candidat Hollande ? Passées au crible dans une enquête de Capital actuellement en kiosque, les dernières mesures annoncées permettent d'en douter. Dernier revirement en date : l'abrogation d'un décret de novembre 2010, qui avait mis fin au sacro-saint principe de l'emploi à vie des fonctionnaires. Les agents qui refusaient successivement 3 mutations pouvaient être mis en disponibilité, sans traitement, ni indemnités de chômage. Leur étaient alors proposés trois autres postes. En cas de refus, ils risquaient le licenciement ou la mise à la retraite forcée.

 

Autre mesure phare initiée par Sarkozy et annulée, le 6 juillet : la règle du non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite. Le 13 juillet, c'est au tour de la ministre de la Fonction publique, Marylise Lebranchu, d'annoncer un relèvement du traitement minimal des fonctionnaires . Le 19 juillet, les députés ont, eux, augmenté de 30 millions d'euros le budget du Centre national de la fonction publique territoriale, un centre de formation pourtant maintes fois épinglé par la Cour des Comptes.

 

Avec de telles décisions, comment François Hollande compte-t-il stabiliser la masse salariale de la fonction publique, qui augmente mécaniquement de 1,3 milliard d'euros par an ? La question reste entière, d'autant que celui-ci a promis d'embaucher 60.000 nouveaux agents dans l'Education nationale, 5.000 dans la police et la justice. Le 27 août, le ministre de l'Education nationale, Vincent Peillon, a d'ailleurs confirmé l'ouverture de 22.000 postes au concours des professeurs l'an prochain ( cliquez sur le lien pour regarder la vidéo de son discours lors de l'accueil des professeurs stagiaires de l'académie de Créteil ).

Pour que les effectifs ne gonflent pas, il faudrait supprimer 13.000 postes par an en moyenne dans les autres ministères, ce qui revient à ne pas remplacer deux fonctionnaires sur trois partant à la retraite. La Défense devra ainsi couper 7200 postes, Bercy 2500, le Logement et l'Ecologie 1300. Interrogés par Capital, les salariés de ces services préviennent qu'ils ne pourront plus assurer leurs missions.

 

Pour tenir le cap, Jean-Marc Ayrault a promis une grande réforme de l'organisation territoriale à la rentrée. Reste à savoir s'il aura le courage d'annoncer un gel des rémunérations, voire un alignement du régime des retraites de la Fonction publique sur le régime général, qui risqueraient de mettre dans la rue les 5,3 millions d'agents publics...

 

L'euro sauvé... à quel prix ?

Photo 154.jpg

Tout cela est encore moins encourageant lorsqu'on s'aperçoit que la question la plus souvent posée après "d'où venez-vous ?" est "la crise est-elle aussi dure en France qu'ici ?"

A quoi nous nous ne pouvons répondre que par l'affirmative . Au concours de "qui a l'économie la plus pourrie", force est de constater qu'il y a une parfaite égalité France/Etats-Unis : dette publique astronomique, chômage en hausse constante, grogne sociale, avantages sociaux en danger, désindustrialisation...

Une pointe d'ironie de nos dirigeants, Monti en tête : Ceci dit, cette situation est sur le point de prendre fin, cher lecteur. Si si. Rassurez-vous : fin de la crise de l'euro, rétablissement du système bancaire, sérénité des places boursières et tournée générale de cerises sur volutes de crème chantilly. C'est Mario Draghi qui l'a dit pas plus tard que jeudi, comme le détaillait Philippe Béchade hier :

"[La BCE] confirme tout ce que les marchés anticipaient depuis 48 heures, c'est-à-dire des rachats (baptisés 'OMT') illimités d'emprunts d'Etat de un à trois ans dès qu'une demande d'aide formelle a été formulée, ainsi que la réduction des exigences en matière de qualité des collatéraux lorsque les banques souhaitent se procurer de nouvelles liquidités. La Banque centrale annonce également renoncer à son statut de créancier privilégié".

 

Mais pour l'instant, n'est-ce pas, les marchés sont contents... c'est donc que tout va bien.

la photo de Christophe Bxn.

Hier

 

 

 

 anarchie 12.jpgPas de frontière, pas d'état car l'état est au service du capital, que tout fasciste est un capitaliste.... Car le fascisme est le bras armée du capital. Même si les néolibéraux n'aime pas les interventions ( les " ingérences) de l'état et que les patrons de PME se plaignent de la technocratie, bureaucratie, c'est l'état avec les grands plans keynésiens qui a sauver le système capitaliste autodestructeur en 1929. Le laisser faire entraine une spiral autodestructrice e que seule des opération momentanée de l'état permet a maintenir. La disparition de cette société représente un tel bouleversement qu’on ne l’envisage pas nécessairement avec légèreté. Mais nous ne sommes pas condamnés à tenter de sauver l’économie qui chancelle et nous écrase. Nous pouvons contribuer à sa disparition. Pas pour le néant, mais pour un monde sans État et sans classes, un monde pour toutes et tous, sans exploitation ni domination.
_________________________
[1] Les antilibéraux rêvent de retourner à un Etat qui les protègerait du capitalisme alors même que la fonction de l’État est d’assurer son bon fonctionnement. Dans ces conditions leur politique aboutit simplement à des formes nouvelles de patriotisme économique, des mesures plus ou moins protectionnistes pour essayer d’empêcher les délocalisations, voire carrément au nationalisme.

 

Commentaires

* Peugeot : le Tribunal de Grande Instance de Paris a rendu son délibéré sur le Plan de Sauvegarde de l'Emploi de PSA, suite aux actions engagées par la Fédération CGT de la métallurgie et le syndicat Sud d'Aulnay-Sous-Bois. Le TIG de Paris rejette la plainte déposée par les syndicats contre la restructuration.

"Cette décision permettra la poursuite du projet de réorganisation industrielle du Groupe et sa mise en oeuvre, après la prochaine réunion du Comité Central d'Entreprise, qui se tiendra lundi 29 avril 2013", indique la direction du groupe de construction automobile. Rappelons que ce plan social prévoit la suppression de 8.000 emplois en France, une forte réduction de la capacité de l'usine de Rennes (Ille-et-Vilaine) et la fermeture du site d'Aulnay (Seine-Saint-Denis). Ce plan social a reçu l'aval d'une majorité de syndicat

Écrit par : Noemie | 29/04/2013

Les commentaires sont fermés.

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu