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27/09/2012

Avantages et inconvénients de la démocratie

 source anarkia : Mais qu’est-ce qu’est réellement la démocratie ? Terme dérivé du grec « dêmokratia »   basé sur « dêmos » le peuple et « kratos » le pouvoir, la démocratie est la doctrine politique d’après laquelle la souveraineté doit appartenir à l’ensemble des citoyens. La démocratie renvoie à trois réalités distinctes. La démocratie est avant tout un mode d’organisation des pouvoirs (auto gouvernance du peuple). 

Démocratie directe.jpgEnsuite c’est un exercice du pouvoir qui garantit des droits subjectifs aux individus (principalement la liberté). Pour finir, la démocratie tend à se rapprocher d’un idéal égalitaire. Ainsi, le pouvoir n’est pas détenu par une petite portion de l’ensemble des citoyens mais par l’ensemble. Alors qu’à Athènes, dans les périodes antiques, seuls les citoyens (16 % environ de la population d’Athènes) pouvaient participer au pouvoir politique ; aujourd’hui, en France, tous les Français sont capables de voter. Cependant, le fait qu’une majorité contrôle le pouvoir n’est pas forcément une bonne chose

Les Dérives De La Démocratie

Les limites et dérives de la démocratie : Jacques Maritain : « la tragédie des démocraties modernes est qu elles n ont pas réussi à réaliser la démocratie

 

La confrontation de la démocratie avec l’Etat moderne a modifié les conditions de son exercice .La démocratie moderne est confrontée aux dimensions physiques et humaines auxquelles sont soumis l’Etat. Ainsi l’idéal démocratique défini précédemment n’est pas toujours applicable.

La première entrave à l’idéal démocratique est :

_ Le régime représentatif : La démocratie ne peut plus être exercée directement par tous les citoyens qui souhaitent participer à la vie de la cité. Il a donc fallu introduire des médiations notamment un système représentatif qui spécialisent les fonctions politiques . Ce régime représentatif peut s'expliquer de différentes manières : le peuple ne dispose pas des qualités requises pour gouverner. Or l'exercice du pouvoir demande une compétence, une technicité, une formation et des dispositions, une prudence que le peuple ne possède pas. Le peuple doit, en quelque sorte, faire confiance à des personnes compétentes pour gouverner et s'en remettre à elles. Ainsi, Montesquieu affirme que même si le peuple n'est pas apte à gouverner, il peut toutefois élire des représentants: « Le peuple est admirable pour choisir ceux à qui il doit confier quelque partie de son autorité ».. Le Genevois Jean-Louis de Lolme dans sa constitution de l'Angleterre (1771), observe que: « La nature avare de ses dons, n'a donné qu'à une petite portion d'hommes, une tête capable de calculs compliqués d'une législation; et comme le malade se confie à un médecin, le plaideur à un avocat, de même le très grand nombre de citoyens doit se confier à ceux qui sont plus habiles qu'eux »

 

 

 

 

 

 

Mais la démocratie appliquée s’éloigne de son idéal, en ce qu’elle cherchait à créer une société impliquée dans son ensemble par la vie politique en déléguant le pouvoir à des représentants. Aujourd’hui, elle a perdu de son... [continue]

 

Avantages et inconvénients de la démocratie

 

 

 

Les Limites De La Démocratie Athénienne Au Ive Siècle Avant j.c

 

 

 

 

Les limites de la démocratie athénienne au IVe siècle avant J.C

La cité d'Athènes est une légende, un mythe, on dit que c'est le berceau de la civilisation occidentale et notamment de la démocratie moderne, pourquoi de la démocratie? Car Athènes a connu un siècle de démocratie et c'était, selon les historiens, la première cité et civilisation à adopter un tel système, en effet lors du Ve siècle avant J-C, le pouvoir était au citoyens, les citoyens votaient et élisaient d'autres citoyens afin que ceux-ci portent les responsabilités et prennent les décisions concernant la cité. Le pouvoir était organisé ainsi:
-L'écclesia, qui était une assemblée où tous les citoyens pouvaient venir, bien que le nombre soit limité a 6000 citoyens, c'est l'écclesia qui élit et vote, l'écclesia est le fondement de la démocratie à Athènes, en effet tous les citoyens peuvent venir participer aux votes et autres (cependant certains citoyens le peuvent plus que d'autres, nous le verrons ensuite)
-La Boulè, qui comporte 500 bouleutes et qui prépare les lois que l'écclesia votera, ils sont tirés au sort (car le tirage au sort était vu comme le choix des dieux à l'époque)
-l'Héliée qui comporte 6000 héliastes et qui est en quelque sorte le tribunal populaire, tiré au sort (...

 

NB:Nous pouvons remarquer ici que les trois pouvoirs, éxecutif, législatif et judiciaire sont séparés, l'exécutif étant représenté par les stratèges, le législatif par l'écclesia et la Boulè, le judiciaire par l'Aréopage et l'Héliée. La séparation des pouvoirs existait donc déjà bien avant que Montesquieu en parle

 

 

 

▪ Mais plus profond que les chiffres ou les mots eux-mêmes, ou les particularités de la situation circa 2012 on trouve toute une théorie du gouvernement… un “contrat social” désormais en danger. L’Etat-Providence moderne a été inventé par Otto von Bismarck au milieu du XIXe siècle.
 
Otto von Bismarck - Wikipédia
 
 L’idée était simple.

▪ Pourquoi la démocratie ?
Les gouvernements exigent le consentement et le soutien des masses. Telle était la leçon que la France républicaine avait enseignée au monde — et que Bismarck avait retenue. On pouvait obtenir bien plus de la part des “citoyens” qu’on ne pouvait en obtenir de la part des “sujets”. Les sujets de Frédéric le Grand pouvaient payer leurs impôts à contrecoeur… et pouvaient s’enrôler dans ses armées. Mais ils garderaient toujours une distance — physique et émotionnelle — entre eux et leurs maîtres. La guerre et le gouvernement étaient les affaires de Frédéric, pas les leurs. Les monarques peuvent conserver la loyauté de leurs sujets. Ils peuvent aussi s’accaparer une partie de leur argent. Mais même le Roi Soleil, Louis XIV, l’homme pour lequel le terme “monarque absolu” a été inventé, avait de la chance s’il pouvait récupérer 10% du PIB du royaume en impôts. Quant à ses soldats, chacun d’entre eux voulait être payé. Et pas en monnaie de singe.

Au cours du XIXe siècle, la monarchie a été peu à peu remplacée par une forme ou une autre de démocratie représentative ou de républicanisme. Non que les démocraties aient été nécessairement meilleures, du point de vue moral comme du point de vue pratique. Elles n’amélioraient pas nécessairement le lot des gens qui y vivaient, ni matériellement ni légalement. Pourquoi un tel succès ? Peut-être que les armes défensives — les fusils-mitrailleurs — étaient devenues abordables et efficaces. Il est beaucoup plus cher de maintenir l’ordre parmi des sujets armés. Ou peut-être était-ce le résultat de la propagation d’idées via des journaux et des livres bon marché. A moins que ce ne soit simplement dû à la Révolution industrielle, grâce à laquelle les gens devenaient plus riches et pouvaient se permettre plus de gouvernement.

▪ L’illusion du choix
La démocratie parlementaire et participative est devenue à la mode au XIX siècle. Probablement parce qu’il est plus facile de pressurer et escroquer un citoyen qu’un sujet. Le véritable génie de la démocratie moderne, c’est qu’elle fait croire au citoyen que le gouvernement et son fonctionnement sont, d’une manière ou d’une autre, le produit de ses propres aspirations. S’il veut plus d’argent pour sa retraite, il suppose qu’il peut en avoir — à la seule condition qu’assez de ses concitoyens partagent ce désir. S’il veut partir à la guerre, c’est aussi à lui et ses co-électeurs d’en décider. S’il veut dépenser plus d’argent pour l’exploration spatiale ou interdire aux gens de prier dans les bars, la majorité — dont il pense devoir faire partie — peut le faire aussi.

Mais même les rois avaient un mors et quelqu’un pour leur tenir les rênes. Selon la doctrine du “droit divin des rois”, un roi était le serviteur de Dieu. Un roi était il un sujet aussi bien qu’un monarque?. Dieu lui-même lui avait donné le poste ; il ne pouvait pas le refuser. Pas plus qu’il ne pouvait refuser d’exécuter la tâche selon des termes qu’il pensait fixés par le Seigneur. Dieu pouvait tirer sur les rênes à tout moment.

La monarchie (du grec monos = seul, et arkhéin = commander) est le mode de gouvernement où le pouvoir suprême est déposé dans les mains d'un  seul individu,  qui porte ordinairement le titre de roi ou d'empereur, et qui règne sur un Etat ou territoire, le plus souvent pour la vie. La monarchie peut être élective ou - le plus souvent - de droit héréditaire. Dans les Etats contemporains, la monarchie revêt trois formes principales 

La monarchie absolue Absolutisme).le despotisme, La monarchie constitutionnelle(la loi ou la coutume ) , La monarchie parlementaire. Dans les pays musulmans, les régimes monarchiques peuvent prendre les noms de sultanat ou d'émirat ( Le sultanat), L'Émirat )

l'absolutisme le plus complet est résumé dans cette formule de conclusion des ordonnances : 

« Car tel est notre bon plaisir. » 

Souvent, les monarques étaient mis à bas par ceux qui affirmaient représenter Dieu. Dans un célèbre exemple du XIe siècle, le pape Grégoire VII se disputa avec Henri IV du Saint empire germanique. Henri fut excommunié. Quels étaient les dommages que l’excommunication de Grégoire aurait pu lui infliger, Henri ne le savait peut-être pas. Mais il ne voulait pas le savoir. Il revêtit une tenue de pénitent et attendit trois jours au-dehors de la forteresse où le pape s’était réfugié, à Canossa — après quoi il fut pardonné.

« La fonction des rois consiste à laisser agir le bon sens; un roi doit se décider lui-même, parce que la décision a besoin d'un esprit de maître et. que, dans le cas où livraison ne donne plus de conseils, il doit s'en fier aux instincts que Dieu a mis dans tous les hommes et surtout dans les rois [...]. Celui qui a donné des rois aux hommes a voulu qu'on les respectât comme ses lieutenants, se réservant à lui seul le droit d'examiner leur conduite. Sa volonté est que quiconque est né sujet obéisse sans discernement. »

« L'État, c'est moi. » disait Louis XIV.

La majorité démocratique, en revanche, ne reconnaît aucune autorité — qu’elle soit temporelle, constitutionnelle ou religieuse — pouvant se mettre en travers de son chemin. Elle/ nous  se fait/ faisons  ainsi l’illusion de penser qu’elle est maîtresse d’elle-même, de son propre gouvernement et de son propre destin.

“Le gouvernement, c’est nous tous”, disait Hillary Clinton.

Peut-On Critiquer La Démocratie ?

  
L'historien John Dunn se demande dans quelle mesure la démocratie contemporaine « implique un certain niveau d'aliénation de la volonté, du jugement et du choix que n’importe quel antique partisan de la démocratie considérerait comme sa négation même: au mieux une aristocratie partiellement élective et au pire une oligarchie aussi confuse que corrompue ».  
 
A lire :

LA GRÈCE, BERCEAU D'UN AUTRE MONDE

J’aime aussi la phrase : "Ne croyez pas ce qu'on vous dit : la révolte ne faiblit pas !"

Quand un mouvement populaire prend de l'envergure, les états on tendance à dire le contraire, voir de dire que la révolte n'existe plus, histoire de démobiliser et d'en mettre un terme.

Pareil à Paris, en Espagne, on devrait se l'approprier "Attention n'écoutez pas ce que l'on vous dit: le mouvement existe et se développe progressivement!"

 

La démocratie sans nous

Le Monde Diplomatique - L'art D'ignorer les Pauvres , Bref, une vidéo a été publiée y a pas longtemps sur les tout débuts du mouvement des indignés de Paris je sais pas si vous ne l’avez pas vu  vu. Le mouvement des indignés, doit être une des solutions de créer des mobilisations rassemblements avec les syndicalismes ( mais hors corporation), les anarchistes, féministes....  Il faut rassembler les luttes dispersées, sortir de l'égoisme et des luttes individuelles pour élargir les champs de combat.
 

Les citoyens sont de plus en plus tenus à l’ écart Petit expert deviendra grand : la « gauche radicale » sous surveillance d’un « observateur » - Acrim , Vivre à la rue tue, le mal-logement tue toute l'année. 300 agents de l'inspection du travail manifestent à Paris - LeMonde.fr, Pétition nationale -Il faut en finir avec l’enfermement des enfants étrangers ! . La stratégie du choc en Grèce, interview de Naomi Klein - OkeaNews(Extrait du Télérama)

 

A lire : La nouvelle lutte des classes : Les 1 % contre les 99 % - courrier internationale

A 'méditer'

UN SOULEVEMENT POPULAIRE POURQUOI PAS!

Reporterre.net - Voici pourquoi la jeunesse aux Etats-Unis ne se révolte pas

LE PEUPLE A –T’IL PERDU LE POUVOIR ?

Y’a-t-il péril en la démocratie ? Les français ( les européens)cet hiver, semblent en tout cas convaicu. Tel est l’enseignement éloquent du sondage exclusif Philosophie magazine/TNS-Sofres :: Un français sur deux estime en effet que la démocratie a reculé ces dix dernière années, là ou seulement un sur cent pense qu’elle a progressé ! Et de ce fait, constate le philosophe Jacques Rancière, tout se passe désormais comme si l’élite avait confisqué au peuple les manettes du pouvoir. Mais a qui la faute ? Aux élus indifférents au bien commun ? Aux citoyens, qui par innactivisme, vident la substance de la démocratie- le régime de sa substance ? Ou à l’idéologie des lumières qui, par une étrange ruse de la raison éclairée, a métamorphosé la scène politique en théâtre parodique, comme l’analyse  Jean Claude Miller ? Rappelons-nous donc l’histoire démocratique, d’Athène a New Delhi, est une épopée riche d’inventivités embarquées populaire : Ainsi peut être, ferons nous mentir le soupçon d’inefficacité qui, depuis Platon, pèse sur l’idée du «  Pouvoir par le Peuple ».

Révolution virtuelle et révolution réelle

 

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