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08/10/2012

Nous ne vivons pas "une crise", mais un coup d'état antisocial

 

 


 

 

Rappelez-vous il y a quelques jours :

"Comme par le passé, les marchés se laissent apaiser par une perspective de liquidités supplémentaires. Mais souvenez-vous de ce qui se passe depuis 2008 : aucune de ses interventions n'a durablement consolidé la situation économique et financière".

Le problème le plus brûlant de la Zone euro -- la situation des banques espagnoles -- n'a pas trouvé de solution. Là encore, un petit rappel des faits :

"Au cours des trois derniers mois, le total des capitaux et des investissements qui ont quitté l'Espagne a atteint 52,3% du PIB espagnol. Pour faire une idée de l'importance de la fuite, Nomura fait la comparaison avec ce qui s'est passé lors de la crise asiatique dans les années 90. Les capitaux qui avaient fui l'Indonésie -- un des pays les plus gravement touchés -- avaient atteint 23% du PIB".

"Vous connaissez forcément l'expression 'les rats quittent le navire' ? C'est aujourd'hui ce qui se passe en Espagne avec les liquidités".

Il faudrait des rachats colossaux de la part de la BCE pour rétablir la situation. Et tout ça sans même parler de la Grèce -- toujours là --, du Portugal -- toujours là aussi --, de Chypre... et ainsi de suite !

Délits d'initiés , évasion fiscale et capitalisme

 
 
 

 economie,poitique,société,finance,financiarisationLa magie des élections américaines fait diminuer le chômage

Moins de chômage mais beaucoup plus de sans-emploi: l'Amérique en pleine science-fiction statistique !

 

▪ Des chiffres qui commencent à susciter des interrogations…
Mais la surprise fut cette fois-ci bien trop belle pour être vraie et suscita de nombreux commentaires empreints de scepticisme. C’est le cas de Jack Welsh, l’ex-directeur général de General Electric — pourtant champion toute catégorie de l’écrémage des effectifs. Rappelons qu’il avait théorisé à la fin du siècle dernier le principe de l’élimination permanente des 10% de salariés les moins productifs.

Jack Welch : conseils iconoclastes pour managers - LEntreprise.com : Exclusif. L?ancien patron de General Electric est devenu un gourou du management planétaire. Son dernier livre donne un coup de projecteur sur l'indispensable confiance en soi du manager. Extraits.

Jack Welsh doute ouvertement de la crédibilité et de l’honnêteté des statisticiens qui ont calculé que le taux de chômage aux Etats-Unis avait chuté (très) opportunément de -0,3%, passant de 8,1 à 7,8% au mois de septembre.

Le chiffre est très éloigné des 8,2% attendus et semble encore plus contre-intuitif eu égard au faible montant des créations d’emplois le mois dernier (114 000). La révision de +50 000 du chiffre du mois d’août n’explique pas davantage la spectaculaire contraction du taux de chômage.

La machine à éradiquer les sans-emploi a tourné à plein régime au mois de septembre. Barack Obama n’a d’ailleurs pas manqué de se féliciter du meilleur score en la matière depuis janvier 2009 — c’était précisément le mois de son entrée en fonction — tout en déplorant que le total des créations d’emplois reste insuffisant.

▪ Des disparitions inquiétantes…
Il n’a pas commenté la troublante disparition de 900 000 personnes de la catégorie des actifs en 30 jours
(cela fait une belle moyenne quotidienne de 30 000 personnes) ni la non moins troublante chute de 18% du taux des sans-emploi au sein de la seule population asiatique. Nous nous interrogeons : y aurait-il eu un recrutement massif de cuisiniers et de teinturiers chinois dans les écoles et les collèges américains ?

L’amélioration quasi-miraculeuse du taux de chômage depuis un an (il est passé de 9% à 7,8% en 12 mois) résulte en fait essentiellement de l’exclusion des calculs de personnes sans-emploi ayant perdu le statut officiel de chômeur. Sans oublier la précarisation d’un nombre grandissant de salariés qui ne travaillent qu’à temps partiel… mais ne sont pas comptabilisés non plus comme chômeurs.

Il ne subsiste donc plus que 12,1 millions d’inscrits au chômage. En revanche, le nombre de travailleurs à temps partiel (baisse d’activité imposée et non choisie) a bondi au-delà de la barre des huit millions, plus 6,2 millions de citoyens — pourtant aptes à travailler — ne figurent plus dans aucune statistique.

Il faut ajouter à ce tableau un très faible taux de participation de la population active (ratio actifs/population globale), lequel est tombé autour de 65,4%, le plus faible taux depuis le début des années 80 (1981 pour être précis).

▪ Les Etats-Unis : un futur Japon ?
Le Japon connaît le même type de
déséquilibre cotisants/allocataires qui aboutit également à une monétisation pure et simple de la dette. La Banque centrale nippone a clairement affiché la couleur, mais nous entendons encore beaucoup de gérants affirmer que cela n’a rien à voir avec le cas américain puisque la dette est rachetée “en interne” — alors que tous les chiffres publiés depuis mi-mars 2011 démontrent que ce n’est plus le cas !ANNEXE I. LE SYSTÈME DE RETRAITE CHILIEN DANS UNE - Cairn

La fameuse destruction créatrice censée relancer le Japon il y a 18 mois n’a fait que relancer le poids de la mauvaise dette avec des centaines de milliards de dollars engloutis dans le traitement des conséquences de la catastrophe nucléaire de Fukushima.

Toujours au chapitre des idées fausses qui continuent d’être martelées dans les médias, nous dénonçons la désinformation des investisseurs concernant le miracle brésilien.

▪ Les BRIC sont-elles faites de broc ?
La croissance de son PIB évaluée à 4% en octobre 2011, a été ramenée à 3% au début de l’année 2012 et pourrait ne pas dépasser les 2% d’ici la fin du quatrième trimestre d’après les toutes dernières estimations. C’est inférieur de 40% par rapport à la croissance mondiale.

Heureusement que le secteur des services s’est avéré robuste. C’est ce qui caractérise le processus de transformation d’une économie émergente en économie émergée. Mais soulignons que la production industrielle n’a crû que de 1,8% en 2011 contre 10,4% en 2010 (curieux qu’un tel ralentissement n’alerte personne).

Les classes moyennes ont certes vu leur niveau de vie s’élever, mais c’était en même temps que le taux d’endettement (qui flirte avec les 50%) relatif aux investissements des ménages dans l’immobilier et l’achat de véhicules individuels.

Le taux d’inflation bat un record plus observé depuis 10 ans : 6,6% (trois fois plus rapide que la croissance) et il atteint 10% recalculé en tenant compte de la réappréciation du dollar.

Enfin, l’industrie brésilienne qui affichait un excédent commercial de 25 milliards de dollars en 2011 passe à un déficit commercial de 43 milliards de dollars en 2012.

De l’autre côté de la planète, l’Inde connaît le même genre de difficulté que le Brésil (inflation, déficit budgétaire et commercial…). Son taux de croissance continue pourtant de faire rêver les permabulls, alors qu’il est en réalité annulé par la hausse des prix.

Dans ce cas, que dire des 1,3% de croissance des Etats-Unis lorsque le taux d’inflation 2012 serait de 5% en reprenant les méthodes de calculs bien plus proches du panier de la ménagère qui prévalaient jusqu’en 1994.

La question qui nous taraude de façon lancinante depuis le début du quatrième trimestre — surtout depuis les chiffres du chômage américain publiés vendredi – est la suivante : quand cette accumulation de mensonges et d’illusions, seulement comparable à l’aveuglement qui régnait lors de la bulle des dot.com et du secteur immobilier en 2007, va-t-elle nous éclater à la figure ?

Conclusion :

"Ce n’est pas un type, mais le modèle capitalisme néolibérale qui en ai responsable" Tous furent touchées, mais tous ne mouraient pas: Les places financières doivent se préparer à un été maussade, tandis que les peuples meurent a petit feu. Car la crise européenne avance chaque semaine un petit peu plus.cf Le ralentissement de l'économie mondiale?A travers PSA :Comprendre...Les 30 patrons trop bien payés, néolibéralisme : dates et noms

 

 Un discours sur la dette étonnamment d'actualité #prenonslaplace
 
 

 

http://www.noirgazier.lautre.net/?p=2588
Un homme de 59 ans qui ne payait plus ses loyers est mort après s’être jeté par la fenêtre de son appartement du troisième étage à l’arrivée d’un huissier venu lui signifier un arrêté d’expulsion, à Cugnaux, au sud-ouest de Toulouse.

Un responsable a expliqué au journal que celui-ci était surendetté à cause en particulier de crédits à la consommation. Une autopsie du corps a été ordonnée par le parquet et une enquête judiciaire a été ouverte, ont indiqué les gendarmes.

Nous nous permettons d’adresser toutes nos condoléances à la familles et aux proches de cet homme mort au nom de l’ultra-capitalisme a visage inhumain.
 

  

La politique du moins pire? - Citizen Khane,

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