Avertir le modérateur

14/10/2012

la grande distribution en crise?

 présentation du groupe

 

crise,grande distribution,chomage,précarisation,les lois hartz,une paupérisation croissante,marché du travail: Pourquoi parler de crise ?

 

Posted on 22 avril 2012 by risc

  

Ce que nous voulons attaquer c’est le discours dominant qui explique que les causes de la crise actuelle sont à chercher dans le mauvais capitalisme financier. Nous pensons que la crise financière n’est qu’un symptôme d’une maladie plus profonde et qu’il s’agit en fait d’une crise du capitalisme lui-même. Ses conséquences seront certainement terribles mais ce sera peut-être aussi l’occasion de remettre en cause le capitalisme dans ses fondements mêmes.

  Or, il est impossible de séparer le bon capitalisme productif du mauvais capitalisme financier. Il n’existe pas d’un côté une économie qui produit des richesses et de l’autre une économie virtuelle, une finance parasitaire; il s’agit des deux faces d’une même réalité. Depuis le début de l’économie capitaliste, celle-ci ne peut fonctionner sans la finance, c’est-à-dire le crédit, les Bourses, la spéculation.

  Les dirigeants de tous bords se foutent de nous quand ils réclament un encadrement rigoureux de la spéculation, car c’est tout le système qui, dans sa phase actuelle, a besoin de la spéculation et du crédit. EADS : pertes et profits - citizenkhane, spécualtion sur les matières premières - l'indigné révolté, la grande distribution en crise? - citoyenactif, Choc de compétitivité : est-ce bien le moment? - l'indigné, spécualtion sur les matières premières - l'indigné révolté

Comment et pourquoi votre pouvoir d'achat sera détruit.

Le récent rebond de quelque 32% de CARREFOUR  depuis cet été a entraîné l'éclosion d'études pointant la sous-valorisation de la plupart des titres du secteur et le caractère défensif de la grande distribution en période de ralentissement économique.

La montée en puissance des filiales spécialisées dans le hard discount compenserait largement la perte de chiffre d'affaires des enseignes classiques.

Cette affirmation peut susciter pas mal de scepticisme mais elle tient la route car le hard discount ratisse large.

En France, les gains de clientèle s'exercent classiquement au détriment du commerce de proximité (déjà moribond) mais également au détriment des marchés de quartier. "Lles résultats de VET AFFAIREs  : le textile hard discount prend aussi la crise de plein fouet".

La grande distribution cumule les difficultés
Autrement dit, la grande distribution subit un processus déflationniste. Et comme elle met à son tour la pression sur ses fournisseurs, c'est une spirale sans fin qui tire toute l'économie vers le bas. Les dernières statistiques sont, de ce point de vue, affligeantes : les PMI manufacturiers ont sombré en Europe le mois dernier (au plus bas depuis trois ans et demi en France) et l'IFO publié ce lundi -- moral des milieux d'affaires allemands -- recule pour le quatrième mois consécutif.

le PMI manufacturier est un excellent indicateur de l’activité économique car il donne en fin de mois la tendance réelle de la croissance du PIB pour ce mois, donc très rapidement et il est généralement très fiable… La croissance plonge encore en France où elle est manifestement négative


A part le Luxembourg et la Suisse, les consommateurs sont victimes du double choc récessionniste et fiscal. Nous savons qu'il ne faut pas compter sur l'Allemagne et sa fausse prospérité pour enjoliver le tableau.

En effet, en Allemagne, les lois Hartz ont permis de maquiller les statistiques du chômage en instituant une société à deux vitesses : les travailleurs à bas (et très bas) salaires et les retraités subissent une paupérisation croissante tandis que la concentration de la richesse s'accentue (10% des ménages les plus aisés détiennent désormais 53% de la richesse privée, contre 45% il y a 10 ans).

 

Les réformes Hartz (ou la réforme Hartz) sont les réformes du marché du travail qui ont eu lieu en Allemagne, entre 2003 et 2005, sous le mandat du chancelier Gerhard Schröder (SPD)[1]Réformes Hartz :

 

Elles ont pour but de renforcer la lutte contre le chômage volontaire et d'améliorer le retour en activité des bénéficiaires d'allocations [2]. Ces réformes controversées, officiellement, visent à adapter le droit (du travail, fiscal) allemand à la nouvelle donne économique dans le secteur des services. Elles ont été mises en place progressivement, sous la forme de quatre lois, mais la plus importante et la plus impopulaire est la loi Hartz IV.

 

[PDF] L'Allemagne est plus ouverte aux réformes, Le Monde, 23 mars 2007 (entretien avec Klaus Zimmermann, président de l'Institut allemand pour la recherche économique DIW) — fichier pas accessible le 6 octobre 2010.

Ces travailleurs pauvres et retraités sont aujourd'hui autant de clients totalement captifs du hard discount mais ils passent leur temps à chercher sur Internet des offres promotionnelles et des bons plans et délaissent peu à peu les vraies boutiques.

le secteur n'affiche que 2% de progression depuis le 1er janvier --, il faut voir que désormais, le niveau très faible des taux d'intérêt qui ne rémunère plus la trésorerie à court terme.

un article consacré au BFR de la grande distribution : ce secteur a la particularité d'avoir un BFR (besoin en fonds de roulement, donc trésorerie), négatif ; c'est-à-dire que le secteur a du cash d'avance.

Auparavant, la grande distribution tirait une bonne partie de ses bénéfices du placement de ses excédents de cash (les produits en rayon étant en moyenne vendus sous quinzaine, les fournisseurs étant réglés à 180 jours). Ce n'est plus le cas aujourd'hui. L'effet de ciseaux entre clientèle désargentée et une trésorerie qui ne rapporte plus rien est particulièrement pénalisant aujourd'hui. Ce que les filiales du hard discount gagnent en volume, les groupes le perdent en marges dans l'ensemble de l'Eurozone.

Or le problème, c'est que nous ne voyons pas les processus récessifs se renverser dans les six à 18 prochains mois. Et pendant ce temps-là, le commerce on line va continuer de monter en puissance et de tailler des croupières aux distributeurs physiques.

Alors, dans ces conditions, que vaut réellement le patrimoine immobilier des grands groupes de distribution ?

L'exemple américain donne froid dans le dos avec ces centaines de galeries commerciales quasi désertes à la périphérie des grandes agglomérations et des milliers de boutiques à louer qui ne trouvent pas preneur. Seuls les plus grands malls survivent avec une capacité d'attraction qui demeure intacte, grâce notamment à une diversification dans les loisirs et services.

La formule demeure balbutiante en France et de nombreux obstacles administratifs se dressent comme l'impossibilité d'obtenir des permis de construire, sans oublier l'effet de saturation des zones de chalandise, déjà bien perceptible depuis une dizaine d'années. Ouvrir de nouveaux "super-complexes" (ou agrandir ceux déjà existants) risquerait de tuer les centres commerciaux de taille intermédiaire situés dans un périmètre de 50 kilomètres. 
 
Le trompe-l'oeil de la croissance dans les émergents  Une reprise en trompe-l'œil | Le Cercle Les Echos : LE CERCLE. (par Nouriel Roubini) - Depuis l'année dernière, une série d'évènements a redonné confiance aux investisseurs et suscité un rebond marqué dans le secteur des actifs à risque, notamment en ce qui concerne la Bourse et les matières premières.

Alors bien sûr, il reste les pays émergents dont les analystes attendent monts et merveilles. Sauf qu'au Brésil par exemple, la croissance en rythme annuel est passée de +6,8% en 2008 à +1,6% selon les derniers chiffres parus mi-septembre 2012.

En Chine, des milliers de centres commerciaux se sont ouverts... mais ceux qui visent la clientèle moyenne ou haut de gamme sont pratiquement déserts ( une dizaine de très grandes localités chinoises, et pas seulement dans les métropoles côtières).

"Alors oui, les ventes de la grande distribution progressent en Chine... Mais au regard de l'explosion -- qui se chiffre en millions de mètres carrés -- des surfaces commerciales, il est clair que la clientèle solvable n'est pas encore au-rendez-vous".

"Si le développement de la Chine suit celle de la Corée (avec un décalage d'une vingtaine d'années), alors oui, il faut miser sur les groupes occidentaux présents dans ce pays, en ne perdant pas de vue que les groupes locaux ne manqueront pas de leur opposer une féroce concurrence... Sinon, nous pressentons que plusieurs enseignes jetteront l'éponge".

Le secteur a déjà bien trop rebondi...
Le graphique nous rappelle que le CAC Distribution et Alimentation  l'indice de référence du secteur, avait entamé l'année à 625 points après avoir plafonné trois semaines auparavant sous les 700 points (soit -10% en pleine période des fêtes et malgré le lancement d'un LTRO).

L'action la BCE -- inondant le système bancaire de liquidités en début d'année -- a fini par rassurer les investisseurs, . 

Tout se passe un peu comme si avec l'anticipation des QE de la Fed et de la BCE, les opérateurs estimaient que les banques allaient soudain ouvrir les vannes du crédit à la consommation. Elles sont en fait déjà grandes ouvertes mais les consommateurs désargentés n'empruntent pas davantage car ils sont déjà à leur limite de capacité d'emprunt. Et ceux qui ne sont pas coincés par des "fins de mois qui commencent le 15" ont largement perdu le goût de s'endetter.

Le recours au crédit à la consommation : Pour les uns, le crédit est souvent associé à un mal nécessaire ou à une solution de dernier recours en cas de soucis de trésorerie ponctuels.
Pour les autres, le crédit est un outil de gestion qui permet d'équilibrer ou de contrôler le budget des ménages. Pour soutenir leur appétit d'achat les français hésitent cependant, de moins en moins, à emprunter. Le contexte économique actuel est morose mais les français n'ont pas renoncé à acheter.
 La plupart des français estiment que le recours au crédit est indispensable pour accéder à certains biens et notamment immobiliers.

Ouvrir les vannes du crédit (sur Edubourse.com) : Expression désignant un ensemble de moyens mis en oeuvre destinés à augmenter le nombre de crédits accordés et le montant de ces derniers. L'objectif est ici de relancer la consommation et l'investissement en facilitant l'accès au crédit par une baisse des taux par exemple. L'ouverture de ces vannes est le plus souvent due aux banques centrales et aux Etats afin de doper la croissance ou à limiter les effets d'une crise financière

Alors que se passe-t-il pour les distributeurs quand les banques centrales font tourner la planche à billets ?

"Eh bien pas grand-chose puisque si l'on regarde CASINO  -- qui affiche la meilleure performance depuis mars 2009 --, le premier QE de la Fed n'a commencé à produire des effets bénéfiques qu'à la mi-juillet.

CASINO était encore au tapis début juillet 2009 alors que le CAC 40 avait déjà repris +40%. Puis durant l'été 2011, CASINO enregistra une des plus rapides et des plus sévère chutes du CAC 40, entre 76 et 52 euros. Aujourd'hui, le titre est revenu sur ses plus hauts des périodes de rebond : les 75 euros de décembre 2010, mai 2011 et printemps 2012".

Les commentaires sont fermés.

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu