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24/10/2012

Les Etats-Unis relancent leur activité nucléaire

 

pollution.jpgSortant de la logique de l'offre et de la demande maintenue et instrumentalisé par des industrielles a le recherche de profit pour maintenir. Reporterre.net - Le lobby électrique publie son scénario énergétique :  l’UFE (Union française de l’électricité ), (les grandes sociétés productrices d’électricité, dont EDF et GDF Suez, ont publié des scénarios sur l’évolution de la part du nucléaire à l’horizon 2030. Elles veulent ainsi aider les politiques à prendre des décisions « cohérentes »,  a publié ses scénarii pour 2030. Une augmentation des prix est "inéluctable", même dans le scénario "nucléaire à 70 %". Les énergies renouvelables dépasseraient le nucléaire en puissance installée, même dans le scénario "nucléaire à 70 %". L’UFE juge enfin le scénario Négawatt irréaliste. L’Expansion - 15 novembre 2011 (voir le document complet).

 

Nucléaire : le déclin de l'empire français - GLOBAL CHANCE : ( Mis sur facebook :

Plus que jamais indispensable après la catastrophe de Fukushima, la révision de la politique énergétique française passe par une analyse précise de la situation actuelle : un tour d’horizon qui dévoile, au-delà des discours d’auto-persuasion du lobby nucléaire, les réalités d’une industrie sur le déclin.

 

Sur cette page :
Éditorial
Introduction
Éléments de conclusion
Sommaire
Conférence de presse

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Il y a quelques semaines, en préparant ce numéro nous écrivions : « Et si derrière le discours officiel de « l’irrésistible renaissance du nucléaire mondial » se cachait une illusion dangereuse, une auto-intoxication du lobby nucléaire, une bulle prête à éclater ? Et si derrière le discours conquérant de notre président se dessinait par touches successives le déclin de la suprématie française que revendique notre industrie dans l’industrie nucléaire mondiale ? ».

Aujourd’hui ces deux questions peuvent sembler marginales vis-à-vis de l’énorme question de la sûreté que soulève la catastrophe de Fukushima.

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1 - Une renaissance en trompe l’œil (pdf, 195 Ko)
Gr2 - Un volontarisme industriel et politique porteurs de risques (pdf, 230 Ko)

Le nucléaire français dans le monde : un leader autoproclamé

1 – Une présence internationale forte mais fragilisée (pdf, 585 Ko)
2 – Un expansionnisme diplomatique et commercial à tout va (pdf, 150 Ko)

Le nucléaire en France : un programme dans l’impasse

1 – La transition énergétique et climatique contrariée par le primat nucléaire (pdf, 205 Ko)
2 – Le système électrique sous la contrainte nucléaire (pdf, 170 Ko)
3 – Une politique industrielle marquée par la monomanie EPR et la concurrence des acteurs (pdf, 4 – La sûreté en question (pdf, 345 Ko)
5 – Un bilan de gestion des déchets toujours plus lourd (pdf, 435 Ko)
6 – Une « industrialisation » du démantèlement qui tarde (pdf, 250 Ko)
7 – Le mauvais exemple de la prolifération (pdf, 275 Ko)

8 – Les coûts du nucléaire : secret, incertitude et spirale (pdf, 210 Ko)
Éléments de conclusion (pdf, 35 Ko)

 

PDF]  Situation et perspectives de l'économie mondiale 2012 :

 
Les Etats-Unis relancent leur activité nucléaire

humour 37.jpgAprès l'accident de Three Miles Island en 1979, les Etats-Unis avaient gelé leur programme nucléaire. Ce gel a duré jusqu'en... 2012. Car l'autorité de sûreté américaine, la NRC (Nuclear Regulatory Commission) a autorisé en février dernier la construction de deux réacteurs de troisième génération AP1000 en Géorgie.

Comme le souligne Luis Echávarri, directeur général de l'Agence de l'énergie nucléaire à l'OCDE, "cette décision est importante car la NRC a une influence importante dans le monde entier". Surtout, ce choix permet de contrer l'idée que le boom du gaz de schiste, ( USA: le boom du gaz et pétrole de schiste n'en est qu'à ses prémices - AFP / 18 septembre 2012  )  en rendant l'énergie moins chère, va réduire l'intérêt de Washington pour le nucléaire. Si ce raisonnement est vrai pour le charbon, les atouts du nucléaire, notamment en termes de durée de vie et de stabilité des prix, ne placent pas le nucléaire en situation de concurrence avec le gaz de schiste.

Ce ne seront bien évidemment pas les Etats-Unis, ni même l'ensemble des pays développés, qui relanceront la demande en énergie nucléaire. Si l'Allemagne et peut-être la Suisse et la Belgique peuvent s'en passer en ponctionnant les pays producteurs voisins (notamment la France), les pays émergents sont, eux, au pied du mur.

Ce n'est pas un hasard si, pendant que le Japon en est encore à refroidir ses réacteurs, cinq pays émergents viennent de donner le coup d'envoi cette année à la construction de leur premier réacteur. Ainsi le Vietnam, le Bangladesh, les Emirats arabes unis, la Turquie et la Biélorussie feront bientôt leur entrée dans le cercle de moins en moins fermé des Etats nucléaires. Et, en 2013, ce sera au tour de la Jordanie et de l'Arabie saoudite.

Le débat sur l'utilisation de l'énergie nucléaire sera finalement apparu comme une préoccupation de riches au regard des émergents. Car, plus encore que le Japon, ces pays n'ont pas le choix.

les etats-unis,nucléaire, economie de marché, capitalisme, spéculation, L'Arabie saoudite met 100 milliards de dollars sur la table pour construire une vingtaine de réacteurs !
"L'âge de pierre ne s'est pas terminé par manque de pierres". Cette déclaration d'Ahmed Zaki Yamani, ancien ministre du Pétrole d'Arabie saoudite, révèle bien ce qui pousse les pays émergents à se doter de centrales nucléaires. Rester dans une situation de dépendance au pétrole apparaît comme un pari de plus en plus risqué alors que l'offre d'or noir se tarit.

Au Moyen-Orient, la consommation de pétrole a cru deux fois plus vite qu'en Asie sur les 10 dernières années. L'Arabie saoudite pourrait même devenir importatrice nette de pétrole d'ici 25 ans ! Or la tendance sur le marché pétrolier est à un renchérissement des prix, un accroissement des risques géopolitiques et à un discrédit de plus en plus fort du fait des problèmes environnementaux. La diversification apparaît ainsi comme un facteur de sécurité nationale.

C'est pourquoi Riyad a annoncé un investissement de 100 milliards de dollars pour construire 16 réacteurs nucléaires d'ici 2030. Cette problématique se retrouve dans la majorité des pays émergents.

La demande énergétique va doubler d'ici 2050
Selon les calculs de l'Agence internationale de l'énergie, la demande énergétique va doubler d'ici 2050.

Cette donnée rend la période très différente des périodes post Three Miles Island de 1979 (premier accident sérieux sur une centrale aux Etats-Unis) et de Tchernobyl. Alors que les coûts de l'énergie sont déjà hauts par rapport aux années 1980, ils pourraient encore monter compte tenu de la demande à venir.

Jacques Percebois, directeur du Centre de Recherche en Economie et Droit de l'Energie (CREDEN) (  Economiste (radicalement pronucléaire) à Montpellier et auteur du rapport Energie 2050, explique bien cette absence d'alternative : "Les pays n'ont pas les moyens de remplacer l'énergie nucléaire immédiatement. Il n'y a que le consommateur allemand qui, par conviction, presque par religion, acceptera d'accroître significativement le prix de l'électricité". Le profil public de 'Jacques Percebois' | Le Cercle Les Echos

Comme l'explique Mohamed El Baradei, ancien directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), "tous les grands pays émergents, avec des populations croissantes et des difficultés de développement, doivent s'en remettre à l'énergie nucléaire. Ils n'ont pas le choix. Certains n'ont même pas d'énergies fossiles comme la Chine ; et même s'ils en avaient, ils auraient d'énormes problèmes liés à la question du changement climatique".

Décryptage de l'émission - Vidéos du Réseau "Sortir du nucléaire" : Une émission à la gloire de l’industrie nucléaire. L’émission est visionnable en ligne sur le site de France 5 : Le jeudi 2 juillet 2009, l’émission "C dans l’air", diffusée par France 5, était titrée "EDF, quelle énergie pour demain ?" et largement consacrée au nucléaire… ou plus exactement à la promotion du nucléaire. L’introduction de Yves Calvi a d’ailleurs tout de suite donné le ton : Yves Calvi : "Les français viennent de montrer qu’ils ont confiance en EDF comme en atteste l’énorme succès du dernier emprunt, un succès largement fondé sur le nucléaire, dont les déchets continuent pourtant d’inquiéter, et de poser des problèmes à très long terme, même s’ils sont stockés sérieusement"

Au cas où on n’aurait pas compris, le reportage continue avec des interviews de scientifiques qui se félicitent du projet d’enfouissement tout en expliquant qu’il y a une possibilité de "réversibilité" (c’est-à-dire aller chercher les déchets "si d’autres solutions technologiques apparaissent". "Ces solutions pourront toujours être appliquées, il n’y a pas de cul-de-sac". * Comme nous l’avons signalé plus haut, si nos descendants veulent aller rechercher nos déchets enfouis, ils devront le faire à leurs risques et périls et à leurs frais. Ce "détail" n’est bien sûr pas évoqué dans le reportage. Un représentant de l’Andra : "Le défi scientifique est d’apporter, au niveau où nous sommes à l’heure actuelle, les meilleures réponses aux questions qui sont posées par ces déchets radioactifs. Voilà" * On admirera la maîtrise parfaite de la "novlangue" radioactive, et la conclusion, inattaquable : "Voilà". On ne saurait mieux dire…

 

Chine : 14 réacteurs en service, 40 à 50 d'ici 2020, 150 en 2050...
Selon El Baradei, c'est essentiellement l'Asie qui va tirer la demande en nucléaire. 60% des nouvelles centrales en 2030 seront construites dans cette région, et bien évidemment en Chine. Car les faibles ressources en pétrole du pays, la difficulté à exploiter ses ressources en gaz de schiste, et sa consommation énergétique frénétique entraînent actuellement le pays dans une situation de pénurie chronique d'énergie.

Selon le Conseil de l'électricité de Chine (CEC), il manquerait 30 à 40 millions de kilowatts (kW) au pays. Et la consommation d'électricité ne va pas ralentir. Elle devrait encore augmenter de 10 millions de kW l'année prochaine. Ainsi, l'énergie nucléaire permettrait d'une part de répondre à l'augmentation de la demande par une production stable et abordable, tout en préservant les objectifs environnementaux du gouvernement. Ces conditions expliquent que la plupart des experts s'attendent à ce que le pays lève aussi le moratoire sur les nouveaux projets de centrales.

Et, compte tenu de la taille de la population, c'est bien Pékin qui sera le fer de lance de l'industrie nucléaire. Si le pays possède déjà un parc de 14 réacteurs nucléaires en service, il prévoit d'en construire 40 à 50 d'ici 2020.

Il disposera alors d'une capacité de production de 70 millions de kW en 2020. A plus long terme, la Chine vise les 400 millions de watts en 2050, avec la construction de 150 réacteurs. A titre de comparaison la France, grande nation productrice de nucléaire, ne produit "que" 63 millions de kWh.

Pour financier son énorme programme, le géant du nucléaire chinois, China National Nuclear Power, a l'intention de s'introduire sur la Bourse de Shanghai. L'introduction devrait notamment servir à financer la construction de cinq centrales, pour 27 milliards de dollars.

Les industriels confirment l'embellie
Cette stabilité est d'ailleurs confirmée par les bons résultats des industriels du secteur :

  • pour Sergueï Kirienko, président de l'Agence fédérale russe de l'énergie atomique (Rosatom), un des quatre ou cinq constructeurs mondiaux de centrales, "il y avait un risque que la demande mondiale s'effondre après Fukushima. La concurrence est devenue beaucoup plus difficile... mais nous avons doublé notre carnet de commandes" ;
  • de même, Olivier Wantz, Directeur du Business Group Mines d'Areva, a expliqué en juin dernier que le coût de l'après Fukushima était "assez faible : environ 400 millions d'euros d'annulations de commandes sur un total de 43 milliards". D'ailleurs, Areva a bondi de 8% en Bourse en juillet dernier alors que le constructeur a relevé ses perspectives de croissance sur l'année ;
  • les raisons de cette bonne santé sont données par Philippe Crouzet, P-DG de Vallourec, "les raisons qui avaient poussé à avoir du nucléaire avant Fukushima n'ont pas disparu après Fukushima". Le problème, c'est qu'on ne sait pas s'il y aura assez d'uranium pour les faire fonctionner.

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