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11/11/2012

l'agrobusiness prend le large

 

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L'afrique : "nouvel eldorado des spéculateur"  -

 indigné révolté, Enjeux alimentaires et profits - citoyenactif, L'Afrique est une "mine d'or" pour les investissements, selon Pékin - Altermonde : " D'un côté, l'obésité, la précarisation accrue touche les pays développés ( page FB. De l'autre, la famine s'abat sur le Soudan et dans la Corne de l'Afrique (Article paru ICI : France Inter, Écouter jusqu’au 20/04/2014)

humour 147.jpgUn bon exemple de cet état imposé : Terre, pétrole : le Sud-Soudan, pays neuf à vendre– Rue 89 extrait « :" C'est l'ONG Norwegian People's Aid qui s'alarme. Dans un récent rapport. Il est très difficile de vérifier ce genre d'information, en raison du caractère secret des transactions », affirme Philippe Hugon, directeur de recherches à l'Institut des relations internationales et stratégiques (Iris), en charge de l'Afrique. Un hectare au Sud-Soudan ? 3 centimes Une entreprise texane aurait ainsi acquis 600 000 hectares sud-soudanais pour la modique somme de 25 000 dollars (17 500 euros). Le prix de l'hectare revient donc à… 3 centimes d'euro.  

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L'internationalisation de l'alimentation ; LES EMEUTES DE LA FAIM, Enjeux alimentaires et profits

humour 97.jpgCitation :

Les prix alimentaires sont repartis à la hausse. Cette constatation de la FAO ne vous étonnera pas. .

Si la FAO est plus crédible que l'INSEE dans ses méthodes de mesure, elle avait tout de même estimé que les prix étaient restés stables en juillet et en août, ce qui est très contestable. Elle constate désormais une augmentation de 1,4% des prix alimentaires en septembre, tirés par les produits laitiers (+7%) et par la viande (+2,1%).

Cette augmentation sans frein des prix alimentaires m'a conduit à faire de l'agrobusiness un des piliers des recommandations de Défis & Profits. Nous avons en portefeuille une série de valeurs qui couvrent toute la filière, de la terre agricole jusqu'à la distribution.

La terre agricole, justement, ne cesse de prendre de la valeur. Pourquoi donc ?

Il semble que certains investisseurs, plus visionnaires et plus anticipateurs que d'autres, ont pris conscience que la bombe à retardement qu'est la surpopulation. La valeur de l'hectare de terre ou de pré n'a cessé de progresser au cours des 15 dernières années en France (+40% !). Ce phénomène se retrouve dans de nombreux pays, avec une modulation suivant le contexte local.

Mais l'augmentation du nombre de bouches à nourrir met la pression sur les produits agricoles, tandis que le marché des terres agricoles est de plus en plus étroit vu la pénurie qui s'annonce : rien qu'en France, 7 000 hectares de bonne terre disparaissent chaque année sous la poussée de l'urbanisation.

Et puis, en période de crise monétaire telle que celle que nous vivons, la terre, comme la forêt, est un actif tangible et devient une valeur refuge.

Ailleurs, la terre cultivable est achetée en masse par la Chine ou les pays arabes. Je vous ai déjà parlé de ce qui se passe en Afrique et qui prend parfois une tournure dramatique pour les populations locales. C'est vrai pour les terres, c'est aussi vrai pour les forêts. Et même en France, les Chinois achètent du bois, à défaut de pouvoir prendre pied dans les forêts elles-mêmes, dans des quantités en croissance exorbitante (+300% en 5 ans !). Ce bois brut (les grumes) nous revient sous forme de meubles fabriqués par les fils du Ciel.

Ce n'est pas seulement la qualité de nos arbres qui attire les Chinois mais c'est qu'en procédant de la sorte, ils protègent leurs propres forêts. Vous voyez où se niche la guerre, dorénavant entamée, pour les ressources naturelles !

Au passage, sachez que les Chinois ont mis en place des taxes très faibles sur l'importation du bois et des taxes élevées sur l'importation des produits finis en bois, histoire de protéger aussi leur industrie : la guerre commerciale aussi fait rage.

Naturellement, la cupidité chinoise pour les chênes et les hêtres français a des conséquences sur l'approvisionnement de nos scieries et sur les prix. La réaction en chaine se déclenche alors de manière implacable : manque de matière première dans les scieries, baisse d'activité, baisse de l'investissement productif, fermetures, chômage…

Pour en revenir à la FAO, cela fait un certain temps qu'elle s'alarme des achats massifs de terres agricoles.

Entre 2000 et 2010, ce sont quelques 200 millions d'hectares qui ont été vendus ou loués, souvent au détriment des populations locales. En mai dernier, la FAO a adopté des directives visant à réguler l'achat de terres dans les pays pauvres, reconnaissant qu'une mauvaise gouvernance de la propriété terrienne conduit à la vulnérabilité, la faim, la pauvreté et est source de conflits et de dégradations environnementales.

Ce ne sont que des directives qui ne revêtent pas de caractère contraignant ; il est probable que l'appât du gain de court terme et la corruption conduiront à la poursuite de la vente des meilleures terres dans les pays en développement.

Si les surfaces cultivables reculent, hypothéquant la capacité mondiale à nourrir la population, une autre menace pèse sur la production agricole mondiale : la sécheresse.

Celle qui vient de sévir aux Etats-Unis a déjà eu des conséquences : augmentation du prix des céréales, du prix de l'éthanol à la pompe, baisse provisoire des prix de la viande (car on abat les troupeaux que l'on ne peut nourrir) avant une forte augmentation pour cause de pénurie. Ainsi, la récolte de maïs aux Etats-Unis était de 314 millions de tonnes en 2011, elle ne sera que de 274 millions de tonnes en 2012 malgré une surface semée atteignant un record, selon le Department of Agriculture. Unechute de 40 millions de tonnes !

Et encore, les professionnels estiment que ce sera pire. Comme 40% de la production part en éthanol, imaginez la pression sur les prix qu'il y aura sur les autres 40% destinés à nourrir le bétail et sur les 20% directement consommés par les humains !

Comme cela prend du temps pour que l'inflation se diffuse dans tout le système, attendez-vous à voir les effets de la hausse des prix (y compris de ce côté-ci de l'Atlantique) en 2013…

Car dans le même temps, la sécheresse touche aussi un autre grand producteur de céréales : la Russie. La récolte étant moins bonne, les exportations de céréales passeraient de 10/12 millions à 5/6 millions de tonnes, d'après les analystes russes. Or ils ont déjà été exportés, au moins sur le papier. Il est donc illusoire d'attendre une compensation de la faiblesse américaine de la part de la Russie qui en sera bien incapable.

La raréfaction des céréales disponibles va donc faire augmenter leur prix, au niveau mondial . Vous retrouverez bientôt cette augmentation dans le prix de votre baguette de pain, dans les prix de la viande (les poulets de grain, par exemple) et des produits laitiers. Ces derniers proviennent d'animaux nourris au fourrage ; or la sécheresse a grillé les prairies et le foin est devenu plus rare et plus cher.

Je pourrais continuer la litanie des pays dévastés par la sécheresse : Brésil, Argentine, Australie. Tous sont des pays exportateurs de produits agricoles. L'Inde est frappée par la sécheresse pour la quatrième fois depuis 2000. La mousson y a été plus faible de 10% environ cette année. Les climatologues laissent penser que de grandes sécheresses sont à venir dans les décennies prochaines, entrecoupées d'épisodes pluvieux inhabituellement intenses qui n'arrangent rien car les eaux ruissellent au lieu d'irriguer.

L'Inde est sensible aux variations climatiques car même si l'agriculture ne représente que 15% de l'économie, environ la moitié de la population travaille dans des exploitations agricoles. Et l'augmentation inévitable des prix des denrées alimentaires sera cruelle pour les millions de pauvres qui vivent dans le sous-continent indien.

Surpopulation, corruption, événements climatique, l'agrobusinesss… tout s'accorde pour faire de l un investissement incontournable sur le moyen/long terme sur des sociétés qui balaient toute la chaine de production : terres agricoles et la production, semences, engrais, eau, distribution...

source : Agriculture : prix et rareté font le bonheur de l'investisseur
Jean-Claude Périvier, rédacteur en chef de Défis & Profits

cF A VOIR : Golman Sachs , Les Etats-Unis le terrorisme institutionnalisé - hensozu, La face cachée du pétrole - citoyenactif , Géopolitique & Histoire, Documentaire, agriculture, envronnement, enjeux énergétiques, l'afrique, "mine d'or", pour les investissements, selon pékin , pétrole, crise pétrolière, 1973, campagne de manipulation, , crise, capitalisme, bataille de l'énergie, chine néolibéralisme, global warning, catastrophe, spéculation, l'agence internationale de l'énergie, l'arabie saoudite, délocalisation , risques climatiques

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