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08/12/2012

Face au défi agricole mondial,

 

 

Climat : vers le point de rupture ?mat : vers le point de rupture ?

Nouvelles données scientifiques sur la crise climatique

 

Le monde est entré dans une ère de changements climatiques dangereux et destructeurs, accélérés par notre inaction. Notre capacité à inverser la tendance pour éviter les pires impacts de ce dérè­glement du climat dépend s objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre qui seront adoptés au niveau mondial au cours des prochai­nes années sont décisifs

 

 la photo de Contre la censure du net, liberté d'expression inaltérable.

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. Doha : conférence sur l'environnement La conférence ne fais que brasser que de l'air chaud. A Doha, c'est surtout la Chine qui est montré du doigt, principale pollueur. La Pologne et l'Allemagne veulent préserver leurs centrales minières pour des raisons d'indépendance économique, éloignant encore plus loin la réduction fixé des 3% du protocole de Tokyo. Le secrétaire général de l'ONU a tenté mardi de rappeler les représentants politiques des 190 pays présents à la conférence sur le climat. 

 

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 Face au défi agricole mondial, "une solution : l'irrigation"
Florent Detroy, rédacteur en chef de Matières à Profits
Si rien est fais, ce n'est pas seulement les poles qui vont fondres, mais une accentuation des catastrophes naturelles ( déjà le cas)
Anonymous Francophone a ajouté une photo.
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Selon l'Agence océanique et atmosphérique nationale américaine, la NOAA, environ 55% du territoire continu des Etats-Unis ont été frappés en juin par la sécheresse. Ce pourcentage est le plus fort observé dans le pays depuis 1956, année où la sécheresse s'était abattue sur 58% du territoire. Le mois de juin lui-même est entré dans l'histoire comme le "quatorzième mois le plus chaud et le dixième le plus sec" jamais enregistré.

En juillet, le secrétaire américain à l'Agriculture, Tom Vilsack a finalement décrété l'état de catastrophe naturelle dans plus de 1 000 comtés à travers le pays. Ces records pourraient n'être qu'impressionnants s'ils n'avaient pas eu un impact sur une des plus grandes richesses des Etats-Unis : son agriculture.

Cette sécheresse a eu des conséquences parfois dramatiques sur certains Etats. Dans l'Indiana, le journal local, le News Sentinel, soulignait en juillet que les services météorologiques se préparaient à mesurer le plus bas niveau de pluies d'été depuis cent quarante ans ! L'Etat n'avait pas reçu la moitié des précipitations normale depuis trois mois.

Or l'Indiana est un des Etats les plus agricoles des Etats-Unis. Près de 50% de sa production de maïs ont été classés comme "dégradés/très dégradés". Selon la NOAA, "les terres arables se sont desséchées et les récoltes et pâturages clôturés ou non se sont dégradés à un point rarement observé au cours des dix-huit dernières années".

Certains, comme l'agronome Tony Vyn de l'université de Purdue, remarquait qu'un nombre croissant de champs "ne produiront aucune céréale cette année". Et effectivement, les Etats-Unis comme grande puissance exportatrice ont été sérieusement ébranlés par la sécheresse.

écologie,économie,agriculture,sécheresse,capitalisme,néolibéralisme,bouleversement climatique,eauDes récoltes en chute libre et des prix qui décollent
Les traders en matières agricoles ont regardé tout l'été les cours monter à mesure que les récoltes se dégradaient. Effectivement, par sa durée et sa violence, la sécheresse a fait décoller les cours des principaux céréales et oléagineux vers des niveaux encore jamais vus. Comme l'a bien résumé Tony Vyn "nous passons d'une crise à un film d'horreur".

la photo de Nature to Share.

Le Texas a subi de plein fouet cette sécheresse. .

Le secrétaire d'Etat à l'Agriculture a eu beau expliquer que lors de la dernière sécheresse de cette ampleur, en 1988, "seulement 25% des fermiers avaient des assurances contre la destruction des cultures, alors qu'aujourd'hui 85% d'entre eux sont couverts", ça n'évitera pas les prix des produits alimentaires de progresser entre 3 et 4% en 2013.

Les conséquences ont eu un impact encore plus grave, du fait de l'importance des Etats-Unis sur les marchés mondiaux. A la fin de l'été, les craintes se sont matérialisées. .

La production de maïs a ainsi chuté pour la saison 2012-2013 selon l'USDA, copar rapport à 12,9 en 2011. .

Et ce d'autant plus que les autres grands marchés exportateurs, comme la mer Noire, ont également été touchés par des sécheresses. La Russie a ainsi annoncé une récolte de blé en baisse de 10%cette saison.

Au plus fort de la crise, fin août, les prix du soja ont ainsi atteint leur niveau le plus haut jamais imaginé, . Les prix du maïs ont quant à eux bondi tout simplement de 50% entre juin et août 2012, et ceux du blé de 43%.

. La raison est double. Le remboursement des assurances et la flambée des cours de leur production ont largement compensé leurs pertes.

Le plus intéressant n'était pas de savoir s'ils allaient continuer leur activité, mais bien comment ils allaient investir désormais dans leur exploitation. Or un chiffre a attiré mon attention. Les fermiers du Tennessee ont réussi à maintenir un rendement de 225 boisseaux par acre, alors que certains champs produisaient difficilement 120 boisseaux par acre. La différence était simple, les champs du Tennessee étaient arrosés.

L'irrigation à double tranchant
Effectivement, les agriculteurs dont les champs étaient irrigués ont profité du double bénéfice de pouvoir maintenir le niveau de leur production et de pouvoir la vendre à des prix record. Si la différence avec les champs non irrigués a été particulièrement frappante cet été du fait de la sécheresse, de manière générale, l'irrigation permet de creuser considérablement l'écart.

Il faut garder à l'esprit que si seulement 20% des terres sont irriguées dans le monde, elles produisent près de 40% de l'alimentation mondiale. Or le recours à l'irrigation va devenir de plus en plus indispensable dans l'agriculture, alors que la population mondiale devrait passer de six à neuf milliards d'habitants en à peine 40 ans.

Alors que les terres arables commencent à manquer, le seul moyen d'augmenter les quantités est d'augmenter les rendements. Or l'irrigation est tout indiquée. .... Surtout qu'avec l'évolution des régimes alimentaires, les besoins en eau vont être renforcés.

Les sécheresses se multiplient dans le monde
Aux Etats-Unis, qui sont censés posséder l'agriculture la plus mécanisée au monde, seulement 14% des cultures sont irriguées selon l'USDA. Il est très probable qu'après l'épisode de cet été, la demande en irrigation va connaître une considérable accélération. Pourtant les Etats-Unis ne devraient pas être les seuls à soutenir le marché tant les phénomènes de sécheresse ont eu tendance à se multiplier ces dernières années.

Le cas de l'Australie est intéressant. Trop souvent ignoré, c'est l'état de sécheresse permanent dans lequel a vécu l'Australie entre 2001 et 2009 qui a provoqué la hausse des prix agricoles entre 2005 et 2008, et la pénurie généralisée de céréales au printemps 2008 dans le monde. Le recours à l'irrigation a pourtant permis au pays de conserver sa place de premier producteur de blé et de viande de la planète ces dernières années.

La Russie a été également une des victimes récentes des sécheresses. Alors que le pays avait été ravagé par les flammes à l'été 2010, dévastant sa production de blé, elle a connu une nouvelle période de tension cet été provoquant une baisse de sa production de 10%.

Plus ignorée, la Chine a connu à son tour des sécheresses locales. Elles ont même créé des pénuries alimentaires localisées, et poussé le gouvernement à déclencher le niveau IV des plans d'urgence dans les régions du Hubei, Yunnan, et en Mongolie intérieure.

Tout aussi inconnue, la Corée du Sud a subi une forte sécheresse, classée parmi les plus graves depuis un siècle. La région de Gyeonggi a par exemple reçu seulement 20% des pluies habituelles. Les prix alimentaires dans le pays ont augmenté de 20 à 30%.

source Face au défi agricole mondial, une solution : l’irrigation

une photo de J'arrete de travailler, je boycotte ce systeme jusqu'a sa disparition.

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