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06/01/2013

Capitalisme : Le triomphe de l'argent roi

 

Capitalisme : Le triomphe de l'argent roi : Mis sur Facebook

 

françois hollande,économie,politique,société,livre,capitalisme : le triomphe de l'argent roi,capitalisme,néolibéralisme,chronique,daniel mermet,la bas.org,la bas si j'y suis,la finance imaginaireDans les pays démocratiques et développés, l’argent est devenu la seule balise. Après avoir été méprisés ou honnis jusqu’à la fin des années 1970 – une Rolls était alors le sommet de la ringardise –, le « fric » et ses attributs clinquants se sont imposés en force depuis les années 1990. Une caste étroite a vu son patrimoine et ses revenus grimper à des sommets inédits, pendant que se développait simultanément une grande classe pauvre de chômeurs, d’immigrants, d’employés saisonniers ou temporaires.

 

Comme l’avait remarqué Adam Smith, au-delà d’un toit et d’une nourriture suffisante, l’argent n’a plus d’utilité en soi. L’accumulation monomaniaque d’argent n’a pas pour objet d’acheter produits ou services indispensables mais simplement de susciter l’admiration ou, mieux, l’envie. La richesse permet de paraître riche. L’argent, comme une épidémie, est sorti du cadre occidental pour contaminer les pays émergents et tous les anciens pays communistes, et spécialement la Russie et la Chine. En Russie, une clique de kleptocrates a confisqué l’économie jusqu’ici étatique, et, devenue instantanément milliardaire, a déversé son surplus autour d’elle, créant une tribu de minioligarques gonflés de roubles. En Chine, les dirigeants du PCC ont ouvert les vannes à une caste d’ex-cadres du parti reconvertis dans la finance ou l’industrie, rapidement enrichis, acheteurs frénétiques de produits tape-à-l’oeil.

 

Ces fortunes colossales et très visibles, accumulées par des financiers, des industriels ou des hommes politiques, ont redéfini le système de valeurs. La véritable hiérarchie est devenue celle de l’argent : autour de lui s’est réorganisée la structure sociale, quand le niveau d’éducation ou la profession étaient, autrefois, des critères de classement. Plus on « vaut », plus on vaut. Achetant pêle-mêle clubs de foot, chalets à Courchevel, maisons à Londres, yachts géants, chacun pour plusieurs dizaines de millions d’euros, glamourisés dans tous les journaux people, les milliardaires ont remplacé les « best et brightest » au sommet de la pyramide sociale : cette pyramide est désormais celle de l’argent.

 

Constatant qu’il était possible de devenir milliardaire non seulement en entreprenant avec audace et compétence, mais aussi par le biais du pouvoir d’État, des réseaux ou de la corruption pure, et qu’une fois acquises, les fortunes, petites ou grandes, lavaient les délits ou les crimes commis pour les obtenir, la classe moyenne et supérieure mondiale a intériorisé un rapport cynique à l’argent, devenu le critère dominant du succès – peu importe le moyen de l’obtenir. Une fois acquis, il blanchit les âmes les plus noires. La seule morale consiste à se remplir les poches.

 

la publication de Flores Magon.
L’image contient peut-être : texte
 

Dans le monde entier, les salaires des dirigeants d’entreprise ont augmenté à une vitesse fulgurante, passant de quelques centaines de milliers de francs à des millions d’euros. Il y a trente ans, un PDG avait de quoi bien vivre. Aujourd’hui, il fait fortune. La feuille de paie du PDG de Peugeot, Calvet, à 2 millions de francs, choquait sous Giscard. Son successeur gagne dix fois plus. Michel Bon, PDG de France Télécom dans les années 1990, gagnait 120 000 euros par an. Aujourd’hui, les PDG des grandes entreprises françaises gagnent en moyenne 4 millions d’euros par an, soit 250 fois le Smic. Au États-Unis, les PDG gagnent en moyenne 400 fois plus que leurs employés de base : en un jour, ils reçoivent plus qu’eux en un an. Le salaire d’un PDG est lié à un statut et non à une performance. Le PDG de Goldman Sachs en déroute a gagné 60 millions de dollars en 2008. Aucun chiffre ne choque plus. Les dirigeants du Crédit mutuel de Bretagne se sont augmentés de plus de 50 % en 2011, contre une augmentation de moins de 2 % accordée à leurs employés. Après avoir été sauvé en 2008 par l’injection de 6 milliards d’euros de fonds publics, Dexia a consenti des bonus de plusieurs dizaines de millions d’euros à ses dirigeants en 2009 et 2010, avant de faire faillite en 2011.

 

La fraude fiscale, combinée à l’argent sale provenant de secteurs hors-la-loi (trafics, terrorisme, etc.) affaiblit sérieusement le PIB des États africains. Suite de la #Dataviz que nous propose Adam Abdou Hassan ( Université de Rouen Normandie)

la publication de The Conversation France.

Le culte de l’argent a contaminé les politiques. Les dictatures ont ouvert le bal : depuis 1980, s’enrichir rapidement tout en restant à n’importe quel prix au pouvoir est devenu le principal passe-temps des despotes. La fortune de Kadhafi était estimée à plus de 25 milliards de dollars, à égalité avec Bill Gates. Pas mal, pour un pays de 6 millions d’habitants. Au Gabon, la famille Bongo a détourné plus de 5 milliards d’euros des caisses de l’État et de son peuple, ce qui a permis à Ali Bongo de racheter un hôtel particulier à Paris pour 100 millions d’euros. Laurent Bagbo, en sept ans, aurait détourné 5 milliards d’euros, ce qui devrait lui assurer une retraite agréable quand il sortira de prison. Bachar el-Assad, sa famille et sa clique ont accumulé quelques milliards de dollars. Les gardiens de la révolution iranienne, autrefois troupes d’élite, aujourd’hui affairistes d’État, ont accumulé quelques milliards de dollars, tout comme les généraux algériens. Un dictateur, fût-ce d’un pays marginal, qui a accumulé moins de 1 milliard d’euros est aujourd’hui un loser. Même certaines démocraties ont été touchées : en Italie, Berlusconi a utilisé sa fortune, amassée grâce à la politique, pour accéder au pouvoir, et le pouvoir pour arrondir sa fortune.

 

L’entrée de l’Inde, du Brésil, de la Russie et surtout de la Chine dans l’hypercapitalisme a mondialisé le culte de l’argent. Dans tous les pays du monde, est apparue une nouvelle classe ultrariche, au mieux, d’entrepreneurs, au pire, de profiteurs capitalisant sur leurs connections politiques. En creusant massivement les inégalités, ce phénomène fracture les sociétés. Mais le pire a été le renversement universel des valeurs. Un pauvre est devenu un nul, un riche, un génie. Un financier enrichi sans créer de valeur regarde de haut un grand chercheur, fût-il prix Nobel, aux revenus modestes.

 

L’argent est devenu une fin en soi, puisque au-delà de ce qu’il permet d’acquérir, il est la clé du positionnement social. Il n’y a plus de héros. Il y a des riches. Armstrong n’est plus un sportif, mais une marque. Tapie s’est fait remettre indûment 300 millions d’euros par l’État français : joli coup ! Comme le remarquait finement l’ancêtre bronzé de la publicité, Jacques Séguéla, dans sa phrase désormais tristement célèbre : « Si, à cinquante ans, on n’a pas une Rolex, on a quand même raté sa vie. » Ou Lord Mandelson, ministre du gouvernement « travailliste » de Blair : « Je n’ai rien contre les gens qui sont ignoblement riches ! »

 

La religion de l’argent roi rend les dirigeants politiques et les chefs d’entreprise cyniques et égoïstes, et surtout indifférents aux drames sociaux, sanitaires ou économiques que ce culte induit. Les dirigeants d’entreprise se focalisent sur le profit maximum : c’est la mission que leur ont donnée leurs actionnaires, et leur propre « valeur » monétaire, en salaire et intéressement, en dépend. Les dommages collatéraux de cette quête éperdue de la marge bénéficiaire, comme le stress ou le licenciement des employés, les délocalisations massives et sauvages, l’appauvrissement des clients, les drames écologiques ou sanitaires, sont considérés comme secondaires. L’argent étouffe les autres valeurs.

 

Ces dirigeants ne sont pas méchants ou malsains : ils fonctionnent logiquement, dans le système de valeur dominant qui s’impose à eux comme l’air qu’ils respirent. Les dirigeants des grands groupes de distribution ont ainsi une responsabilité écrasante dans la création de friches agricoles ou industrielles. Pour gagner quelques centimes de marge, ils n’hésitent pas à remplacer les tomates goûteuses de maraîchers locaux par les tomates hors sol insipides d’usines agroalimentaires les font transporter par des norias de camions. Ils n’hésitent pas à abuser de leur position dominante pour faire baisser leur prix d’achat aux producteurs de fruits et légumes audessous du prix de revient. Ils n’hésitent pas, comme Walmart (Wal-Mart Stores), à déplacer massivement et rapide ment leurs achats de jouets, d’outils, de matériel électronique ou de textiles vers l’Asie.

 

Prisonniers de la loi d’airain du profit à court terme, ils commettent des déprédations massives, en toute bonne conscience. Le président polytechnicien d’un grand groupe de télécommunication n’a pas compris que pousser à la productivité à outrance conduirait ses employés au suicide. L’intègre président d’une grande banque ne peut comprendre que l’obsession pour le profit de sa filiale de crédit à la consommation pousse ausurendettement et au drame personnel des millions de ménages pauvres. Le dirigeant d’un grand groupe pétrolier ne peut accepter la responsabilité d’une pollution majeure. Ils ne sont que les gardiens du camp, ils n’édictent ni ne font les règles qui emprisonnent.

 

La priorité absolue donnée à l’argent transforme des hommes honnêtes en kapos involontaires. Pour l’argent, des entreprises pharmaceutiques ont sorti, en s’appuyant sur des chercheurs ou des régulateurs complices, des produits sans valeur thérapeutique mais aux effets secondaires meurtriers. Des entreprises ont licencié des ouvriers à l’expérience et au talent unique pour augmenter d’un ou deux points leur marge, causant à la fois un désastre social et une impasse industrielle. Le surendettement massif des consommateurs et la délocalisation forcenée vers l’Asie résultent d’une volonté psychotique d’augmenter à tout prix les profits et les bonus à court terme. Le profit n’est plus la mesure du succès de l’entreprise, de sa contribution à la société. Il est devenu une fin en soi.

 

 Extrait de "Les sept plaies du capitalisme" par Henri Bodinat, paru aux éditions Léo Scheer, 18 euros. (voir sur Amazon)

On me dit que le bus de la CGT 46 pour monter le 14 à la manif à Paris est sur de bons rails ! Il se remplit, il se remplit.....

 Pour réduire les inégalités, les experts du FMI recommandent dans les pays émergents et en développement de donner aux plus pauvres accès aux services financiers. Dans les pays avancés, l’accent doit être mis sur le développement du capital humain et des compétences et sur une politique fiscale plus redistributive, par le biais des impôts sur la fortune et la propriété, ainsi que sur une fiscalité des revenus plus progressive. 

C'est normal, les riches c'est fait pour être très riches et pauvres très pauvres !

Les tenants de la théorie du « ruissellement » ou « trickle down », selon laquelle les revenus des plus riches contribueraient à la croissance, ont du souci à se faire : des économistes du Fonds monétaireinternational (FMI) contestent ouvertement cette approche. Dans une étude sur les causes et les conséquences des inégalités, présentée lundi 15 juin, ils établissent au contraire que, plus la fortune des riches s’accroît, moins forte est la croissance.

 Lorsque la part de gâteau des 20 % les plus aisés augmente de 1 %, le produit intérieur brut (PIB) progresse moins (– 0,08 point) dans les cinq ans qui suivent. Autrement dit, les avantages des plus riches ne ruissellent pas vers le bas, contrairement aux convictions des économistes néolibéraux qui défendirent les politiques de Margaret Thatcher et de Ronald Reagan et les baisses d’impôt pour les hauts et très hauts revenus.

 En revanche, une augmentation de même importance (+ 1 %) de la part des revenus détenue par les 20 % les plus pauvres est associée à une croissance plus forte de 0,38 point.

 Les idées développées dans le monde :

 Réduire les inégalités pour soutenir la croissance

 Cette corrélation positive vaut aussi pour la classe moyenne

 Lire aussi : On n’en a pas fini avec les inégalités

1 % de la population mondiale détient la moitié de la richesse

L’assouplissement du marché du travail favorise les inégalités

 

un lien.Plus les riches sont riches et moins la croissance est forte Un document de travail du Fonds monétaire international (FMI) conteste la théorie libérale du « ruissellement », selon laquelle l’enrichissement des plus riches...Claire Guélaud Journaliste au Monde LEMONDE.FR

nOn n'en a pas fini avec les inégalités - Enkolo

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Bernard Arnault au paradis belge, « Où est l’État ?..."


 

 

 

 


Cependant il est vrai que par rapport aux autres années, de nombreuses restructurations stagnent ou mettent du temps à décoller. Il convient, plus que jamais, de se montrer très sélectifs sur les restructurations. Je tente de vous guider dans ce dédale de recoverys, plus nombreuses que jamais.

En bourse toujours, le CAC va terminer sur une performance honorable qui ne rattrapera pas l'intégralité de la baisse de 2011 mais une grande partie.
 
 

Banque européenne : "super Mario" aux commandes

draghi.jpg"Il y a des gens qui trouvent que la dictature de la BCE et de sa bande ne sera pas suffisante, ils veulent en plus leur donner le droit de contrôler et commander le système bancaire. Donner le droit de contrôler le système bancaire aux complices des banquiers!

Autant donner la clef de la bergerie aux loups." 

B. Bertez

 

La Banque centrale européenne veut encore plus d’austérité, … ce qui fait peur au FMI : " ..."Mario Draghi, lors d’une conférence de presse tenue hier - Source Parti ouvrier Indépendant POI 

 

 

Commentaires

(...) Constatant qu’il était possible de devenir milliardaire non seulement en entreprenant avec audace et compétence, mais aussi par le biais du pouvoir d’État, des réseaux ou de la corruption pure, (....) .
C’est l’exemple non pas d’une dérive d’un homme, mais d’un système. La crise des subprime a révélé le scandale, lorsque l’appât du gain de ces clients ( banques et clients) en cherchant a retirer leurs sous, ont eu des pertes (...)

El Chapo», le baron de la drogue mexicain le plus recherché au monde arrêté la semaine dernière, avait des activités financières très lucratives. Pas moins de 82.000 Français l'ont appris à leurs dépens, lorsqu'ils ont réalisé qu'ils ne reverraient jamais la couleur de leur argent investi dans des sociétés financières douteuses leur promettant jusqu'à 20% de rendement. L'histoire est racontée dans une longue enquête de Rue 89, qui s'appuie notamment sur le témoignage d'une victime, Anne Gallecier. Après avoir perdu 25.000 euros dans cette escroquerie, elle a fondé l'association Recours Escroquerie International (ARCES International) pour regrouper les victimes à travers le monde, en vue de lancer une action judiciaire en France. Mais la tâche est loin d'être aisée, raconte-t-elle à Rue 89. Peu de victimes souhaitent se manifester, dans la mesure où la plupart d'entre elles cherchaient ainsi à échapper au fisc, quand d'autres craignent que leur responsabilité soit engagée après avoir conseillé ce placement frauduleux à des connaissances.
Impunité

Le système était bien rôdé: des petits investisseurs étaient appâtés par des sites web qui leur proposaient des investissements avec un rendement à en faire pâlir un client de Bernard Madoff, pouvant atteindre les 20%. Bien évidemment, comme pour l'escroquerie de l'ex-financier américain, le montage reposait sur une chaîne de Ponzi, où les intérêts étaient versés grâce aux fonds des investisseurs suivants. Le site en question, «Finanzas Forex» (FFX), a fait des victimes partout en Europe, en Amérique centrale, du sud et du nord, et même en Océanie. Derrière Finanzas Forex, on trouvait la société EMG, immatriculée à Panama, et la holding DWB qui en faisait la promotion. Pour les épargnants floués, les pertes se chiffrent à plusieurs dizaines de milliers de dollars. Mais certains ont laissé jusqu'à un million de dollars (...)

L'escroquerie a été mise à jour, mais l'indemnisation des victimes reste hypothétique. En effet, le principal dirigeant d'EMG, Germán Cardona, a été arrêté en 2011 mais relâché un an plus tard. Quant aux dirigeants de DWB, Rojo Filho et Benevides, ils sont tous les deux en liberté, alors que les avoirs de leur société ont été saisis par la justice américaine en octobre 2013. Sur la foi du témoignage de Francis Boyer, l'avocat américain de quatre victimes Française, Rue 89 évoque un possible «marchandage»: les États-Unis assureraient une forme d'impunité aux escrocs, en échange d'informations sur les filières de la drogue.

Le Loup de Wall Street n'a pas été arrêté à cause de la cocaïne, des prostituées ou des méthodes de vente de sa maison de courtage. Il consommait suffisamment d'antidépresseurs pour calmer Manhattan pendant deux semaines. Assez de cocaïne pour rester trois jours sans dormir. Sa maison de courtage pratiquait la vente forcée et organisait des concours de lancers de nains pour rapprocher des employés déjà encouragés à copuler au bureau. Mais le Loup de Wall Street n'a pas été arrêté pour ces raisons

Écrit par : Citizen Khane | 05/03/2014

L'argent dirigent le monde, l'argent dirigent la terre + necmarron

Une fois de plus c'est Nég'Marrons qui vient vous parler
Dis moi qui a dit que l'argent ne faisait pas le bonheur
Dis moi qui a dit que l'on pouvait vivre d'amour et d'eau fraîche Mais laisse-rire...
Beaucoup de gens osent dire que l'argent ne fait pas le bonheur
Que l'amour et l'eau fraîche suffisent pour égayer leurs coeurs
À ces gens-là, je leur réponds de se réveiller car il est l'heure
Tout le monde sait que sans argent tu subis le pire des malheurs

Refrain
Parce que c'est la monnaie qui dirige le monde
C'est la monnaie qui dirige la terre
Et qu'on le veuille ou non
C'est comme ça, on ne peut rien y faire
Nous vivons dans une société où l'argent est roi
Et dans ce pays si t'as pas de caillasse
C'est comme si tu n'existais pas
Voilà pourquoi certaines personnes sont prêtes à faire n'importe quoi
Pour obtenir quelques bouts de feuilles que l'on appelle gent-ar
Certaines donnent leur fesses pour avoir quelques pièces
D'autre font la mendicité pendant plusieurs heures d'affilée
Pour qu'à la fin de la journée ils puissent s'acheter de quoi manger
D'autres préfèrent aller per-ta ou aller faire des cageras
C'est soit ça ou soit devenir clochard
Refrain

Ben-J prend le mic, mon ami, non je viens pas gole-ri
Seulement DJ être Irie, parler de ce fléau qu'on appelle la monnaie
Cette chose qui pourrit les esprits petit à petit
Voilà que la déprime sévit sans répit, mais pas de panique
Même si la situation est critique pas mathématiques
Si t'as pas de fric tout s'explique
L'argent a pris le monopole dans la société
Plus personne ne peut l'arrêter, plus personne ne peut l'contrôler
Plus moyen de survivre si tu n'as pas de fric, ta vie est en jeu
Tu es pris de panique
En effet c'est la panique si dans ton porte-monnaie tu n'as plus de fric
Tu n'peux plus satisfaire tes envies, pour toi la vie est finie
Tire-toi une balle dans le crâne et arrache-toi au paradis
Refrain

L'argent est partout, à tous les coins de rue, dans tous les esprits
Mais dans les poches y'a rien
De crises monétaires de nos jours parlent les politiciens
Certains sont corrompus, d'autres dealent avec le malin
L'argent se fait rare que dans le ghetto des gens meurent de faim
La jeunesse est marginalisée
Pour s'en procurer, tout est bien
Beaucoup font du bizness pour subvenir à leurs besoins
Faut pas leur en vouloir parce que
Si t'as pas d'caillasse t'es un chien
Tout l'monde sait que sans argent tu n'es rien
Refrain

Un minimum de monnaie dans ta main ne ferait pas de mal
Mais seulement surtout pas en volant et ni en tuant
À partir de ce moment seulement tu es fier de ton argent
Mais quand sur tes billets reflète la couleur du sang
Soit tu n'es pas intelligent
Soit tu n'as pas de sentiments
Mais fais preuve de réflexion et change ton comportement
Oui fais comme les Nég'Marrons qui gagnent leur vie intelligemment
Nous on ne tchatche pas pour l'argent mais de nos jours rien ne se fait gratuitement
Donc si tu veux nous écouter paye cash et comptant
Car dans ce pays si t'as pas d'caillasse
Tu es en chien
Si t'es un escroc tu es en chien
Si t'es businessman tu es en chien
Si t'es pas un lascar tu es en chien
Si t'es pas un Nég'Marrons, tu es en chien
Refrain

Lire la suite:

Écrit par : Mathias | 05/03/2014

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