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07/01/2013

le big bang du marché du travail

 Venue de Le matraquage de la " compétitivité " - source Zebre en cavale, Zebre plus ultra

Dégradez les conditions de travail pour obtenir une nouvelle hausse de la rémunération du capital

compétitivité,rapport gallois,parti de gauche" Venue de la droite et du MEDEF, l’obsession de la compétitivité est désormais une préoccupation centrale de François Hollande et du gouvernement.

Faute d’avoir relancé une véritable politique industrielle, ils ont commandé en juillet au Haut Commissaire à l’investissement Louis Gallois, un rapport sur le « défi de la compétitivité ».

Or, censée redonner un avenir à l’industrie et lutter contre le chômage, la compétitivité est une illusion économique doublée d’une impasse sociale et écologique. "

> Article : Le mirage de la compétitivité Parti de Gauche :

 

Rapport Gallois : le mirage de la compétitivité par lepartidegauche

Marre des compromissions des directions certaines centrales syndicales !!!  
 
précarité.jpgCe que pourrait vous réserver le big bang du marché du travail : Après des semaines de négociations houleuses, on saura ce vendredi 11 janvier si les partenaires sociaux, s'entendent pour flexibiliser le travail dans l'hexagone, tout en sécurisant nombre de droits des salariés. Mais une chose est sûre : si ce big bang social a lieu sans que les chefs d'entreprise ne concrétisent leurs promesses d'embauches, alors la gauche sera pour de longs mois fâchée avec les classes populaires. Voici pourquoi.

 
C'est une négociation sociale à haut risque dont la technicité, redoutable, a jusqu'ici masqué les enjeux. Vendredi 11 janvier, on saura pourtant si à la demande du président François Hollande, patronat et syndicats paraphent à 6 ou 7  un  compromis « historique » susceptible de favoriser les embauches dans l'hexagone tout en « sécurisant » les parcours professionnels de salariés, trop fréquemment recrutés en CDD. Rien n'est encore joué. « La balle est dans le camp du patronat », a d'ailleurs prudemment martelé, vendredi 4 janvier, Laurent Berger le secrétaire général de la CFDT.

Échaudé par les déchirements de sa centrale sur la réforme des retraites en 2003 et les réticences de ses fédérations, le successeur de François Chérèque, n'entend pas, en effet, engager  la signature de son syndicat sans nouvelles concessions du Medef. Et pour cause...
 
Comme l'attestent un document de travail, si le projet d'accord rédigé par les employeurs était validé en l'état, des centaines de milliers de salariés pourraient être rapidement confrontés, après consultation de leurs élus, à des mutations forcées dans un rayon de 50 kilomètres ou supporter des baisses de salaires sur deux ans, dans le cadre d'accords majoritaires de maintien dans l'emploi.  Le tout sous la menace d'un licenciement, alors qu'ils ne bénéficieront éventuellement de leurs nouveaux droits - complémentaire maladie pour tous, formation étendue et accès accru aux indemnités de chômage - au mieux en 2014, voir 2015. Un décalage dans le temps difficilement supportable dans le contexte de crise !
décalage dans le temps difficilement supportable dans le contexte de crise !


Et d'autant plus pénalisant que le Medef persiste à vouloir imposer une nouvelle  possibilité d'embauche en CDI... de projet : curieux oxymore qui reviendrait de fait à créer un CDD... à durée indéterminée permettant aux chefs d'entreprise de se séparer sans formalités de leurs  recrues, y compris leurs cadres, une fois leur tâche accomplies.  « Le salarié était dans un rapport de subordination vis à vis de son employeur, il sera désormais dans un rapport de complète soumission. » critique vertement Maurad Rabhi de la CGT, syndicat qui   curieusement n'est guère entré de plein pied dans la négociation pour mobiliser, le moment venu, les parlementaires de gauche.
 
De fait, alors même que les Français se sont enflammés pour le combat des sidérurgistes de Florange, ces batailles qui voient salariés et syndicats défendre face à des multinationales, le tissus économique hexagonal, pourraient bientôt n'avoir plus cours. Puisque selon les nouvelles modalités de plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) proposées par le Medef, en cas de désaccord avec les représentants de salariés, une direction pourrait se contenter de faire «  homologuer » son PSE par l'administration du travail sous 15 jours.

« Or je ne vois pas pourquoi un employeur s'enquiquinerait encore à négocier un PSE avec ses instances représentatives, s'alarme Astrid Toussaint, inspectrice du travail et militante à Sud Travail. Contrainte par ce délai, l'administration ne pourra plus confronter les informations qu'il lui transmet aux témoignages des salariés. Elle se contentera donc, comme pour les ruptures conventionnelles,  de donner des coups de tampons formels sur les documents reçus. » ainsi les délégués mécontents devront alors se tourner vers les tribunaux administratifs dont la compétence est exclusivement nationale et dont les délais d'audiencement peuvent avoisiner...trois ans !

Autant de sujets brûlants qui d'ici vendredi feront l'objet de tractations acharnées. Mais qui devraient passionner l'ensemble des salariés, avant que leur sort ne soit scellé !
 
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SOS classe moyenne
Pour James Galbraith, "la réelle menace pour la classe moyenne" américaine, c'est la remise en cause des programmes hérités du New Deal, tels que l'assurance retraite, l'assurance santé, les programmes de logement ou l'éducation. La solution de la crise par le haut, ce sont donc les institutions sociales et les investissements publics. > Lire la suite.
 
 
capitalisme,le triomphe de l'argent roi,livre
 
Marché du travail : liberté, inégalité, flexibilité
— janvier 2013 —
 
 couverture

Le constat est en train d'ébranler les responsables politiques et les économistes américains : la classe moyenne est en péril. Les revenus des ménages les 40 % les plus pauvres stagnent résolument depuis quarante ans ; et les salaires réels sont en chute libre depuis 2010.

Pour Michael Greenstone et Adam Looney, membres du think tank progressiste et pro-croissance Hamilton Project, le salaire

 
Marché du travail : liberté, inégalité, flexibilité
Soit. Mais quelles sont les causes ? Dans les années 1990, des théoriciens avaient inventé l'idée du "progrès technique en faveur des plus diplômés". Si certaines personnes étaient mal payées, c'est parce qu'elles ne disposaient pas des qualifications demandées par les entreprises à l'âge d'Internet. Cette explication avait pour énorme avantage d'éluder les questions gênantes comme la mondialisation, le recul des syndicats (massacrés sous Reagan) ou les politiques de rémunération des entreprises. Et elle proposait une solution consensuelle : accroître le niveau d'éducation des travailleurs
 
Mais voilà que le consensus se fissure. En réponse à un questionnaire proposé par le New York Times, de nombreux économistes ont osé mentionner la mondialisation. Il faut dire que, selon Michael Spence, lauréat du prix de la Banque de Suède, les secteurs de l'éducation, de la santé, et de la fonction publique - rien que du non-délocalisable - ont créé un emploi sur deux aux Etats-Unis au cours de la décennie 2000 (...) Le constat semble net : même dans un pays flexible comme les Etats-Unis, la mondialisation détruit les emplois industriels et pousse les salaires à la baisse.
 

Commentaires

Ces attaques contre les salariés est le résultat d'un rapport de force a sens unique ou les syndicats ne remplissent plus leurs role de contre pouvoir : divisés, certains réformistes choissent de coopérer avec le patronant et l'état ( Le Medef) et l'état

le paysage syndical est bel et bien coupé en deux"

Le syndicalisme, d'abord révolutionnaire, horizontale et non coorporatiste avec la commune, la création des bourses du travail ( Fernand Pelloutier), s'est progressivement institutionnalisé, hierarchisé et de plus par coorporation, branche, professionnalisation. Des schismes sont apparues entre le syndicalisme révolutionnaire ( ou anarcho syndicalisme) et syndicalisme réformiste


Emploi : la CFDT se paye la CGT et FO - Libération :
On n’est pas obligé de croire Thierry Lepaon, futur patron de la CGT, lorsqu’il assure qu’il n’y a «pas de rupture» entre son organisation et la CFDT. Mardi, la centrale de Montreuil défilera avec FO contre une réforme du marché du travail soutenue par Laurent Berger. De son côté, le leader de la CFDT ne se prive pas d’épingler la CGT sur son «oppositionnisme», et les méthodes de ses représentants dans les conflits de PSA ou de Goodyear.

Et ce n’est pas le questionnaire humoristique diffusé ces temps-ci par la CFDT qui va combler le fossé entre les deux organisations. Intitulé «Quel salarié êtes-vous ?», le test comporte cinq questions autour de l’accord sur l’emploi. L’introduction annonce la couleur : «Êtes-vous toujours contre, négociateur né ou râleur professionnel ? Voyez-vous le piège partout ou l’opportunité à saisir? Êtes-vous tétanisé par le changement ?».

Les manifestants de mardi apprécieront. Anecdotique, mais tapant dur sur la CGT et FO, cette opération de communication montre que le paysage syndical est bel et bien coupé en deux

Les manifestants de mardi apprécieront. Anecdotique, mais tapant dur sur la CGT et FO, cette opération de communication montre que le paysage syndical est bel et bien coupé en deux

Un post posté sur le site de Capital
"Le costaud contre l’intello"
Source : Capital

Elus à la tête des deux grands syndicats, ils vont occuper pendant des années notre scène sociale. Dans deux styles radicalement opposés

Et bien sûr, pas de ces diaboliques accords «compétitivité-emploi», qui ne font qu’entériner des «reculs sociaux» dans les entreprises. «Ce n’est pas aux salariés de payer le prix de la crise», clame haut et fort le musclé de Montreuil. «Il n’est sans doute pas lui-même un jusqu’au-boutiste, mais s’il veut maintenir l’unité de son organisation, il n’a pas d’autre choix», décrypte Guy Groux, chercheur au Cevipof. En bon cédétiste, Berger s’agite sur la rive opposée. Convaincu que la France ne pourra pas gagner sans engager de vraies réformes, il plaide pour les évolutions et ne refuse pas par principe les efforts, pourvu qu’ils soient équitablement partagés. Lui ne s’est pas du tout senti mal à l’aise lorsque son camarade Fred Dijoux a signé l’accord de compétitivité chez Renault. Ou que son négociateur Jean-Louis Malys a accepté de rogner un peu les retraites complémentaires des cadres. «Le rapport de force n’est qu’un moyen, mon objectif, c’est le compromis», prévient-il. Thierry Lepaon appréciera - …Bruno Declairieux




01/05/2013


A lire ou voir :
Et pourtant, ils existent - Histoire du syndicalisme d'action directe ... sur Youtube

SUD Éducation - Quelques repères dans l'Histoire du syndicalisme ...


La brochure de formation syndicale sur l’histoire du syndicalisme est à télécharger ci-dessous :

Brochure histoire du syndicalisme

Écrit par : citizen Khane | 03/05/2013

Mardi 28 mai, 19h: Flexisécurité
Discussion autour du texte "Flexisécurité à la française: l'improbable régularisation du rapport social capitaliste",

Temps critiques, in "Interventions", n°11, mars 2013 Le nouvel accord national interprofessionnel (ANI) concocté par l'actuel gouvernement est l'objet de levées de bouclier de la part de l'ensemble des partis et organisations, y compris syndicales, qui se situent à gauche de la gauche officielle au pouvoir, celle du PS. Front de gauche, PC inclus, épaulé entre autres par le NPA, la CGT, FO et SUD, font comme s'ils rejetaient en bloc l'ANI, présenté comme la rupture sans retour avec ce qu'ils nomment souvent les « acquis de la République sociale, issue du programme de la Résistance », c'est-à-dire avec le compromis fordiste à la française qui, sous la houlette de l'Etat providence, facilita, à l'époque des Trente Glorieuse, la reprise rapide de la croissance du capital et la subordination des salariés à ses fins. Tous, à commencer par l'ensemble des salariés, sont donc sommés de se mobiliser derrière les nouveaux frondeurs contre « l'attaque sans précédent des acquis » Mais qu'en est-il effectivement ? En quoi consistent lesdits « acquis » ? Que représente réellement l'ANI ? Et s'il sanctionne la modification des relations salariales dans l'optique post-fordiste, dans quelle mesure le fait-il ? Et, puis, s'il y a à croiser le fer avec ce qu'il représente, c'est dans quels objectifs, avec quels moyens, etc. ?


Les horaires d'ouverture du local :
le lundi de 16h30 à 19h30, le mercredi de 16h30 à 19h30
et le samedi de 14h à 18h.

Entrée libre et gratuite.

Le Rémouleur
106, rue Victor Hugo 93170 Bagnolet
(M° Robespierre ou M° Gallieni

Écrit par : Laurent | 04/05/2013

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