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09/01/2013

Un fascisme made in France ?

Un fascisme made in France ? 0

09.01.2013 - 08:16 Écouter l'émissionAjouter à ma liste de lectureRecevoir l'émission sur mon mobile

 

 

Idées|,Histoire, 20e siècle| fascisme, français|, Zeev ,Sternhell Vous avez raison de l’écrire : longtemps, le fascisme fut considéré par nos historiens comme un phénomène étranger aux traditions politiques françaises.  

René Rémond lui-même, qui régnait alors sur la droitologie française ne voulait connaître que trois familles : légitimistes (contre-révolutionnaires et traditionnalistes), orléanistes (libéraux et modérés), bonapartistes (autoritaires et patriotes). Le fascisme n’avait pas sa place dans cet herbier-là.

L’ébranlement est venu de l’étranger. Il y eut d’abord la trilogie de Ernst Nolte, « Le fascisme dans son époque », traduite en français en 1970, dont le premier tome, excusez du peu, était consacré… à l’Action Française. Ainsi était mise en évidence l’influence que le petit parti maurrassien avait exercé – à travers ses tendances de gauche, soréliennes -, sur la mise au point de l’idéologie fasciste, par Benito Mussolini. Et puis, il y eut Fascism in France : the case of Maurice Barrès de Robert Soucy, en 1972, qui faisait état d’un « proto-fascisme » chez Barrès. Le « prince de la jeunesse », député boulangiste à 27 ans, puis membre de la Ligue de la Patrie Française et ardent antisémite antidreyfusard, inspirateur des droites révolutionnaires italiennes et allemandes ? Mais le livre de Soucy ne fut guère lu ni commenté en France.

Au contraire des vôtres, Zeev Sternhell. La droite révolutionnaire (1885-1914). Les origines françaises du fascisme, en 1978 et Ni droite ni gauche, l'idéologie fasciste en France, 1983, provoquèrent de belles polémiques. Vous faisiez de la France « le laboratoire du fascisme ». N’était-ce pas le pays où la crise de l’ordre libéral et parlementaire était la plus profonde ? Le pays où une fraction de la gauche demeurait insolvable dans la République et où une partie de la droite voyait en elle, le fourrier de la révolution socialiste ? Les opposants de droite et de gauche fusionnaient ainsi dans une dangereuse synthèse, dont le boulangisme, mêlant anciens communards et monarchistes tentés par le coup de force, avait donné la recette. Une commune hostilité envers les Lumières, envers l’individualisme bourgeois, du rationalisme ; le culte de l’action, de la force, de l’énergie nationale ; le relativisme moral et un nietzschéisme de bazar, imprégné de darwinisme social, débouchant sur l’antisémitisme et le racisme.

 

Ainsi, contrairement à une opinion répandue, le fascisme ne procédait pas de la Grande Guerre – qui avait développé l’habitude d’obéir aveuglément aux chefs et à considérer la divergence politique sur le modèle de la lutte à mort, mais plutôt d’une crise de la culture européenne, bien antérieure à 1914. René Rémond, Jacques Julliard, Michel Winock ont accueilli vos idées au lance-flamme. Bertrand de Jouvenel vous a même intenté un procès en diffamation…

 

On vous reprocha beaucoup de choses : une histoire au futur antérieur, quasi-téléologique, qui faisait du fascisme l’aboutissement inéluctable et logiquement nécessaire de la crise culturelle de la fin de siècle. Philippe Burrin a écrit que vous donniez à l’idéologie fasciste un « contenu à la fois imprécis et extensif ». Imprécis, parce qu’à vos yeux, tout ce qui semble relever d’un socialisme national, de « la recherche d’une communauté anticapitaliste dans le cadre national » est englobé dans votre définition. Extensif, parce que vous semblez inclure dans le fascisme tous les courants socialistes travaillant à une révision du marxisme, ainsi que ces jeunes intellectuels de droite cherchant une réponse communautariste et spiritualiste à la crise morale de l’entre-deux-guerres, bref les « non-conformistes des années 30 ».

On vous a aussi opposé que si des mouvements de type fasciste existèrent bel et bien dans la France des années 30, ils ne furent jamais suffisamment puissants pour menacer sérieusement la République. Contrairement aux scénarios italien et allemand. Pierre Milza écrit que la France, contrairement à ces deux pays, appartenait au camp des vainqueurs de la Guerre, alors que le fascisme se nourrit de la frustration nationale. Quant à Vichy, régime traditionnaliste et surement pas révolutionnaire, beaucoup plus proche de Salazar que de Hitler, il fut constamment dénoncé par ces quelques fascistes parisiens comme « réactionnaire ». Pour vous, au contraire, si le régime hitlérien n'était pas fasciste, celui de Pétain l'était...

La nouvelle édition de « Ni droite ni gauche » comporte une copieuse Préface dans laquelle vous vous expliquez. Expliquez-nous…

 

Raoul Nasri "en attendant ,on cause de "ça" ( Burkini ) et les civils meurent sous les bombes,de façon ostentatoire aussi,et on en cause pas..occulter des infos par des polémiques ,c'est le lit du f-haine et du libéralisme"


 
 
 
 

Bon, sérieusement, elle s'arrête quand l'hystérie autour du "burkini". Cette pseudo polémique n'est que le fait d'élus en manque de notoriété et vire pourtant au grand guignol. En plus, on passe pour des tocards auprès de nos voisins...
Pauvre France !

Tout les été on aura donc droit a notre polémique stérile 

 Et les réseaux sociaux qui relaye trop souvent des infos. L'histoire du Burkini par exemple me fait penser aux autres polémiques de l'année dernière comme les deux filles..... Chaque été nous auront nos polémiques stériles
 

 Photo de Vauro.

 

‪#‎Observatoire des Réseaux
"L’Observatoire des Réseaux compte parmi ses lecteurs un personnage inattendu : le conspirationniste Alain Benajam, président du Réseau Voltaire France, dont nous avions déjà évoqué dans un précédent article le soutien au très confusionniste « mouvement du 14 juillet ». Il nous est effectivement revenu qu’Alain Benajam avait commenté le 9 juillet 2015 sur son mur Facebook notre article relatif à la dieudonniste Ariane Walter. Mais, emporté par sa propension à interpréter le réel selon ses lubies complotistes, il s’est laissé aller à quelques affirmations ridiculement mensongères à notre sujet : d’après lui, nous serions des « suppôts de l’oligarchie », en « adoration » devant « l’impérialisme », répétant un argument « venant certainement de plus loin au-delà de l’océan ».... "

 

Nos observations sur Alain Benajam qui nous observe quand nous observons Ariane Walter OBSERVATOIREDESRESEAUX.INFO

American.History.X.French part 1 - Vidéo Dailymotion  , part 2, part 3, part 4, part 5, part 6 ,  Replay Reportage complet Skinheads à la droite de l'extrème , La face identitaire de Toulouse Posted by fafwatch under General [8] Comments

 

"Il ne faut jamais faire confiance a un site d'information, il faut toujours remonter à la source" , "ce qu'il faut ce n'est pas faire confiance a tel ou tel média, mais être bien équipé pour faire la route( comprendre et chercher l'origine des infos)Ep07 La desinformation - (pourquoi autant de trucs faux sur Internet)

Menacer aussi clairement et directement une association humanitaire, reconnue d’utilité publique, fallait oser

 

 ""A Calais, trop de personnes risquent leur vie et leur intégrité pour être protégées. Ériger des murs ne mènera nulle part, sauf à davantage de souffrances."" cf ""A Calais, trop de personnes risquent leur vie et leur intégrité pour être protégées. Ériger des murs ne mènera nulle part, sauf à davantage de souffrances."" Calais : et si on respectait enfin les droits de ces personnes ? 

 Le grand remplacement est une théorie de type conspirationniste selon laquelle il existerait un processus de substitution de population sur le territoire français métropolitain, dans lequel le peuplement européen serait remplacé par une population non européenne, en premier lieu originaire d’Afrique noire et du Maghreb, ce changement de population impliquant un changement de civilisation, le tout avec la complicité des élites et des médias. individus qui s’en réclament un évident racisme (allant jusqu’au suprémacisme blanc), de l’intégrisme religieux (ou le paganisme selon les individus, ce qui n’est pas sans créer quelques tensions entre eux), un goût plus ou moins prononcé pour la monarchie, une certaine dose de mysticisme et de complotisme, et l’idéologie d’extrême droite la plus rance… allant jusqu’à épouser certaines des thèses nazies. Ce qui les réunit, et crée des pontages tant avec les vrais nazis qu’avec le FN, c’est leur détestation commune des musulmans, des gauchistes et des antifascistes. Le terme de remigration fait référence à la « théorie » (sic) de Renaud Camus, essayiste dérangé mentalement, celle de grand remplacement, décrite ainsi par la fiche wiki dédiée :  L'idéologie du "choc des civilisations" est à la veille d'être dissimulée sous un discours plus habile

Cf rappelons nous déjà ce que disait Michel Drac dans Dans la tête de l'extreme droite : citoyen actif , Capture d'écran pour signaler les dérives sur les réseaux sociauxCommunauté, La face identitaire de ToulousePosted by fafwatch under General [8] Comments

Skinheads, à la droite de l'extrême droite , Un fascisme made in France ?

Politique

Crânes rasés, toujours vêtus de noir, en blousons militaires et rangers, les skinheads sont les gros bras de l'extrême droite. Officiellement indésirables au FN, ils auraient été souvent employés officieusement. Plusieurs de ces figures racontent leur engagement politique et violent. Serge Ayoub, l'emblématique «Batskin» (le «skin» à la batte de baseball), défile à Paris avec 600 gros bras pour la fête de Jeanne d'Arc. Philippe Rosso, le vigile niçois devenu braqueur, vient d'être emprisonné pour complicité d'assassinat. William Deligny, dit «P'tit Willy», est devenu moine hindouiste. Ces témoignages permettent de retracer la dérive de ces fachistes, dont certains sont ouvertement néo-nazis.

 

A Paris, chaque 13 mai, des groupuscules d'extrême droite (l'OEuvre française, l'Action française, les skinheads, le GUD, les Jeunesses nationalistes...) se retrouvent au pied de la statue de Jeanne d'Arc pour un défilé sous haute tension. Habillés de noir, derrière leurs grandes gueules et leurs crânes rasés, les skinheads revendiquent un activisme basé sur la violence et la xénophobie. Cette enquête décortique leur parcours, depuis trente ans, et montre les liens ténus qui ont existé avec le Front national. Si leur chef, Serge Ayoub, alias Batskin, 48 ans, tente de minimiser les actes criminels qui en émaillent l'histoire (comme le meurtre de Brahim Bouarram le 1er mai 1995), la liste des agressions racistes donne le frisson. Tout comme la confession détaillée de Philippe Ross, ex-skin de Nice, devenu braqueur (aujourd'hui incarcéré). Soucieux de son image, le FN nie tout lien avec ces activistes qui, malgré leur petit nombre, rêvent eux aussi d'arriver au pouvoir et d'instaurer une « dictature blanche ». — Emmanuelle Skyvington

 

Les Enragés de l'identité est un documentaire français réalisé par Caroline Fourest sur l'extrême droite identitaire. Le film, produit par la société Et la Suite, a été diffusé le 19 février 2013 en première partie de soirée sur France 5. D'une durée de 52 minutes, Les Enragés de l'identité est le troisième volet d'une série documentaire appelée h>Les Réseaux de l'extrême.
Réalisation : Caroline Fourest

 

Les réseaux de l'extrême - Les enragés de l'identité - YouTube 

American.History.X.French part 1 - Vidéo Dailymotion  , part 2, part 3, part 4, part 5, part 6

 Replay Reportage complet Skinheads à la droite de l'extrème

Une ultra droite en pleine agitation sur fond de retour de la gauche au pouvoir

C’est la fin du printemps. Et cette année, l’extrême droite activiste, celle qui se situe au-delà du Front national,  bourgeonne. Sur fond de bon score de Marine Le Pen à la présidentielle et d’arrivée de la gauche au pouvoir. A … Continuer la lecture →Publié dans Actualité, GUD, Hooliganisme, Jeunesses nationalistes, Musique, Nationalistes autonomes, Renouveau français

Sur les perspectives révolutionnaires en France

A l'heure de la crise, d'attaques massives sur nos conditions de vie, de mouvements sociaux de réactionnaire puants, de massacres écologiques, quelle sont nos perspectives de révolution?

Les récents sondages affirment qu’une grosse majorité de la population française pense qu’une explosion sociale va se produire cette année. C’est particulièrement vrai dans la classe ouvrière, alors que les professions libérales et le patronat y croient naturellement moins. A Feu de Prairie nous ne sommes pas très sondages mais vous pourrez trouver les chiffres assez facilement: l’intérêt étant plutôt d’étudier la tendance générale qui se dégage.

 

Penser qu’un mouvement d’ampleur va avoir lieu, c’est aussi le vouloir. Et puisque les médias et "l’opinion public" s’auto-alimentent dans notre dictature du soft power, il faut comprendre d’où viennent les idées subversives qui traversent des consciences bourgeoises jusque là plutôt tournées vers la solution électorale.

 

Marx puis Gramsci, ainsi que d’autres penseurs, ont expliqué comment les idées dominantes dans une société sont produites et diffusées par la classe sociale qui est au poste de commande. La question de l’hégémonie culturelle est très important pour comprendre comment historiquement des parties de la population dont les intérêts divergeaient du pouvoir en place l’ont soutenu. L’Église a servi de relais à la défense de l’Ancien Régime dans la paysannerie pendant la Révolution française, par exemple. Actuellement nous sommes à l’aire des monopoles, de l’impérialisme. Les états qui en ont les moyens étendent leur marché en s’affrontant (souvent indirectement pour éviter des conflits généralisés fragilisant leur stabilité: les deux guerres mondiales ont été bien assimilées) et en asservissant d’autres pays, dont les peuples sont maintenus dans la misère. Au niveau idéologique, hors de la voie révolutionnaire, il y a deux grandes tendances dans les pays européens: la social-démocratie et la réaction, incluant le fascisme.

 

Car de l’autre côté il y a un mouvement réactionnaire fort et très organisé qui est apparu au grand jour avec les "manifs pour tous". La droite historique, la grande et la moyenne bourgeoisie, sont dans la rue aux côtés de néofascistes, d’identitaires, de nationalistes-révolutionnaires divers… L’alliance et la légitimation des éléments radicaux se fait "par la base", leur permettant d’avoir une aura plus importante que leur force réelle (quelques centaines de militants dans toute la France, hors FN). Le fascisme apparait petit à petit comme une option valable pour la bourgeoisie voulant défendre son pouvoir, avec de fortes capacités répressives, un discours mobilisateur et très peu de concessions sociales à faire (facile de dénoncer les "banquiers apatrides", les patrons français eux peuvent se la couler douce!).

Thème(s) : Idées| Histoire| 20e siècle| fascisme français| Zeev Sternhell

http://nosotros.incontrolados.over-blog.com

 

A voir sur le sujet : actualité, gud, hooliganisme, jeunesses nationalistes, musique, nationalistes autonomes, renouveau français, racisme, alain soral, dieudonné, thierry messant, les néofascistes, abdellah boudami, mouvance sous fasciste, enquête, spécial investigation, la face cachée du nouveau front, action française, antisémitisme, axel loustau, bloc identitaire, françois duprat, frédéric chatillon, extrême droite jean-paul gautier, meyssan michel briganti, réseau voltaire, yahia gouasmi

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