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21/01/2013

La face cachée de Hiroshima -

 

 

Flores Magon « j'ai trouvé cette citation dans un bouquin que je vais commencer à lire qui à l'air pas mal du tout "LA MAL-MESURE DE L’HOMME" du biologiste et historien S.Jay Gould. il semble que dans ce livre l'auteur flingue. grâce à l'histoire et la théorie de l'évolution le racisme et l'idée que l'intelligence soit une qualité biologique innée, héréditaire et quantifiable..  à acheter ou faites comme moi télécharger lire sur l'ordi ou imprimer: http://www.vosbooks.net/906.../la-mal-mesure-de-l-homme.html » 

 

Ce soir un très bon documentaire « Hiroshima, la véritable histoire – ARTE »

 Hiroshima, la véritable histoire


Hiroshima, la véritable histoire - ARTE




Jeudi 6 août
7h50
à 9h00 : cérémonie de commémoration des 70 ans du bombardement de Hiroshima :musique de Yuko Hirota avec son Koto japonais, lecture de textes ; place de la République
8h15 : allumage de la Flamme de l'Abolition et minute de silence à l'heure de l'explosion de la bombe sur Hiroshima ; message en japonais de Midori Amo ; place de la République

 

 

Hiroshima 54 jours d'enfer
Interdit de publication jusqu'en 1955, le journal du Docteur Michihiko Hachiya.

 

 

La face cachée de Hiroshima - Télévision - Télérama

Lundi 21 janvier 22:50 au mardi 22 janvier 00:20 sur France 3
Voir dans la grille

 

 C'est à Hiroshima, le 6 août 1945, qu'a commencé l'âge atomique. A 2h45, le pilote Paul Tibbets fait décoller un bombardier B-29 baptisé «Enola Gay», en hommage à sa mère. A 8h15, une bombe atomique d'une puissance de 15 kilotonnes, surnommée «Little Boy», est larguée. La ville d'Hiroshima est instantanément rasée et 75 000 personnes meurent sur le coup. Retour sur les faits qui ont entouré les premières explosions nucléaires de l'histoire de l'humanité à travers le parcours des scientifiques qui ont conçu, dans le plus grand secret, la bombe A, un pacte avec les militaires et les industriels qui va mener le monde au feu atomique.

n La face cachée d'Hiroshima Documentaire français 2017
 

 n De Paris à Fukushima : Les secrets d'une catastrophe (Intégrale)

L'héroïne de Marguerite Duras n'avait rien vu à Hiroshima. D'autres, très nombreux, continuent d'associer à la cité martyre la doctrine du « mal nécessaire » : les bombes atomiques lancées sur Hiroshima puis Nagasaki, les 6 et 9 août 1945, auraient été le seul moyen de contraindre les Japonais à la capitulation et d'épargner des centaines de milliers de vies. Sauf que les explosions de ces armes de destruction massive, voulues et conçues comme telles, ont servi des intérêts politiques, industriels, militaires et médicaux qui n'avaient rien d'humaniste, et qui ont abouti non seulement à un carnage épouvantable et prolongé (ceux qui n'étaient pas morts sur le coup décédant plus tard de leurs blessures ou de mystérieuses maladies), mais à une très cynique politique de censure et de propagande autour des effets des radiations.

Kenichi Watanabe, auteur du remarquable Le Japon, l'empereur et l'armée (2009), décrypte la collusion de ces enjeux avec une précision glaçante et des archives édifiantes. Parce qu'il n'est pas suffisamment développé, le parallèle qu'il effectue en début et en fin de film entre la destruction de Hiroshima et la catastrophe de Fukushima n'est pas sa meilleure idée. Mais le minutieux décryptage du projet Manhattan, qui fit violemment entrer l'humanité dans l'ère nucléaire, justifie à lui seul que vous lui consacriez une partie de votre soirée. — Sophie Bourdais

 

 

Mardi 13 mars 2012 Japon : déni atomique

 

Nous reproduisons ici l'excellent article de Christine Ferret publié dans le numéro de décembre 2011 de la revue Article 11. Elle y décrit avec quelle désinvolture la contamination radioactive est niée par la plupart des médias, y compris de centre-gauche, mais aussi par une large partie de la population. Un an après le séisme du 11 mars et même si les rangs des manifestants antinucléaires se sont étoffés, évoquer le risque sanitaire au Japon fait de vous un marginal qu'on ignore ou qu'on moque. A l'instar de la photographie ci-dessous, prise en novembre 2011, la peur et la révolte existe mais ne s'exprime pas par crainte de la réaction des autres. Un déni atomique inédit de la plus grand catastrophe nucléaire qu'est connu l'humanité.

 

 http://japon-gekokujo.over-blog.com/article-japon-deni-atomique-101461120.html

 

"死の灰 東電" (shi no hai tôden), "les cendres de la mort de Tepco". Inscription discrète trouvée sur un banc de la gare de Tanashi à Tôkyô, novembre 2011.

 

Les Inconnus - Centrale nucléaire - YouTube
 

 n Le bout de la logique 2

 Japon : déni atomique

 

Comme s’il ne s’était rien passé. En France, la catastrophe de Fukushima est déjà oubliée ; chut, on n’en parle plus, c’est si loin. Mais sur place aussi, le drame nucléaire est mis sous cloche, relégué dans les limbes par les médias et le gouvernement. La population - délaissée et sous-informée - trinque, expliquait Christine Ferret en novembre dernier, au retour d’un séjour au Japon.

 

 

L’accident nucléaire de Fukushima a-t-il vraiment eu lieu le 11 mars dernier ? Qui séjourne quelques semaines au Japon, huit mois après la catastrophe, peut franchement en douter. Partout, les mêmes gestes quotidiens, les mêmes sons tintinnabulants dans les transports en commun, la même surface d’indifférence à l’autre et au monde, les mêmes regards qui se dérobent. Comme avant. Les amis laissent juste transparaître de temps à autre une nervosité ne leur ressemblant guère et paraissent soulagés quand les prévisions météo n’annoncent pas de pluie pour le lendemain : pas d’intempéries, donc moins de radioactivité se déposant dans les sols de Tokyo. Ils évitent aussi de laisser leurs enfants jouer dehors trop longtemps. Et prient poliment leurs invités de ne pas boire l’eau du robinet et de ne pas consommer de bœuf s’il n’est d’origine coréenne.

 

« Pas trop contaminé » ?

 

Les chaînes de télévision n’évoquent que rarement Fukushima et ses conséquences dramatiques, leur préférant – comme d’habitude – ces émissions de préparations culinaires en tous genres, qui convergent inlassablement vers la proclamation tapageuse du « oishiiiiii », autrement dit « délicieux  ». Les plus grands journaux, y compris l’Asahi Shinbun, de centre gauche, font (quasiment) comme si de rien n’était, de peur de perdre les financements publicitaires émanant des compagnies d’électricité et autres lobbies industriels. Seules exceptions : l’hebdomadaire Shukan Kinyobi, qui se fait volontiers le relais des mouvements anti-nucléaires à travers l’archipel, et le quotidien Tokyo Shinbun, dans lequel on découvre très régulièrement une carte du nord et du centre de l’île de Honshu, avec le nombre des millisieverts qui s’y déversent inexorablement depuis des mois. Dix préfectures situées autour de Fukushima sont particulièrement touchées, y compris celles de Tokyo, Chiba et Kanagawa, aux portes de la capitale. Malgré leur relatif éloignement de la centrale, certaines zones présentent des degrés de concentration de césium très élevés en raison du mouvement des vents et du dépôt des eaux de pluie. Ainsi, à Okutama-machi, un arrondissement du nord-ouest de Tokyo, des pointes allant de 60 000 à 100 000 becquerels (Bq) par m2 ont été relevées – courant octobre – dans certains quartiers. À titre de comparaison, la moyenne des dépôts de césium 137 reçus par les différentes régions françaises après l’accident de Tchernobyl s’élevait à 1 800 Bq par m2 selon la Criirad2.

 

Pour autant, aucun contrôle centralisé de la chaîne alimentaire n’a été mis en place par le gouvernement japonais. Et chaque commune est censée mesurer le degré de contamination de ses sols et de ses productions agricoles, la limite autorisée étant fixée à 500 Bq par kilo pour les aliments solides, sans aucune distinction quant à la nourriture destinée aux enfants. Les supermarchés de Tokyo regorgent donc de produits en provenance de Fukushima et des préfectures environnantes, vendus à des prix qui défient toute concurrence et que certains achètent par solidarité avec les exploitants agricoles restés sur place. Anguilles, champignons, pousses de bambou, fougères, citrons, abricots, épinards, salades et bœuf sont proscrits pour tout consommateur informé (très souvent via les réseaux sociaux). Pour qui veut tenter d’échapper à « l’ennemi invisible », faire ses courses relève désormais d’un véritable parcours du combattant et de nombreuses mères de familles se sont constituées en associations pour s’entraider dans l’identification des aliments les moins radioactifs et pour sauvegarder autant que possible la santé de leur entourage. Dans une société où le conformisme domine, les cas de discrimination à leur égard ne sont pas rares, quand elles s’entêtent à demander des vérifications sur les plats servis dans les cantines scolaires ou exigent que leurs enfants puissent consommer un repas confectionné à la maison. Une activité fort répandue consiste à chercher sur Internet du riz japonais (réputé supérieur à celui des autres pays asiatiques) récolté avant l’accident nucléaire, et désormais très cher. Et la commercialisation du riz issu de la ville d’Onami, à 57 kilomètres au nord de la centrale de Fukushima, a été interdite par le gouvernement japonais le 18 novembre, après des tests révélant un taux de césium de 630 Bq. Cet embargo est le premier touchant le riz, élément de base de l’alimentation, même si d’autres interdictions ont précédemment frappé certains légumes, le lait, la viande bovine, le thé, ou encore des poissons et crustacés. La préfecture de Fukushima avait pourtant affirmé en octobre que le sol de ses rizières n’était pas « trop » contaminé - ce qui devrait contribuer à augmenter la méfiance de la population quant à la capacité des pouvoirs publics à limiter de manière fiable les risques sanitaires.

 

Comme si de rien n’était...

 

Si la consommation des produits issus de la région de Fukushima a chuté de 20 à 40 %, une grande partie de la population japonaise, dans les supermarchés comme ailleurs, continue toutefois à faire comme si de rien n’était ; fatalisme oblige, dans un pays habitué aux catastrophes naturelles depuis des siècles. Renoncer à boire l’eau du robinet au profit de bouteilles de Volvic ou d’Évian suppose en outre des moyens financiers dont tout le monde ne dispose pas. Sans parler de la difficulté objective à trouver des produits frais de substitution, provenant du sud du Japon ou de Hokkaido. En particulier pour les treize millions de Tokyoïtes, jusqu’ici largement pourvus en nourriture et en électricité par un Tohoku3 aujourd’hui dévasté, après avoir été réduit pendant des décennies à un état de dépendance quasi-coloniale à l’égard de la capitale. Le saumon d’Alaska est désormais un plat de luxe fort prisé, réservé aux soirées d’exception.

 

La centrale de Fukushima est loin d’être sous contrôle malgré les annonces invariablement rassurantes du gouvernement et de l’opérateur Tepco, qui a laissé des journalistes pénétrer dans le site nucléaire le 12 novembre pour montrer à quel point tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles, passant notamment sous silence le décès de trois « liquidateurs » depuis mars4. Les experts « sérieux » estiment pourtant qu’il faudra plus de trente ans pour retirer complètement le combustible nucléaire baignant au fond des quatre réacteurs. Les mêmes notent que la présence de gaz xénon, décelée dans le réacteur n° 2 début novembre, implique qu’une fission nucléaire a (de nouveau) eu lieu, ce à quoi Tepco a réagi par des injections d’acide borique et d’eau, censées limiter la radioactivité. L’Agence japonaise de sûreté nucléaire, qui dépend du ministère de l’Économie et de l’Industrie, peut toujours prétendre que la situation ne présente « aucun risque d’incident de criticité de grande ampleur », la stabilité de la situation n’est pas avérée. Et ce alors même que le gouvernement a autorisé fin septembre le retour temporaire des populations habitant dans la zone dite « interdite d’accès » (soit dans un rayon de vingt kilomètres autour de la centrale), pour une durée maximale de deux heures et à condition de porter une combinaison et un dosimètre.

 

Ces populations sont méprisées, laissées dans l’ignorance de ce qui leur advient et les menace. Il est pourtant désormais évident que les enfants et jeunes femmes sont condamnés à plus ou moins brève échéance à des cancers de la thyroïdee5 et à des leucémies, sans parler du symptôme de léthargie « burabura  », lié à la perte des défenses immunitaires et parfaitement connu des médecins depuis les bombardements sur Hiroshima et Nagasaki. Le gouvernement japonais n’en a cure – il n’a d’ailleurs pas hésité, peu après la catastrophe, à relever les normes d’exposition aux radiations dans les écoles de la région de Fukushima : les enfants peuvent y subir une exposition de 20 millisieverts par an, soit la limite autorisée pour les personnels des centrales nucléaires françaises… Et s’ils portent des dosimètres permettant de connaître la radioactivité qu’ils reçoivent quotidiennement, ceux-ci ne sont pas en mesure d’estimer la contamination interne de l’organisme. Au passage, les normes de radioactivité pour l’eau potable ont également été relevées : le taux limite était précédemment de 10 Bq/litre pour le césium et l’iode ; il est à présent de 200 Bq/litre pour le césium et de 300 Bq/litre pour l’iode.

 

Secteur nucléaire japonais : une crise passagère

 

Quant aux 80 000 habitants évacués, déjà fragilisés par leur condition de réfugiés du nucléaire et/ou du tsunami, ils ont été soumis à une discrimination précédemment connue par les irradiés d’Hiroshima et de Nagasaki, comme par leurs descendants. Soupçonnés d’être « contagieux », risquant de donner naissance à des enfants malformés ou malades, ils sont mis au ban d’une société qui n’a pas hésité à utiliser ses parias, sans abris et burakumin6 pour nettoyer les centrales. L’indemnisation des victimes a par ailleurs tardé à se mettre en place ; elle est aujourd’hui conditionnée à des procédures paraissant très complexes à une population rurale privée de tout, guère en mesure de venir à bout d’un questionnaire de soixante pages sur ses frais médicaux, de subsistance et de déplacement, ni de se défendre face à un interlocuteur protégé par l’État, qui vient de lui consentir une avance de trésorerie équivalente à huit milliards d’euros. Selon Tepco, le nombre de personnes à indemniser s’élève à 160 000, mais la compagnie annonçait n’avoir reçu que 18 900 dossiers à la mi-novembre.

 

Les autorités continuent à prévoir un arrêt à froid (stabilisation de la température au-dessous de 100 degrés) des réacteurs de la centrale de Fukushima d’ici à la fin de l’année, mais les Japonais n’y croient guère, inondés d’annonces trompeuses depuis le début de la crise nucléaire. Ils se montrent désormais plus que méfiants à l’égard d’une puissance publique dont l’action, loin de se placer au service d’un peuple et de son avenir, semble se consacrer exclusivement à la défense des intérêts industriels et au maintien à tout prix du nucléaire civil, introduit après la Seconde Guerre mondiale par les Américains.

 

Alors que l’ancien Premier ministre Kan Naoto avait imposé au mois de mai l’arrêt de la centrale de Hamaoka, située dans la préfecture de Shizuoka et censée être la plus dangereuse, et qu’il avait annoncé une sortie progressive du nucléaire, son successeur Noda Yoshihiko prône la relance rapide des 54 réacteurs dont dispose le pays. Se souciant comme d’une guigne que 70 % des citoyens japonais se déclarent opposés à une telle mesure. Et feignant d’ignorer que le Japon n’était pas plongé dans le noir cet automne, quand seuls onze réacteurs étaient encore exploités - il faut reconnaître que les écrans géants et néons de Shinjuku avaient un peu pâli et qu’un été passé sans climatisation électrique fut, de l’aveu général, difficile mais vivable. Qu’importe, donc... Le réacteur n°4 de la centrale de Genkai, sur l’île de Kyûshû, a récemment été remis en marche, après avoir subi un arrêt automatique. Sans aucun scrupule, un accord a aussi été signé fin octobre avec le Vietnam, où la société Japan Atomic Power doit étudier la construction d’une centrale. Et des négociations sont même en cours pour vendre des réacteurs japonais à la Turquie et à la Lituanie... Dans le même temps, dans certains milieux politiques, on commence à évoquer la possibilité de délocaliser la capitale à Osaka, tant Tokyo est menacée par une contamination qui ne manquera pas de faire fuir les étrangers. Bref, le Japon marche sur la tête.

 

Une contestation marginale

Qu’en sera-t-il demain du projet qui, avant la catastrophe et d’ici à 2030, ambitionnait de faire passer de 30 à 53 % la part de l’énergie nucléaire dans les approvisionnements électriques du pays, grâce à la construction de 14 nouveaux réacteurs ? Nul ne le sait. Les militants anti-nucléaires japonais sont perplexes. Beaucoup d’entre eux rêvent surtout de quitter l’archipel ou, tout au moins, de s’installer au sud du pays, loin de Fukushima.

 

C’est que la contestation est loin d’être massive. Depuis la manifestation historique du 19 septembre, qui a rassemblé 60 000 personnes à Tokyo et à laquelle se sont associées des personnalités faisant figure de consciences nationales (OE Kenzaburo, Kamata Satoshi), aucun mouvement d’ampleur n’a pris forme. Les initiatives ne manquent pourtant pas, orchestrées le plus souvent par des militants dont la jeunesse est frappante – de quoi ne pas tout à fait perdre espoir, dans cet univers de compteurs Geiger. Une centaine de femmes de Fukushima, redoutant un redémarrage des réacteurs, ont organisé, du 27 au 29 octobre, un sit-in devant le ministère de l’Économie, de l’Industrie et du Commerce, pour exiger une réorientation radicale de la politique énergétique et la préservation de la santé des enfants. Des tentes contenant du matériel d’information à destination de la population de la capitale ont aussi été dressées, déclenchant l’ire de l’extrême-droite. Les jours suivants, des femmes de Tokyo et d’ailleurs ont continué, dans l’indifférence générale, à réclamer la protection de leurs enfants, tout en chantant et en récitant des poèmes devant le bâtiment du ministère. Enfin, une chaîne humaine de 1 200 personnes munies de chandelles a encerclé ce même ministère le 11 novembre, sous la surveillance hargneuse d’une police qui n’hésite pas à arrêter violemment les manifestants pacifistes. Il est décidément périlleux de s’opposer à l’ordre établi au Japon, pays où la libre circulation des passants affairés et les lois du marché constituent un impératif catégorique, supérieur aux intérêts de santé publique.

 

Par sa passivité mêlée de peur face à l’ennemi radioactif, mais aussi face à une crise économique dont l’invocation permanente sert de rempart au changement, la population japonaise entretient un ordre nucléaire qui menace sa survie même, sur un archipel fragile et dont la sismicité a notoirement augmenté depuis le tremblement de terre de Kobe en 1995. Elle entrevoit désormais, de manière encore confuse, que l’accident de Fukushima a accéléré le processus de perte de puissance du Japon, désormais voué à une dépendance grandissante à l’égard de la Chine - notamment du point de vue alimentaire. Les dirigeants japonais seront-ils en mesure de le reconnaître et d’accepter que le Japon, truffé de réacteurs au sacrifice de ses rares enfants, est désormais un « petit » pays ? Rien n’est moins sûr.

En attendant, le gouvernement consacre, dans la zone « interdite d’accès », ses efforts à la poursuite de ces animaux domestiques réduits à l’état sauvage faute de compagnie humaine, de nourriture et de soins. Si les bêtes d’élevage, principalement des bovins, ont été abattus dès le mois d’avril, chiens et chats errants parfois irradiés, abandonnés par leurs propriétaires sinistrés, continuent à hanter les environs de la centrale de Fukushima. Certains ont été sauvés par des ONG ayant établi des refuges où sont aujourd’hui gardés quelque 600 animaux. L’opinion publique se montre très sensible sur le sujet.

 

Hiroshima, Première Catastrophe Nucléaire De L'Histoire [ Documentaire Choc ]
 

 

DISSIDENT-MEDIA.ORG

Soixante-dix ans après la déflagration d'Hiroshima, une enquête de grande ampleur replace la vérité historique aux avant-postes et révèle d’étonnants témoignages. Un regard neuf sur un événement qui a provoqué tant d’aveuglement.


Test grandeur nature
Cette investigation ambitieuse éclaire aussi bien les motivations réelles des Américains que les conséquences sociales, sanitaires et environnementales du désastre. Little Boy était-elle un "mal nécessaire" pour forcer les Japonais à capituler ? Le film démontre que le pays de l'empereur Hirohito avait de toute façon déjà perdu la guerre et s'apprêtait à négocier. .

(Royaume-Uni, 2014, 94mn) ARTE F

Kurumi Sugita脱原発アピールの黄色いリボン Yellow ribbon against nuclear power 6 min · 

Merci Yuko pour ces informations.
Laurent Mabesoone

Quel joie d'apprendre que mon amie de Kyushu, Mlle Utano, elle, au moins, s'est habillée tout de jaune aujourd'hui pour protester contre la remise en marche du réacteur 4 de la centrale de Genkai ! Car il faut se mettre a l'évidence, le peuple japonais a été manipule et magistralement trompe par le fascisme nucléaire, aujourd'hui.

La première insulte, c'est la remise en marche d'un réacteur défaillant a Genkai. IL avait ete arrete pour un problème de refroidissement, et on le remet en marche, alors qu'il est a un mois de son arret pour controle technique ! Apres le réacteur de Tomari (a Hokkaido en septembre), c'est la deuxième remise en service depuis l'accident de Fukushima. La preuve est faite que le régime de Noda est un régime a la botte du lobby nucleaire, contrairement a son predecesseur Kan, pourtant si decrie a l'epoque.

Le lobby reprend de la force. Aujourd'hui, en fait, la tepco et la kepco se sont donnee la main pour annoncer le meme jour, pratiquement a la même heure, une "grande nouvelle tres embarassante" (qui couvait depuis longtemps). Puis, en fin de journée, le siege du fascisme nucléaire, le Comite de Surete Nucleaire (ho an in), c'est-a-dire le sommet de l'Etat, fait marche arriere pour proteger ses deux vassaux : "La fission dans le reacteur 2 n'est pas un problème de grande importance".
http://sankei.jp.msn.com/life/news/111102/trd11110212120015-n1.htm

Décryptons :

La tepco a vole au secours de la kepco en annonçant la soi-disant découverte d'un redémarrage de réaction en chaine au réacteur 2 de Fukushima, afin de faire oublier la remise en marche du réacteur 4 de Genkai. De toute façon, la tepco savaient certainement que la fission continuait depuis longtemps (depuis septembre, on découvrait a Miyagi, entre autres, des traces d'Iode 131 dans l'eau potable. le Xénon 133, soit-disant découvert hier au réacteur 2, c'est probablement en partie une décomposition-beta d'Iode 131... ceci veut dire que les enfants de Fukushima doivent absorber depuis septembre une deuxième vague d'iode radioactif, sans le savoir...)

Bref, la tepco s'est débarrassée de sa casserole, la kepco aussi, et les medias ne savent plus de quoi parler, puisque le Comite de Sureté Nucléaire annonce maintenant que "tout va bien".

Alors, n'oublions surtout pas que la tepco a quand meme lache un tres gros morceau: le corium du reacteur 2 de Fukushima est actuellement en fission de facon accidentelle. Ceci veut dire : une explosion atmospherique peut se produire a tout moment dans les 100 tonnnes de carburants qui tombent ci et la. Voici les faits. Maintenant, les habitants du Japon sont-ils des citoyens responsables envers les generations futures, si ils se taisent et laissent faire la reconstruction du parc nucleaire, dans de telles conditions ? Alors qu'une fission nucleaire accidentelle se poursuit a deux pas ? Disons "NON" !

 

 

 

Depuis Hiroshima à Fukushima | Nos Voisins Lointains 3.11

NOSVOISINS311.WIX.COM

 

 

Javale GolaFukushima informations 福島新たな原子力

Hier, à 11:58 · 

 

Le récit par six "témoins", Hiroshima, auteur John Hersey, newyorker.com, 1946...

Hiroshima NEWYORKER.COM|PAR JOHN HERSEY

 

Pierre FetetFukushima informations 福島新たな原子力

20 h · 

 

Je publie ce mois-ci un dossier  sur l'explosion du réacteur 3 de Fukushima Daiichi. Comme c'est long, je l'édite en 7 parties tout au long du mois d'août. Les deux premières parties sont déjà en ligne, les suivantes ça sera les 9, 13, 17, 21 et 25 août. 

 

L’explosion de l’unité 3 de Fukushima Daiichi (1)

FUKUSHIMA-BLOG.COM|PAR PIERRE FETET

Selon le parisien en date du mardi 4 aout 2015 « Fukushima : décès soudain d'un ouvrier de la centrale après 3 heures de travail » vient nous rappeler que rien a changer aux Japon et que l’épée de Damoclès pèse toujours sur nos têtes




九州にいる、うちのメンバー歌野さんの素晴らしい意思表示(黄ファッション)は特に今日、大変必要だったと思います。私達、日本の住民は原子力ファシズムに操作され、見事に騙された1日ですから。
玄海4号機の再運転は、たとえ12月中旬の定期検査までの運転だったとしても、(泊の再運転に続く)新たな国民侮辱です。やはり野田政権は菅政権と比べにならないほどの原子力ファシズムになってきています。「ムラ」はまた強くなったような気がします。というのは、今度は紛れも無く、東電と九電は手を結んで情報を操作したからです。以下の記事の通り、東電は九電と全く同じ日の同じ時間帯に重大な発表をして、その後は原子力ファシズム本陣の保安院は「2号機の再臨界は大規模な問題ではない」と、逃げている一方です。
http://sankei.jp.msn.com/life/news/111102/trd11110212120015-n1....htm
つまり、東電は九電を意図的に助けたのです。僕はそう思います。どうせ、2号機がポツポツと燃えているのを前から知っていたのでしょう。(9月から宮城県などの水道にヨウ素が再び検出されたりしました。今回のXenon133だって、Iodine131の崩しという可能性は十分あるでしょう。つまり9月から福島の子供たちは再び放射性ヨウ素を吸わされているという可能性が高い)。
とにかくこれで2社がお互いの”面倒な発表”を同時に、さり気なく済ませた、、、いやらしいメディアの使い方、そしていやらしい保安院です。
これで、原発専門の記者も一般人も十分反発する余裕もありません。
しかし、覚えておきましょう。
福島第一原発はやはり、いつでも水蒸気爆発にが起こりえます。
再臨界=東電がそれを認めたような事実です。
そんななか、日本の住民は少なくとも意思表示する義務があると思います。

A lire : Hiroshima, de John Hersey (éd. Tallandier).

1 Réalisée par les amis de Formes Vives.

2 Commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité.

3 La région de Tohoku couvre le nord-est de Honshu, île principale du Japon.

4 Contrairement à la réglementation en vigueur en France, les centrales nucléaires japonaises et leurs sous-traitants ne sont pas dans l’obligation de vérifier l’identité des personnes qu’elles recrutent, d’où la difficulté des contrôles sanitaires : un travailleur dans le besoin peut se faire embaucher sous un faux nom. Pas de suivi, donc, du niveau d’irradiation lié aux précédents contrats.

5 Rappelons au passage que la population japonaise n’a eu droit à aucune forme de prévention ; le gouvernement n’a pas distribué de pilule d’iode, ni dans la région de Fukushima ni ailleurs, alors que de nombreux ressortissants étrangers en bénéficiaient par le biais de leurs ambassades.

6 Terme désignant un groupe social minoritaire japonais, discriminé socialement et économiquement.

 

http://japon-gekokujo.over-blog.com/article-bienvenue-au-japon-101428332.html

 

Enquête sur une super catastrophe nucléaire

La catastrophe de Fukushima a ébranlé les croyances de citoyens japonais qui, jusqu'ici, se fiaient à leurs installations nucléaires. Le début de l'ère du soupçon ?

Documentaire de Peter F. Müller, Michael Müller et Philipp Abresch

Vers le dossier "Les leçons de Fukushima"

(Allemagne, 2012, 52mn)
NDR

 

Je vous envoie les liens visuelle de la manifestation à Tokyo
C’est en japonais mais vous pouvez lire  l’article de ”Réseau Zéro Nuclaire” .

http://www.youtube.com/watch?v=SBsCv2ldack&feature=player_embedded

Vue aérien depuis le Baie de Tokyo jusqu'à devant le sénat et tout autour.

http://iwj.co.jp/wj/open/archives/24735
Amitiés

Yuko

 

Janick Magne

 

 

 

Superbe manifestation de ce soir à Tokyo (200 000 personnes!) : merci à tous ceux qui ont participé au groupe francophone: Christine,Chihiro,Patricia, Cédric L, Cédric B, Sublime, Didier, Béatrice et son fils, Kazumi, Takae, Kyoko, Michèle, Suzanne... et tous les Japonais francophones qui sont venus nous saluer et se joindre à nous !
http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/info/p-1911-Japon-les-anti-nucleaires-cernent-symboliquement-le-Parlement.htm?&rub=20&xml=newsmlmmd.58017ed0e59cbeb3874bbb1bcfcbaccd.541.xml

 

Lundi 30 juillet 2012130/07/Juil/201201:09

Révolution des Hortensias : les Japonais ne lâchent rien

Les manifestants sont venus de tout le pays pour faire comprendre au gouvernement que leur volonté est inébranlable. Les forces de police présentes autour du parlement ont vite été débordées par la foule.

Le mouvement ne cesse de croître de semaine en semaine. Un bras de fer pacifiste est désormais engagé entre le peuple et le gouvernement Noda qui persiste à vouloir redémarrer les centrales nucléaires.

Article de FranceTVinfo

«Au Japon, la rue viendra-t-elle à bout du nucléaire ? ? »

(cliquez sur ce lien pour accéder à l’article)

Reportage d’Euronews

Album de 福島を救え! 大震災義援! ウシトラ旅団

Reportage de la ZDF

Autres images

 

. Autres images sur le site 24,000YEARS

[Ajisai] Protestors broke through police barricade

 

Fukushima ne semble pas décontaminable ? des enfants de Fukushima présentent des excroissances anormales | Nucleaire

36% des enfants de Fukushima présentent des excroissances anormales | Nucleaire

 

Date de première diffusion: Mar., 6. mars 2012, 20h45

En savoir plus

Thèmes:

Société, Environnement & Sciences

Sophie Bourdais

La face cachée de Hiroshima - Émissions - France 3

La face cachée de Hiroshima (1/2) - Vidéo Dailymotion, La face cachée de Hiroshima (1 2) - YouTube, La face cachée de Hiroshima 2 - Vidéo Dailymotion 

La face cachée de Hiroshima  - l'indigné révolté, La face cachée de Hiroshima - citoyenactif, l'indigné, forum planete attitudeLe complexe militaro-industriel

★02 L'ouverture d'esprit et ses limites (zététique)

Hiroshima, la véritable histoire Par Enkolo dans Accueil le

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