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25/01/2013

Urgence, cela chauffe !!

Energie / Climat | le 24 January 2013

 

Qui détient le détonateur de la bombe climatique ?

Mines de charbon à ciel ouvert en Australie ou en Chine, sables bitumineux au Canada, projets pétroliers fous en Arctique ou au large du Brésil…

Dans un nouveau rapport, intitulé Point of No Return, Greenpeace a identifié 14 projets avec lesquels l’industrie fossile s’apprête à embraser le climat. Ces projets rejetteraient chaque année 6,34 gigatonnes de CO2 dans l’atmosphère. Pour vous donner une idée de grandeur, cela représente des émissions annuelles supérieures à celles des États-Unis.

Des projets « monstrueux »


Visualiser ces projets

Le rapport est rendu public au moment où s’ouvre le Forum économique mondial de Davos. Début janvier, le rapport « Global Risks 2013 » du World Economic Forum annonçait une augmentation globale des températures de 3,6 à 4℃ et identifiait la hausse des émissions de GES comme étant parmi les plus importants risques mondiaux.

En novembre dernier, l’Agence internationale de l’énergie estimait que pour empêcher une augmentation globale des températures au-delà de 2°C, 2/3 de nos ressources fossiles doivent rester dans le sol. Et pourtant, ce rapport démontre que la Chine prévoit d’augmenter de 20 % sa production de charbon, malgré une pollution de l’air insoutenable, et l’Australie de multiplier par deux ses exportations de charbon, alors que la barrière de corail est en danger. La ruée vers les réserves pétrolières et gazières de l’Arctique, facilitée par la fonte des glaces, risque d’en accélérer encore plus le recul. Le Canada envisage de tripler la production de ses sables bitumineux. L’exploitation de ces gisements est la façon la plus sale et la plus chère et la plus énergivore de produire du pétrole.

Il faut des alternatives. Et pas que dans les discours.
Le président Obama le sait. La solution à la crise climatique – et économique – passe par la transition énergétique. Il l’a rappelé lors du discours d’investiture de son deuxième mandat, le 21 janvier :
« Nous réagirons face à la menace des changements climatiques, car échouer serait trahir nos enfants et les générations futures [...] Le chemin vers un approvisionnement énergétique durable sera long et parfois difficile. Mais l’Amérique ne peut pas aller à l’encontre de cette transition. Elle doit en être la locomotive. Nous ne pouvons laisser à d’autres pays la maîtrise de technologies qui généreront de nouveaux emplois et de nouvelles industries, nous devons saisir cette opportunité ».

Malheureusement aujourd’hui ce sont ces gouvernements, américain, canadien, australien…, qui se sont engagés à lutter contre les dérèglements climatiques qui soutiennent également directement ou indirectement ces mêmes projets.

Industriels et décideurs politiques, avec « seulement » 14 projets, détiennent le détonateur de la bombe climatique.

Lire l’intégralité du rapport en anglais
Lire le résumé du rapport en français

Pour dire non à ces projets, passez à l’action et rejoignez-nous !
Demandez à Barack Obama de stopper les forages en Arctique

Mali : jeu géostratégique - zebre en cavale

" Tant pis pour les principes, quand entre en jeu la pérennité des intérêts militaires,
économiques et diplomatiques français sur le continent. La France ne veut pas être
le “gendarme de l’Afrique”, proclame le ministre de la Coopération Jacques Godfrain.
Depuis Bangui, on sait qu’il s’agit d’un voeu pieux ".


Michel Faure,
« La Françafrique est de retour »
, L’Express, 31 mai 1996.

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> Mali : le bruit des bottes qui commence,  Par Mireille Fanon-Mendes-France, Fondation Frantz Fanon, Experte ONU - novembre 2012

" Il s’agit de profiter de la déliquescence d’Etats sous domination continue depuis les indépendances pour réintroduire directement une présence militaire camouflée derrière des armées locales dont nul n’ignore l’insigne faiblesse.


Le Mali devient, dans ce jeu géostratégique, otage d’une volonté des Etats impérialistes et de leurs soutiens de porter partout la guerre sans fin de façon à interdire la progression d’une puissance adverse et, dans le même mouvement, d’éradiquer toute volonté des peuples à résister à l’ordre ultralibéral mondialisé construit sur la financiarisation et la militarisation.


Les Etats-Unis démontrent leur sens de l’opportunisme en répondant à l’appel à l’aide de son allié français désormais incapable, à lui seul, de gérer son pré carré africain. La présence américaine dans le Sahel permet de contrôler directement l’accès à des ressources essentielles, l’uranium notamment, et de conférer une profondeur stratégique à leur action sur le continent et au Moyen-Orient. "

 

>"Élections en Françafrique : l'hymne à l'hypocrisie" par Sayouba Traoré - La Découverte | Mouvements 3/2002 (no21-22), p. 54-62

Extrait : Des élections « convenables »

Les « Blancs » aiment les papiers. Avant toute chose, il faut une Constitution, mais une Constitution « convenable ». On convoque une assemblée qui est chargée de rédiger le texte constitutionnel. Mais on prend ses précautions. De telle sorte qu’aucun délégué n’ira s’égarer là où on ne l’a pas autorisé à s’aventurer. On se retrouve donc avec une Constitution taillée sur mesure. Le tout n’est pas d’avoir une Constitution, il faut des partis politiques. Toutefois, les conditions pour constituer une formation politique sont draconiennes. Du reste, pas un citoyen n’ignore que créer son parti c’est afficher son opposition au pouvoir en place. Ce qui revient à s’exposer aux foudres du régime. On a vu que cette crainte et ces difficultés n’ont pas empêché l’éclosion d’un nombre incroyable de partis politiques. Au Mali, pour neuf millions d’habitants, on a pu compter plus d’une vingtaine de partis politiques. Au Burkina, des dizaines. Ailleurs, le même phénomène a eu lieu. Cela s’explique : au terme de trente ans de parti unique et de régime autoritaire, ce ne sont pas les revendications, les contestations, les revanches à prendre qui manquent. Le besoin de s’exprimer est si fort que rien ne peut l’arrêter. Ainsi fait, on lance la campagne électorale. Mais attention, une campagne toujours « convenable ». D’abord la loi interdit et punit l’atteinte à la personne du chef de l’État. Allez faire campagne contre un candidat que les foudres de la loi vous interdisent d’égratigner ! Et c’est un candidat qui accapare les médias, puisque lui seul a accès aux médias d’État alors qu’il n’y a pas de radios privées, pas de journaux privés et pas de télés privées – en tous les cas, là où il y en a, les rédacteurs en chef savent instinctivement où il ne faut pas aller. Il a aussi à sa disposition les caisses de l’État. Ce n’est pas tout. La composition du corps électoral est connue du seul pouvoir.

 

Très vite, les réseaux métropolitains de la Françafrique comprennent les dangers qu’il y a à donner la liberté d’expression aux populations des pays africains. La mafia ne fonctionne bien que dans l’ombre. Et on ne va pas compromettre l’édifice, ruiner le travail de longues années de « coopération », dans des scrutins incertains. Et il y a des choses que l’opinion publique française n’a pas à savoir. La collusion entre les dictateurs africains


et leurs amis françafricains est donc naturelle. Il faut démocratiser, juste un peu – un tout petit peu –, tout en laissant les choses en l’état. Ce que l’émir Bongo a appelé « le changement dans la continuité ». Pour que ça change en continuant à fonctionner comme avant, il faut des présidents « démocratiquement élus à vie ». Et foin des aspirations des peuples africains.

> Dossier de la Françafrique à la mafiafrique - revue mouvements - Cairn-info

Areva en Afrique - Survie France

 

 

L'afrique : "nouvel eldorado des spéculateur"  -

 indigné révolté, Enjeux alimentaires et profits - citoyenactif, L'Afrique est une "mine d'or" pour les investissements, selon Pékin - Altermonde : " D'un côté, l'obésité, la précarisation accrue touche les pays développés ( page FB. De l'autre, la famine s'abat sur le Soudan et dans la Corne de l'Afrique (Article paru ICI : France Inter, Écouter jusqu’au 20/04/2014)

Un bon exemple de cet état imposé : Terre, pétrole : le Sud-Soudan, pays neuf à vendre– Rue 89 extrait « :" C'est l'ONG Norwegian People's Aid qui s'alarme. Dans un récent rapport. Il est très  

 humour 97.jpg

L'internationalisation de l'alimentation ; LES EMEUTES DE LA FAIM, Enjeux alimentaires et profits

 

 la photo de Inform'Action.

 
★ ★ ★ ★ ★ ★ ★ ★ ARTICLE N°4 ★ ★ ★ ★ ★ ★ ★
► Thème : MULTINATIONALE
► Sujet : Comment Areva laisse mourir ses travailleurs au Niger - Nucléaire
► Date : 15/01/2013
► Source : Basta Mag
http://www.bastamag.net/article2858.html
 
 

Lire aussi : L’industrie nucléaire française procède à un véritable pillage au Niger

 

Depuis 40 ans, la multinationale Areva puise abondamment dans les ressources d’un des pays les plus pauvres de la planète. Le Niger pourrait demain devenir le deuxième producteur mondial d’uranium. Pourtant, le pays figure à la dernière place de l’indicateur de développement humain. C’est dans cette absence de partage des richesses et sur fond de crise institutionnelle, que se profile une catastrophe sociale, environnementale et économique. Produire ici de l’électricité d’origine nucléaire a pour corollaire, là-bas, contaminations radioactives et désertification.

 

 

Photo : Areva ne fera pas la loi au Niger

Commentaires

Non à l'intervention militaire au Mali !

Le recto du tract de la JC du Rhône contre la guerre au Mali !

" On croit mourir pour la patrie
On meurt pour les industriels"
Anatole France

Écrit par : l'indigné | 26/01/2013

Une vraie bombe climatique

Écrit par : Bonachat.org | 27/12/2013

Les commentaires sont fermés.

 
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