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03/03/2013

Fillon-Copé

 

Petit cours sans prétention aucune, sur l'un de nos droits, que nous avons du mal à appliquer tous ensemble..... 
Et pourtant c'est légal, et c'est un droit universelle acquis lors de la révolution de 1789 ...

 
Petit cours sans prétention aucune, sur l'un de nos droits, que nous avons du mal à appliquer tous ensemble.....
Et pourtant c'est légal, et c'est un droit universelle acquis lors de la révolution de 1789 ...
Christophe Bxn :  la photo de Flores Magon.
 
"Tant qu'il n'y aura pas d'égalité économique et sociale, l'égalité politique sera un mensonge."
(Michel Bakounine)
Photo : "Tant qu'il n'y aura pas d'égalité économique et sociale, l'égalité politique sera un mensonge."
(Michel Bakounine)
http://contrelenfermement.noblogs.org/?p=911
Le nombre de suicides ou de morts suspectes en prison ne diminue pas. Un suicide ou mort suspecte tous les trois jours en prison, 10 fois plus qu’en milieu libre.
 
La démocratie accomplit aujourd’hui comme toujours son devoir : garantir la liberté… de circulation des capitaux, d’exploitation brutale du travail, de destruction de l’environnement, de sauvegarde des puissants et de leurs sommets.

Les libertés démocratiques sont comme l’heure de promenade dans les prisons : une pause encadrée dans une forêt de barreaux, les barreaux qui quotidiennement nous séparent de ceux qui, avec le bâton et la carotte, défendent leurs privilèges, leur pouvoir de décider pour tous d’un avenir toujours plus sombre.

Ceux qui parlent de « dénaturation » de la démocratie, qui en appellent aux constitutions et aux textes ne voient pas que ces constitutions et ces textes sont ceux qui garantissent un navire de luxe aux politiciens et associés, pendant que le long de nos côtes, sur les plages envahies de baigneurs, se présentent des cargos remplis de désespérés, sans droits, sans papiers, sans liberté.

A chaque coin de la planète depuis l’instauration des régimes démocratiques, prisons, répression, matraques, et coups de feu ont été la réponse démocratique aux demandes de justice sociale, d’égal accès aux ressources, de pleine liberté d’expression et de développement individuel.

Ceux qui parlent de démocratie « trahie » ne voient pas que les nombreux textes de droit ne sont que de belles paroles dont on fait étalage pendant les cérémonies officielles et qui sont réduits en lambeaux quand les places et les rues se remplissent de gens convaincus que la liberté n’est pas seulement une expression rituelle, mais le principe d’une organisation sociale plus juste pour tous et pour chacun, humus fertile dans lequel germeront les graines d’un monde nouveau.

Le monde que nous voulons et pour lequel nous descendons dans la rue ne tire pas sa légitimité de textes et de traités mais tire sa force d’une capacité d’autogestion et d’autonomie.

Sans barrières, sans frontières, sans États. Un monde où l’on vivrait solidairement, non un territoire à contrôler, à saccager, à asservir aux intérêts d’une minorité. Une utopie bien plus concrète que celle qui prétend conjuguer liberté et démocratie.

Eleonora
Extrait du journal de la Fédération Anarchiste italienne Umanità Nova, anno
81, n° 27, 22 juillet 2001
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La guerre Fillon-Copé, dans le business aussi 

 
Source : Capital
26/02/2013 à 05:00  
© REA
Le calme était presque revenu au sein de la première force d’opposition. Du moins en apparence. Ce mardi, au moment où François Fillon présentera sa feuille de route à la Mutualité pour les quatre futures années, Jean-François Copé animera une audio-conférence avec les cadres de l'UMP sur « l’avenir du mouvement ». Entre les deux ténors se joue une guerre d’égo… ainsi que qu’une vraie guerre éco. Qui, du séguiniste repenti ou du libéral assumé, est le plus «business friendly» ? Réseaux patronaux, doctrine, action gouvernementale et gestion locale : Capital a refait le match.

> Leurs réseaux patronaux : égalité

« Un nouveau monde, le vôtre »

Il lui aura fallu une cheville cassée pour que François Fillon révèle au grand jour sa proximité avec les grands patrons. C’était l’été dernier, après une chute de scooter à Capri, où il séjournait chez le président de Ferrari Luca di Montezemolo. «Il est en ligne directe avec beaucoup d’autres», assure Antoine Gosset-Grainville, son ancien directeur de cabinet adjoint. Et de citer en tête de liste l’ami Henri de Castries, P-DG d’Axa, que l’ancien Premier ministre avait songé à faire entrer au gouvernement en 2007.

Fillon versus Copé, c’est l’Afep (le lobby des grands groupes) contre Croissance Plus (l’association des entrepreneurs). Au premier les poids lourds du CAC : les Jean-Pascal Tricoire (Schneider), assez proche, Christophe de Margerie (Total), Patrick Kron (Alstom) ou Frédéric Oudéa (Société générale). Au second les quadras ambitieux et les «pigeons» du matraquage fiscal : Geoffroy Roux de Bézieux (Virgin Mobile), Bruno Vanryb (Avanquest), Charles Beigbeder entre autres fans. Ce dernier est en première ligne. «Jean-François m’a sollicité quand il a créé Génération France», explique l’ancien président de Croissance Plus et de Poweo. Libéral bon teint, secrétaire national de l’UMP où il anime un atelier «pédagogie de la réforme», Beigbeder lui prodigue ses idées entre dîners du dimanche soir et vacances partagées à Megève ou à Bonifacio. Copé, chantre de la droite décomplexée, assume aussi ses amitiés avec le sulfureux intermédiaire Ziad Takieddine et l’ex-grand argentier du foot français Jean-Claude Darmon.

Copé, un peu trop clinquant pour fréquenter le gotha du business ? L’idée ferait sourire Grégoire Chertok, associé ­gérant de Rothschild&Cie. Ce banquier patelin, témoin du second mariage de «JFC», est là pour jouer les entremetteurs, même s’il s’en défend, avec l’establishment et tempérer ses ardeurs droitières.

Des soutiens à gros revenus, Fillon en a aussi bénéficié dans la bataille de l’UMP. «Nous avons reçu une quinzaine d’offres de service, de banquiers, avocats, spécialistes du private equity», assure un ancien de Matignon. René Ricol n’est pas non plus un ingrat. «Ravi d’avoir travaillé avec le Premier ministre» pour le grand emprunt, le célèbre expert-comptable a hébergé son cabinet de conseil créé, au cas où, après la défaite de Nicolas Sarkozy.

Leur doctrine économique : avantage Copé


A défaut de faire l’inventaire du sarkozysme, ils jouent à «c’est moi qui l’a dit en premier». En finir avec les 35 heures ? «Copé est le seul à l’avoir réclamé clairement», assure son ami Olivier Dassault. Oubliant peut-être que Fillon invitait dès 2008 les partenaires sociaux à aborder ce sujet explosif. ( La TVA antidélocalisation, remastérisée «sociale»  , bouclier fiscal, l’élu de Meaux en serait l’initiateur et le voyait à 60%, selon la biographie de Solenn de Royer et Frédéric Dumoulin, «Copé, l’homme pressé» (L’Archipel).

Là où Jean-François Copé prend l’avantage, c’est dans le packaging.  Créé en 2006, son microparti Génération France lui sert de boîte à idées. Sur le modèle, d’après son site, de celui de Konrad-Adenauer-Stiftung, père de la CDU allemande. C’est chic. En comparaison, le France.9 de Fillon fait un peu banquet de la IIIe République.

> Leur bilan de ministre : égalité

Ce fut court mais efficace. De son passage au ministère du Budget, de 2004 à 2007, Jean-François Copé a gardé un surnom, «Monsieur à l’euro près». De fait, sous la houlette du patron de Bercy Thierry Breton, ce fan de finances publiques a réduit le déficit et la dette de la France (....) . «Il a bien analysé la crise américaine de 2008, contrairement au président de la République», note Marc Ladreit de Lacharrière, président de Fimalac et propriétaire de l’agence Fitch.

AA+ aussi pour le plan compétitivité de Fillon. Il avait tapé encore plus fort que François Hollande en accordant aux entreprises 23 milliards d’allègements de charges sur les bas salaires. «Il faut aussi le créditer de l’extension du crédit impôt recherche», estime Noël Forgeard, l’ancien patron d’EADS. Plus anecdotique, mais signe de sa combativité, Copé peut revendiquer sa charte du contribuable. «Il a bataillé pendant dix mois contre la Direction des impôts pour lui faire avaler le principe de bonne foi de la déclaration», se souvient son ami Bastien Millot. (....)

> Leur gestion d’élu local : avantage Fillon

«Chez moi, à Meaux…» Jean-François Copé surjoue son ancrage local en toute occasion. La ficelle, qui fait passer en creux Fillon pour un député des beaux quartiers de Paris, est un peu grosse : né dans les Hauts-de-Seine, il s’est fait parachuter à la mairie de cette ville populaire de Seine-et-Marne en 1995, (....)

François Fillon : «Il était obsédé par l’installation des PME dans son département et m’avait demandé de chercher des sous-traitants automobiles», se souvient Noël Forgeard, l’ancien patron d’EADS, à l’époque conseiller du ministre. Comme maire de Sablé-sur-Sarthe (1983-2001), il a favorisé le développement des groupes locaux, le volailler LDC, le fromager Bel. Et son Technoparc des 24 Heures, à côté du circuit, après un départ poussif, s’est bien rempli. Seul bémol, son projet de parc d’attractions sur l’auto­mobile est resté aux stands.

Christophe David et Gilles Tanguy

 partagé la photo de Phil Pouch.

 
 

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