Avertir le modérateur

01/05/2013

Comprendre le capitalisme japonais

n
 

Le libéralisme est la croyance ou caractère efficient de l'économie de marché

.  

Globalia de Jean Christophe...« Pour résoudre définitivement la question sociale, il(s) propose(nt) de partager l'humanité en deux parts inégales. Un dixième obtiendra la liberté absolue et une autorité illimitée sur les neuf autres dixièmes qui devront perdre leur personnalité et devenir en quelque sorte un troupeau Dostoievski ( Les possédés p 401

 
Cela ressemble au scénario de Globalia de Jean Christophe Ruffin. Au sortir de la seconde guerre mondiale, et la guerre froide : des dirigeants d'entreprises ont décidé de créer des marchés communs, ou certes un semblant de liberté parfaite ...Mais avec un prix très cher cf voir aussi Modèle Allemand"
 

État libéral dégénéré : « […] il n’y a pas plus de raisons d’assimiler le libéralisme à tout ce que des libéraux, ou des hommes supposés tels, ont à quelque moment proclamé comme un évangile. Ils peuvent très bien s’être trompés, et dans la mesure où ce qu’ils considéraient comme du libéralisme a eu des conséquences antilibérales, ils se sont certainement trompés. » Le bout de la logique 1  l L'argent sans foi ni loi 2, mis sur facebook, La " crise" permanente , " la sortie du capitalisme "

« De la servitude moderne

 

Résumé : En trente années de politiques néolibérales, le Japon est devenu l'un des pays les plus inégalitaires de l'OCDE. La publication du livre de Sébastien Lechevalier, "La grande transformation du capitalisme japonais" , arrive à point nommé pour éclairer une zone d'ombre de l'histoire récente du Japon mais aussi pour donner des clés de compréhension à la crise du capitalisme en cours depuis 2007

 

 

  : Le Japon est aujourd'hui très connu en France, à travers sa culture populaire - manga, animé - et sa cuisine. Mais que sait-on au juste de cette "face cachée de la lune", située quelque part entre l'extrême-orient et l'extrême-occident ? Au-delà des clichés, ce blog apporte un éclairage sur quelques aspects méconnus de la société, de la vie politique et de la culture populaire dans l'archipel.

 Contact

 Partager ce blog

 

Sans-abris à Ôsaka, avril 2012 (DR/Mathieu Gaulène)

 

 

livre 31.gif

 

 

 

 

 

De France, lorsqu'on évoque le néolibéralisme, les exemples britannique ou américain sont souvent mis en avant. L'exemple japonais peut paraître incongru. Et pourtant, le Japon est le pays de l'OCDE qui a connu la plus grande montée des inégalités en raison de la déréglementation du marché du travail, de la montée de l'emploi précaire – 40% de la population active aujourd'hui – et d'une mise au pas des syndicats – avec la privatisation de secteurs de lutte comme le rail ou la poste. Autre domaine où l'Archipel est en avance dans ce processus néolibéral, l'école. Les universités sont aujourd'hui pour la plupart privées, les frais d'inscriptions exorbitants et surtout, comme dans aucun autre pays, le savoir se vend comme une marchandise à grand coup de campagnes de publicités racoleuses promettant un avenir radieux pour les futurs diplômés. Résultat, le niveau général ne cesse de chuter.

 

Libéralisation, privatisations : un choix idéologique

L'histoire du néolibéralisme au Japon débute avec le Premier ministre NAKASONE Yasuhiro (1982-1987), ami personnel de Ronald Reagan. Celui-ci, par choix idéologique et alors que l'économie japonaise ne connaît pas de dysfonctionnements majeurs, décide à partir de 1982 de libéraliser les marchés financiers. Cela a pour conséquence, en 1991, de plonger le Japon dans une crise financière et économique dont il n'est sorti qu'en 2004 avant de replonger avec la crise de 2007 (1). Pour Sébastien Lechevalier, les politiques néolibérales n'auraient en fait été en aucune façon une solution à la crise. Au contraire, « c'est bien la déréglementation des années 1980 qui a provoqué l'entrée en crise »(2)
capitalismejaponais.gif
S'ensuit dans ces années 1980, une série de privatisations de plusieurs grandes compagnies publiques. L'opérateur de télécommunication Nippon Telegraph and Telephone (NTT) ouvre la danse avec sa privatisation en 1984, opérée sans encombre grâce à la complicité du syndicat Zendentsû, qui l'approuve. Il en est autrement de la compagnie ferroviaire Japanese National Railways (JNR), où les syndicats Kokurô et Sôhyô sont fermement opposés à la privatisation. Nakasone n'a d'ailleurs jamais caché que l'opération visait à briser les reins de ces deux pôles du syndicalisme de lutte. La purge auquel se livre la compagnie après sa privatisation provoque la mort du syndicalisme de lutte au Japon, laissant libre cours aux réformes à venir. « Du fait de la privatisation, écrit Lechevalier, 73 000 employés ont perdu leur emploi. Le nombre de membres du Kokuro passe de 187 000 en 1987 à 44 000 après la privatisation. De nombreux salariés sont renvoyés (ou « non réembauchés ») à l'issue de ce processus. »(3)

 

Le syndicat Sôhyô s'écroule, entraînant dans sa chute le Parti socialiste japonais quelques années plus tard. C'est la fin du syndicalisme de lutte et de pratiques radicales comme la grève. S'ensuit en effet « la fusion de presque tous les syndicats en un vaste rassemblement peu puissant, le Rengo, en novembre 1987 »(4) Les syndicats se retrouvent alors « unifiés mais incapables d'entreprendre des actions radicales »(5). C'est la victoire du syndicalisme de cogestion, dont la raison d'être semble être de donner une légitimité aux politiques néolibérales.

 

Un libéralisme bien nippon

Le principal slogan utilisé par Koizumi lors des élections de 2005 – « de la bureaucratie au peuple » (kan kara min e) – allait bien au-delà de l’assainissement des finances publiques, annonçant un vaste projet de transformation de la société, dont la déréglementation des activités économiques, la baisse du nombre des fonctionnaires et la privatisation d’un certain nombre d’agences publiques n’étaient que les manifestations les plus visibles)

 

Une évolution spécifique du capitalisme japonais

Cependant, dans la foulée, l'avancée du néolibéralisme connaît une pause de presque dix ans, ce qui fait dire à Sébastien Lechevalier qu'il s'agit plus d'une « transition néolibérale » que d'une véritable « révolution néolibérale ». Cette pause s'explique par l'hétérogénéité du parti de droite au pouvoir, le Parti libéral-démocrate (PLD), où les conservateurs qui défendent le modèle japonais d'après-guerre sont nombreux.

Mais à partir de 1996, une nouvelle phase néolibérale débute. Elle naît de la rencontre entre des idées - portées à bout de bras par la presse, du quotidien économique Nihon Keizai Shinbun au quotidien de centre-gauche Asahi Shinbun - avec une nouvelle génération de politiciens. KOIZUMI Jun'ichirô, désigné Premier ministre en 2005, en est l'incarnation parfaite, avec son combat au sein du PLD pour la privatisation de la poste.

S'inscrivant dans le courant de la diversité des capitalismes, l'auteur précise que cette phase transitoire serait en voie d'achèvement, que le capitalisme japonais arrive dans une nouvelle forme figée. Cependant, le capitalisme japonais garde ses spécificités et reste différent du capitalisme anglo-saxon ou européen. Par exemple, le Japon conserve une réglementation très stricte dans le domaine de la santé : le prix des consultations ne peut jamais dépasser celui fixé par l'assurance-maladie et l’État fixe chaque année le prix des médicaments, qui baisse automatiquement en fonction de leur ancienneté(6) D'où la crainte de certains, d'une ouverture du marché de la santé aux assurances américaines dans le cadre du Partenariat trans-pacifique (TPP).

 

Déréglementation du marché du travail et emploi des femmes

Le contrat social né dans l'après-guerre garantissait à la plupart des travailleurs l'emploi à vie, une formation permanente et une garantie de progression du salaire en fonction de l'ancienneté. C'est sur cette base que les Japonais s'impliquèrent dans leurs entreprises en non en vertu de soi-disant valeurs confucéennes. La déréglementation du marché du travail fait voler en éclat cette relation entre les travailleurs et leurs entreprises. L'emploi précaire ne cesse d'augmenter dans les années 1990 jusqu'à atteindre 30% de la population active en 2009, puis 40% en 2011. Le modèle classique ne disparaît pas pour les employés des grandes entreprises mais un dualisme du marché du travail de plus en plus important apparaît.


DSCN0987

Une église servant de refuge aux sans-abris, Ôsaka, avril 2012

 

Les femmes sont les premières touchées par cette politique en faveur de l'emploi précaire. En effet, contrairement à une idée reçue, les Japonaises travaillent et c'est l'un des mérites de ce livre que de le rappeler. Leur vie professionnelle est cependant en dents de scie ou plus précisément forme une courbe en M. Après une première phase où le nombre de femmes occupant un emploi augmente, s'ensuit une diminution après la naissance du premier enfant puis un retour pour quelques années sur le marché du travail une fois les enfants arrivés à l'âge adulte. En conséquence de cette carrière sacrifiée, la plupart des femmes sont condamnées aux petits boulots, du lycée à la retraite. Face à cette situation, elles sont de plus en plus nombreuses à refuser de sacrifier leur vie professionnelle, d'où un taux de natalité très bas et la démographie la plus vieillissante au monde.

 

À la pointe dans la marchandisation du savoir

Le système éducatif japonais n'a pas échappé aux politiques inspirées par l'idéologie néolibérale (7)Le Japon est aujourd'hui le pays où le processus de marchandisation du savoir est le plus avancé. D'où l'idée de consacrer à cette question un chapitre spécifique (8) Comme souvent, la première amorce de réforme néolibérale se fait en douceur via un « assouplissement » des programmes qui passe par la semaine de cinq jours et la simplification des cours, le yutori kyôiku, littéralement « une éducation qui laisse du temps ». La deuxième phase débute en 2000 avec la suppression de la carte scolaire qui permet de mettre en concurrence les établissements entre eux, une concurrence favorisée également par la décentralisation budgétaire. En termes plus brefs, l’État se désengage peu à peu, laissant la place à un secteur privé qui ne cesse de croître. Pour parfaire le tout, une réforme en 2004 lance un processus de privatisation progressive des universités nationales.

La première conséquence est l'augmentation continue de la fréquentation des juku, ces écoles privées dispensant des cours complémentaires le soir ou le week-end. Ce « système des juku » serait selon l'auteur, « un véritable laboratoire du marketing appliqué à l'enseignement, dont on ne trouve nulle part l'équivalent, même dans les pays anglo-saxons." (9) Autre conséquence désastreuse, l'augmentation des frais d'inscriptions à l'université, obligeant les familles japonaises à s'endetter. Pour les auteurs, cette libéralisation de l'éducation constitue en définitive une « rupture historique avec le système de 1947 qui garantissait aux élèves l'égalité des chances (au moins théoriquement) » (10)

 

Explosion des inégalités sociales 

C'est cependant l'explosion des inégalités sociales qui est la conséquence la plus visible de ces trente années de politiques néolibérales. Selon une enquête de l'OCDE de 2006 citée par l'auteur,« les inégalités de salaires ont dépassé la moyenne de l'OCDE et ont connu la plus forte croissance des pays développés » (11) Alors que dans les années 1970, plus de 90% de la population avait le sentiment d'appartenir à une « nouvelle classe moyenne » (shin chûkan taishû), l'expression de « société inégalitaire » est devenue aujourd'hui courante (12) C'est en 2001 qu'est publié le livre Société inégalitaire (fubyôdô shakai) du sociologue SATÔ Toshiki, qui impose dans le débat public cette expression .

 

DSCN0991

"Est-ce que tu vas bien? On attend de tes nouvelles" A Ôsaka, les enfants de sans-abris collent des autocollants, à la recheche d'un parent perdu. (Avril 2012)


Dans les années 2000, ces inégalités sont devenues de plus en plus en visibles. Le nombre de sans-abris, phénomène marginal jusque là, n'a cessé d'augmenter, sans qu'aucune politique n'ait été décidée à leur égard. Dans tous les parcs des grandes villes sont donc apparus des abris de fortune construits de bric et de broc et recouverts de bâches bleues. Les passages souterrains de la gare de Shinjuku deviennent chaque nuit de véritables dortoirs improvisés où des hommes et des femmes dorment à même le sol, sur des cartons. Autre phénomène, l'émergence de freeters jeunes précaires – et NEETs sur lequel Lechevalier revient brièvement. Pour lui, décrire cette montée des inégalités est essentielle à la compréhension jusqu'à son aboutissement de toute politique visant à la libéralisation des marchés. « Cette trajectoire d'un pays qui était l'un des plus égalitaires dans les années 1970 et qui est devenu l'un des plus inégalitaires aujourd'hui constitue le cœur de l'ouvrage et des leçons à tirer de l’expérience japonaise. »(13)

 Freedom and Survival - The Freeter Union

 

La crise actuelle pourrait bien sûr être résolue par des moyens déjà utilisés historiquement par ce système dans des contextes comparables: guerre(s), destruction massive des moyens de production et de la force de travail (Tokyo Freeters ) . Tokyo Freeters - YouTube : Le Japon compte aujourd'hui plus de deux millions de freeters : des jeunes précaires peu qualifiés qui, faute de moyens, ne peuvent se fixer. Les inquiétudes à l'international s'ajoutent à l'annonce de performances mitigées de l'activité nippone. Si la confiance des entrepreneurs a retrouvé son niveau d'avant la crise de 2008, les prix ont stagné en mars et le 10 avril, le gouvernement a annoncé une baisse de 8,8 % en février des commandes de machines, chiffre très en deçà des attentes.

 

L'illusion de l'alternance de 2009

Les Japonais n'ont cependant pas été insensibles à cette évolution et un recentrage sur la gauche s'est opéré peu à peu. 2008 fut en quelque sorte une prémisse de ce changement. Contre toute attente, la publication d'un petit ouvrage de la littérature prolétarienne des années 1930, « Le Bateau-usine » (Kanikôsen), connaît un succès très important, à l'instar de ce qu'a connu la France avec Indignez-vous (14) La presse japonaise s'empare de ce sujet et cherche à comprendre les motivations des jeunes lecteurs. A leur grande stupeur, on découvre que la génération des jeunes Japonais précarisés se reconnaît dans les conditions de travail des ouvriers du roman. La même année, le Parti communiste japonais renoue avec la jeunesse, avec plusieurs milliers d'adhésions.

En 2009, après plus de 50 ans de domination, le parti au pouvoir cède la place au Parti démocrate japonais (PDJ). Doté d'un programme très progressiste pour le Japon, il constitue un espoir pour la population. Quelques mesures sociales sont mises en œuvre comme la création d'allocations familiales ou l'extension du seikatsu hogo, le RSA japonais. Mais rapidement, l'application des mesures s'arrête et la différence avec le PLD devient de plus en plus ténue. L'auteur ne semble d'ailleurs se faire guère d'illusion sur la capacité du PDJ à poursuivre la mise en place de réformes néolibérales. « La fin de la séquence néolibérale n'est pas encore écrite. Si la crise budgétaire devait déboucher sur une crise de paiement à la grecque, alors le Japon serait contraint d'appliquer les recettes néolibérales de la réforme structurelle. »(15) Les événements récents semblent lui donner raison. En réponse à une exigence du FMI, le parti au pouvoir s'apprête à faire voter une loi pour le doublement de la taxe sur la consommation. Et l'auteur de se demander « si les élections de 2009 constituent une vraie alternance […] ou bien si Koizumi peut affirmer, à l'instar de Thatcher à propos de Blair, que le Parti démocrate de Hatoyama, Ozawa et Kan est sa plus grande réussite. »(p.16)

 *Sébastien Lechevalier, La grande transformation du capitalisme japonais, Presses de Sciences Po, Paris, 2011, 17,50 euros

Japon : cette déflation qui n'en finit pas...

Cercle vicieux de la déflation

La déflation chronique que connaît le Japon depuis quinze ans est un boulet économique particulièrement tenace.

La genèse d'une catastrophe
La déflation, le Japon a tout fait pour la construire, et n'arrive plus aujourd'hui à s'en débarrasser. Voici résumé le scénario d'une maladie chronique dévoilant le mécanisme retors, mais assez logique, d'une déflation "réussie".

22 septembre 1985 : le G5, dont fait partie le Japon, signe les "accords du Plaza." Ces accords visent, entre autres, à dégonfler la bulle spéculative sur le dollar américain dont la valeur s'envole.

En quelques mois, un brutal rééquilibrage s'opère. Le yen s'apprécie de 56% par rapport au billet vert. Pour se prémunir des effets d'une chute trop brutale de la devise américaine, de nombreux actifs en dollars sont vendus. De conséquents fonds en yens deviennent disponibles.

Evolution de l'indice Nikkei de 1968 à 2010

Evolution de l'indice Nikkei de 1968 à 2010

Source : Statistics bureau, Historical statistics et Nikkei.net. Indice Nikkei 225

1985-1991 : la bulle spéculative se met en place
Face à la hausse des fonds disponibles, les investisseurs se tournent vers le marché des actions. Les banques perdant une partie de leurs clients vont se tourner, elles, vers le marché de l'immobilier pour trouver des débouchés. La bulle se gonfle. La capitalisation boursière à Tokyo, qui représentait 60% du PIB en 1985, grimpe à 153% du PIB en 1989 ! Quant au prix des terrains dans les six plus grandes villes japonaises, il est multiplié par trois entre 1985 et 1991.

1990-1991 : pour contrer une bulle qui devient incontrôlable, la Banque du Japon fait passer son taux d'escompte (son taux d'intérêt pour les prêts à très court terme) de 2,75% à 6% en seulement six mois. Les premiers actifs commencent à se revendre. Rapidement, c'est la dégringolade, tout le monde se précipite pour vendre. Schéma classique.

1991-1999 : La déflation s'installe
Tous les éléments de la crise économique classique vont se mettre en place. Les banques, se retrouvant handicapées par des créances douteuses, vont restreindre l'accès au crédit. Les entreprises ayant des difficultés à investir, dans un environnement économique devenu subitement incertain, vont préférer se désendetter pour assainir leurs bilans. Les investissements des entreprises qui représentaient 22% du PIB en 1990, et étaient une des forces du modèle industriel japonais, vont tomber à 15% en 2001. Les salaires des employés japonais (dont une partie non négligeable est constituée d'un bonus variable) se retrouvent subitement gelés durant cette "décennie perdue."

Evolution de l'indice des prix à la consommation de 1993 à 2011

Evolution de l'indice des prix à la consommation de 1993 à 2011

L'économie fait du surplace, plus rien n'avance, et dès 1997, la désinflation (inflation en baisse mais qui reste positive) s'amorce, et la barre du 0% est franchie en 1999.

La bulle n'éclate pas, elle explose ! De 1991 à 1994, le cumul des pertes va représenter 500 000 milliards de yens pour le marché boursier, et 300 000 milliards de yens pour l'immobilier.

Une réponse publique inappropriée
Manque de réactivité des institutions japonaises, imbrication complexe faite de copinages et de rivalités entre la classe politique et les autorités monétaires, toujours est-il que les politiques publiques n'esquisseront qu'une molle riposte face à la crise dans les années 90.

Pour Evelyne Dourille-Feer, spécialiste de l'économie japonaise au CEPII – Centre d'études prospectives et d'informations internationales – l'inaction publique est largement responsable de l'enlisement de la situation et de ses conséquences néfastes. "Alors qu'une intervention rapide et d'ampleur auprès des banques, via un rachat des créances douteuses, aurait pu relancer la machine, l'Etat n'en fera rien. Il se contentera d'amorcer une classique politique de relance en se substituant au secteur privé qui lui ne veut plus investir".

C'est l'époque des grands travaux publics, des "ponts sur des rivières asséchées" destinés à limiter au maximum la hausse du chômage, vécue comme un drame national au Japon, bien que son maximum ne fût "que" de 5,4% de la population active, en 2002.

Après 10 ans de réponses inappropriées, les hommes de la situation s'appelleront Junichiro Koizumi, Premier ministre de 2001 à 2006, et Heizô Takenaka, son ministre d'Etat pour la Politique économique et fiscale. Ensemble, ils prépareront le "Plan Takenaka" pour en finir avec la déflation.

Le mot d'ordre est simple : débarrasser au plus vite les banques japonaises de leurs créances douteuses, qui représentent en 2002 8,4% de leurs créances totales. Mission accomplie en quatre ans seulement par le gouvernement Koizumi qui ramènera ce niveau à 1;8% seulement du PIB en 2006. La confiance revient (un peu), et la hausse du commerce extérieur du Japon, dopé par l'expansion chinoise, permet de retrouver la croissance. En 2006, lorsque Koizumi quitte son poste, la déflation a disparu.

Coup de poing sur la cicatrice
Finie pour de bon la déflation ? Oui... pour trois ans seulement. Koizumi et Takenaka ont peut-être réussi à éradiquer rapidement le fléau, mais le modèle reste encore très fragile malgré la croissance. Les entreprises, échaudées par ce qu'elles ont traversé les vingt dernières années, ne vont pas jouer pleinement le jeu de la redistribution des gains issus de la croissance pour leurs salariés. La situation, bien qu'elle se soit améliorée, reste vulnérable au moindre choc. Et le choc va arriver.

La crise de 2008 va faire replonger un Japon convalescent dans sa morosité et son blocage économique. L'effondrement de la demande européenne, et le ralentissement chinois font exploser la "bulle d'exportation" japonaise. Dès 2009, la déflation recommence.

Alors que les effets de la crise semblaient s'estomper, le tsunami de 2011 et la crise conjoncturelle qui s'en est suivi ont de nouveau fait replonger l'Archipel à un taux de -0,3% en 2011. Les prévisions sont à 0% pour 2012, et on espère un retour de l'inflation (curieux à lire pour un Français n'est-ce pas ?) pour 2013. Si rien de fâcheux n'arrive entre-temps...

La déflation bénéfique pour le grand public : fausse bonne "idée"
Quels sont les impacts concrets dans la vie quotidienne d'un Japonais de cette déflation chronique ? On peut distinguer deux principaux phénomènes néfastes :

- Les prix n'ayant pas augmenté, les pertes issues de l'éclatement de la bulle économique n'ont jamais été rattrapées. L'indice Nikkei a perdu 73% de sa valeur entre 1989 et 2001. Durant la même période, le foncier a chuté de 66%. Ces montants n'ont jamais été compensés par une hausse des prix. Les baby-boomers ayant investi dans les années 80 n'ont donc jamais récupéré leur mise.

Mais cette fois-ci, promis, juré, a dit Shinzō Abe, élu en décembre dernier, les choses vont changer et le Japon va amorcer des mutations profondes pour lui faire retrouver sa grandeur de la fin du XXe siècle.

Les observateurs avaient de quoi être sceptiques à l'arrivée au pouvoir d'Abe : celui-ci avait déjà été une fois Premier ministre (2006-2007) prenant justement la succession de Koizumi

"le Japon franchissait enfin le pas des grandes réformes économiques et de l'ouverture à l'international ? Il faut dire que le Japon sort d'une période particulièrement déprimante en termes de politiques économiques, et a traversé un long tunnel depuis le passage du Premier ministre libéral et réformateur Koizumi (2001-2006). Depuis, c'était une succession de gouvernement sans grande envergure, incapables d'enrayer le déclin du Japon sur la scène mondiale, et même asiatique".( Les héritages de Koizumi - La Vie des idées Les années Koizumi (2001-2006) ont profondément changé la vie politique nippone. Outre les réformes libérales et une certaine nostalgie pour le passé impérial du pays, l’ancien Premier ministre a apporté au Japon un style de communication politique radicalement nouveau"

 

Mais l'Abe nouveau n'est plus le même, il a un vrai programme économique, s'est concilié les bonnes grâces de la Bank of Japan (BoJ) pour faire tourner la planche à billets et injecter un peu d'inflation dans la machine nippone.

 Le Japon était handicapé par une devise trop forte depuis 2010 et voyait son commerce extérieur sombrer face à la Corée du Sud et aux émergents d'Asie du sud-est, alors les "Abe-nomics" (par référence aux "Reaganomics" des années 80) viennent de restaurer la compétitivité du pays en moins de deux mois.Le yen a été dévalué de 23,5% en 10 semaines...  Premier ministre et la rapidité d'exécution une fois que la Banque centrale nippone a fait sien l'objectif des 2% d'inflation.

Le Fonds monétaire international (FMI), « les Abenomics doivent encore se traduire par une demande intérieure privée renforcée » au Japon. | Michel Euler/AP« Les efforts du Japon en faveur de la croissance et du redressement des finances publiques sont appréciés ». Taro Aso, le ministre japonais des finances, semblait satisfait, vendredi 11 avril, à l'issue de deux jours de discussions à Washington des grands argentiers du G20.

Pourtant, l'avenir des « Abenomics », ces mesures économiques mises en place par le premier ministre Shinzo Abe pour sortir de la déflation et relancer l'économie, suscite le scepticisme.Le secrétaire américain au Trésor, Jack Lew a ainsi appelé le Japon à décocher rapidement la « troisième flèche » de ce plan. Les deux premières portaient sur l'assouplissement monétaire et le soutien à l'activité par la dépense publique.

Quels avantages réels le Japon peut-il tirer de l'effondrement du yen ?
Il s'agit selon nous d'un fusil à un seul coup. Cela favorise en effet une grande opération de déstockage... mais d'ici quelques mois, la hausse de prix des matières premières (100% du pétrole, du gaz, des métaux rares proviennent de l'étranger) et la hausse des salaires (pour compenser l'inflation importée) vont progressivement obérer les avantages de la dévaluation compétitive.

Au bout du compte, le Japon va peut-être effectivement atteindre son objectif d'inflation -- mais il va créer un choc déflationniste chez les concurrents et accroître la valeur des actifs détenus par les Japonais à l'étranger. Dès que le yen aura fini de chuter, l'inversion du mécanisme de carry trade provoquera un rapatriement de capitaux et potentiellement un repli technique des indices boursiers .

Alors oui, sous les effets conjugués de milliards de yens de plans de relance et d'un affaiblissement notable de sa devise, le Japon parviendra peut-être à grappiller quelques dixièmes de point de croissance, mais celle-ci sera payée à coups d'endettement massif et de risques grandissants de guerre des monnaies.

Ce qu'il faut en déduire pour le Nikkei
S'il est difficile d'apprécier dans quelle mesure la stratégie de Shinzo Abe va doper durablement l'économie nippone, le Premier ministre peut déjà se vanter d'avoir provoqué une flambée sans précédent -- et sans équivalent -- de la Bourse de Tokyo : +.....
dotées de plateformes de transactions permettant de pratiquer le "high frequency trading" tout comme à Londres ou New York) dont toute psychologie semble avoir été purgée par l'ultra-robotisation des transactions boursières. cf la finance folle
 

Mais surtout, il semble plus que jamais décidé à réaliser son grand projet économique : faire rentrer le Japon dans le TPP, le Trans-Pacific Strategic Economic Partnership, la vaste zone de libre-échange qui émerge petit à petit des deux côté de l'océan Pacifique. trans-pacific strategic economic partnership agreement - SICE  - Traduire cette page

Pour l'instant réduit à cinq Etats (le Bruneï, le Chili, la Nouvelle-Zélande et Singapour), le TPP est négocié actuellement par des pays d'un autre calibre sur le plan économique, notamment les Etats-Unis qui ont entraîné dans leur sillage le Canada, le Mexique, l'Australie ou la Malaisie

 Le mouvement insufflé par l'Organisation mondiale du commerce, le Japon maintient un protectionnisme tarifairede deux manières. Primo, en protégeant malgré tout des secteurs de la concurrence internationale par des droits de douanes. Secundo, le Japon n'était pas un très grand instigateur de zones de libre-échange, se tenant à l'écart de ces mouvements  – une situation laquelle Shinzō Abe veut justement mettre un terme définitif.

L''idée au Japon, où le débat sur le TPP est très présent, est plutôt de faire le constat que le Japon n'a plus le choix de pouvoir rester à l'écart du commerce international, et que c'est le moment, enfin, de rentrer de plain-pied dans la dynamique.

Séduire les modestes, attirer les puissants
Une adhésion au TPP permettrait-elle donc de relancer la machine commerciale japonaise et enfin de faire revenir la croissance durable dans un pays qui sort de sept ans de marasme politique, et qui a connu, depuis 2008, trois années de récession ? Pas vraiment, selon les économistes, qui n'attendent pas des résultats fabuleux pour l'économie nippone

"Les évaluations gouvernementales chiffreraient à seulement 0,7% du PIB les gains liés à une adhésion au TTP" rappelle Bruno Ducoudré, spécialiste du Japon à l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE). "De plus, si ce traité concerne l'ensemble des secteurs de l'économie japonaise, il faut rappeler que le TPP ne comprend pas deux des principaux partenaires commerciaux du Japon : l'Union européenne et la Chine. Il ne faut donc pas en attendre un réel choc de croissance."

Ce que cherche Shinzō Abe, ce n'est donc pas un "choc de croissance", mais plutôt un "choc d'ouverture" poussant les partenaires commerciaux traditionnels du Japon à envisager également la question du libre-échange, tout en préparant les citoyens de l'archipel à de futurs engagements économiques aux conséquences, eux, beaucoup plus importants.

Et le Premier ministre japonais a plutôt fait preuve, sur ce coup, d'un flair bien placé : quelques jours seulement après que Shinzō Abe ait annoncé (fin février-début mars) la mise en place concrète de processus de négociations, le Conseil européen et la Commission européenne ont annoncé, le 25 mars, le lancement officiel de négociation sur une zone de libre-échange UE-Japon, un accord qui couvrirait potentiellement deux zones représentant un tiers du PIB mondial

Un accord qui permettrait aux pays européens de mieux pénétrer le complexe marché nippon, et aux Japonais de damer le pion à d'autres pays asiatiques – la Corée notamment – sur les marché à fort potentiel d'exportation, l'automobile notamment

Le lendemain du lancement des négociations avec l'Union européenne, c'est la Chine et la Corée du Sud qui ont fait savoir leur souhait de former une zone tripartite qui serait un mastodonte économique du libre-échange en Asie de l'Est. Pari gagné pour Shinzō Abe qui a su provoquer chez ses partenaires un sentiment qui s'était un peu émoussé depuis plusieurs années : rendre le Japon désirable sur la scène économique internationale

OPPOSITION DES SYNDICATS ET DES ORGANISATIONS AGRICOLES

Attendue en juin, la troisième passe par la libéralisation du marché du travail et de l'agriculture ainsi que par la conclusion d'ambitieux accords de libre-échange.. Lire aussi : Japon : 1,5 % de croissance en 2013 Lew n'est pas le seul à douter. Le Fonds monétaire international (FMI) s'inquiète lui aussi du retard de la troisième « flèche ».« Les Abenomics doivent encore se traduire par une demande intérieure privée renforcée », affirme l'institution.

 Mais, au Japon, les mesures de la troisième flèche envisagées se heurtent à l'opposition des syndicats et des organisations agricoles.

Et si un accord de libre-échange a été conclu le 7 avril avec l'Australie, le principal, le Partenariat transpacifique (PTP), en négociation avec onze pays, dont les Etats-Unis, ne semble pas prêt de l'être.La plupart des experts nippons n'attendent pas d'avancées avant les élections de mi-mandat en novembre aux Etats-Unis.

PERFORMANCES MITIGÉES

Les inquiétudes à l'international s'ajoutent à l'annonce de performances mitigées de l'activité nippone. Si la confiance des entrepreneurs a retrouvé son niveau d'avant la crise de 2008, les prix ont stagné en mars et le 10 avril, le gouvernement a annoncé une baisse de 8,8 % en février des commandes de machines, chiffre très en deçà des attentes.Cela pourrait se traduire par « des investissements réduits de la part des entreprises au deuxième trimestre », estime Kohei Iwahara, de Natixis.« La tendance à une reprise modérée de l'économie s'est poursuivie, soutient de son côté la Banque du Japon dans son rapport économique mensuel dévoilé le 9 avril, malgré quelques fluctuations dues à la hausse de la taxe sur la consommation. »

Lire aussi : Hausse de la TVA au Japon : un casse-tête pour le gouvernement et les acheteurs

La fin d'un modèle (1)
Une question me tarabuste cependant. Dévaluer le yen, pousser la Bourse japonaise vers le haut... d'accord. Mais est-ce que cela signifie une reprise de l'économie japonaise ? Le problème de l'économie japonaise est-il vraiment la force du yen ? Ou bien est-ce un problème de modèle économique.

Après la Seconde Guerre mondiale et surtout dans les années 70 et 80, la principale force du Japon était son industrie exportatrice. Le pays s'est fait une spécialité de l'électronique, équipement vidéos et audio ou informatique, ou encore automobiles. Des noms comme Sony, Panasonic, Nintendo, Fujitsu, Hitachi, Toshiba, Honda, Mazda, Nissan, Toyota, Yamaha, etc. sont devenus le fer de lance de l'économie japonaise.

Seulement voilà, le cours de Sony s'est littéralement effondré depuis 10 ans, ce n'est pas la faute du yen. La raison est que le Japon a trouvé des concurrents à sa mesure, d'abord les Tigres asiatiques et aujourd'hui des pays de l'Asie du Sud-est ou encore la Chine, capables de produire à bas coût et, de plus en plus, des produits à valeur ajoutée. Le Made in Vietnam ou Made in Philippines remplace de plus en plus le Made in Japan sur les étiquettes de vos produits électroniques. 

Voilà pour la grande tendance. Il y a aussi des problèmes conjoncturels : la baisse en 2011 et 2012 des exportations liées à la crise de la zone euro mais aussi au marasme persistant aux Etats-Unis et enfin et surtout aux problèmes récurrents avec la Chine – qui représente à elle seule 20% des exportations nippones !

Outre la baisse de la demande venue de l'empire du Milieu en 2012 liée aux craintes de ralentissement de l'économie chinoise, les relations diplomatiques entre les deux pays plombent l'ambiance – et le commerce.

Parmi les moult sources de conflits entre la Chine et le Japon, le cas problématique des îles Senkaku-Dioayu a récemment envenimé les relations.

Dernier problème : l'énergie
Dernier problème, mais non des moindres, l'énergie donc. Le tremblement de terre de 2010 et la catastrophe de Fukushima ont accentué la dépendance énergétique du pays. Non seulement parce que nombre d'infrastructures lié à la production d'énergie (centrales, ports permettant l'importation de pétrole ou de gaz naturel liquéfié (GNL)...) ont été partiellement ou totalement détruits mais aussi parce que le gouvernement japonais a annoncé le désengagement progressif du pays du nucléaire – du moins officiellement.

Le Japon doit donc à la fois reconstruire ses infrastructures et augmenter ses importations d'énergie, et le prix de production d'électricité s'envole. Pour compenser cette hausse, le gouvernement japonais a autorisé en juillet une augmentation de 10% des tarifs de l'électricité – ce qui pèse sur les marges des entreprises nippones.

La balance commerciale japonaise n'est donc pas au mieux de sa forme. L'année dernière, les exportations ont reculé de 2,7% et les importations ont bondi de 3,8%.

  *Sébastien Lechevalier, La grande transformation du capitalisme japonais, Presses de Sciences Po, Paris, 2011, 17,50 euros

.

(*) Damien Durand est diplômé de Sciences Po Paris et de l'IEP Grenoble, où il s'est spécialisé dans les problématiques politiques et économiques en Asie de l'Est et du Sud-Est

.

Après avoir disséqué l'actualité française sous toutes ses coutures pour le quotidien japonais Mainichi Shimbun, il est aujourd'hui le rédacteur en chef du magazine bimestriel Pays Emergents

.

Mais les arguments des uns et des autres méritent un petit démontage : Contre la politique anti-immigrés et anti-sociale du PS, nous répondons : régularisation de tous les sans-papier !A lire : Japon : cette déflation qui n'en finit pas.. : citoyen actif

 

Alternative libertaire : Ni austérité ni relance ! Appel d’Alternative libertaire, du Mouvement des Objecteurs de Croissance et du Parti Pour la Décroissance ,

[PDF]Le protectionnisme au tournant du siècle

Cent fiches pour comprendre la mondialisation - Résultats Google Recherche

Libre echange et protectionnisme; Robert Schnerb

3. Justification du protectionnisme - Un peu d'économie
OMC.doc

les marchés publics : un scénario de globalia : citoyen actif

 André Gorz, sortir du capitalisme

source : Huw Pill | Le Billet du Trader, En cas de guerre mondiale des devises, les Japonais s’enfuient à l’étranger Par Philippe Béchade  | 04 fév 2013

PDF]  Algorithmic and High-frequency trading - New York University, Traduire cette page

 

[PDF] High frequency trading information and profits (PDF - Dius.gov.uk : Traduire cette page

PDF]  High Frequency Trading: Evolution and the Future : Traduire cette page

A lire aussi : le Japon - l'indigné révolté : A l'instar du japon, nous pourrons avoir un lien entre crise et la baisse de la natalité :  Zone euro : la crise porte un coup à la natalité - Le Figaro :
INFOGRAPHIE - Le taux de fécondité a nettement baissé dans les pays les plus touchés par la crise. L'Institut de démographie de Vienne tire la sonnette d'alarme. La France reste une exception

 Banque : manipualtion "..., Les 30 patrons trop bien payés, LE NÉOLIBÉRALISME, STADE...

, Attention Danger Travail , La crise au pays des... merveilles, Le chômage explose, Après PSA, c’est ta boite..., Manager de transition, L'art D'ignorer les Pauvres , Situation du travail en France, Le système est vulnérable,!Royaume-Uni : les banquiers... , Le Capital - travail , tant qu'il y aura des profits , Tant qu'il y aura de l'argent...

 A lire : Pôle emploi, « infiltré » par France 2 - l'indigné révolté, Pole Emploi  "Modele" allemandAprès PSA, Doux au rapport ? :, Mais tous ne connaissent pas la crise :  Tous furent touchées, mais tous ne mouraient pas c

 

Mon blog citoyenactif
A lire : Pôle emploi, « infiltré » par France 2 - l'indigné révolté, Pole Emploi en temps de crise - l'indigné, Chomage en France - citizen Khane, le chômage : mission impossible - citoyenactif, World Compagny et "la crise"

P58 : Mathieu Rigouste : " Les Marchands de la peur : la bande à Bauer et l'idéologie sécuritaire" Think tanks : Un concept "made in USA" - Le Journal du Net

 Empire du Japon - Wikipédia :

L'Empire du Japon ou Japon impérial (Kyūjitai: 大日本帝國; Shinjitai: 大日本帝国; Dai Nippon Teikoku, soit littéralement Empire du Grand Japon, simplifié généralement par Empire du Japon), était la désignation officielle du Japon durant la période allant de l'ère Meiji à l'ère Shōwa et englobant la Première Guerre mondiale et la Seconde Guerre mondiale.A voir aussi : TagTélé - Japon-Memoires d'un empire secret(3/3)Autres vidéos pour Japon, la fin d'un empire », Risque politique et hausse du yen font l'actualité du 19 février 2013, Retour sur le colloque Coface Risque Pays 2013, PDF]  Russie : quand le risque politique fait son retour - Natixis

Extrait

Chroniques émergentes : le Japon met le pied dans la porte du libre-échange
Damien Durand (*)

Les crises sont potentiellement des moments de remise en cause du capitalisme. cf Les pays européens en récession , Le Japon a tout" bon" !

En cas de guerre mondiale des devises, les Japonais s'enfuient à l'étranger
Par
Philippe Béchade

 L’OCDE se risque à des prévisions long terme pour l’économie mondiale - chronique agora: | |

Mercredi 13 février 2013

Les commentaires sont fermés.

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu