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06/05/2013

L'externalisation du gaz de schisme

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extrait :

La situation sur les gaz de schiste : . Les principaux pays exploitant ce gaz sont à l'origine d'une révolution énergétique qui est en train de se muer en révolution géopolitique. L'indépendance en gaz à laquelle les Etats-Unis sont promis va réduire leurs importations de gaz des pays du Golfe et d'Afrique.

La France, elle, reste les bras croisés. Ce n'est pas tant son refus d'exploiter ses ressources qui est inquiétant que son refus même de les connaître. Depuis juillet 2011, il est interdit d'utiliser la fracturation hydraulique, seule technique pour l'instant efficace pour évaluer ces ressources. .

L'Etat -- qui sait que si économiquement legaz de schisme est intéressant, il serait désastreux politiquement -- est en train de contourner le problème. C'était tout l'objet de la première audience publique de l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST) qui s'est tenue le 18 avril dernier.

OPECST cherche technologie désespérément
L'objet de cette réunion était principalement de déterminer quelles sont les alternatives possibles à la fracturation hydraulique. L'Usine Nouvelle est revenue sur les différentes techniques proposées. Voici les principales :

- La stimulation au propane pur
Il s'agit de remplacer l'eau et les produits chimiques injectés dans le puits par un mélange de propane et de proppant (sable et céramique), ce qui permet de réduire l'usage en eau de la fracturation hydraulique.

- La fracturation électrique
La fissure de la roche qui permet de libérer le gaz est effectuée par une décharge électrique. Mais comme l'a reconnu Bruno Courme, directeur de la filiale Total Gas Shale Europe, la technique "ne nous semble pas efficiente".

A côté, deux techniques de fracturation ont été abordées, la fracturation par explosion et la fracturation par approche thermique. Ces techniques restent au stade expérimental. D'ailleurs, il n'est pas sûr qu'une technique basée sur "l'explosion" ravisse les mouvements écologiques...

L'objet de la réunion avait cependant un intérêt, celui de réinstaller le débat. Pris de court par les mouvements des écologistes dans l'information sur ces gaz, le gouvernement a dû imposer en catastrophe un moratoire sur la fracturation hydraulique, avant même qu'un réel débat scientifique ait lieu. L'opinion est alors devenue radicalement opposée aux gaz de schiste. .

Une scène européenne divisée
Sans tomber dans l'interdiction totale, la France n'est pas le seul pays à prendre ses précautions avec le gaz de schiste. Seuls l'Angleterre et la Pologne se sont lancées réellement dans l'exploitation du gaz de schiste. Les autres pays réservent encore leur décision.

Si les réserves polonaises se sont révélées bien plus faibles que prévues, les réserves anglaises devraient à l'inverse être revues à la hausse selon le BGS (British Geological Survey). Un récent article duFinancial Times révélait même que le gouvernement britannique envisageait de lier les contrats d'exploitation à des offres d'infrastructures au niveau local, dans le plus pur style chinois en Afrique.

Pour être en pole position sur le marché européen des gaz de schiste, l'Angleterre est l'acteur privilégié. Les compagnies Igas Energy ou BG Group font parties des candidats à l'exploitation.

Toutefois ces groupes n'ont pas commencé à produire du gaz, et en sont encore à la phase d'exploration. Pour l'instant, un seul pays représente une réelle opportunité d'investissement dans lesshale gas, les Etats-Unis.

L'industrie des gaz de schiste aux Etats-Unis connaît actuellement un regain de forme. La cause est simple, les prix remontent. Le prix du million de BTU (british thermal units) est remonté au-dessus des 4 $, . Si ce niveau est largement soutenable pour les industriels qui consomment du gaz, comme les sidérurgistes, les usines chimiques ou les producteurs d'engrais, il l'est surtout davantage pour les producteurs de gaz. Pour preuve, le grand producteur de gaz non-conventionnel Chesapeake Energy est en hausse de 15% sur l'année.

Outre-Atlantique. Avec le retour de la croissance, même faible, et un retour des prix du gaz à des niveaux soutenables, les producteurs de gaz américain connaissent une nouvelle jeunesse

une photo de Guy Bernard.

 

Source Gaz de schiste, externalisez vos investissements !

l'ère du pétrole va t'elle s'achever ?

, The End of Suburbia - 52 minute documentary on peak oil ( durée 52 min)

Guerre mondiale, l'Europe s'est transformée en gigantesque champ de bataille diplomatique. Les lobbies industriels derrière le gaz de schisme ? Le risque d’oligopole/ Oligarchies a été dénoncé dans le courrier international ÉCONOMIE • Ces 147 sociétés qui dominent le monde 

Commentaires

système totalitaire marchand


« Sous couleur de démocratie, de pluralité, de tolérance et de bien-être, les autorités politiques, inféodées aux pouvoirs marchands, ont édifié un système totalitaire sans nul autre pareil.

citation : "tous les pétroliers ne profiteront pas de l’essor du pétrole de schiste. Tous ne sont pas au bon endroit, et tous n’ont pas les technologies appropriées. Encore une fois, des projets vont devoir être abandonnés en catastrophe, des économies vont devoir être réalisées, et de nouveaux investissements planifiés.....

Devant tous ces changements, on pourrait se demander si le jeu en vaut vraiment la chandelle.

Le cabinet PricewaterhouseCooper (PwC) répond sans ambages : OUI !


+3,7% de croissance supplémentaire
Le cabinet PricewaterhouseCooper s’est penché sur le potentiel du pétrole de schiste (shale oil) dans une étude très fouillée, Shale oil : the next energy revolution. Son analyse a déclenché un sentiment au-delà de l’optimisme, de l’euphorie.


Selon le cabinet, l’exploitation du pétrole de schiste pourrait apporter à la croissance mondiale entre 2,3 et 3,7% de croissance en 2035 ! C’est entre 1 700 et 2 700 milliards de dollars injectés dans l’économie mondiale en plus.


Car la production de pétrole de schiste démarre tout juste, et sa montée en puissance va avoir des conséquences pour l’ensemble de l’économie. Actuellement autour de 1,6 million de barils produits aux Etats-Unis, la production mondiale pourrait atteindre les 14 millions de barils par jour en 2035. Ce n’est pas moins de 12% de la production totale"

Ce que cela va rapporter surtout aux multinationales ( parapétrolière exploitant le pétrole et gaz de schisme) et l'état a travers les rentrés d'argent liés aux taxes directes et indirectes et à une indépendance entre pays importateur et exportateur. Tout cela se joue sur du court terme, bien sur 30 - 40 ans.

Mais les externalités négatives ( pollutions, dangers pour la santé, risque pour la biodiversité seront pour les peuples, qui ne verra pas un sous de ces contrats qui se jouent en haut lieu.

Écrit par : Hensozu | 10/05/2013

Le gaz de schisme nuit au bien être :

Pour aller plus loin aujourd'hui : le gaz de schiste de nouveau sur la table des discussions en France
- Arnaud Montebourg a rallumé la guerre du schiste la semaine dernière en évoquant la possibilité de création d'une compagnie publique et nationale destinée à l'exploitation du gaz de schiste français. Et a immédiatement déclenché une levée de bouclier de la part des autres membres du gouvernement et des écologistes. En cause : la fracturation hydraulique, et ses conséquences sur l'environnement

OGM, schiste : Hollande dans l'embarras
En déplacement en Dordogne, le président a tenu à rassurer encore ses alliés Verts, malgré les oppositions des agriculteurs et des industriels.
» Christian Bataille, député PS: «Il faut remettre les écologistes à leur juste place»

OGM: les technologies se diversifient
Le transfert de gène reste largement utilisé pour produire des plantes génétiquement modifiées. Mais de nouvelles technologies, qui échappent à la législation sur les OGM, sont en plein essor.


La France, Gaz de schiste : les pétroliers s'engouffrent dans les failles | ARTE ... « En France, le débat national sur la transition énergétique s'est achevé officiellement jeudi et c'est un fiasco. Le Medef et d'autres organisations patronales n'ont pas l'intention de signer le texte qui prévoit 15 recommandations. Le désaccord porte entre autres sur l'exploitation du gaz de schisme, à laquelle François Hollande est fermement opposée. Pourtant en région parisienne, des entreprises pétrolières poursuivent leur exploration du sous-sol. Reportage de Nicolas Joxe à Jouarre, où une société américaine vient d'installer une foreuse ».

Écrit par : L'indigné | 03/08/2013

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