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21/05/2013

Le juteux marché du bracelet électronique

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La privatisation de la guerre s’est aggravée avec Obama”

 

« Les révolutions sortent, non d'un accident, mais de la nécessité. » Victor Hugo

 

, un scénario Globalien : La reprise en édition de poche du livre de Jean-Christophe Rufin invite à lire ou à relire

cet ouvrage plutôt ambitieux, à mi-chemin entre fiction futuriste et analyse sans concession des sociétés démocratiques moderne

 

Les marchands de peur. La... : Les marchands de peur. La bande à Bauer et l’idéologie sécuritaire
 

Quant à notre époque, les conflis sociaux en Outre-mer montrent habituellement que la conception raciste et néo-colonialiste du monde n'a craché ni son dernier mot ni son dernier souffle 

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Loi d’amnistie des syndicalistes - ZEC plus Ultra : Le gouvernement vient de refuser cette loi d'amnistie pour les syndicalistes pour des faits concernant la précédente mandature, alors que celle-ci avait été votée par la majorité de gauche du sénat, élus socialistes compris! aller voir les posts : dans Enquete, International, surveillance,

Le retour en force des thèmes de la sécurité et une hypermédiatisation de celle ci

 
 
 

One World Portrait  Jock McDonald from Jim Casper on Vimeo.

 

Les photographies Jock McDonald animées par Paul Blain

 

La vidéosurveillance multiplie les clients... et les profits : La cour des comptes épingles le gouvernement (La Cour des comptes épingle la gestion des forces de sécurité, Cour des comptes : un "rapport objectif"- Europe1) concernant la mauvaise répartition des forces de l’ordre et la hausse des violences sur les violences sur les personnes âgées. Pas étonnant quand on réfléchit aux politique menées dans ce domaine. « Voisins vigilants » : Guéant veut des volontaires, et vite  . Un débat devenu politique en France et en Europe 

 

 

 la cheville 24/01/2013 à 12h55

Le juteux marché du bracelet électronique confié à Thales

Camille Polloni | Journaliste

source Rue 89

 

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Le géant français de l’aéronautique, de la défense et de la sécurité récupère un marché de 50 millions d’euros pour les quatre ans à venir.

 

Le bracelet électronique, autorisé en France depuis 1997, a de belles années devant lui. Devenu la première alternative à la prison, il concerne aujourd’hui plus de 10 000 personnes (il y a 67 000 détenus) et devrait prendre de plus en plus de place dans les aménagements de peine.

Le nombre de condamnés équipés d’un bracelet a été multiplié par quatre depuis 2007. Marotte du ministère de la Justice, le « placement sous surveillance électronique » (PSE, le terme officiel) constitue aussi un secteur économique porteur. Et le groupe Thales vient d’y mettre durablement le pied, dans une décision passée totalement inaperçue.

 

Le bracelet en chiffres

·     9 497 placements sous surveillance électronique en aménagement de peine,

·     607 dans le cadre d’une surveillance électronique de fin de peine (Sefip),

·     les personnes sous surveillance électronique représentent 17% de l’ensemble des condamnés sous écrou,

·     47 personnes sous surveillance mobile (libération conditionnelle, mesure de sûreté),

·     209 personnes assignées à résidence sous surveillance électronique (alternative à la détention provisoire).

 

Source : ministère de la Justice, chiffres du 1er août 2012.

 

Tous les quatre ans, une entreprise ou un groupement d’entreprises sont désignées pour louer les bracelets et logiciels à l’administration pénitentiaire, s’occuper de la maintenance, de la télésurveillance et de la formation des personnels.

 

Pour la période 2013-2017, c’est donc Thales, le géant français de l’aéronautique, de la défense et de la sécurité, qui vient de reprendre le marché.

 

L’entreprise a remporté en décembre, face à quatre concurrents, l’appel d’offre lancé en mars. Même s’il s’agit d’un marché public, de nombreux aspects du contrat sont couverts par le secret-défense et le secret industriel. Rue89 a pu consulter les rares éléments mis à disposition du public au siège de l’administration pénitentiaire.

 

Pour mettre en place le bracelet électronique, Thales prend la tête d’un groupement composé de :

 

·     Thales services, sa filiale spécialisée dans l’informatique ;

·     Thales communication et sécurité ;

·     G4S, une entreprise britannique de sécurité, rendue célèbre par l’épisode malheureux des JO de Londres où elle s’est révélée incapable d’honorer son contrat. Pour le bracelet électronique français, G4S se charge des solutions logicielles ;

·     Telem, filiale du groupe Onet (propreté, services et sécurité) depuis 1996.

 

 

50 millions d’euros sur quatre ans

 

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Le groupement conduit par Thales succède à Datacet, prestataire du bracelet électronique depuis 2009. La PME basée à Antony (Hauts-de-Seine), bénéficiait d’un marché de 60 millions d’euros sur quatre ans. Le bracelet électronique représentait 30% de son chiffre d’affaires.

Datacet aussi faisait appel aux logiciels de G4S. Les boîtiers étaient fabriqués en Pologne, dans une ville industrielle voisine de Gdansk, avant d’être fournis à l’administration pénitentiaire française.

Avant 2009, c’était une entreprise israélienne, Elmo-Tech, qui proposait ses outils. Les marchés étaient alors négociés au niveau de chaque région. Trop cher, trop disparate, a estimé la Cour des comptes : mieux vaut un seul marché national.

 

D’après les prévisions du ministère de la Justice, 13 500 personnes pourraient être placées sous surveillance électronique en 2015. Thales reprend donc un marché en pleine expansion, avec de fortes perspectives d’amélioration technique

 

Le contrat 2009-2013 coûte moins cher que le précédent : 50 millions d’euros sur quatre ans. L’attribution du marché dépendait à 70% de critères techniques, et à 30% du critère de prix. Et Thales a déjà fait ses preuves en matière de solutions de surveillance.

L’entreprise semble se repositionner sur les marchés de la justice : elle a déjà obtenu en 2010 l’énorme chantier des écoutes judiciaires. Sollicité, Thales n’a pas souhaité commenter pour l’instant l’attribution du marché du bracelet électronique. Elle devrait communiquer sur le sujet quand elle recevra le feu vert du ministère de la Justice.

Le déploiement du nouveau bracelet électronique doit commencer au deuxième semestre 2013, d’abord dans une région pilote, pour tester « d’éventuelles fragilités », explique-t-on à l’Administration pénitentiaire, puis dans tout le pays.

Le contrat prévoit aussi que Thales prenne en charge le dispositif de protection antirapprochement (Depar), pour les conjoints violents. Mais selon nos informations, ce projet a été abandonné entretemps par le ministère de la Justice.

 

Le bracelet, solution miracle ?

Le bracelet électronique semble plus efficace que la prison en terme de récidive. D’après l’étude des démographes Annie Kensey et Abdelmalik Benaouda, seuls 23% des placés sont à nouveau condamnés à de la prison ferme dans les cinq ans après la fin de leur peine. Contre 63% des ex-détenus.

Il est aussi moins cher. Une journée en prison coûte entre 60 et 80 euros par détenu ; le bracelet électronique, entre 12 et 14 euros.

Pour autant, est-il vraiment la solution miracle ? En raison de dysfonctionnements techniques ou de difficultés pour le condamné à le supporter, il peut dans certains cas être vu comme « pire que la prison ». Il est arrivé que des bracelets sonnent en permanence, montrant que cette solution est encore en rodage.

En 2010, répondant à une question du sénateur UMP Christian Vanneste, le ministère de la Justice soulignait« qu’aucune étude n’a pour l’instant été réalisée sur les impacts psychiques du placement sous surveillance électronique sur les personnes » :

« En 2010 (du 1er janvier au 13 octobre 2010), douze actes auto-agressifs concernant des personnes sous main de justice placées sous surveillance électronique ont été recensés par la direction de l’administration pénitentiaire. Ils ont été suivis d’une hospitalisation. »

Interrogée par Le Monde, une secrétaire nationale de la CGT pénitentiaire dénonçait quant à elle « le poids des lobbies de l’industrie du contrôle et de la punition » dans la politique carcérale française.

 
 

la privatisation de la guerre sécurité globale ( google)

MERCI RIVERAINS ! Pierrestrato

Aller plus loin

·     Sur Rue89

Ma vie avec un bracelet électronique

·     Sur Rue89

Le bracelet électronique : une seconde peine ou une alternative ?

 



 

Commentaires

Nous sommes des hommes vivant dans un monde ou :
La liberté ( est illusoire)
- l'égalité ( dérisoire)
- La solidarité ( aléatoire)
- Mais ce qui est sur, c'est que ceux qui ont institutionnalisé ce système de l'obsession sécuritaire s'en mettent plein les poche ( dans Enquete, International, surveillance, ...)

Tant qu'il y aura des Hommes ... Pour ce battre pour l'égalité, la fraternité, la solidarité... Alors il y aura des raisons d'espérer d'un autre monde

Écrit par : Citoyenactif | 23/05/2013

Samedi 25 mai : Val[l]se avec les bleus, journée contre la répression

Le collectif francilien de lutte contre l.’aéroport de N.D.Des-Landes organise dans le cadre du FRAP une journée d.’actions, d.’échanges et de réflexions collectives contre la répression à la veille des procès du 29 mai et 3 juin.

13h (au Garage) Accueil

13h30 C[r]âche ton ADN ! Discussion autour des refus de prélèvements biologiques

16h Ravale ton flic ! Réflexions sur l.’empreinte policière dans nos vies et sur les moyens de s.’en émanciper.

18h (au métro Marx Dormoy) Manif.’ contre la répression à la découverte des gallinacés et leur S.I.T[e] de prédilection.

de 20h à minuit, lâche la (ré)pression : Repas et concerts à la Bouée : Makadam (Menil.’ Punk-Rock)

Nunc est Bibendum (disco-punk-paillettes) et d.’autres groupes invités

Écrit par : Amandine | 23/05/2013

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