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31/05/2013

"Le néo-libéralisme, stade suprême " 2

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Zone euro: Nouveau record du taux de chômage en avril , le 31/05/2013 source 20 minutes : EMPLOI - La zone euro emboîte le pas de la France sur le triste chemin des records...

 

Ne croyez pas les nouveaux chiens de gardes du système capitaliste néolibérale, Faites le deuil du monde...

 

Ce que nous voulons attaquer c’est le discours dominant qui explique que les causes de la crise actuelle sont à chercher dans le mauvais capitalisme financier. Nous pensons que la crise financière n’est qu’un symptôme d’une maladie plus profonde et qu’il s’agit en fait d’une crise du capitalisme lui-même. Ses conséquences seront certainement terribles mais ce sera peut-être aussi l’occasion de remettre en cause le capitalisme dans ses fondements mêmes. Le bout de la logique 1 , Modèle Japonais généralisé  , Comprendre le capitalisme japonais - Le Japon à l'envers

 

Le système économique (par cycle comme un produit : lancement, développement ou expansion, stabilisation et déclin : cycle de vie d'une bulle). En phase d’expansion, comme chez nous pendant la révolution industrielle jusque dans les années 70, nous avons connu une hausse de la classe moyenne et de la consommation,. La chine part de bas ( pays dit «  sous développé) qui ne peut que grossir, voir sa croissance augmenter ( donc les marges des entreprises avec une volonté des salariés de recevoir « les miettes » de leurs travail. Puis vient la phase de stabilisation ou la croissance extérieur se stabilise et le pays choisi a ce moment là de privilégié sa croissance intérieur ( mets des quotas protectionnistes) et enfin le déclin ( stagnation ou dépression/ récession  : durcissement du système face au risque de mécontentement de la population)

 

Les économistes de garde " : au four et au moulin -  source ZEC plus Ultra

Ils sont légions ces experts orthodoxes qui,  sous des titres ronflants d'universitaires-présidents-experts, nous servent sur les plateaux télé la propagande du capitalisme triomphant et de la bien-pensance libérale. Les médias auraient grand tort de se priver de leurs devins prescripteurs qui pérorent et savent se tromper avec grâce & constance et dont le point de vue est érigé en vérité incontestable. S'ils ne faisaient pas caca on les mettrait sous cloche  :

- Marc Ladreit de La Charrière : (...), - Daniel Cohen : (...), - Jean-Hervé Lorenzi : (...) , - Christian de Boissieu : (...)

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> " Les économistes de garde ", Reportage de François Ruffin sur la proximité entre les puissances d'argent et les éminences de la "science économique".  Émission Là-bas si j'y suis.
A écouter ou podcaster. sur France Inter ou ici : Première partie  -  seconde partie

 L’enfoncement dans la crise est aujourd’hui manifeste. Le terme de crise est un peu galvaudé et il faut distinguer ici trois sortes de crises auxquelles le capitalisme est confronté : crises périodiques, crises de régulation et crises systémiques. La crise actuelle est évidemment autre chose qu’une crise périodique : c’est de toute évidence une crise de régulation, autrement dit : une crise de la forme néolibérale du capitalisme. Mais celle-ci est suffisamment profonde pour contenir les éléments d’une crise systémique. cf Planète alu

LE TEMPS LONG DU CAPITAL

Parler de crise de régulation est une facilité qui n’implique pas de ralliement à la théorie de la régulation, du moins à ses implications « harmonicistes »1. Mieux vaudrait donc parler de crise de l’« ordre productif » néolibéral, .... Le concept de base est que le capitalisme redéfinit périodiquement un mode de fonctionnement spécifique, qui doit répondre à un certain nombre de contradictions auxquelles il est en permanence confronté, mais qu’il « gère » de manières différentes. L’idée essentielle est que le capitalisme a une histoire : ses mécanismes profonds sont immuables, mais son mode de fonctionnement diffère d’une période à l’autre et d’un pays à l’autre ( Capitalisme : Le triomphe... :  Le Grand Bond en Arrière  : "Modele" allemand, Le Japon a tout" bon" ! ,  Un fascisme made in France ? , la 'destruction créatrice' 2 .  l'obsolescence programmée ,  le système de santé . Dans un article paru en 1923, il écrivait ainsi : « Dans l’histoire, les cycles homogènes se groupent par séries. Durant des périodes entières du développement capitaliste, les cycles se caractérisent par des booms nets et délimités et par des crises courtes et de faible ampleur. Il en résulte un mouvement brutalement ascendant de la courbe du développement capitaliste. Les périodes de stagnation se caractérisent par une courbe qui, tout en connaissant des oscillations cycliques partielles, se maintient au même niveau approximatif pendant des décennies cf  Voir aussi en PDF [PDF] Le néo-libéralisme, stade suprême - Hussonet - Free

 

 
Vendredi 31 mai 2013

La vieillesse, maladie économique du Japon
 Ingrid Labuzan


Cher lecteur,

Le Japon, je vous en parle beaucoup ces derniers jours car le pays traverse une zone de turbulence engendrée par le tsunami de liquidités déversé par la Banque du Japon sur l'économie de l'archipel. Notre crainte ? Un krach qui déstabiliserait les marchés obligataires mondiaux.

une photo de Andres Sosa.

Aujourd'hui, Ingrid Labuzan vous propose d'explorer une autre facette du Japon, sa population vieillissante. Dans un pays dans lequel le renouvellement des générations n'est plus qu'un ancien souvenir, cette population de têtes blanches a des conséquences non seulement sur la vie quotidienne mais aussi sur l'économie. Le vieillissement de la population japonaise est une donnée que le gouvernement du nouveau Premier ministre, Shinzo Abe, doit prendre en compte dans son plan de relance de l'économie nippone. Nouveaux besoins, nouveaux produits, nouveaux secteurs d'investissements... l'âge change la donne, voici en quoi...

Excellent week-end, nous nous retrouvons lundi prochain.

Cécile Chevré

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La vieillesse, maladie économique du Japon
Ingrid Labuzan

Trois flèches pour mettre fin à plus de vingt ans de crise économique. Shinzo Abe, le Premier ministre japonais, a déjà décoché les deux premières et a armé la troisième, qu'il entend tirer en ce mois de juin. Derrière cette métaphore guerrière, utilisée par Abe lui-même, se cache une série de mesures choc connues sous le nom d'Abenomics. Des mesures supposées mettre fin à la stagflation qui mine le pays. A première vue, les Abenomics sont donc une réponse à la crise économique. Mais elles visent aussi à contrecarrer un mal social : le déclin du Japon, dû au vieillissement de sa population.

D'après les anticipations du gouvernement, le Japon devrait perdre environ un million d'habitants par an au cours des prochaines décennies. En 2060, il n'y aurait plus que 87 millions de personnes dans le pays, contre 128 en 2010.

Pourquoi une telle hémorragie ? D'une part, on enregistre plus de décès que de naissances : 1,24 million d'individus ont perdu la vie l'année dernière, tandis que 1,03 million seulement d'enfants ont vu le jour.

D'autre part, il n'est pas question de compter sur l'immigration pour combler cet écart : le solde migratoire est négatif.

De là découle un véritable cercle vicieux. Le vieillissement de la population est en lui-même un frein à la croissance économique et un gouffre financier pour le pays. Comme le souligne dans Atlantico Philippe Waechter, directeur des études économiques chez Natixis Asset Management, "la situation telle qu'elle était n'était pas tenable puisque le vieillissement de la population posait une véritable question quant au financement des retraites dans le futur. L'objectif est de modifier en profondeur le mode de l'activité pour retrouver du dynamise et la possibilité de maintenir le niveau de vie des retraités et de l'ensemble des Japonais."

Pour lutter, trois flèches donc, pour trois volets de mesures : monétaire, fiscal et réformes. Le gouvernement a déjà mis en place un vaste plan de relance, accompagné d'une politique de grands travaux, et procédé à une inflexion de sa politique monétaire. Avec des résultats visibles : un regain de confiance sur le marché boursier – au prix d'une volatilité accrue –, une dévaluation du yen et une reprise de l'inflation.

Que réserve Shinzo Abe pour ce mois de juin ? Le Premier ministre devrait détailler des réformes structurelles et des changements en matière de régulation avant le début du sommet du G8 en Irlande du Nord, le 17 juin.

Toutefois, il a déjà fixé quelques objectifs, en s'exprimant devant les entreprises japonaises à la mi-mai. Parmi ses priorités, le triplement des exportations dans le secteur des infrastructures, le doublement de celles de l'agriculture et une hausse de l'investissement dans le secteur privé.

Le temps des entreprises
Shinzo Abe a pour ambition de faire croître les investissements domestiques dans les entreprises nationales, de s'appuyer sur leurs atouts pour relancer la croissance.

Les entreprises japonaises seront-elles à la hauteur ? Bruno Bertez, un des anciens propriétaires de l'Agefi France et contributeur au Blog a Lupus, s'exprime aux côtés de Philippe Waechter dans Atlantico. Selon lui, "les mesures d'Abe ne profitent qu'aux grandes entreprises exportatrices, soit environ 15% de l'activité économique. Le fond, la substance de l'économie, c'est-à-dire les petites et moyennes entreprises, n'en bénéficient guère."

Une autre interrogation porte sur les capacités des compagnies japonaises à répondre aux ambitions d'Abe. Un des freins serait énergétique. Premièrement, le Japon pourrait ne pas avoir la capacité énergétique suffisante pour suivre une relance de l'économie.

Deuxièmement, le coût de l'électricité y est environ deux fois et demie plus élevé qu'aux Etats-Unis.

Enfin, les entreprises sont confrontées à un problème de main-d'oeuvre : avec le vieillissement de la population, le réservoir de travailleurs s'amenuise et cela met déjà en difficulté de nombreuses sociétés japonaises.

La série

 

Real Humans - 100% Humain

Dans un monde proche du nôtre, les hubots (human robots) ressemblent à 

Real Humans - 100% Humain

 

Les robots, solution à la pénurie de main-d'oeuvre ?


A tel point d'ailleurs que l'une d'entre elles n'a pas attendu les mesures du gouvernement pour trouver une parade. La société Glory fabrique des caisses enregistreuses. Face à une pénurie d'employés, elle a commandé il y a un an à Kawada Industries la construction de treize robots humanoïdes "Nextstage". Ceux-ci ont intégré la chaîne d'assemblage et travaillent aujourd'hui aux côtés d'êtres humains. Les Nextstages atteignent 80% de la productivité de leurs collègues vivants, mais travaillent la nuit et ne s'arrêtent ni pour les week-ends ni pour les vacances.

 

Chacun des robots a coûté 60 000 euros. Un prix jugé plus que raisonnable par Katsuhiko Maruo, le directeur de l'usine Glory, qui souligne que l'investissement est amorti en moins de deux ans. La cohabitation des robots avec les 320 employés se passe bien et les humanoïdes ne sont pas destinés à prendre les postes des humains. Ils sont considérés comme un palliatif aux problèmes de main-d'oeuvre.

 

Le cas de l'usine Glory a connu un certain retentissement dans la presse, car robots humanoïdes et êtres humains travaillent côte à côte. Toutefois, le recours à des robots plus classiques est déjà une réponse courante en Asie, en réponse aux problèmes d'embauche. C'est d'ailleurs l'une des rares choses que la Chine et le Japon, rivaux de toujours, ont en commun.

La Chine cède elle aussi aux sirènes de la robotique


La Chine, malgré son important réservoir de population, connaît elle aussi une pénurie de main-d'oeuvre dans ses usines, pénurie à laquelle s'ajoute une hausse des salaires. Le paysage industriel chinois est en pleine mutation, à tel point que le pays est en passe de devenir le plus important marché mondial pour la robotique.

 

Signe de ces temps qui changent, la Fédération Internationale de la Robotique a choisi d'organiser sa prochaine table ronde annuelle à Shanghai. Reste à voir si cette tendance va encourager les échanges commerciaux entre la Chine et le Japon, qui demeure un des fabricants de pointe, ou si, au contraire, s'ouvre là un nouveau terrain de concurrence acharnée entre les deux pays, dont les relations politiques sont des plus tendues.


[Les robots font leur chemin dans l'industrie, l'armement et, progressivement, dans notre quotidien...

Conclusion :

 

La réalité au-delà de la fiction : Le cinéma & fiction à travers Human Robots ou soleil vert ( meme s'il a un peu vieilli) reste d'actualité et très prémonitoire. Soleil Vert, film-culte prophétique - Vidéo Dailymotion . Vidéo Soleil Vert Fr-0001 - Cinéma - Wat.tv ,SOYLENT GREEN Full Movie - Funny Videos at Videobash

 

 La révolution technologique 1 ,  La révolution technologique 2  : "Economistes de garde et réchauffement démocratique"  -Le blog de Jean Gadrey

Le bout de la logique ( suite) , Comment meurent les bateaux , UN PENDU EN PLUS, UN... , coût d’une catastrophe...

 

 

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