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18/08/2013

Un héros ordinaire

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Un héros ordinaire

 

Les vrais héros n’endossent pas leur armure pour protéger le royaume ; ils prennent la plume pour le critiquer. Ce ne sont pas des défenseurs des libertés individuelles et collectives, pouvant critiquer les Institutions lorsque celles ci dérivaient vers l'autoritarisme. . Comme Sophocle. Et Edward Snowden. Le Financial Times : 

"Durant son second discours d’investiture, le président Barack Obama en a appelé à ‘Nous, le Peuple’ pour protéger les idéaux américains de liberté individuelle et d’égalité. Lorsqu’ Edward Snowden a révélé l’existence des programmes de surveillance secrets de la NSA, il répondait à cet appel. Tout comme les ‘Pères fondateurs’ des Etats-Unis, il défiait également les iniquités d’un gouvernement de plus en plus intrusif. M. Obama devrait donc mettre fin aux démarches visant à l’arrêter et offrir à M. Snowden un pardon complet".

Bradley Manning - lundi, 05 août 2013

"Souvent, la meilleure source d'information sur le gaspillage, les fraudes et les abus d'un gouvernement est un employé en poste dans ce gouvernement, soucieux de l'intérêt public et prêt à témoigner. De tels actes de courage et de patriotisme, qui peuvent parfois sauver des vies et souvent économiser l'argent du contribuable, devraient être encouragés et non pas étouffés."

Barack Obama

"La juge militaire Denise Lind a déclaré  que Bradley Manning, la source de très nombreux documents publiés pas WikiLeaks, n'était pas coupable de "collusion avec l'ennemi", le plus grave des 22 chefs d'accusation portés contre le soldat de 25 ans, pour lequel il encourait la prison à vie. Le jeune homme a toutefois été reconnu coupable de plusieurs violations de la loi sur l'espionnage et de vol de documents.

Le Monde & AFP

 

Incarcéré depuis juillet 2010, Bradley Manning est accusé d'avoir transmis des milliers de documents confidentiels au site WikiLeaks - et tout particulièrement une vidéo secrète montrant une attaque héliportée à Bagdad qui a fait une douzaine de morts civils, dont deux journalistes de Reuters

 "Le calvaire du soldat Manning "- The New York Times - Sur le site du Courrier International.

> Les États-Unis sont accusés de traitements inhumains envers le soldat lié à l'affaire Wikileaks - Amnesty international

> Démission du porte-parole du département d'Etat pour avoir critiqué le traitement infligé à Manning, L'Express

> Texte sur l'importance des informateurs publié sur le site officiel du Président Obama (en anglais):http://change.gov/agenda/ethics_agenda/

> WikiLeaks : Manning inculpé de collusion avec l'ennemi - site du  NouvelObs:

> "
Obama: pas de pitié pour les informateurs" , selon l'AFP - Arret sur imges

"M. Yglesias et M. Walt ont raison : le terrorisme conventionnel ne représente pas une menace majeure pour les Etats-Unis et leurs citoyens [...] mais il y a peu de chances que nous nous calmions au sujet du terrorisme parce que trop de gens font tout pour que nous restions angoissés. Au moins trois parties gagneraient à attiser, plutôt que minimiser, nos réactions aux pics de terrorisme. La première, c’est les médias, qui gagnent de l’audience en faisant grimper l’anxiété sur les attaques terroristes. La deuxième, ce sont les politiciens cherchant des avantages pour leurs partis… Enfin, le troisième partie essayant d’exacerber nos réactions aux attentats est les terroristes eux-mêmes, qui se sont généralement montré très efficaces pour choisir des cibles provoquant une vaste couverture médiatique".

 ▪ Soyons plus précis…
L’auteur a oublié les principaux soutiens du fantasme terroriste : Les intérets privés. Le New York Times nous en dit plus :

 "L’employeur d’Edward J. Snowden [l'auteur des révélations sur le système de surveillance américain, ndlr.], Booz Allen Hamilton, est devenu l’une des corporations les plus grandes et les plus profitables des Etats-Unis quasiment en ne répondant aux besoins que d’un seul client : le gouvernement américain".

"Au cours de la dernière décennie, une bonne partie de la croissance de l’entreprise a été générée par la vente d’expertise, de technologie et de main-d’oeuvre à l’Agence américaine de sécurité (NSA) et autres agences fédérales de renseignement. Booz Allen a gagné 1,3 milliard de dollars, 23% des revenus totaux de l’entreprise, grâce à son activité de renseignement durant son plus récent exercice fiscal".

 

"Preuve des relations étroites existant entre l’entreprise et le gouvernement, James R. Clapper Jr., directeur du renseignement de l’administration Obama, est un ancien cadre de Booz Allen. La personne qui était à ce poste sous l’administration Bush, John M. McConnell, travaille désormais pour Booz Allen".

Assurément, il y a beaucoup d’objections de principe contre l’usage des drones dans une guerre. Mais il y a également au moins une objection logique et pratique : l’avantage américain dans la technologie des drones n’est que temporaire, tandis que le précédent créé en envoyant des drones au-delà des frontières pour faire pleuvoir la mort sur des personnes sélectionnées est permanent.

Un paradoxe :  *" Ce qui signifie que la guerre, d’un point de vue commercial, n’avait d’intérêt pour personne mais le sentiment continuel d'insécurité oui. Un auteur et conférencier populaire a dit à son public que la guerre faisait partie du passé ; qu’il était impossible pour des pays modernes d’entrer en guerre les uns contre les autres puisque qu’ils dépendaient largement de la production des uns et des autres

 

 Et dans l’histoire nationale, une réaction stupide en chasse une autre. Ce que nous avions à craindre avant, c’était une attaque terroriste mondiale qui pouvait porter atteinte à notre liberté. Aujourd’hui, nous abandonnons volontiers notre liberté, parce que l’on nous dit que c’est pour notre bien

 

 

Certaines décisions sont plus faciles que d’autres

Allemagne : risques d'espionnage industriel - videos.arte.tv :


Des héros ordinaires mis aux piloris

Des héros ordinaires mis aux piloris

- l'indigné Révolté

Commentaires

Ca y est, les Etats Unis ont rendu le verdict sans surprise.

Le parquet a requis une peine de 60 ans de prison contre l'informateur de WikiLeaks. Selon la loi américaine, Bradley Manning, 25 ans, pourrait écoper d'une peine allant jusqu'à 90 ans.
Cette peine est plus que sévère et injustice, puisque que pour corruption , délits d'initiés, détournement de mineur par exemple, Berlusconi n'a pris que pour un mois avec Sursit et que pour un régime autoritaire, pour meurtre sur manifestants.... Moubarak pourrait être libéré. Cherché l'erreur.

Écrit par : Laurence | 21/08/2013

Les commentaires sont fermés.

 
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