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11/09/2013

Terrorisme d'État

 

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Allende : c'est une idée qu'on assassine

Terrorisme d'État - Wikipédia :

Le terrorisme d'État consiste en l'exercice illégitime par l'État de son monopole de la violence à partir du moment où cette violence est d'une part en contradiction avec le contrat décrit par Thomas Hobbes selon lequel l'individu accepte d'abdiquer une partie de sa liberté en échange de la protection de l'État et qu'elle ne vise pas au maintien, menacé, de l'État mais à un accroissement de ses prérogatives. Le terrorisme d'État est donc un enjeu taxinomique puisqu'il met en cause non seulement l'image protectrice de l'État mais aussi la nature des rapports que l'État entretient avec la violence.

 

L'ancien président chilien Salvador Allende, à Santiago, en 1970.

 

 L'ancien président chilien Salvador Allende, à Santiago, en 1970. | AFP/STF

 Histoire réalisé en 2013 par Thomas HuchonSource Télérama : Le 11 septembre 1973, au Chili, le général Pinochet renverse le gouvernement de Salvador Allende, lors d'un coup d'Etat mené avec le soutien des Etats-Unis. Quarante ans après, il reste cependant, dans le pays, des traces du projet politique du président socialiste, un projet qui visait alors à bousculer l'organisation d'un monde divisé en deux blocs antagonistes. Des traces que recherche Thomas Huchon.

(1) L'ouvrage Allende, c'est une idée qu'on assassine, publié en 2010 avec une préface d'Isabel Allende et une postface d'Angel Parra, est réédité le 2 septembre chez Eyrolles.

 

Patricio Guzman : "L'émotion suscitée par le suicide d'Allende est encore intacte"

 

Des employés de la présidence de Salvador Allende arrêtés par l'armée lors du coup d'Etat du 11 septembre 1973, à Santiago du Chili.

Quarante ans après le renversement du président Allende par Pinochet, le cinéaste chilien Patricio Guzman, qui a filmé cet épisode tragique, évoque le difficile travail de mémoire de son pays.

11 septembre 1973 : Chili, laboratoire néolibéral – Zebre en Cavale

1971 : Les casseroles de la droite

1973 : le coup d'Etat

Un an plus tard, le projet politique de la droite chilienne s'exprimera plus clairement - et dans le détail. 

11 Septembre 1973, l’armée du général Augusto Pinochet, appuyée par la CIA, bombardait le palais présidentiel. Après un combat de quelques heures, Salvador Allende, président du Chili depuis 1970, prononçait à la radio son dernier discours avant de mourir.

Pinochet et ses complices prenaient le pouvoir et installaient la dictature qui s'éternisera durant 17 années.

Du côté américain, Henry Kissinger, secrétaire d'État du gouvernement de Richard Nixon, écrivait :   "Aussi désagréables que soient ses actes, le gouvernement de Pinochet est meilleur pour nous que ne l'était Allende"


"Faire crier de douleur l'économie chilienne."

Les États-Unis ont donc une énorme responsabilité dans ce qui s'est passé au Chili dans les années 60  et dans le coup d’État qui imposa la terreur à tout un peuple jusqu'en 1990...

Pour protéger leurs intérêts, ils ont tenté, sous l'administration Nixon, d'empêcher  que Salvador Allende puisse prendre ses fonctions,  puis ils ont incité l'armée à intervenir pour annuler les élections et ils ont financé et organisé des opérations visant à déstabiliser l'économie du pays.

Les directives à la CIA à l'époque étaient claires : " Dépenses illimitées. Peu importe les risques. Ne pas impliquer l'ambassade. "Faire crier de douleur l'économie chilienne."

Le laboratoire libéral aura su combiné jusqu'à nos jours, et bien après la dictature, "le banditisme financier, l’exploitation irresponsable et criminelle des ressources naturelles et la privatisation des services publics"

Un héritage encombrant

> " En finir (vraiment) avec l’ère Pinochet " par Victor de La Fuente, 24 août 2011

Permanence de la dictature

Une fois la dictature installée, ce fut au tour des " Chicago boys " de venir imposer la doctrine économique,  philosophique et sociale du libéralisme : (…) . " ( Suzan Georges), "( ….) . "(Alvaro Cuadra. 2008-2009)

Le documentaire « La Spirale »"(….) …" >>>Le Monde diplomatique

L'héritage de Pinochet pèse sur le Chili Par Laurie Fachaux Publié le 11/09/2013

Pinohcet, commémorant un 11 Septembre. 

Pinohcet, commémorant un 11 Septembre. Crédits photo : © Reuters Photographer / Reuters/X00076

 

 Cinéma : Patricio Guzmán : Nostalgie de la lumière

Nostalgie de la Lumière est un film documentaire sorti en 2010 qui interroge de manière profonde le rapport au passé, avec en trame de fond l’histoire du Chili et plus particulièrement la sinistre dictature militaire (1974-1990) du général Pinochet. Le réalisateur chilien Patricio Guzman, qui a passé la moitié de son existence en exil, a notamment réalisé la saisissante trilogie documentaire La Bataille du Chili (1975-1979) – à laquelle a collaboré Chris Marker – et deux documentaires sur les figures opposées de Pinochet et d’Allende : Le cas Pinochet (2001) et Salvador Allende (2004).

 

Avec ce documentaire, Guzmán parvient à filmer de manière poétique et paradoxale le désert chilien d’Atacama, avec certains lieux tragiques, et explore de manière philosophique et engagée différentes dimensions temporelles du passé : astronomique, archéologique et historique. la dictature chilienne. ], la dictature ayant tout fait pour détruire les traces des charniers. À travers ce documentaire peu diffusé au Chili mais récompensé internationalement à sa sortie, Patricio Guzman poursuit son combat contre l’oubli. Il l’affirme en effet : « Un pays sans film documentaire est comme une famille sans album photo ».

 

À l’heure où vient de s’ouvrir en Argentine le procès historique de vingt-cinq responsables du plan Condor – opération secrète initiée en 1974 avec le parrainage de la CIA par les services secrets d’Argentine, du Chili, d’Uruguay, du Paraguay et de Bolivie rejoints par ceux du Brésil et du Pérou dans le but d’instaurer une campagne internationale d’assassinats, de lutte anti-guérilla et de terrorisme d’État – ce documentaire résonne salutairement.

 

Marcos Vega (AL Paris Nord-Est)

 

Terrorisme d'Etat dans les Andes - Le Monde diplomatique : 

 

Plusieurs ouvrages récents rendent compte de l’histoire d’une Colombie marquée par la guerre et le terrorisme d’Etat et retracent la vie d’êtres humains en proie à la peur, à la révolte, mais aussi à l’arbitraire, y compris au sein des groupes armés.

 

Roméo Langlois, récent lauréat du prix Albert-Londres pour son reportage Colombie : à balles réelles (France 24), présente le récit de sa détention par les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) entre le 28 avril et le 31 mai 2012, après avoir couvert le conflit pendant dix ans (1). Hernando Calvo Ospina (2) et Maurice Lemoine (3) sont deux spécialistes du pays andin. Le premier, réfugié politique en France, y a longtemps vécu, et le second a sans doute perdu le compte des séjours qu’il y a faits depuis le premier, en 1973.

 

Dans les trois récits, un même point de départ : les médias, et leur couverture partisane de la réalité colombienne. Dans Sur les eaux noires du fleuve, Lemoine décrit une Colombie « divisée en trois pays : l’un tue, l’autre meurt et le troisième rentre sa tête dans les épaules en fermant les yeux ». Si la conduite de ce roman évoque celle d’un polar de la « Série noire », la proximité avec la réalité n’échappera pour autant à personne. Notamment lorsqu’un personnage, journaliste, concède : « Deux camps seulement demeurent possibles : celui des “bons” et celui des “salauds”. Si tu ne joues pas le jeu, si ton papier dérange, le rédacteur en chef n’en discute même plus avec toi. Il le réécrit d’autorité ou le met à la poubelle. »

 

Et quand un journaliste se rend dans les zones de combats, tente d’éclairer les conditions de vie de populations abandonnées par l’Etat, ou de faire la lumière sur la violence des groupes paramilitaires et de l’armée, il peut être accusé d’appartenance à la guérilla, et devoir alors vivre sous escorte, ou fuir. Ce fut le cas de Calvo Ospina. Dans son roman Tais-toi et respire !, il raconte avec humour comment, alors qu’il était étudiant en journalisme, il a été enlevé et torturé par des militaires en Equateur. Dans les années 1980, ceux-ci collaboraient avec le pays voisin et n’hésitaient pas à reprendre ses méthodes de répression. Calvo Ospina identifie ainsi la « recette » mise au point par Quito, celle des trois « B » : « Des billets pour les amis. Du bâton pour les indécis. Des balles pour les ennemis. » Il dépeint un univers carcéral où « l’argent est l’huile qui permet de desserrer n’importe quelle vis », et dont les grandes figures, prisonniers de droit public, assassins et travestis, dégagent une humanité qui les rend inoubliables..

 

Chacun à sa façon, ces ouvrages apportent un précieux témoignage pour comprendre les enjeux du dialogue engagé depuis le 18 octobre 2012 entre le gouvernement du président Juan Manuel Santos et la guérilla des FARC. Ne serait-ce que pour saisir cette réalité : le chemin de la paix passera nécessairement par le combat pour la justice sociale.

 

Paola Orozco-Souël

 

Journaliste.

  

Nostalgie de la lumière, Patricio Guzmán, 2010, documentaire, 1h30.

 

Le cinéma indépendant parisien La Clef continue à le projeter chaque semaine. À signaler un autre film sur la dictature chilienne : No, de Pablo Larraín 

[1] En 2002, il restait encore 1198 disparu-e-s, selon le livre d’Antonia Garcià Castro, La Mort lente des disparus au Chili, Ed. Maisonneuve et Larose.

 

Alors que se profilait le crépuscule de l’ère coloniale, les gouvernements français successifs choisirent de répondre aux aspirations des peuples par la force des armes. Ce faisant, ils ont laissé toute latitude aux militaires qui, vaincus en Indochine, ont élaboré une doctrine contre-révolutionnaire mise en œuvre, plus tard, en Algérie, où cette logique a provoqué des atrocités. Ce que l’on sait moins, c’est que ces pratiques contre-insurrectionnelles ont ensuite été exportées...

 

(fr) Crimes et violences de masse des guerres civiles russes, par Nicolas Werth, Online Encyclopedia of Mass Violence, avril 2008

(fr) « Les États-Unis entre hyperpuissance et hégémonie » par Noam Chomsky, Le Monde diplomatique, décembre 2001

(fr) Drogue et terrorisme aux USA, Diplomatie Magazine, no 1, janvier-février 2003

(en) « Who Terrorizes Whom? » et « On the Preeminence of State Terrorism, Past and Present » par Edward Herman, articles publiés dans Z Magazine respectivement en octobre 2001 et février 2006

 

  Avons-nous vraiment besoin d'un Etat (pour s'autogérer)? , Allende : c'est une idée qu'on assassine - L'indigné

SALVADOR ALLENDE (CILE, 11 SETTEMBRE 1973...) 

PDF] Chili, la mémoire obstinée - Dionyversité

 Patricio GUZMAN / France Inter

 Elisabeth Roudinesco | Facebook

 Nostalgie de la lumière - le film | Facebook

 Allende, c'est une idée qu'on assassine - YouTube :

 L'héritage de Pinochet pèse sur le Chili Par Laurie Fachaux Publié le 11/09/2013

Le Chili peine à tourner la page, 40 ans après le putsch de Pinochet

Ce que disait Salvador Allende :

Salvador Allende 1 - Vidéo Dailymotion :

Part 1 : Part 2, Part 3, part 4, Part 5 , Part 6 ,

 

 

> Salvador Allende Wikipedia

> Alvaro Cuadra - 11 septembre 1973, coup d'Etat au Chili.

>
Patricia Parga-Vega -Chili, 35 ans après...

> Eduardo Hurtado - Paradoxes de la dictature et de la démocratie.

>
Ernesto Carmona - Le côté obscur du Chili actuel.

> "Les manifestations de rue à Santiago du Chili (1970-1973)", par Eugenia Palieraki - Institut Pierre Renouvin /Université Paris I.

> "Les expériences révolutionnaires : un modèle pour la voie chilienne vers le socialisme ?" par Eugenia Palieraki - Nuevo Mundo.

> " Mythologies contemporaines - Comment la pensée devint unique " , par Suzan George

Allende : c'est une idée qu'on assassine - Citizen Khane

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