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14/09/2013

Le" Foot business "

 

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Le football Bussiness , le Mondial, au final, a quand même été une vitrine positive pour de nombreuses dictatures et sert de tribune pour agent véreux, pari sportifs douteux, mafias en tout genre, " petite retraite au Bahamas...

 

La famille FIFA.

 

 

 

  Foot business : enquête sur une omerta - samedi 21 septembre 2013  – Blog L’Indigné Révolté, L’Indigné

 

Le football, sport le plus populaire au monde, est un marché des plus lucratifs. Dans l'économie française, il engendre cinq milliards d'euros de chiffre d'affaires, et jusqu'à 400 milliards d'euros par an au niveau mondial. Pendant la période des transferts, les échanges de joueurs entre grands clubs se chiffrent en millions. Dans l'ombre, les agents de joueurs, des personnages plus discrets, empochent des commissions, sans réel contrôle. Quel rôle ces nouveaux acteurs du football jouent-ils exactement ? Quels sont leur intérêts et que sont-il prêts à faire pour les satisfaire ? Pendant un an, Martin Boudot et l'équipe de «Cash investigation» ont enquêté dans les coulisses du marché du football.

 

Elise Lucet et ses sbires repartent à la chasse aux magouilles pour quatre numéros de Cash investigation. Cette fois, la jungle du ballon rond est leur terrain de jeu. Au loin résonnent les airs familiers du cor triomphant : « Le football est partout », « l'enjeu a dépassé le jeu », affirme une voix off. Encore une charge convenue et démago, nourrie aux poncifs d'usage ? Erreur ! Ce que donne à voir le magazine est sidérant

 

Genre : Magazine d'information
Présentateur : Elise Lucet

 

 

Réponse à tout

 

 

 

Dessin de Herrmann paru dans Tribune de Genève 

 

Le président de la Fédération internationale de football (FIFA), Sepp Blatter, s'est dit "extrêmement affligé" par l'affaire de corruption pour la désignation du pays hôte du Mondial 2018. La commission d'éthique de la FIFA a suspendu provisoirement deux membres du comité exécutif soupçonnés de corruption. Il s'agit du Nigérian Amos Adamu, membre du comité exécutif de la FIFA, et du Tahitien Reynald Temarii, vice-président de la FIFA et président de la Confédération océanienne de football (OFC) qui, selon le journal britannique The Sunday Times, auraient réclamé de grosses sommes d'argent pour soutenir une candidature.

 

 

 

 

© REA

Pour Pascal Boniface, directeur de l'Institut de relations internationales et stratégiques (Iris), les émeutes qui ont ­secoué le Brésil un an avant la Coupe du monde montrent les limites des investissements ­pharaoniques engagés pour les événements sportifs. Cet expert, auteur de "JO politiques" (Jean-Claude Gawsewitch Editeur) et "Sport et géopolitique" ­(Editions du Cygne), revient aussi sur la prochaine nomination de la ville hôte des Jeux olympiques, dont le nom sera connu le 7 septembre prochain.

Capital : Neuf mois avant la Coupe du monde, les Brésiliens continuent à descendre dans la rue pour ­réclamer des écoles ou des hôpitaux plutôt que des stades. Est-ce vraiment une ­surprise ?


Pascal Boniface : Pas plus le gouvernement que l’opposition ou les syndicats n’avaient imaginé qu’un mouvement social de cette ampleur puisse avoir lieu pendant la Coupe des Confédérations, la répétition pour le Mondial de 2014. C’est un mouvement spontané contre la hausse du coût des transports et la médiocrité des services publics qui a été attisé par la répression policière. Ce n’est pas tant la Coupe du monde qui est critiquée que la façon dont elle est organisée. La nouvelle classe moyenne, qui constitue le gros des manifestants, ne vit plus dans le pays en plein boom qui avait obtenu l’organisation du Mondial. Aujourd’hui la croissance patine, et une grande partie de la population s’inquiète de son avenir et ne supporte plus les affaires de corruption, comme celles qui pèsent sur les hautes sphères du foot brésilien depuis des années. Cette classe moyenne rejette aussi la posture impérialiste de la Fédération internationale de foot, la Fifa, qui ramasse les bénéfices du Mondial et laisse les dépenses au Brésil. Pour ne rien arranger, les dirigeants de la Fifa paraissent insensibles aux critiques. A les en croire, le foot serait plus fort que tout ! On découvre que l’organisation de grandes manifestations ­sportives peut aussi servir de tribune à des revendications sociales.

Capital : La population se révolte également contre les nombreux gaspillages engendrés par le Mondial et les Jeux olympiques de Rio en 2016…
Pascal Boniface : Beaucoup d’erreurs ont été commises, en effet ( c'est peu dire :) ). Pour chacun des deux événements, les dépenses dépassent les 10 milliards d’euros. On sait déjà que certains stades du Mondial ne seront plus guère utiles après coup. Il y aura des nouveaux aéroports, somptueux, mais on manquera toujours de métros. A Rio, il n’y a pas eu de projets urbains pensés autour des JO. Ce manque de planification était déjà reproché à l’Afrique du Sud, autre pays émergent, organisateur de la Coupe en 2010. . . Le Mondial 2010 a symbolisé l’entrée du continent noir dans la mondialisation et a donné de l’estime de soi aux Sud-Africains. .

Capital : Quel impact pourraient néanmoins avoir les mouvements sociaux sur la Coupe du monde 2014 ?
Pascal Boniface : On ne sait pas pour l’heure jusqu’où montera le mécontentement populaire, ni si l’opposition va en profiter. Une chose est sûre : les conditions de sécurité vont encore être durcies et le budget correspondant va sans doute augmenter. Avec ou sans manifestations, cette tendance semble irréversible. Les ­comités d’organisation des grandes compétitions sportives sont, obnubilés par cette question. La Fifa et le Comité international olympique ne peuvent plus imposer leur loi et protéger leurs sponsors en refusant tout compromis avec les pays hôtes. On doit aussi réfléchir à une façon de réduire les dépenses. C’est ce que Michel Platini envisage quand il propose d’organiser l’Euro 2020 dans une douzaine de villes européennes différentes.

Capital : La Russie organisera les Jeux olympiques d’hiver, l’an prochain, puis la Coupe du monde en 2018. Qu’en attend Vladimir Poutine ?
Pascal Boniface :
 Il développe une stratégie et une diplomatie sportives. A des fins internes d’abord. Il fait le pari que la pratique du sport est une réponse aux graves problèmes de santé publique du pays et, surtout, il y voit un moyen de mobiliser le ­patriotisme de la population. Au niveau international, il veut rendre à la Russie la place prééminente sur la scène sportive qu’elle occupait avant l’explosion de l’URSS. Dans les stades, les Soviétiques tenaient la dragée haute aux Américains. Poutine veut prouver que la Russie moderne est capable d’organiser des événements internationaux et, au passage, de laver l’affront du boycott des Jeux de Moscou en 1980. Qu’importe si les dépenses pour les Jeux de Sotchi – on parle de plus de 30 milliards de dollars – nous semblent extravagantes. Grâce au sport, il va montrer que la Russie peut être au centre du monde.

Capital : Le Comité olympique et la Fifa n’ont-ils pas fait de trop beaux cadeaux à un régime autoritaire ?
Pascal Boniface : Pas forcément. La Russie a annoncé qu’elle n’imposerait pas de visa aux fans qui viendront spécialement pour la Coupe du Monde 2018. C’est une vraie nouveauté pour ce pays qui surveille de près ses frontières. Bien sûr, beaucoup d’observateurs vont encore avoir l’occasion de critiquer Poutine, mais les JO vont donner une images " agréables" cachant un système autoritaire et répressive. . Depuis les Jeux de Berlin en 1936, qui, rappelons-le au passage, avaient été initialement accordés à la République de Weimar, il existe un courant critique selon lequel les grands événements sportifs ne devraient pas être accordés à des régimes répressifs. On peut rétorquer qu’ils sont précisément l’occasion de découvrir la vraie nature des pouvoirs en question et de les obliger à bouger. ( la dictature argentine, : la Coupe du monde 1978 ). On n’a jamais autant parlé du sort de Madame Tymochenko, l’ancienne Premier ministre ukrainienne emprisonnée, qu’à l’occasion du dernier Euro, qui s’est en partie déroulé à Kiev. De même, sans l’existence du Grand Prix de Bahreïn, la presse internationale ne se serait pas autant intéressée au sort de la population chiite dans ce petit royaume. Ce qui n’excuse pas l’indifférence affichée par la Fédération internationale automobile sur cette question.

Capital : Le 7 septembre, le CIO va choisir la ville hôte des Jeux olympiques de 2020 parmi Istanbul, Tokyo et Madrid. Vous avez un pronostic ?
Pascal Boniface : On pouvait penser qu’un calcul géopolitique mettrait la Turquie en position de favori. Ce pays a d’ailleurs failli remporter l’organisation de l’Euro 2016, finalement attribué à la France. Lui donner les Jeux, ce serait une sorte de message anti-choc des civilisations. Mais la façon dont les récentes manifestations ont été matées ternit cette candidature. Tokyo a un bon dossier et le Premier ministre nationaliste, Shinzo Abe, aimerait ainsi redonner du lustre à un Japon frappé par la catastrophe de Fukushima et englué dans la crise économique. Mais le CIO, qui aime la nouveauté, hésitera peut-être à choisir un candidat qui a déjà eu les Jeux en 1964 et la Coupe du monde en 2002. Reste Madrid qui, à la différence de Rome, a maintenu son dossier en dépit de la récession.

Capital : Il ne serait pourtant pas très raisonnable que l’Espagne organise les JO… Surtout si l’on songe au précédent d’Athènes.
Pascal Boniface :
 Les JO n’ont sans doute rien arrangé, mais il n’est pas sérieux de dire qu’ils ont déclenché la crise grecque. La fonction publique pléthorique, la fraude fiscale généralisée ou la corruption existaient bien avant les Jeux d’Athènes.

Capital : Néanmoins, le Qatar, qui a obtenu le Mondial 2022, est un lieu bien peu ­hospitalier pour jouer au foot et pour accueillir les fans…
Pascal Boniface : Pour ce qui est des conditions de jeu, il y a déjà eu deux Coupes du monde au Mexique, où les conditions climatiques, chaleur et altitude, étaient tout aussi difficiles pour les footballeurs. C’est quelque chose que l’on peut résoudre en construisant des stades climatisés ou en faisant jouer le Mondial en hiver. Sinon, cela voudrait dire que seuls les pays tempérés et occidentaux peuvent accueillir le Mondial ou les JO. Avoir choisi le Qatar est certes un peu surprenant, car c’est un petit pays sans histoire footballistique. Mais ce n’est pas si incongru : il était temps que le monde arabe accueille une grande compétition internationale ; ce pays est placé dans un fuseau horaire qui convient aux retransmissions télé vers l’Asie et l’Europe et, enfin, il a une diplomatie sportive cohérente depuis longtemps. L’émirat s’expose aussi dans cette histoire, il va devoir accepter que les fans puissent boire de l’alcool. Pour la Fifa, le Qatar, comme la Russie d’ailleurs, présente l’avantage d’être un interlocuteur stable. Les chantiers ne seront pas terminés à la dernière seconde comme en Afrique du Sud et sans doute au Brésil. Il est temps de réaliser que le monde a changé : en sport, comme en économie, l’Occident n’a plus la main sur tout.

Capital : Bref, géopolitique et sport n’ont pas fini de faire bon ménage.
Pascal Boniface : La géopolitique sportive est présente depuis longtemps. L’Allemagne n’avait pas été invitée aux Jeux olympiques de 1920 et en 1924. Aujourd’hui, le sport est devenu l’un des éléments centraux de la mondialisation et occupe une place clé dans la vie économique internationale. Cela ne semble pas près de changer, sauf si le public se détournait du sport, s’il ne croyait plus en son intégrité ou si son spectacle devenait ennuyeux. Les nations ont envie d’utiliser le sport pour se ressouder et communier. L’Allemagne l’a très bien fait avec la Coupe du monde 2006 : tout d’un coup, ce pays pouvait afficher son patriotisme soft, ça n’était pas si évident. On a retrouvé aussi un esprit festif aux Jeux de Londres et pourtant la ville avait connu des émeutes particulièrement violentes un an plus tôt.

Capital : Si le sport a de telles vertus, pourquoi est-il si régulièrement critiqué en France ?
Pascal Boniface : Les élites politiques et intellectuelles ont toujours dénigré le sport, une passion populaire et un peu crasseuse. Maintenant que le sport est très visible et draine des fortunes, il génère une crispation supplémentaire. Non seulement les sportifs sont costauds, mais en plus ils sont mieux payés et ont les plus belles femmes. C’est un groupe privilégié qui s’est développé en dehors de tout contrôle de l’establishment, alors on le critique. Si une personnalité politique veut dire du mal du foot et des footballeurs, elle est bienvenue à la télé et elle ne risque rien, car il n’y aura pas de riposte. On ne demande pas aux sportifs d’être exemplaires, mais d’être parfaits ! Regardez l’affaire Zahia, on voudrait nous faire croire que les footballeurs sont les seuls à aller voir des prostituées. Les élites sont jalouses des sportifs, voilà tout !

Propos recueillis par Eric Wattez

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© Capital.fr

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"Cash investigation" : le "foot business" et ses dérives - Le Monde

REPORTAGE - Football : L'intelligence collective - YouTube :

L'Histoire complete du Football Bresilien(Documentaire) - YouTube :

Zahia de Z à A :.

FC United of Manchester - Reportage dans l'anti foot business :Capital.fr , Enquêtes Documents Pourquoi la FIFA est devenue impérialiste Source : Capital.fr 06/09/2013 

Sur mon blog :

Silence au pauvre !

REFLEXIONS SUR LA DEMOCRATIE

une conférence de Bakounine

 

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