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29/09/2013

La sortie du capitalisme ?

 

Dimanche 29 septembre à 18h
 Discussion “i-Esclaves” en Chine et exploitation “made in Europe”
Débat organisé par Échanges et Mouvement et animé par un camarade vivant à la fois en Europe et en Chine qui apportera des éclairages “de l’intérieur” sur les luttes ouvrières en Chine et sur la pénétration du capital chinois dans l’Union européenne.

 il est impossible de séparer le bon capitalisme productif du mauvais capitalisme financier. Il n’existe pas d’un côté une économie qui produit des richesses et de l’autre une économie virtuelle, une finance parasitaire; il s’agit des deux faces d’une même réalité. Depuis le début de l’économie capitaliste, celle-ci ne peut fonctionner sans la finance, c’est-à-dire le crédit, les Bourses, la spéculation 

La question de la sortie du capitalisme n’a jamais été plus actuelle. Elle se pose en des termes et avec une urgence d’une radicale nouveauté. Par son développement même, le capitalisme a atteint une limite tant interne qu’externe qu’il est incapable de dépasser et qui en fait un système qui survit par des subterfuges à la crise de ses catégories fondamentales : le travail, la valeur, le capital.

 

La crise du système se manifeste au niveau macro-économique aussi bien qu’au niveau micro-économique. Elle s’explique principalement par un bouleversement technoscientifique qui introduit une rupture dans le développement du capitalisme et ruine, par ses répercussions, la base de son pouvoir et sa capacité de se reproduire..

 

Dossier d'été: l'austérité

 

 

La « restructuration écologique » ne peut qu’aggraver la crise du système Source : blog Citizen Khane,citoyenactif

 

Les dirigeants de tous bords se foutent de nous quand ils réclament un encadrement rigoureux de la spéculation, car c’est tout le système qui, dans sa phase actuelle, a besoin de la spéculation et du crédit. Les causes les plus profondes de la crise actuelle ne sont à rechercher ni du côté de la spéculation, ni du côté de l’endettement. Les achoppements financiers récents : crise des subprimes, crise de la dette, krachs boursiers à répétition, rôle des agences de notation, menace de faillite des États…tout cela est avant tout l’expression d’une crise du capitalisme lui-même.

 

En effet, le capitalisme est confronté à une contradiction récurrente: d’un côté, il lui faut diminuer (ou en tout cas limiter) les salaires pour baisser les coûts de production et maintenir les profits. D’un autre, il faut que les consommateurs aient suffisamment de revenu pour acheter les marchandises produites.

Au lendemain de la Seconde guerre mondiale, dans les pays d’Europe occidentale, d’Amérique du Nord et au Japon, l’expansion rapide de l’économie permettait de contenir et repousser les effets négatifs de cette contradiction

 

Tout cela a changé depuis la crise des années 1970 et la restructuration du capitalisme qu’elle a provoquée

 

 

Le néo-libéralisme, stade suprême - Hussonet - Free , Le néolibéralisme, stade suprême ? - Cairn.info , LE NÉOLIBÉRALISME, STADE SUPRÊME ? : citoyen actif

 

La production n’étant plus capable de valoriser l’ensemble des capitaux accumulés, une partie croissante de ceux-ci conserve la forme de capital financier. Une industrie financière se constitue qui ne cesse d’affiner l’art de faire de l’argent en n’achetant et ne vendant rien d’autre que diverses formes d’argent. L’argent lui-même est la seule marchandise que l’industrie financière produit par des opérations de plus en plus hasardeuses et de moins en moins maîtrisables sur les marchés financiers. La masse de capital que l’industrie financière draine et gère dépasse de loin la masse de capital que valorise l’économie réelle (le total des actifs financiers représente 160 000 milliards de dollars, soit trois à quatre fois le PIB mondial). La « valeur » de ce capital est purement fictive : elle repose en grande partie sur l’endettement et le good will, c’est-à-dire sur des anticipations : la Bourse capitalise la croissance future, les profits futurs des entreprises, la hausse future des prix de l’immobilier, les gains que pourront dégager les restructurations, fusions, concentrations, etc. Les cours de Bourse se gonflent de capitaux et de leurs plus-values futures et les ménages se trouvent incités par les banques à acheter (entre autres) des actions et des certificats d’investissement immobilier, à accélérer ainsi la hausse des cours, à  emprunter à leur banque des sommes croissantes à mesure qu’augmente leur capital fictif boursier.

 

 

C’est l’exemple non pas d’une dérive d’un homme, mais d’un système. La crise des subprime a révélé le scandale, lorsque l’appât du gain de ces clients (banques et clients) en cherchant à retirer leurs sous, ont eu des pertes

 

- la mauvaise santé du marché du travail américain : au cours des deux derniers mois, 347 000 Américains ont perdu leur emploi. Des chiffres à rapprocher de ceux de la Grande Récession ;

- une reprise économique qui n'en est (encore ?) vraiment une. Au cours des trois derniers trimestres, la croissance a atteint 0,1%, 1,1% et 2,5%, soit 1,2% en moyenne. Or la Fed considérera l'économie comme rétablie après deux trimestres de croissance à plus de 2% ;

- la brusque remontée des taux longs (augmentation du rendement des bons du Trésor) ;

- l'absence d'inflation ;

- l'important niveau de dettes US ;

- l'approche des discussions sur le relèvement du plafond légal de ladite dette et sur le budget... eh oui, l'éternel retour du fiscal cliff...

- ... etc.

La décision de la discorde


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Depuis le lancement des successifs QE par la Fed, les marchés sont en mode RORO, pour risk on/risk off.

Le mode RORO, c'est l'alternance de hausses et de baisses des actifs depuis 2008, entre crise des subprimes et crise de la Zone euro. En mode risk on, les actions (considérées comme des actifs à risque) sont en hausse, et les investisseurs boudent les valeurs refuges que sont les obligations (américaines ou allemandes en tête)..

En mode risk off, c'est le contraire qui se produit : la liquidité quitte les marchés actions et se réfugie auprès des obligations.

Depuis mai dernier, et et l' arrêt définitif du QE en 2014, les marchés avaient vivement réagi, se mettant en configuration TOTO, pour talk of tapering off selon certains ou taper on taper off pour les autres.

Dans ce mode de fonctionnement, la corrélation inverse entre les actifs à risque (actions) et les obligations ne fonctionnent plus aussi bien. . Au passage, les marchés émergents ont fait partie des premières victimes.

Où en sommes-nous maintenant ?
Dans une poursuite du mode TOTO, mais plutôt taper on/taper off que talk of tapering off.( perspective de liquidités illimitées et indéfiniment). Les marchés actions repartiront en hausse, l'or aussi et un retour en grâce des marchés émergents. Le tout couronné par un apaisement des marchés obligataires. Des phases qui vont se succéder de plus en plus vite, augmentant la volatilité et les mouvements de panique.!

Cinq ans après la faillite de Lehman Brothers, le risque de faillite bancaire, le système financier en crise, l'économie mondiale sens dessus dessous et les déséquilibres mondiaux sont autant de problèmes qui attendent toujours des solutions. Comment en est-on arrivé là ? Quelles leçons en a-t-on tirées ? Qu'a-t-on fait pour améliorer la situation ? ( cf le changement dans la continuité + citoyenactif )

Cela a commencé par le programme d'assouplissement de Greenspan jusqu'à ce que le principal taux directeur de la Fed atteigne 1% en 2004, avec pour conséquences la bulle immobilière aux Etats-Unis et l'invention par les banques d'instruments de financement aventureux.

Puis est arrivé la faillite de Lehman le 15 septembre 2008 et la plus grande récession que le monde a connue depuis les années 1930. Une crise qui tire ses fondements d'un surendettement aussi excessif que grotesque, de tous les secteurs, et dans le monde entier.

Les banques centrales ont tenté de répondre à la crise par une création monétaire sans précédent et les importants programmes de relance jamais mis en place, et cela pour quel résultat ? Une mini-reprise célébrée dans quelques médias comme "merveilleuse".

La dette publique totale des pays du G7 est passée de 18 000 milliards en 2008 à 140 000 milliards de dollars aujourd'hui. Mais ce nouveau record de dettes n'a engendré que 1 000 milliards de dollars supplémentaires au PIB nominal du G7. 5 000 milliards de dettes ont été financés par une expansion des bilans des banques centrales (Fed, BoJ, BCE et BoE).

 

Au cours des cinq dernières années, les sept plus grands pays industrialisés ont eu besoin de 18 dollars de nouvelles dettes (financées à hauteur de 28% par les banques centrales) pour générer 1 dollar de croissance.

Tous les sermons publics appelant à une consolidation de la dette n'ont été que des paroles en l'air, au regard d'un niveau de la dette à 440% du PIB des pays du G7. La dette totale augmente alors que la croissance nominale reste très faible.

Malgré des taux d'intérêts et des rendements bas, la conjoncture reste sensible et vulnérable au moindre des chocs provoqués par les erreurs en matière de politique économique. Une hausse des taux d'intérêt pourrait provoquer de tels chocs. Le surendettement extrême dans de nombreuses parties du monde est un facteur déstabilisant. Au final, les banques centrales ne pourront rien faire d'autre que de renouveler le quantitative easing (QE) pour freiner la hausse actuelle des rendements.

L'assouplissement monétaire (quantitative easing ou QE) a été considéré comme la panacée par les marchés financiers. Les banques centrales achètent des emprunts d'Etat et des obligations hypothécaires avec de l'argent fraîchement imprimé ce qui fait baisser artificiellement les rendements obligataires et, en inondant ainsi les marchés financiers de liquidités, ont aidé les Etats à financer facilement de nouvelles dettes.

Mais actuellement cette fonction du marché a cessé. Les rendements ne compensent même pas le taux d'inflation. Les banques peuvent financer des "créances douteuses", sans risque, à taux d'intérêt zéro.

Intéressons  nous à la santé des banques françaises et européennes. . (problèmes de fonds propres )  .

Ce qui m'a donné envie de me pencher un peu sur les comptes de la LCL et de ses camarades français et européens. Or cela tombe bien, les banques vont à nouveau faire l'actualité.

Vous le savez, les banques sont le talon d'Achille de l'Europe. Leur dangerosité n'est plus à prouver -- Goldman Sachs  a indiqué des banques européennes à plus fort effet de levier (donc les plus dangereuses). Sachez que parmi les cinq premières, trois sont françaises (Crédit Agricole, Natixis, Société Générale).

Elles ont été prises dans l'engrenage de leurs relations un peu trop proches avec les Etats. Je m'explique : les banques sont les principaux acheteurs de dette obligataire non seulement de leur propre pays mais aussi des Etats de la Zone euro.

Quand la crise de l'euro s'est déclenchée, ces obligations se sont avérées être de véritables bombes à retardement au coeur des actifs des banques. A cela se sont ajoutés les crédits immobiliers issus de bulles immobilières (je pense tout particulièrement à l'Espagne ou l'Irlande) et les défaillances d'entreprises ou de particuliers. Défaillances qui se sont multipliées avec l'explosion du chômage, l'effondrement de la consommation et la récession.

Les banques européennes ont déjà fait l'objet de plusieurs vagues d'aides. De leur Etat, de la Troïka ou encore de la BCE via le LTRO (Long Term Refinancing Operations).

Malgré ces aides, malgré les bons résultats des banques au premier semestre 2013. Les grandes banques européennes sortent du long tunnel de la crise, titrait en août dernier Les Echos, publiant le tableau suivant :

 

Des résultats essentiellement dus à des activités de trading et qui n'ont toujours pas rendu les banques solvables. D'après le comité de Bâle, le besoin de fonds propres des banques de la planète se monte à 115 milliards d'euros. 115 milliards qui doivent leur permettre de satisfaire aux nouvelles règles dites de Bâle III fixant le ratio de solvabilité minimum à 7%. Ce qui signifie que les banques doivent posséder en fonds propres 7% de leurs actifs... pondérés des risques (ces trois derniers mots sont importants). Voilà pour la théorie, car dans la pratique -- -- vous savez que ce n'est pas si simple.

Pour faire vite et vous donner une idée de l'ampleur du risque que représentent les banques, disons que les actifs d'une banque sont pondérés selon un calcul de risque. Ainsi la dette souveraine d'un Etat est considéré comme pas du tout ou très peu risquée et "consomme" donc presque aucun fonds propres. Bon... tout est dit, non ? La crise de l'euro nous a prouvé qu'un Etat pouvait faire quasi-faillite. Cela a été le cas de la Grèce, qui n'a pas officiellement fait faillite mais qui a restructuré (beaucoup de jargon en ce domaine) une très grande partie de sa dette.


Ceci précisé, revenons aux banques européennes. Sur le total de 117 milliards de dollars de fonds propres que les banques vont devoir trouver très rapidement pour satisfaire à Bâle III, 61% concerne les banques européennes. A elles seules, elles doivent trouver 70 milliards d'euros d'ici 2019 (date limite fixée par Bâle III).

Les banques européennes sont donc confrontées à deux problèmes majeurs :
- trouver des liquidités pour satisfaire aux règles de Bâle III ;
- et purger leurs bilans des actifs douteux. Elles ont déjà évacué 2 900 milliards d'euros. Mais il leur en reste 3 200 milliards d'euros au bas mot.

Comment vont-elles faire ? Augmenter leurs activités de trading, très certainement. Mais aussi attendre l'aide qui vient d'en haut... celle de la BCE.

Des milliards, et vite !
L'institution de Francfort envisage en effet un nouvel LTRO, le troisième du genre. Qu'est-ce qu'un LTRO ? "Ces opérations (d'une durée de trois ans) consistent pour la BCE à créer de l'argent en acceptant en gage des créances pourries. Sont éligibles par exemple la dette souveraine portugaise, des prêts automobiles espagnols... Ces créances plus que douteuses sont apportées par la banque commerciale à qui la BCE va prêter de l'argent".

Fin 2011 et début 2012, la BCE a ainsi lancé deux LTRO, pour un montant total de 1 000 milliards d'euros. Petite citation des Echos : "Rappelant que les banques de la Zone euro ont remboursé une grande partie des deux premiers LTRO accordés fin 2011 et début 2012, Mario Draghi a jugé que cela constituait 'd'un côté un bon signe car cela montre que les banques ne sont pas dépendantes du financement de la BCE'". (Le gras est de moi)

Je me permets une petite parenthèse ironique  Que pensez-vous que représente "une grande partie des deux premiers LTRO" ? 50% ? 60% ? 80% ?
Non... 32,3%, soit 323 milliards d'euros (chiffres datant d'août dernier).

Les banques ont donc remboursé 323 milliards d'euros sur les 1 000 prêtés, et Mario Draghi envisage un nouveau prêt. Pourquoi ? Officiellement parce que "les excès de liquidités" s'assèchent sur les marchés. Ce qui veut dire qu'il y a de moins en moins d'argent (les banques remboursent les liquidités prêtées par la BCE) mais aussi que celui-ci circule moins. Ce qui nous ramène à ce bon indicateur de la santé des banques que sont les prêts interbancaires, et le taux auquel elles se prêtent entre elles.. Ces prêts sont à la base du fonctionnement des banques. Quand elles se montrent réticentes à se prêter de l'argent entre elles, ce n'est pas très bon signe. Or dernièrement ce taux est de nouveau en hausse.

résume ainsi la situation : "Les banques ont trop prêté. Faute de croissance, les créances deviennent de plus en plus douteuses. Pour masquer des pertes, on maquille une crise de solvabilité (la banque devrait s'asseoir sur ses mauvaises créances, quitte à faire faillite) en crise de liquidité (la banque a simplement une fin de mois difficile à passer)".

Qu'est-ce que cela signifie pour vous ?
Nouveau prêt aux banques par la BCE
Nouveau prêt à la Grèce
Nouveaux risques au Portugal
Remontée des taux obligataires dans toute l'Europe (ce qui risque à terme de peser sur votre assurance-vie et l’endettement des pays)

 

Conclusion : la tendance  en dépit de tous ces énormes programmes de stimulation, il n'y a toujours pas le moindre signe d'une reprise autonome. La crise économique et financière est loin d'être terminée. Le surendettement général peut déclencher, d'un jour à l'autre, de nouvelles turbulences. Le problème des banques européennes est très loin d'être réglé.

le changement dans la continuité" : citoyen actif

chômage : citoyen actif

Le changement ? C'est nous qui le ferons ! : citoyen actif

le changement dans la continuité - Forum Anarchiste

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