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11/11/2013

En attendant le basculement...

 

Les Jours heureux Le lundi 4 novembre 2013

 Mercredi prochain sort le documentaire de Gilles Perret, « Les Jours Heureux », tourné en partie au plateau des Glières et qui revient sur l’Histoire du Conseil National de la Résistance et de leur programme intitulé : "Les Jours heureux."
Un entretien de Daniel Mermet.

Même s'il n'est pas impossible que la Fed se rende compte (ce dont je doute) que ses actuels achats d'actifs ont un impact minimal sur l'économie réelle de la majorité des Américains, elle croit probablement qu'un stimulus monétaire continu est la moins pire des solutions. A mon avis, cette façon de penser est erronée parce que les prix augmentent beaucoup plus que les salaires.

-Tout d'abord la baisse surprise du taux directeur de la BCE. La BCE a décidé, par la voie de son Président Mario Dragghi, d'abaisser son principal taux directeur de 0.25 point, ce qui le ramène à 0.25%.

 

. Pour rappel, le taux directeur de la BCE est celui auquel la BCE prête aux banques de second rang, à savoir les banques commerciales (les vôtres) et les banques d'affaires.
Ainsi les banques vont se refinancer à un taux moindre. De ce fait, adieu le spectre de la hausse des taux! A court terme du moins... Les crédits immobiliers à taux bas ont encore de beaux jours devant eux! La baisse du prix de la pierre risque d'être retardée de quelques mois. Par ailleurs, la devise européenne, qui était surévaluée face au dollar, a désormais toutes les chances de baisser. . Nous sommes bel et bien entrés dans la fameuse guerre des changes que certains économistes avaient annoncé.


Le seul inconvénient de cette baisse, c'est que désormais la BCE n'a plus d'armes, celle-ci était sa dernière. Elle ne fera jamais des QE1, QE2, QE3, QE 36 comme la FED, cela ne fait partie ni de ses prérogatives ni de sa culture!

 

augmentation annuelle

 

D'autre part, la Fed veut stimuler la croissance du crédit avec ses taux d'intérêt artificiellement bas. Mais là encore, la croissance du crédit a beaucoup perdu de son impact sur l'économie réelle. L'effet sur le PIB d'une dette supplémentaire en dollars est aujourd'hui insignifiant.

PIB américain

 

 la conclusion : la dette augmente en pourcentage de l'économie, moins fort sera l'impact de chaque nouveau dollar de dette.

En réalité, à mon avis, il existe un point de basculement où un endettement supplémentaire a un effet de "contraction" sur l'économie. Pourquoi ? Parce qu'à ce point d'inflexion, la dette devient si grande que les taux d'intérêt augmentent, peu importe à quel point la banque centrale monétise la dette.

(Par la suite, l'inflation s'accélère et la monnaie s'effondre, ce qui conduit, contrairement à ce que pense M. Bernanke, à un appauvrissement général de la population.)

En attendant le basculement...
Mais comme je l'ai déjà dit, il est fort probable que les Etats-Unis soient embarqués dans des achats permanents d'actifs par la Fed (jusqu'au QE99 -- ou du moins jusqu'à ce que le système déraille, comme nous venons de le souligner).

Je Ainsi, la base monétaire mondiale a explosé : elle a été multipliée par quatre depuis 2003.

Ces politiques monétaires universellement partagées sont, naturellement, applaudies par les gestionnaires de fonds, les banquiers et la communauté des investisseurs, qui tous bénéficient  de la hausse du prix des actifs. (24 heures après l'annonce par la Fed qu'il n'y aura pas de "ralentissement", la valeur de leurs actifs a augmenté d'environ 3%.)

Mais ce qui est bon pour eux en tant que détenteur d'actifs ne signifie pas que cette politique monétaire soit bonne pour l'économie et pour la société dans son ensemble. ( La politique de Bill de Blasio consistant à augmenter les taxes des hauts revenus est une conséquence directe de l'augmentation de la richesse et de l'inégalité des revenus provoquée par les politiques monétaires expansionnistes.)

Pour les investisseurs, le défi est le suivant : malgré des achats records de bons du Trésor et de titres adossés à des créances hypothécaires, depuis septembre 2012, les taux d'intérêt sont en hausse et non en baisse. Cela prouve clairement que la Fed n'a aucun pouvoir.

La base monétaire mondiale a augmenté de 35% en 2009. Par la suite, sa croissance s'est ralentie à un taux annuel de 10% début 2012. L'expansion de la base monétaire mondiale a ensuite ré-accéléré à un taux annuel de plus de 20% fin 2012. Toutefois, elle a depuis ralenti à un taux de croissance annuel de près de 5%. Pour résumer, même sans arrêt progressif du QE, il existe un resserrement relatif de l'expansion monétaire turbo-compressée.

 

Source :

-bas si j'y suis

la dégradation de la note de la France

l'effondrement du SMI

Service de la dette

 

 

 

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