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28/11/2013

Six mois déjà ....

Appel pour commémorer les 6 mois de la mort de Clément .

26 novembre 2013Hommages, InitiativesComité pour Clément

 

clement

 

Le 5 décembre 2013, cela fera 6 mois que notre ami et camarade Clément est décédé des suites de l’agression dont il a été victime de la part des fascistes.

Nous appelons tous les collectifs antifascistes de France et d’ailleurs à commémorer, sous une forme ou sous une autre, le meurtre de Clément.

Si vous organisez vers le 5 décembre une action à la mémoire de Clément dans votre région ou dans votre ville, n’hésitez pas à nous envoyer des photos, des textes, des vidéos pour que nous puissions les rediffuser et montrer ainsi la force de la solidarité antifasciste.

A jamais dans nos coeurs …

Le comité pour Clément

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Il Comitato per Clement pubblica il primo bollettino in sua memoria Affiche pour commémorer les 6 mois de la mort de Clément

3 réflexions au sujet de « Appel pour commémorer les 6 mois de la mort de Clément »

1.                               Ping : La Horde – Appel pour commémorer les 6 mois de la mort de Clément

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26/11/2013

la guerre contre les bactéries

Les outils de lutte contre les bactéries mis au point au 20ème siècle ne sont pas parfaits. Contrairement, par exemple, à une cancérothérapie, les antibiotiques ont une durée de vie limitée. Une thérapie contre le cancer mise au point il y a 50 ans est encore efficace aujourd'hui. Au contraire, un antibiotique peut devenir inefficace avec le temps, en particulier si on l'utilise mal. Très tôt, Alexander Fleming avait souligné ce problème épineux dans son discours de réception du Prix Nobel :

"Il n'est pas difficile de rendre les microbes résistants à la pénicilline en laboratoire en les exposant à des concentrations insuffisantes pour les tuer ; la même chose peut parfois avoir lieu dans le corps".

"Le jour viendra peut-être où n'importe qui pourra acheter de la pénicilline. Le danger sera alors que l'homme ignorant puisse facilement se sous-doser et en exposant ses microbes à des quantités non létales du médicament, et les rende résistants".

C'est presque exactement ce qui est arrivé. Prescrire trop d'antibiotiques à des gens qui n'en avaient pas besoin, et terminer son traitement trop tôt, tout ceci a permis à des bactéries mortelles de développer une résistance. Utiliser des quantités massives d'antibiotiques lors d'opérations agricoles n'a pas non plus aidé. Cette pratique a tracé un boulevard par lequel les bactéries ont pu augmenter leur résistance.

Le résultat de tout cela est que, hélas, beaucoup d'anciens antibiotiques sont de moins en moins efficaces. Les bactéries se sont adaptées. Lorsqu'une bactérie est exposée à un antibiotique, elle peut évoluer, modifiant ses gènes pour favoriser sa résistance. Une façon pour les bactéries de devenir résistantes est de développer des mécanismes pour expulser les molécules de l'antibiotique avant que celles-ci ne puissent les tuer. Pire, elles peuvent partager leurs gènes de résistance entre elles.

Des antibiotiques moins efficaces... et plus rares
Ce n'est pas tout. On a de moins en moins de nouveaux antibiotiques pouvant réapprovisionner le pouvoir déclinant des plus anciens et pour combattre la menace apparue ces dernières décennies. A une époque, l'industrie pharmaceutique mettait au point des dizaines de nouveaux antibiotiques qui pouvaient travailler contre les bactéries résistantes.

Ce n'est plus le cas aujourd'hui. Plus inquiétant, même nos dernières lignes de défense, les antibiotiques de dernier recours, commencent à perdre de leur efficacité contre les nouvelles souches bactériennes résistantes qui viennent d'apparaître.

Il ne faut pas se leurrer, après les formidables avancées dans le domaine des antibiotiques au milieu du 20ème siècle, nous commençons à perdre la bataille.

Les rapports sont très mauvais. Ces nouvelles souches tuent un nombre croissant de personnes dans les hôpitaux. Selon les Centres américains pour le contrôle et pour la prévention des maladies (CDC), au moins deux millions de personnes par an sont infectées par des souches résistantes et au moins 23 000 en meurent.

Tous les ans, 250 000 personnes sont hospitalisées pour infection par le clostridium difficile, et 14 000 en meurent. Rien qu'une variété, les staphylocoques dorés résistants à la méthicilline (SARM), tuent plus d'Américains tous les ans que les actions cumulées du VIH, de la maladie de Parkinson, de l'emphysème et des homicides tous ensemble.

Une nouvelle crise sanitaire
Encore plus effrayant, on commence à trouver ces variétés résistantes hors de nos hôpitaux à des taux alarmants. En fait, un patient hospitalisé sur 20 risque de contracter une infection nosocomiale et le pourcentage d'infections multi-résistantes continue d'augmenter.

Le poids financier des bactéries résistantes est lourd ; il est source d'un surplus de 20 milliards de dollars des coûts de santé et de 35 milliards de dollars de productivité perdue selon les CDC. D'autres estimations sont même plus hautes.

En outre, avec la mondialisation, les bactéries résistantes peuvent se propager à travers la planète en peu de temps. Par exemple, une nouvelle variété résistante qui apparaît en Chine peut se retrouver à New York en quelques jours, transportée par un vol international.

Clairement, nous sommes dans les premiers temps d'une crise sanitaire. Les législateurs et les régulateurs sont aujourd'hui conscients du grand besoin de nouveaux antibiotiques et prennent des mesures pour faciliter leur développement. L'année dernière, le président Obama a signé le projet GAIN Act. Ce texte encourage la mise au point de nouveaux antibiotiques, prévoit de prolonger la durée des brevets et d'accélérer la procédure d'enregistrement auprès de la FDA

16/11/2013

Et si la France renonçait à accueillir la conférence climat de 2015 au profit des Philippines ?

Bonsoir

 

Après l'abandon de la taxe carbone, l'écologie fait les frais de la " crise" et de la réduction des budgets.

 

Comme vous le savez, une nouvelle conférence sur le climat de l'ONU a débuté ce lundi à Varsovie, au lendemain du dévastateur typhon Haiyan qui a dévasté certaines régions des Philippines. Le négociateur philippin s'est mis en grève de la faim jusqu'à ce qu'il y ait des "avancées significatives". Ce qui m'a amené à rédiger la tribune suivante sur Médiapart (en accès libre) :

Et si la France renonçait à accueillir la conférence climat de 2015 au profit des Philippines ?

Comme le dit Walden Bello (texte référencé dans l'article), il faut encourager les pays "en première ligne" des dérèglements climatiques à s'allier et utiliser des "tactiques non orthodoxes", les seules en mesure de faire dérailler le train-train des négociations pour changer de voie...

N'hésitez pas à diffuser si vous le jugez utile.

 

Incapable de mettre en œuvre une véritable transition écologique, le gouvernement français devrait retirer sa candidature pour organiser la COP21 en 2015 au profit des Philippines dont le négociateur en chef vient de se mettre en grève de la faim à Varsovie, exigeant des avancées significatives.

Le délégué des Philippines, en pleurs

« Plus de retards, plus d'excuses » ! Ainsi s'était exprimé Yeb Saño, négociateur en chef philippin en décembre 2012 lors de la COP18 à Doha (Qatar) alors que le super typhon Bopha avait frappé les Philippines sur l'île de Mindanao. Plusieurs centaines de morts et de sans-abris. Déjà. Les pleurs de ce diplomate de haut rang n'avaient alors suscité guère plus que quelques messages d'empathie polis, marquant le mépris des pays industrialisés pour le sort des populations pauvres les plus exposées aux effets des dérèglements climatiques. Un an plus tard, rien n'a changé.

La COP19 de Varsovie (Pologne) a tout juste débuté que Yeb Saño a annoncé débuter une grève de la faim qu'il fera perdurer jusqu'à ce qu'il juge qu'un « résultat significatif soit en vue, jusqu'à ce que des engagements concrets aient été pris ». « Nous ne pouvons pas rester assis et impuissants à regarder l'impasse climatique internationale, il est temps d'agir ! », invitant ceux qui nient le réchauffement climatique à « sortir de leur tour d'ivoire » et « visiter son pays », durement touché par le typhon Haiyan.

« Nous pouvons arrêter cette folie » a-t-il conclu après avoir exigé de véritables réductions d'émissions de gaz à effet de serre et des moyens financiers pour aider les populations pauvres à faire face aux dévastations climatiques. « Chaque saison des typhons nous coûte 2 % de PIB, la reconstruction autant, soit presque 5 % de notre économie qui disparaît chaque année » disait-il en 2012, ajoutant que son pays n'avait pas reçu « de financements climat pour se préparer et s'adapter à ces typhons et phénomènes climatiques extrêmes nouveaux ».

Tout en apportant son soutien au négociateur philippin, Pablo Solon, ancien ambassadeur de la Bolivie à l'ONU, a affirmé que « seule l'action peut briser l'inaction et l'inertie des négociations ». Doutant que « les négociateurs présents à Varsovie se saisissent de l'occasion », Walden Bello, député et intellectuel philippin, considère que les Etats-Unis, avec un « Obama qui n'a pas le courage de défier les fanatiques "climato-sceptiques" du Tea Party et du Business » et la Chine, dont « le développement industriel intensif en carbone ne semble pas négociable », vont bloquer toute avancée.

Pour Walden Bello, les pays « en première ligne » des dérèglements climatiques, comme les Philippines, doivent constituer une nouvelle alliance pour « pousser tous les grands émetteurs de gaz à effet de serre à accepter de se soumettre à des réductions d'émissions radicales et immédiates, sans attendre 2020 », comme le prévoit le calendrier de négociations. Préconisant des « tactiques non orthodoxes » comme le fait « d'interrompre les processus de négociations pour empêcher de retomber dans l'opposition habituelle entre le Nord riche et le Groupe des 77 plus Chine », « une configuration qui garantit une impasse politique », Walden Bello se range du côté de ceux qui pensent que le train-train des négociations doit dérailler pour espérer changer de voie.

Les sponsors pollueurs de la COP19 !

Les sponsors pollueurs de la COP19 !

A observer la mainmise des plus grands pollueurs sur la COP19 de Varsovie, les politiques régressives de l'Union européenne et l'inertie criminelle des négociations, on ne lui donnera pas tort. Ainsi l'Union européenne a laissé la Pologne organiser cette conférence en partenariat avec quelques-unes des entreprises les plus polluantes de la planète, comme BMW, ArcelorMittal, Alstom ou Emirates, ces dernières obtenant une place de choix au cœur même des négociations. Au point que le gouvernement polonais coorganise un forum mondial sur le charbon et le climat pour promouvoir « le charbon propre », et PGE, son « joyau industriel » en la matière.

A l'heure où sont écrites ces lignes, la commissaire au climat de l'Union Européenne, Connie Hedegaard, n'a toujours pas daigné s'exprimer sur la situation aux Philippines et sur les implications que cela devrait avoir sur le cours de négociations. Sans doute trop heureuse d'avoir obtenu en fin de semaine que le Conseil européen appuie sa proposition de 'backloading' (1) qui ne corrigera aucunement la dangereuse inefficacité du marché carbone européen. Dans les couloirs de la Commission européenne, on en est même à proposer l'abandon de tout objectif d'efficacité énergétique et de développement des énergies renouvelables d'ici 2030, pour mettre sur la table un piteux objectif de 30 % de réduction d'émissions. En totale contradiction avec l'objectif de ne pas dépasser les 2°C de réchauffement d'ici la fin du siècle.

 

A écouter le négociateur en chef de la délégation française, on se rend compte que le sursaut ne viendra pas de ce côté-là non plus. Comment pourrait-il en être autrement alors que le gouvernement français est incapable d'introduire une fiscalité écologique juste et efficace et alors qu'il a repoussé la loi sur la transition énergétique aux calendes grecques ? Avec un premier ministre promoteur d'un aéroport suranné et insoutenable, des banques climaticides et une industrie pétrolière parmi les plus néfastes de la planète, François Hollande serait honoré de reconnaître son incapacité à mettre en œuvre une véritable transition écologique en France et en Europe.

Plutôt que d'envoyer Laurent Fabius, Pascal Canfin et Philippe Martin (trois ministres!) à Varsovie pour de nouvelles déclarations dépourvues de cohérence nationale, François Hollande ferait donc mieux de remettre les clefs de la COP21 de 2015 aux Philippines.

Histoire que les pays en première ligne des dérèglement climatiques fassent dérailler le train-train des négociations et ouvrent une nouvelle voie.

Maxime Combes, membre d'Attac France et de l'Aitec, engagé dans le projet Echo des Alternatives (www.alter-echos.org)

 

(1) Cette proposition vise à décaler la mise aux enchères de 900 millions de quotas d'émission de CO2 lors de la phase III (2013-2020) du marché carbone européen.

 

 
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